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Me Hervé Gouamené, président de la Fidhop: ‘‘Je pense qu’il n’y aura pas de procès Gbagbo à la CPI’’

Le président de la Fondation ivoirienne pour les droits de l’homme et la vie politique (Fidhop), Me Hervé Gouamené, a dressé un tableau pointilleux de la situation générale des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, un an après la prise du pouvoir par Alassane Ouattara. Ponctuée d’innombrables violations à divers endroits de la vie sociale, économique et politique en Côte d’Ivoire.


Me Hervé Gouamené, président de la Fidhop: ‘‘Je pense qu’il n’y aura pas de procès Gbagbo à la CPI’’

Depuis presqu’un an maintenant, vous êtes le président par intérim du Fidhop. Où en est aujourd’hui cette organisation et où se trouve son président statutaire, le Dr Boga Sako?

Comme vous l’avez dit, j’assume donc l’intérim de la présidence de la Fondation ivoirienne pour les droits de l’homme et la vie politique (Fidhop). Après une année de suspension des activités dues à la situation sociopolitique que nous avons connue, nous avons redémarré nos activités. Et aujourd’hui, nous nous évertuons à produire d’ici la mijuillet, un rapport de la situation générale des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, prenant en compte la période janvier à juin 2012.
Nous sommes donc dans une période de surveillance et de documentation de tout ce qu’il y a comme violation des droits de l’homme. Dans le but d’améliorer la situation des droits de l’homme. Pendant la crise post-électorale, le siège de la Fidhop a été à deux reprises vandalisé par des hommes en armes. Et donc à la suite de ces évènements, courant mai-juin 2011, le Dr Boga se sentant donc en danger a préféré sortir du pays. A la Fidhop, nous avons donc jugé nécessaire de mettre en place un président intérimaire pour assurer la continuité.

On a peu entendu les organisations de défense des droits de l’homme, y compris la Fidhop, alors que la situation des droits de l’homme n’est pas reluisante. Pourquoi ce silence ?

Comme je vous l’avais dit, fin mars 2011, nous avons été contraints de suspendre nos activités. Nous avons repris les activités par une rentrée solennelle le 15 mars 2012. Au cours de laquelle nous avons dénoncé de façon publique un certain nombre de violations de droits de l’homme que nous avions constaté. Comme je vous le disais, tout cela sera contenu dans un rapport. Mais au-delà, nous avions dénoncé ce que nous avons appelé les licenciements collectifs et abusifs dans les sociétés et institutions étatiques. Nous sommes en train de faire un travail et bientôt nous donnerons de plus en plus de la voix. Et rien ne pourra museler la Fidhop, ni les menaces ni les intimidations.

Quel est le regard de la Fidhop sur la situation générale des droits de l’homme en Côte d’Ivoire?

Non seulement cette période de crise postélectorale a été marquée par de nombreuses violations graves des droits de l’homme, mais également après la fin de cette crise. Depuis plus d’une année, la situation des droits de l’homme n’a pas véritablement changé en Côte d’Ivoire. Aussi bien au niveau des droits civils et politiques qu’au niveau des droits socioéconomiques, il y a beaucoup de violations.

La Côte d’Ivoire post-crise électorale est ponctuée par des licenciements à n’en point finir, les arrestations et autres enlèvements qui se multiplient…

Une année après la crise postélectorale que nous avons connue, nous étions donc censés entrer dans un Etat de droit où tous les principes et règles de droit devraient être respectés. Malheureusement, c’est le constat contraire qui s’établit. Avec la perpétuation des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires, d’enlèvements… En tout cas, nous notons que c’est le quotidien d’une grande partie des Ivoiriens qui vivent généralement dans la crainte d’être arrêtés, d’être détenus de façon illégale ou même de faire l’objet d’exécution sommaire sans jugement de personnes en armes.
Il ne se passe plus un jour sans qu’on n’entende ou que la presse ne fasse l’écho d’actes de violations graves des droits de l’homme dans ce pays. Et l’excuse toute trouvée est de faire passer ces personnes, bien souvent innocentes, pour des miliciens ou fomenteurs de coup d’Etat. Chaque jour, c’est cette situation que vivent les Ivoiriens. Nous pensons que ce n’est pas normal dans un Etat de droit que des gens soient persécutés de la sorte et qu’il y ait des exécutions extrajudiciaires tous les jours, qu’il y ait des arrestations arbitraires et des détentions illégales tous les jours.

Dans ce contexte, il y a que plusieurs endroits de détention des personnes sont tenus secrets et inapproprié pour garantir le minimum. Dans ce triste tableau, la presse n’est pas épargnée.
Ce que vous dites, c’est tout à fait exact. Ce sont des violations des droits de l’homme qu’on ne peut pas accepter. On ne peut pas arrêter des gens sans même savoir ce qu’on leur reproche et les détenir au secret sans droit de visite, sans avoir droit à un avocat. Ce n’est pas normal et nous dénonçons tout cela. La liberté de la presse est également un problème. Il y a des journalistes qui sont détenus et plusieurs qui l’étaient encore récemment. Ça c’est un premier moyen pour museler la presse. Mais, au-delà de ce fait, il y a ce que nous qualifions de sanctions abusives faites par le Conseil national de la presse (Cnp) à l’endroit des journaux proches de l’opposition. Il n’y a pas de mois ou de quinzaine qui passent sans que des journaux de l’opposition ne soient suspendus. Nous pensons que c’est un autre moyen utilisé pour museler la presse de l’opposition, et nous dénonçons cela, une fois de plus.
Nous avons parlé également des violations des droits socioéconomiques, faisant allusion aux droits à la santé, au travail, à l’éducation et même au droit à un niveau de vie suffisant. Qu’est-ce que nous constatons ? C’est que depuis près d’un an, il y a eu des licenciements collectifs et massifs dans les institutions et sociétés d’Etat. Ce n’est pas normal. Alors qu’on est censé améliorer la situation des Ivoiriens. Au-delà des licenciements, ce sont de nombreuses familles qu’on met à la rue, des enfants à qui on prive ainsi le droit à l’éducation… Lorsqu’on se propose de gouverner les Ivoiriens, ce n’est pas pour en rajouter à leur précarité mais c’est pour améliorer leur situation. On ne peut pas licencier des gens, sans leur verser leurs droits. Mais ce qui est encore plus grave, alors qu’on prétend licencier pour réduire la masse salariale, en même temps qu’on licencie X, on recrute Y pour d’autres critères non définis. Pour nous, il y a donc problème.
La situation à l’ouest du pays et spécifiquement à Duekoué, n’est pas du tout reluisante Depuis la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire a de nouvelles autorités qui sont censées assurer la sécurité de tous les Ivoiriens du nord au sud, de l’est à l’ouest. Dès l’instant où il y a une partie du pays où règne une insécurité chronique, une partie du territoire qui ressemble à un «No man’s land», nous pensons que c’est une faillite des hommes qui gouvernent. Les droits de l’homme sont en faillite. C’est pourquoi, nous allons interpeller les autorités pour que les gens qui vivent à l’ouest puissent également bénéficier d’un minimum de sécurité. Et qu’on n’assiste pas à des assassinats chaque jour.
Ce qui fait surtout que cette zone est en perpétuelle insécurité, c’est que premièrement il y a défaut de hiérarchie au niveau des Frci. Chacun agit selon son propre chef le plus souvent. Ensuite la présence massive de dozos sérieusement armés qui se comportent en gendarmes et policiers et qui font régner la loi dans cette zone. Au vu et au su des autorités sans que cela n’interpelle personne. Les dozos arrêtent des gens, font des jugements, et se permettent de condamner des gens, etc. Nous pensons que ce n’est pas normal dans un Etat de droit et les gouvernants doivent faire cesser tout cela.

Et pourtant, ce n’est pas l’avis du ministre en charge des droits de l’homme qui estime satisfaisante la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Moi je ne peux pas juger l’appréciation du ministre chargé des droits de l’homme. Mais, je pense que nous sommes tous en Côte d’Ivoire, et moi je suis le président d’une organisation des droits de l’homme. Si le ministre pense que c’est une bonne chose dans un Etat de droit comme la Côte d’Ivoire, que chaque jour il y ait des assassinats, parce qu’il y a des forces incontrôlées, si cela traduit selon lui que le tableau des droits de l’homme est positif, c’est à son compte. Si le ministre pense que chaque jour des Ivoiriens doivent être arrêtés de façon arbitraire et détenus au secret, s’il pense que la situation des droits de l’homme est reluisante dans ces conditions, s’il pense que chaque jour on peut licencier des pères et mères de familles sur des raisons fallacieuses, nous en prenons acte.

Depuis plus d’un an, plusieurs personnalités politiques et militaires sont détenues sans jugement. Quel est votre regard sur la question?

Lorsqu’on est dans un Etat et qu’on prétend lutter contre l’impunité, je pense que l’impunité ne devrait pas avoir de couleur politique, ni d’ethnie ou de religion. Lutter contre l’impunité c’est arrêter, juger et condamner tous ceux qui ont commis des actes et contre lesquels on a des preuves ; lutter contre l’impunité également ce n’est pas emprisonner de façon injuste et arbitraire des innocents. Quand on veut donc lutter contre l’impunité, il faut arrêter tous ceux qui ont commis des infractions. En Côte d’Ivoire, il y a des gens qui ont commis des infractions, cela est de notoriété publique, cela est avéré. Mais au lieu de les arrêter, au contraire on les nomme à des postes comme pour les récompenser. C’est ce qui s’appelle une justice des vainqueurs.
Lorsqu’on arrête des gens et qu’on prétend qu’ils ont commis des infractions, on fait une procédure. On ne peut pas arrêter des gens pendant une année, sans auditions, sans jugement ; on a juste ouvert des informations judiciaires dans des cabinets d’instruction et c’est tout. Rien ne bouge, pour des gens à qui on reproche des dizaines d’infractions. Mais si ces faits sont avérés, que les juges d’instruction achèvent les procédures et qu’on les envoie devant un juge de siège pour les juger. Mais on ne peut pas les garder sans jugement, sans procédures, et les priver de leur liberté. Nous pensons que c’est inadmissible dans un Etat de droit. Il y a un principe en matière de justice, c’est celui d’être jugé dans un délai raisonnable. Mais si pendant un an l’instruction n’a même pas encore bougé, alors qu’en est-il du jugement ? Si jugement il y aura.

En tant qu’organisation de défense des droits humains, vous avez pu vous rendre compte de leurs conditions de détention?

Dans l’ensemble, il n’y a pas grand’ chose à reprocher aux conditions de détention de ces personnalités. Ceux qui sont détenus à Boundiali, Katiola et Bouna, c’est vrai que leurs parents peuvent les voir, après avoir obtenu le droit de visite. Ils sont également soignés lorsqu’il y a un bobo. Mais à Katiola, on parle très souvent de la prison qui serait dans une zone où il y a beaucoup de serpents. Bien évidemment, ça menace la santé et la sécurité des détenus et à ce niveau, il faut interpeller les responsables de l’administration pénitentiaire pour qu’ils puissent prendre les précautions. Mais là où il y a également un problème, c’est au niveau des détenus de Korhogo qui sont dans un camp militaire. Là-bas, selon les informations, les détenus sont à l’isolement dans des locaux exigus, où ils n’ont aucun droit de visite, aucune assistance juridique.
Nous estimons que ce n’est pas normal que des personnes soient détenues dans ces conditions-là. Au-delà de ça, il y a la question relative à Michel Gbagbo qui est un véritable problème de droit. Michel Gbagbo qui était détenu donc à Bouna et qui a été transféré dans une polyclinique à Abidjan pour des soins. Et depuis ses soins sont finis, mais il est encore maintenu dans une chambre de cet hôpital, sans droit de visite, sans sorties. Nous pensons que ce n’est pas normal qu’une personne soit enfermée dans une chambre d’hôpital pendant des mois, alors qu’il ne suit plus de soin. Soit on le libère, soit on conduit dans une véritable prison où il a un droit de visite, où il peut marcher, où il a droit de l’air, de la lumière. Mais le détenir dans une chambre d’hôpital, cela ressemble à une véritable séquestration.

Que propose la Fidhop pour l’amélioration de la situation des droits de l’homme?

Il faut d’abord régler la question de la sécurité. Le problème vient des dozos et de certains éléments des Frci qui sont complètement incontrôlés. Et qui se comportent comme s’il n’y avait pas de hiérarchie militaire dans notre armée. Il faut réussir à démobiliser tous ceux qui n’ont pas été retenus dans l’armée régulière, et qui pourtant sont encore en possession de tenues militaires et d’armes de guerre. Et qui sèment la terreur partout, qui utilisent leurs armes pour se nourrir, pour séquestrer les gens. Il faut immédiatement régler la question de ces éléments qui se réclament toujours des Frci.
Il faut qu’on amène les dozos à cesser de se comporter comme des policiers et des gendarmes. Dans chaque ville au moins, il y a un «contingent» de dozos et qui sont investis en présence de préfets et de certaines autorités. Les dozos doivent être cantonnés. Cela va amener à réduire les arrestations arbitraires et les exécutions extrajudiciaires. Au niveau de la justice, il faut que le politique se retire de tout ce qui est procédure judiciaire. Parce qu’aussi longtemps que le politique va vouloir contrôler tout ce qui est procédure judiciaire, on sera amené constamment à violer les droits de la défense.

Avez-vous l’impression que le politique s’immisce dans le judiciaire?

Pas que j’ai l’impression, mais j’ai plutôt la conviction que le politique s’est imposé dans le judiciaire. De sorte que toutes les procédures de ces personnalités qu’on appelle les personnalités pro-Gbagbo sont aujourd’hui contrôlées par le politique. Ce qui fait que les juges d’instructions ne peuvent plus faire leur travail correctement. Il faut que cela cesse.

Quelles sont les propositions de la Fidhop pour une véritable réconciliation nationale?

Pour nous à la Fidhop, les Ivoiriens sont obligés de se réconcilier. Les gouvernants actuels ont plus intérêt à créer cet environnement là, parce qu’on ne peut pas diriger une Côte d’Ivoire où les citoyens sont divisés. Pour nous donc, il y a trois conditions essentielles pour que la réconciliation soit véritable. Il faut créer une atmosphère apaisée, en mettant fin aux procédures abusives, aux arrestations arbitraires, aux traques, aux exactions, etc. Si aujourd’hui les pro-Ouattara sont au pouvoir et qu’ils continuent à traquer, à persécuter, à contraindre les pro-Gbagbo à l’exil, il n’y aura jamais de réconciliation. Il faut donc créer une atmosphère apaisée permettant aux pro-Gbagbo de se sentir à l’aise, et à ceux qui sont exil et qui peuvent rentrer, de le faire sans craindre pour leurs vies.
Deuxièmement, il faut qu’au niveau politique, il y ait des discussions franches entre le pouvoir et l’opposition. Car aussi longtemps que le pouvoir va mépriser l’opposition, il n’y aura jamais de réconciliation. Et troisièmement, que ceux qui dirigent aujourd’hui soient moins orgueilleux et moins revanchards et qu’ils s’intéressent plus à la question des Ivoiriens dans leur ensemble qu’à faire du rattrapage ethnique. Parce qu’aussi longtemps qu’une bonne partie des Ivoiriens se sentira frustrée ou exclue, il n’y aura jamais de réconciliation. Quand on gouverne, on le fait pour tous les Ivoiriens du nord au sud, de l’est à l’ouest et non pas pour une partie de la Côte d’Ivoire.

Comment voyez-vous la deuxième comparution de Gbagbo prévue le 18 juin?

Le président Gbagbo ainsi que sa défense sont très sereins sur l’issue de ce procès. Parce que comme cela a toujours été dit, Laurent Gbagbo est une victime de l’impérialisme, d’un complot international qui est revanchard et qui veut corriger un chef d’Etat qui a voulu être différent de tous les homologues africains. C’est-à-dire ne pas être un chef d’Etat marionnette, aux ordres de l’étranger, aux ordres de l’Occident. Pour nous, il est un prisonnier politique qui, en droit, n’a vraiment rien à se reprocher par rapport aux accusations que détiendrait le procureur.
Ce procès du 18 juin serait un moment fabuleux de la justice internationale, où le monde entier va enfin connaitre la vérité sur la situation en Côte d’Ivoire, un moment où le monde entier va véritablement voir que Laurent Gbagbo est en réalité une victime et non un bourreau comme on tente de faire croire.

On annonce l’absence de témoins pour un procès de cette envergure, comment est-ce possible?

Nous sommes dans la phase préliminaire, la phase de confirmation ou non des charges. Ce n’est pas encore le véritable procès. C’est-à-dire à partir du 18 juin ou les jours après, la chambre préliminaire peut décider qu’il n’y a pas de charges ou que les charges ne sont pas suffisantes, et elle le relaxe. Mais c’est vrai qu’il n’y aura pas de témoins à la barre, mais chaque partie aussi bien la partie du procureur que la défense ont des attestations de témoignages.
C’est-à-dire qu’ils ont pu faire entendre des témoins qui ont attesté par écrit leurs témoignages qui seront produits. Donc, il y a quand même des témoins même si c’est des témoins qui ne seront pas là physiquement. Je pense que dans la phase de procès, si par extraordinaire, il y a phase de procès, chaque partie va faire paraître des témoins à la barre. Mais ça relève de l’illusoire, parce que nous ne pensons pas qu’il y aura un procès dans cette affaire.

Réalisée par Frank Toti
in Le Nouveau Courrier
Lundi 4 Juin 2012
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