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Luis Moreno Ocampo : « Le dernier mot revient aux juges, ce sont eux qui vont décider »

Vendredi 31 mai 2012. Abidjan. Palais présidentiel du Plateau. Le Président Alassane Ouattara a reçu Luis Moreno Ocampo, le Procureur de la Cour pénale internationale. Avant de quitter la Côte d’Ivoire, après un bref séjour à Abidjan, le procureur de la Cour pénale internationale a animé une conférence de presse, samedi dernier.


Luis Moreno Ocampo : « Le dernier mot revient aux juges, ce sont eux qui vont décider »
Vous êtes venu enquêter en Côte d’Ivoire. Vous savez qu’il y a eu un affrontement entre deux camps, vous n’avez pris qu’un seul individu, issu d’un seul camp. Est-ce que vous-même, vous croyez à l’impartialité et à l’objectivité de vos travaux ? Est-ce que au vue de ce que vous avez fait, vous pouvez convaincre l’auditoire ici et dire que la CPI est impartiale ? Nous avons lu en diagonale votre rapport et il se trouve que dans ce rapport, vous avez relevé près de 1000 personnes qui auraient été tuées par les partisans présumés de Gbagbo. Le rapport officiel fait état de 3000 mort. Le procureur peut-il nous dire qui est responsable des tueries de ces 2000 personnes au-delà des 1000 qui auraient été tués par des partisans présumés proche de Gbagbo ?

Nos enquêtes ne sont pas liées à la quantité, mais aux personnes qui ont la plus grande responsabilité, qui ont tué, qui ont donné les instructions. En l’état actuel, nos enquêtes ont montré que c’est l’ancien président Gbagbo. Les juges vont voir si ce que j’ai décidé est retenu dans ma requête ou pas. Mais au moment où je vous parle, la position du procureur que je suis est que ces instructions données ont permis de tuer un certain nombre de personnes. Encore une fois, ce sont les juges qui vont départager.

Vous avez rencontré des personnalités ivoiriennes, nous n’avons pas entendu le nom du président de l’Assemblée nationale, M Guillaume Soro. Pourtant, la presse s’est fait l’écho de la lettre de félicitation que vous lui avez adressée après son élection à la tête de l’Assemblée nationale?

Nous ne l’avons pas rencontré.

Pourquoi ne l’avez-vous pas rencontré alors que vous l’avez félicité, il y a quelques jours ?

Il ne faut jamais confondre la courtoisie et les mandats judiciaires que j’ai en faisant mon travail avec indépendance et en toute impartialité.

Le temps mis pour enquêter sur les autres aspects comme les massacres de Duékoué ne contribue-t-il pas à discréditer et douter de l’impartialité de la cour ?

Au moment où je vous parle, depuis le début de mon enquête, nous enquêtons sur tous les crimes et partout. Mais en termes de ciblage, sur la responsabilité et le séquençage. C’est ce procès que nous avons ouvert. Nous enquêtons surtout et partout sur le plus haut responsable.

Vous avez rencontré le FPI, peut-on savoir ce que ses dirigeants vous ont dit ? Au cours de cette rencontre avez-vous senti qu’ils avaient confiance en vous et en votre travail ?

Demandez-le-leur.

Avez-vous senti qu’ils ont confiance en vous ?

Ils ont exprimé les difficultés qu’ils ont à se rendre à la Haye. Nous leur avons offert l’assistance et l’aide pour qu’ils soient là-bas. C’est important qu’ils y soient. Il faut qu’ils y soient pour être témoins de ce qui va se passer. C’est important. Je ne personnalise jamais mon travail. Il n’y a rien de personnel dans ce que je fais. C’est une institution qui travaille. Il n’y a pas de calcul politique dans ce que nous faisons, ni de subjectivité dans mes relations. Peu importe ce qu’ils pensent, je vais les aider à aller voir, de visu, ce qui va se passer.

Si le président Laurent Gbagbo est déclaré innocent, auriez-vous des regrets d’avoir encore échoué ?

Je crois que j’ai raison. Je crois en mon dossier et aux éléments en charge et aux preuves. Mais le dernier mot revient aux juges, ce sont eux qui vont décider.

Concernant vos éléments à charge, il parait que votre dossier est la compilation d’articles de presse proche du pouvoir. Que répondez-vous à cette accusation ?

Je crois que j’ai des preuves extrêmement importantes et fortes. Malheureusement, nous ne pouvons pas en discuter avec les médias. Ces éléments, nous allons en discuter dans la salle d’audience.

Dans vos propos, vous vous êtes focalisés sur les crimes commis pendant la crise postélectorale. Nous savons tous ici que des crimes ont été commis à Duékoué et à Yopougon. Vous semblez minimiser ces deux cas. Pourtant, avant que ces crimes ne soient commis, le Président Alassane Ouattara avait pris un décret mettant en place les Forces républicaines. Pouvez-vous dire aussi que sa responsabilité est engagée ou bien vous faites la sélection des crimes pour en juger les auteurs?

Les juges ont décidé d’ouvrir l’enquête à partir de 2010. J’ai commencé à enquêter sur les crimes les plus graves, incluant les crimes massifs dont vous parlez. Après cela, les juges ont décidé d’étendre l’enquête au-delà de cette période. La nouvelle procureure va examiner et verra si elle ira au-delà de cette période. Les crimes les plus graves ont été analysés. Ces crimes, dans l’analyse, incluent ceux qui ont été commis à Duékoué. Au moment où je vous parle, nous avons ciblé les crimes commis et qui ont entraîné l’arrestation de l’ancien président Gbagbo, qui a ensuite été conduit à la Haye. L’enquête continue et les décisions seront prises.

Les juges ont rejeté votre demande d’arrêt du leader des forces démocratiques pour la libération du Rwanda, Sylvestre Mudacumura. Quelle est votre réaction ? Allez-vous lancer contre lui un nouveau mandat d’arrêt avant de quitter votre poste ?

La raison du rejet est très formelle. Parce que nous avons présenté les faits d’une manière différente. Nous allons réajuster et présenter certainement une nouvelle requête dans les semaines à venir.

Vous avez donné, tout à l’heure, quelques étapes de la procédure, après l’audience de confirmation des charges, quelles seront les prochaines étapes ? Autrement dit, si les charges sont confirmées, qu’elles seront les prochaines étapes ? Qu’elles seront également les prochaines étapes si les charges ne sont pas confirmées ? A quoi doit-on s’attendre dans ce cas ?

Des rumeurs ont fait état d’un éventuel transfèrement de Mme Simonne Gbagbo, qu’en est-il ?


Si les charges contre Laurent Gbagbo sont confirmées, il va aller en procès sur le fond. Si les juges rejettent les charges, il va être libéré. Nous avons d’autres cas où les juges ont refusé de confirmer les charges. En 2005, nous avons gagné, nous avons aussi perdu des procès dans lesquels les juges ont rejeté les charges. Ce sont les juges qui prendront la décision en dernier ressort. Je ne peux pas parler de la suite de nos investigations. Actuellement, mon bureau cible cette procédure du 18 juin.

Laurent Gbagbo a été déclaré indigent, et a bénéficié d’une assistance financière. Il a été découvert récemment sur son compte 700 millions de FCFA. La CPI va-t-elle continuer cette assistance financière ?

Les greffes ont tenté de faire des recherches sur l’existence de compte bancaire appartenant à l’ancien président Gbagbo. S’il a de l’argent, il va payer. En même temps, la Cour pour garantir un procès équitable et juste, a pris en charge, toutes les charges relatives à la défense. C’est la procédure.

Il y a quelques jours, la défense de Laurent Gbagbo a introduit une requête en annulation du procès, indiquant que la CPI n’était pas habilitée à poursuivre Laurent Gbagbo. Quelle est votre appréciation sur cette requêté ? Est-ce une action désespérée des avocats de Laurent Gbagbo ?

Le président Gbagbo est libre et a le droit de présenter tout argument qu’il souhaite pour sa défense. Il n’y a que les juges pour décider.

A vous entendre parler, vos réponses ne sont pas rassurantes, sur l’impartialité de vos enquêtes. Parce que vous avez dit qu’il y a des crimes graves qui ont été commis à Yopougon et à Duékoué où les rapports des ONG internationales ont bien dit que ces crimes ont été commis par les pro-Ouattara. Aujourd’hui, seul M Gbagbo est à la CPI et les autres criminelles roulent dans de grosses cylindrées devant les victimes sans s’inquiéter. Avez-vous quelque chose à dire pour rassurer toutes ces victimes de Yopougon, de Duékoué que la CPI est capable de leur rendre justice ?

Nous croyons que des crimes ont été commis à Duékoué. Nous croyons qu’il y a un responsable ou des responsables de ces crimes. Nous vous avons dit depuis le début que nous enquêtons sur tout et que nous continuons nos enquêtes. Nous croyons en même temps que les crimes ont été commis par l’ancien président Laurent Gbagbo à Abidjan et en divers autres lieux, sur le territoire national. Nous avons trouvé et nous allons présenter les premiers cas. Le fait d’avoir depuis le début mené des enquêtes dans différentes places et dans tous les côtés montre notre impartialité. Il y a une affaire qui est portée à la Cour. Cela n’absout pas les autres responsables parce que les enquêtes se poursuivent.

Monsieur le procureur dans deux semaines, peut être moins, vous quittez vos fonctions à la CPI. J’ai une question un peu générale : est-ce que vous êtes prêt à venir passer des vacances sur le continent africain dans le contexte où le président de la Commission Jean Ping vous traite de plaisantin.

Des leaders africains nous accueillent à bras ouverts, d’autres non. Mais les victimes nous appuient. Je peux aller dans n’importe quel camp de réfugiés, au Tchad, au Congo, en Ouganda, en République centrafricaine, en Lybie. Les victimes vont bien me recevoir. Je travaille pour les victimes. La honte, c’est de ne pas rendre justice aux victimes. Si vous croyez qu’une personne peut tuer des milliers de personnes et que rien ne lui arrive, c’est votre responsabilité. Personne ne va croire que ce n’est pas une bonne chose que de mener des enquêtes en Europe quand il y a des milliers de personnes qui sont tuées. Pourquoi On ne le ferait pas ici en Afrique ? Milosevic a tué en Europe. Il a été poursuivi. Pourquoi on ne le ferait pas en Afrique, alors qu’on le fait dans d’autres parties du monde, notamment en Europe.

Recueillis par Thiery Latt in Le Patriote

NB: Titre de la rédaction
Lundi 4 Juin 2012
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