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Pape Gnepo se jette à l'eau : "quand l’enfant est dans le ventre de sa mère, il vit dans l’eau"

Véritable concentré de talents, le percussionniste-chanteur Pape Gnepo, vient de sortir un maxi single qui se fait entendre dans la cité. Avec cette nouvelle production, Pape se jette à l’eau pour un nouveau tournant de sa carrière solo.
A ses débuts au Village Kiyi, on l’appelait Gauthier. Mais en réalité, sur sa fiche d’Etat civil, il est mentionné Ganthier comme prénom, juste à cause d’une erreur de frappe qui est restée inchangée. Gnepo Gnepa Ganthier a donc laissé son entourage l’appeler Gauthier jusqu’à ce qu’il décide de prendre le pseudonyme de Pape Gnepo, au début des années 2000. Son rêve de faire carrière dans la musique a débuté alors qu’il avait à peine 10 ans. Il commence par des chorales chrétiennes avant de se tourner vers des groupes wôyô.
Un jour, il voit à la télé un reportage sur le Village Kiyi. Il passe plusieurs auditions et transitera par diverses compagnies de danse jusqu’à ce que Boni Gnahoré lui fasse une ouverture. Il devient en 1997, membre co-fondateur du Chœur Attoungblan et l’aventure commence…
Pape Gnepo a quatre albums sur le marché dont le tout dernier, un maxi single de deux titres qui commence à faire le buzz dans la cité.


Pape Gnepo se jette à l'eau : "quand l’enfant est dans le ventre de sa mère, il vit dans l’eau"
• La première fois que tu as mis les pieds au Village Kiyi, quelles ont été tes impressions ?

- C’est étrange, mais je me suis senti comme chez moi. Je pense que ça t’est déjà arrivé. Tu te retrouves dans un endroit et tu as l’impression nette d’être déjà venu là, d’avoir fait des choses là auparavant. C’était comme si j’étais arrivé à bon port.

• Tu expliques ça comment ?

- Tu sais, il y a un paramètre important à relever : c’est celui de la spiritualité. On est beaucoup ancré dans la matière sans percevoir l’essence des choses. Et je pense qu’il était écrit quelque part que mon âme y trouverait matière à épanouissement.

• Tu fais beaucoup de choses à la fois, un peu éparpillé non ?

- Je ne suis pas éparpillé. C’est une unicité dans une diversité. Les doigts de la main, on en a cinq, mais quand on forme le poing ça devient un. L’artiste que je suis ne fait que travailler et explorer de nombreux domaines pour parfaire son art. Sinon, je suis percussionniste.

• Certaines personnes disent que tu ne te prends pas au sérieux…

- C’est leur constat, mais un artiste ne peut pas être monsieur tout le monde. Au moment où par exemple on te paye à la fin du mois, moi je peux ne rien avoir et au moment où tu es à sec, moi j’ai un gombo. On n’a pas la même tranche de vie et si c’est en comparaison à certains artistes, on n’a pas les mêmes réalités non plus.
Je suis un battant, j’aime ce que je fais et je travaille sur mes projets en prenant mon temps. Mais il y avait juste une question d’encadrement et de promotion. Dieu a exaucé mes prières et je suis désormais encadré par la structure NICMA Record qui est en train de révéler le travail pur et authentique que je fais.

• C’est quoi l’authenticité de ton travail ?


- Faire de la recherche musicale et trouver un concept, essayer de le faire grandir en amenant le public à se l’approprier.

• Entre autres ?

- La batamix, fusion musicale du djembé qui vient de notre continent et de la batterie occidentale. C’est inspiré de l’union de l’humanité, de ce que j’appelle le Nord et le Sud, de l’Occident et de l’Afrique. Une façon de démontrer que l’Afrique, berceau de l’humanité a toujours de quoi épater. La batterie occidentale est inspirée de nos percussions locales, ce n’est donc qu’un retour aux sources que j’effectue et une mise en valeur de ce dont je suis capable. Sur scène, tous ces instruments sont disposés et je les joue en même temps. Il y a aussi le Jazzou, une autre recherche musicale, fruit du mélange de jazz et de Zouglou. J’ai eu une formation en jazz, au Village, grâce à mon père Ray Lema à la fin des années 90 et j’ai voulu associer ça au wôyô qui est en fait le père du zouglou, pour montrer combien de fois on peut aller au-delà de certaines limites.

• Est-ce que c’est un concept que le public s’est vraiment approprié ?

- Le public n’est pas indifférent à ce travail de recherche, mais des choses restent encore à faire. Même le Jazz a mis du temps avant d’éclore véritablement.
Du champ et des chants des esclaves, il s’est déployé et a conquis l’Amérique puis le reste du monde. Pareil pour le zouglou qui est parti des cités universitaires pour être joué aujourd’hui sur les scènes occidentales. Le Jazzou aura le même cheminement et ça a déjà commencé d’ailleurs.

• Tu sors un maxi single, alors que tu nous as habitués à des albums complets…ça répond à quoi au juste ?
- C’est une question de stratégie promotionnelle. Je propose juste deux titres au public pour lui donner un avant-goût de l’album complet à venir. C’est une façon d’annoncer ce qui se prépare et de mettre les mélomanes dans le bain.
Ces deux titres sont comme des éclaireurs et je peux vous garantir que vous me découvrirez sous un autre jour.

• Sous un jour spirituel puisque tu chantes l’eau…

- Nous avons tous en nous, en tant qu’être humain, une part de spiritualité. Je parle de l’eau parce que c’est quelque chose qu’on néglige souvent et pourtant, quand on lève les yeux vers le ciel, on voit les nuages, mais c’est de l’eau. Sur la terre, on a encore de l’eau, dans nos veines et notre organisme c’est de l’eau. Nous faisons les “atalaku” de personnes qui sont mortelles alors que nous pouvons le faire pour la divinité qui est au dessus de nous et pour les quatre éléments qu’on utilise pour perpétuer la vie entre autres l’eau. Apprenons souvent à regarder les merveilles de Dieu et parlons-en. Nous sommes trop focalisés sur des choses qui nous font oublier l’essentiel des principes divins.

• Tu aurais pu chanter l’air…

- L’air est tout aussi indispensable oui, mais je commence par chanter l’eau parce que quand l’enfant est dans le ventre de sa mère, il vit dans l’eau. Donc c’est le premier élément. Mais sur mes prochaines productions, je parlerai de l’air, du feu, de la terre…les trois autres éléments de notre existence.

• Tu as un grand niveau de spiritualité on dirait…

- Je m’intéresse au volet spirituel de l’être humain que je suis. J’ai une famille chrétienne, je suis moi-même chrétien, mais je dirai aussi spirituel. Ce qui me marque le plus, c’est le mystère de Dieu. Qui qu’on soit, nous devons reconnaître l’entité divine qui nous a donné le souffle de vie. Prends le multimilliardaire, la nuit, il dort comme toi et moi. Agni dit «quand tu ne connais pas ta mort, regarde quand tu dors». Même Houphouët Boigny est mort. Tout appartient à Dieu. J’essaie donc d’être toujours en communion avec Dieu dans tout ce que j’entreprends.

• On sent que tu es très épanoui…

- Il y a tellement de pression dans notre vie que je ne m’embarrasse pas de tristesse. Dans de nombreuses chansons aujourd’hui, les thèmes tournent tous autour de la douleur, de la tristesse, des choses qui vont toujours nous écœurer. Mais où allons-nous ? Faisons attention à ce qu’on pense. De nombreuses personnes manquent de joie, alors je me suis dit qu’il fallait inculquer par mes chants cette notion, à partager ma part de gaieté et sur ce maxi single que je sors, je pense avoir réussi le pari de faire danser et chanter le monde avec le titre «joie de vivre». Notre continent, notre pays a traversé des périodes difficiles, atroces…il est donc important qu’on se nourrisse de joie. C’est pour ça que dans la chanson, je dis «joie de vivre, en nous, autour de nous et sur toute la terre». Je me jette à l’eau, je veux nager dans le bonheur total et contaminer les au-tres avec la joie de vivre, même quand les choses sont difficiles.

• Pape Gnepo a été enfant de la rue…

- Enfant dans la rue, je préfère, c’est très nuancé, tu sais. Enfant dans la rue car c’est là que j’ai tout appris. Je suis le seul garçon de la famille parmi de nombreuses sœurs. J’avais une tendance un peu efféminée. donc mon père qui était un ancien boxeur, mais intellectuel, n’acceptait pas ça du tout et me brutalisait un peu en m’apprenant à boxer. De temps en temps, quand je sortais et qu’il y avait des palabres, il se mettait devant, devenant l’arbitre juste pour me voir à l’œuvre et me donner de la carrure. Sérieux, j’étais toujours entre les femmes et c’était dangereux. Finalement, je me suis dit qu’il fallait que j’assume les caractéristiques du corps que je porte. Et je suis allé dans la rue. Là- bas, pas de discours. On parle avec les poings. Une formation qui m’a fortifié.

• Tu dormais dans la rue ?

- Oui, à plein temps. Pas parce que je n’avais pas de maison, mais c’était mon âme qui était en formation tout simplement.

• Et qu’est- ce que tu as retenu de cette formation ?

- La hargne, la volonté, une certaine paix intérieure, la découverte réelle du mal et du bien, le fait de pouvoir faire des choix par moi-même, car ton père qui est avec toi l’est génétiquement, mais le vrai père c’est la divinité qui nous donne le souffle de vie. Il y avait beaucoup de dangers, les tentations et autres, mais je m’accrochais à la puissance divine.

• Il y a eu des moments de frayeur intense ?

- Oui, beaucoup. Parfois, il fallait descendre dans le djassa, le ghetto pour agresser, faire sortir des couteaux, effrayer les gens et tout. C’était des essais et il fallait montrer aux autres que «tu peux prendre cœur», avoir le courage de faire ce genre de choses. Mais, je n’ai pas eu vraiment l’occasion de prendre un couteau et de piquer quelqu’un. Quand mes amis le faisaient, j’avais toujours des remords. Par contre, j’avais une tendance, celle de me piquer moi-même et ça effrayait les autres lorsqu’ils voyaient que je me blessais tout seul. Ils se disaient : «s’il a commencé sur lui, autant le laisser».
 
Par Stéphie Joyce
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Mardi 17 Décembre 2013
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