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Mamadou Koulibaly sur Radio Espoir (suite et fin) :‘’Mon engagement, c’est de parler aux protagonistes...’’

Le professeur Mamadou Kouli- baly, s’exprimant dimanche sur radio Espoir, a appelé les deux candidats se réclamant vain- queurs à s’entendre. Pour lui, il ne sera rien que les candidats s’empoignent. (Suite et fin de son entretien).


Photo : DR
Photo : DR
Y a-t-il un message que vous voulez lancer aux fatalistes pour étouffer un temps soit peu leurs esprits de fatalité ?

Oui, il ne faut surtout pas croire que les dés sont lancés. Et qu’il n’y a rien à faire, fatalement, ils vont s’entretuer, fatalement quelque chose va se pas- ser, fatalement, ils se détestent telle- ment, ils se haïssent tellement. Le ni- veau de haine est tellement qu’ils ne peuvent pas s’entendre. Il faut que vous sachiez que ce n’est pas vrai. Les Ivoiriens ont toujours vécus ensemble, nous avons toujours eu quelques pe- tites querelles, quelques petites mésen- tentes, mais nous avons toujours su trouver les ressorts en nous-même pour les dépasser. C’est vrai que nous avons toujours pensé que les solutions allaient nous tomber du ciel sans que nous ne fassions d’efforts mais l’expé- rience de ces dix dernières années nous montrent que nous sommes bien obligés de faire des efforts. Mais pas en termes de sacrifices humains. Faire des efforts, c’est beaucoup plus en termes d’humilité, savoir qu’on est des hommes, qu’on peut se tromper, quand on s’est trompé ; reconnaitre qu’on a fait des erreurs. Ensuite, humblement regarder l’autre en frè- re, s’asseoir, échanger avec l’autre, trouver la solution, non pas qui nous arrange forcement, nous qui discutons mais qui arrange ce pour lesquels nous voulons travailler, c’est-à-dire les populations. Je pense que c’est cette hu- milité qui devait nous emmener à plus d’espoir. Chacun est capable de ren- trer en lui-même et comprendre que ce qui se joue, demande qu’il devien- ne plus humble que d’habitude.

En parlant justement de peuple de Côte d’Ivoire, chacun sait qu’il y a plusieurs tranches d’âges. Est-ce qu’à votre avis, il y en a qui sont plus sensibles à qui ont devait lancer un message ?

Non, tout le monde est sensible au même niveau. Si vous êtes jeune, on peut dire que vous êtes plus sensible mais vos parents s’inquiètent pour vous. Ils sont tous aussi sensibles, peut être même doublement. Si vous êtes âgés et que vous vous dites, ce qu’on fait c’est pour les plus jeunes ; les jeunes s’inquiètent aussi pour vous.
Toutes les populations sont concer- nées. Vous pouvez penser que les en- fants ne sont pas sensibles, peut être mais quand Noël arrive et que les en- fants se rendent compte qu’on n’est pas très loin de Noël et qu’ils ne voient pas dans la ville scintillée des lumières de Noel ; ils ne voient pas les cadeaux arrivés ; qu’ils ne sentent pas la joie sur les parents. Et que quand Maman ar- rive du marché, la joie ne se lit pas sur son visage et que tout a augmenté... Les enfants finissent par dire que Noel qui arrive, risque de ne pas se pas- ser comme attendu. La prise de conscience devait donc être collecti- ve.

Le 8 Novembre 2004, sous votre initiative, il y a eu une ren- contre des Etats majors (FDS, Licorne, ONUCI), résultat : il y a eu les patrouilles mixtes pour rassurer les populations ivoi- riennes au retour au calme. En 2007, vous avez animé des meetings à Abidjan et dans certaines villes de la Côte d’Ivoi- re en faveur de la paix. Est-ce qu’aujourd’hui, vous êtes prêts à mener de telles initiatives si c’était nécessaire?

Absolument, je suis plus que jamais en- gagé. C’est d’ailleurs cet engage- ment qui m’amène ici avec des amis pour encore une fois dire aux Ivoiriens de ne pas désespérer de la Côte d’Ivoire. Nous avons des ressources, il ne faut surtout pas abandonner en croyant que quelqu’un viendra avec la solution d’ailleurs. Nous avons essayé toutes sortes de solutions venues de l’extérieur et conseillées. Mais au- jourd’hui, peut être qu’il est temps de trouver en nous-mêmes des moyens de nous parler. Il ne faut surtout pas que ce soit quelqu’un qui vienne de l’extérieur pour venir nous dire de nous parler. Mon engagement, c’est de par- ler aux protagonistes pour leur dire, on ne peut pas faire autrement, on est dans la même barque. Si elle doit cou- ler, pourquoi vous ne vous parlez pas ? Parce qu’il apparaît évident que d’un côté comme de l’autre, on n’a pas de solutions alternatives que de se parler. Ce que mes amis et moi, nous faisons, c’est de prendre à témoins la population Ivoirienne, à témoin tous les hommes de bonne volonté pour leur dire mobilisons nous en prière, mo- bilisons nous dans l’action pour que chaque Ivoirien dans son camp, parle aux leaders pour que nous calmions le jeu. Pour que l’on abaisse le ton, la tension, et que l’on considère que l’autre en face n’est pas quelqu’un qu’il faut détruire. Nous devons considérer l’autre comme partenaire pour bâtir le pays, si l’objectif est de bâtir le pays.

Professeur, quand on parle d’Ivoiriens, il y a aussi ceux de la diaspora. Face à la tension qui monte dans le pays, est ce que vous avez un message à leur lancer ?

C’est le même message que j’ai lan- cé aux Ivoiriens de l’intérieur. La Côte d’Ivoire, nous appartient à tous mais la Côte d’Ivoire n’est pas isolée dans le monde. La Côte d’Ivoire a des amis, des partenaires dans le monde. De la même façon, ils sont Ivoiriens et vivent à l’étranger, de la même façon, il y a des étrangers qui vivent en Côte d’Ivoire. De la même façon, ils sont ac- ceptés dans leurs lieux de résidence par les nationaux, de la même manière, il faut qu’il parle à leurs parents pour qu’ils acceptent les étrangers qui vi- vent en Côte d’Ivoire. Nous ne devons pas nous bagarrer entre nous, nous ne devons pas nous bagarrer avec les étrangers. Ça fait trop de combat en même temps à mener. Ils sont dans des pays qui parfois sont développés, qui ont la sécurité sociale, qui ont des niveaux de développement, des niveaux d’éducations qu’eux partagent. Il faut qu’ils parlent à leur parent pour leur dire que c’est comme ça que le monde bouge. Ils sont inquiets, il faut qu’ils parlent à leurs partis politiques pour mettre balle à terre, aplanir les po- sitions, nous regarder en face et nous tendre la main pour se mettre au ser- vice de la Côte d’Ivoire. Ce que les Ivoi- riens cherchent, ce sont des serviteurs. Vous cherchez une personne pour vous faire la cuisine et une personne pour vous faire le ménage. Vous vous rendez compte que vous avez une personne qui peut faire les deux en même temps. Au lieu d’avoir deux agents, vous décidez de n’avoir un. Mais ceux que vous avez invité pour occuper le poste, commencent par se bagarrer à tel points que vous-même, vous-même vous ne pouvez plus vivre, vos enfants ne peuvent plus aller à l’école, vous ne pouvez plus sortir de votre cours et partir au travail tellement la violence entre les deux est forte. C’est quand même vous le souverain et eux, sont les serviteurs. Quand les serviteurs commencent par semer les violences de telles sortes que le sou- verain ne peut plus travailler, ne plus vivre. C’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ce que j’essaie d’expliquer aux gens, c’est que c’est le peuple de Côte d’Ivoire qui est souverain. C’est à lui, d’exprimer au protagoniste, son ras-le-bol et son désir ardent d’avoir cette paix, de sortir de la guerre, d’éviter cette bagarre. D’ailleurs, est ce que c’est possible que les protago- nistes se lancent dans une guerre ? Est- ce que vous imaginez que de part et d’autres, on sorte les armes pour al- ler s’entretuer ? Je pense que non. Même s’il y a des gens dans leur sa- lon qui l’imaginent mais eux, ne sont pas au feu de l’action. Ce n’est pas possible.

Une des pratiques du citoyen, consiste à penser qu’une catégorie d’Ivoiriens devait lancer des messages à l’apaisement et d’autres qui pourraient dire ce qu’ils ont envie de dire. Est-ce que vous vous inscrivez dans cette logique ?

Je pense que chacun devait s’y mettre. Parce que si la paix arrive, tout le mon- de en profite. Si la paix est perdue, tout le monde en paiera le prix. Et comme nous avons tous intérêt à ce qu’il y ait la paix, il ne faut pas laisser le mono- pole de la recherche de la paix à quelques personnes. C’est un bien pu- blic libre qui nous concerne tous. Même ceux qui ne sont pas Ivoiriens, qui vivent en Côte d’Ivoire, doivent es- pérer, prier pour que cette paix soit ob- tenue sinon eux, ne pourraient plus vivre ici, ils ne pourraient plus avoir d’activités, qu’ils soient Européens, Afri- cains, Américains. Nous avons tous in- térêt à ce que les propos tenus, les dis- cours tenus aillent à l’accalmie pour que ce pays sorte plus puissant qu’il ne l’est aujourd’hui
Mardi 14 Décembre 2010
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