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08/07/2014 - La Dépêche d'Abidjan

Ouattara n’a aucune solution - «Accaparation» manquée au palais !


Les rencontres entre les populations Wê et Alassane Dramane Ouattara se suivent et se ressemblent. Aucune décision concrète ne sanctionne ces rendez-vous annoncés toujours en grande pompe pour des besoins de propagande politique. Hier (Lundi - ndlr) encore, cette tradition a été respectée. Devant, les préoccupations urgentes et fondamentales soulevées par les Wê, Ouattara n’a pas apporté aucune réponse concrète. Les problèmes cruciaux des forêts occupées illégalement par les bandes armées pro-Ouattara, de l’insécurité alimentée par les milices du régime , du retour des autochtones contraints à l’exil, de la justice à rendre aux milliers de victimes des génocides et autres crimes odieux commis dans cette partie du pays contre les populations civiles, victimes de leur coloration politique (soutien à Laurent Gbagbo) et les questions relatives à la reconstruction de l’ouest sont restées sans réponses. Le chef de l’Etat a simplement survolé tous les problèmes. Sur un ton parfois narquois, il a donné des réponses qui confortent les populations wê dans l’idée que la terreur qui s’abat sur leurs régions ne s’arrêtera pas de si tôt. A titre d’exemple, sur la question de la forêt, Alassane Dramane Ouattara s’est contenté de répéter ce qu’il avait dit lors de sa visite d’Etat à l’ouest. A savoir que son gouvernement travaille sur le sujet. Que dit-il concrètement de l’application de la loi réputée consensuelle de 1998 sur le foncier réclamée par les Wê comme solution à l’expropriation des autochtones par les burkinabés et les dozos? Rien de précis. Si ce n’est de demander aux ministres originaires de la région de l’aider à mettre la pression sur le gouvernement pour trouver une solution au problème. Le gouvernement qui travaille sous l’autorité de Ouattara a-t-il besoin d’une quelconque pression des ministres pour faire appliquer la loi sur le foncier ou à tout le moins prendre des mesures pour chasser les intrus armés qui ont investi les forêts de l’ouest ? Allez y comprendre quelque chose. Les prédateurs de l’ouest ont de beaux jours devant eux. M. Ouattara est tout aussi évasif et insaisissable quand il aborde la question de la réconciliation qui reste encore un vil slogan pour son régime. Pour Alassane Ouattara, la réconciliation doit passer par la justice. Bonne profession de foi a priori. Mais le hic, c’est que seuls les pro-Gbagbo doivent répondre de leurs actes. Les pro-Ouattara sont quant à eux couverts d’impunité et d’immunité. Le génocide de Duékoué (plus de 1000 civils tués par les forces armées pro-Ouattara en fin mars 2011), les massacres du camp de refugiés de Nahibly et autres violations graves des droits humains par les hommes du camp Ouattara ne sont pas inscrits au rôle de cette justice sélective et partiale. S’agissant de la reconstruction de l’ouest, le chef de l’Etat n’a donné aucun indicateur précis. Là où ses hôtes attendent des actions urgentes et bien ciblées pour cette région particulièrement éprouvée par une décennie de guerre, Ouattara parle d’un vague plan de reconstruction des zones Cno (centres, nord ouest) dont on ignore tout de son articulation et sa mise en œuvre. Pour tout dire, il n’y a rien de nouveau à l’ouest.

Jean Khalil Sella in NOTRE VOIE

«Accaparation» manquée au palais !

Les populations Wê, victimes d’un génocide depuis le déclenchement de la rébellion armée en Côte d’Ivoire, en septembre 2002, ont été conviées, hier au palais présidentiel, pour y rencontrer le maître des lieux. Au nez et à la barbe de tous ceux qui, dans les rangs du régime actuel, critiquaient ce genre de rencontres sous la présidence Gbagbo, et qui sont subitement devenus muets. Malgré tout, la cérémonie qui devrait sceller la réconciliation entre le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, et ses visiteurs d’un jour a eu lieu. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que M. Ouattara a raté son opération d’«accaparation» (ne souriez pas) des Wê. En effet, alors que dans un discours clair, les populations Wê lui ont posé l’essentiel des problèmes qui les assaillent, Alassane Ouattara à plutôt cherché des justificatifs et ressassé des promesses dont la non réalisation était justement à la base de la rencontre. Ainsi, à la demande des Wê qui veulent voir leur région débarrassée de la cohorte de dozos et autres milices armées du pouvoir actuel qui leur pourrissent la vie, Ouattara n’a eu que des mots de justification. Allant jusqu’à enrichir la langue française d’un nouveau mot : « accaparation ». Pour le chef de l’Etat, en effet, si les dozos font la pluie et le beau temps partout en Côte d’Ivoire et singulièrement à l’ouest, c’est parce que les autres populations ivoiriennes se seraient emparées de cette pratique culturelle venue du nord. Ce qui à l’évidence n’est pas vrai. Mais à supposer que d’autres Ivoiriens se fassent passer par des dozos, qu’est-ce qui empêche l’Etat de les désarmer pour assurer la sécurité des populations ? Parce que, finalement, ce que demandent les populations victimes des nombreuses exactions, c’est la neutralisation de ceux qui utilisent les armes à feu pour les soumettre. Et non le simple accoutrement qui les caractérise. Il en va de même pour les seigneurs de guerre qui ont mis la région en coupe réglée. Aucune mesure concrète de « nettoyage » des forêts classées et autres parcs nationaux de la région occupés aujourd’hui par les Amadé Ourémi, Issiaka Tiendrébéogo et consorts. L’autre sujet sur lequel le chef de l’Etat a certainement déçu ses visiteurs, c’est la question des exilés. Se contentant de demander aux exilés de venir se mettre à la disposition de la justice. Et véritable point noire, ses allusions à l’ancien directeur général du port autonome d’Abidjan, Marcel Gossio, qu’il a tenté de présenter comme quelqu’un qui serait en exil parce que se reprochant des choses sur sa gestion. Au final, la rencontre d’hier, si elle a été l’occasion de voir, une fois de plus, qu’Alassane Ouattara reste dans sa logique de haine et de dictature, elle aura surtout convaincu les Wê qu’il n’a pas de solutions aux problèmes que ses hommes et lui ont créés dans l’Ouest.

Guillaume T. Gbato in NOTRE VOIE
gtgbato@yahoo.fr

Mercredi 24 Octobre 2012
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1.Posté par Spartacsus le 29/10/2012 16:01 | Alerter
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Mon oeil. Accaparation existe bel et bien. Pourquoi dépenser tant d'énergies pour vilipender quelqu'un qui a employer un mot qui existe bel et bien Messieurs les inventeurs de la langue française...ce serait dans un patois local que j'aurais rien à dire mais le mot existe bel et bien donc arrêter de nous rabâcher les oreilles.

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