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Le Pdt des chefs de Gagnoa: "Ce que nous avons dit à Ouattara à propos de Gbagbo"

Après leur soutien au chef de l’État, Alassane Ouattara, lors de sa visite d’État au nord, précisément dans son village à Kong, Gbizié Lambert, l’administrateur des services financiers à la retraite, chef du village de Tchedjelet, dans le département de Gagnoa, par ailleurs président du Conseil des chefs de village du département de Gagnoa (CVG), n’a pas échappé aux critiques des populations et de certains de ses collègues. A travers l'interview suivante, le chef Gbizie Lambert est sorti de son silence pour expliquer le sens de sa démarche.


Le Pdt des chefs de Gagnoa: "Ce que nous avons dit à Ouattara à propos de Gbagbo"
Chef, depuis le 11 avril 2011, votre organisation est très active sur le terrain et mène plusieurs offensives dont le but est de rechercher des solutions pacifiques à la crise. Où en êtes-vous avec vos initiatives ?

Tout chef de village a pour mission première d’aplanir les différends qui naissent du fait de la cohabitation de ses administrés. Nous sommes chargés de régler les conflits de toutes sortes, comme c’est le cas chez nous avec les conflits liés au foncier rural. Il y a eu la crise, nous avons tous souffert.
Nous avons pensé qu’il fallait poser des actes pour aider à la réconciliation tant au niveau local que national. C’est ainsi que notre association que j’ai l’honneur de conduire a rendu visite au Premier ministre Charles Konan Banny, qui venait d’être nommé président de la Commission, dialogue, vérité  et réconciliation (Cdvr) par le président de la République. Nous étions à ses cotés pour offrir notre médiation, notre appui à cette institution. Donc, depuis cette période nous posons des actes allant dans ce sens là.
 
Quelles sont les avancées notables que vous avez pu enregistrer à Gagnoa ?

A cette période là, le président Gbagbo venait d’être arrêté, le pouvoir venait de basculer. On était l’objet de beaucoup de brimades, nous avons dormis en brousse, l’insécurité était totale et on ne savait plus qui faisait quoi. Donc, nous nous sommes rendus à Yamoussoukro, nous avons demandé à Banny de calmer le jeu. Après notre retour, il y a eu quelques avancées.
Les exactions ont diminué, la sécurité a commencé à reprendre ses droits. Les gens sont sortis. Dans mon village, j’ai réuni les villageois et invité l’honorable Abel Djohoré Gbakayoro, le commandant des FRCI, Diomandé Vassézé qui nous a donné des assurances. Par la suite, mes parents sont sortis de leur cachette. Dans d’autres villages, nous avons mené des campagnes de sensibilisation. Ils ont eu confiance, la paix est revenue.

Êtes-vous satisfait de la situation actuelle ?

Bon…. Oui il y a eu beaucoup d’amélioration par rapport à la situation première.La visibilité est nettement mieux. A un moment donné, on était envahi par les Dozos. Sur les routes, on les apercevait. Dans certains villages, c’est eux qui réglaient les problèmes du foncier. C’était agaçant. Maintenant, il y a l’accalmie et on ne les voit plus. Celui qui devait leur parler, leur a parlé, ils ont compris.

Dites nous quel est l’état d’esprit de vos populations dans les villages ?

Il faut le dire, notre association, le conseil des chefs de village du département de Gagnoa, couvre 165 villages, 15 cantons, 08 sous préfectures. Nous sommes chef-lieu de la région du Goh, et chef-lieu du district Goh – Djiboua. La plupart d’entre nous sont fonctionnaires de l’État de Côte d’Ivoire, mais continuons de travailler de manière bénévole au service de nos populations. `
Dans chaque zone, nous avons des représentants. Des conflits sont toujours en suspend, mais on les gère progressivement. C’est vrai que la sécurité ne peut pas être garantie à 100 pour 100, mais on fait avec. Le peuple Bété par excellence est très hospitalier. Depuis belle lurette, nous vivons en bonne et intelligente cohabitation avec nos frères venus d’ailleurs. Entre les dents et la langue, il y a souvent des soucis. Donc entre nous et nos frères, le gros problème provient du foncier. D’abord entre nous habitants de même village, nous nous battons pour des lopins de terre, à plus forte raison, avec nos frères venus des autres localités ou d’autres contrées. Mais il y a une amélioration dans les rapports qui concourent à la cohésion sociale.

Récemment vous étiez aux cotés du président Ouattara lors de sa visite d’État dans le nord du pays. Quel est le sens de ce déplacement des parents de Gbagbo, précisément à l’étape de Kong ?

Nous, chef de village, garant des us et coutumes, chargés de soutenir les actions de paix pour la réconciliation des Ivoiriens, il était de notre devoir de toujours soutenir la paix, parce que sans cela, point de développement. Nous n’avons pas eu le temps de le suivre dans toutes les étapes de sa tournée, mais de façon symbolique, nous avons voulu le rencontrer dans son village, pour lui dire que nous étions là pour le soutenir, l’appuyer dans sa vision qui consiste à réconcilier tous les Ivoiriens. C’est notre mission, c’est notre devoir, ce n’est pas politique. Ce qu’on devait faire, on l’a fait.  
Aussi, nous avons saisi l’occasion pour l’inviter à une visite d’État dans la région du Goh. Gagnoa a besoin de se développer. Gbagbo, président de la République à mené des actions de développement à Yamoussoukro, le président Alassane peut le faire à Gagnoa. Le président Alassane Ouattara est le président de tous les Ivoiriens, nous chefs, sommes des républicains. On ne parle pas de partis politiques mais de développement. Les gens peuvent interpréter différemment. Nous pensons que nous avons bien fait. Si on devait le refaire, nous le referons.

Quel message avez-vous eu à l'endroit du chef de l’État, au cours de l'audience qu'il vous a accordée ?

Nous avons échangé avec le chef de Kong. Notre action a été appréciée de tous. Nous avons également échangé avec le député de Kong. Mais surtout, nous avons eu des échanges très sincères avec le frère du président Ouattara appelé '' Photocopie '' qui nous a bien reçus. Le président lui même nous a accordé une audience au cours de laquelle, j’ai eu l’honneur de prendre la parole. Je lui ai dit merci et salué sa disponibilité à nous recevoir. Nous lui avons dit que l’objet de notre visite était de le soutenir dans sa mission d’État. Principalement dans le volet de la réconciliation. Que Gbagbo est son frère et tous deux sont nos fils. Le dire n’est pas démagogique. Le moment était venu de le dire chez lui à Kong.
 
Vos détracteurs vous taxent de corrompus, et disent que votre démarches étaient inopportunes dans la mesure où le sort de Gbagbo, votre frère, ne dépend plus des juridictions nationales, mais internationales ?

Les détracteurs sont des hommes politiques ou des gens qui sont toujours là vivre pour les dénigrements. Nous, en ce qui nous concerne, nous nous sentons responsable. Nous avons occupé de hautes fonctions dans ce pays. Et nous ne voulons pas que ce pays brûle, donc on doit mettre balle à terre et aider ceux qui sont là pour que la paix revienne. D’ailleurs le 19 juillet 2013, nous invitons le président de l’Assemblée nationale, Soro Guillaume, à venir inaugurer notre siège. C’est un prétexte pour nous pour faire de la décrispation. Il faut aller à la réconciliation des cœurs.
Nous avons un rôle à jouer, il ne faut pas nous voir comme des politiciens. Nous ne sommes pas manipulés. Des gens de mauvaises langues disent que nous sommes manipulés. Nous avons le minimum pour manger, mais nous avons une conviction, celle d’aller à la paix. C’est notre contribution à la réconciliation. C’est ceux qui n’ont pas construit la Côte d’Ivoire, qui veulent que le pays brûle. A notre âge, nous avons des enfants qui veulent vivre comme nous dans la paix, trouver du boulot.
Nous nous démarquons des positions partisanes pour dire que nous sommes chefs, nous devons soutenir le chef. Une fois pour de bon, nous n’avons pas été manipulés. Nous avons été accompagnés par un élu en occurrence le député Abel Djohoré Gbakayoro. Que les détracteurs continuent de raconter ce qu’ils veulent, mais nous, nous devons nous départir de la politique pour aider les gouvernants à aller de l’avant. Nous avons tous souffert.
A un moment donné, il faut s’arrêter, faire le point pour pardonner et avancer. Nous nous inscrivons dans cette dynamique. Nous avons nos enfants en exil, en prison, qu’est-ce que nous pouvons faire pour eux ?C’est d’aller vers les autorités qui gèrent ce pays, elles ont les moyens pour régler ces affaires. Nous pouvons à tout moment, en tout temps allé voir le chef de l’État. Il est notre père à tous. Il a des collaborateurs dans les villes qui sont les préfets qui nous aident à résoudre nos problèmes, à nous encadrer.

Entretien réalisé par Venance KOKORA à Gagnoa
In L’INTER

Samedi 13 Juillet 2013
Lu 232 fois
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1.Posté par Pascal Beni le 14/07/2013 12:41 | Alerter
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Merci beaucoup Mr le président des chefs de Gagnoa;
votre démarche pour la paix est à louer. Mais soyez en sûrs, votre démarche ne portera pas de fruits escomptés. Et j'en veux pour preuve, le fait qu'après votre entrevue, il y a 84 personnes de l'ancien régime qui comparaîtront bientôt. Peut-on aller à la réconcialiation sans pardonner? En son temps le Président Gbagbo a fait voter la loi d'amnistie pour que les rebelles qui ont commis d'énormes atrocités puissent être libres à se déplacer partout sur le territoire national. Et après cela, le président Gbagbo a tout donné pour que nous ayons le résultat que nous avons eu. Si votre demarche peut faire sortir Blé Goudé de la prison, de même que Désiré Dallo, Aristide Djedje, Sokouri Bohui pour ne citer quelques uns de vos enfants qui croupissent dans les geôles (à qui vous rendez certainement visite régulièrement en tant que pères), alors c'est une bonne initiative; sinon on n'a vraiment pas besoin d'aller à Kong pour faire passer son message au chef d'état Ouattara. On peut lui demander une audience partout en Côte d'Ivoire, car il est président de toute la Côte d'Ivoire. Mais alors pourquoi ne l'avoir pas trouvé à Man lors de la visite d'état dans la région de l'ouest? Man étant plus proche de Gagnoa que Kong. Votre démarche est politique, car le chef de l'état était en visite d'état dans le grand Nord et non en vacances dans son village. Et c'est en tant que chef de l'Etat que vous avez demandé à le rencontrer et non en tant que fils de Kong même si c'est à Kong que cela s'est passé. Vous n'avez peut être pas mesuré ou bien vous avez minimisé la portée médiatique de votre demarche et sa récupération politique. A quelques instant de la délibération de la CPI concernant la liberté provisoire à accorder au Président Gbagbo, ses parents (car c'est ainsi que vous êtes présentés) sont en visite d'Etat avec le chef d'état Ouattara, confirmant ainsi la thèse que sans le Président Gbagbo, la CI se réconcilie avec elle même; ce qui est archi faux, et vous le savez vous même, mr le Président des chefs. Et je crois qu'après le discours du chef d'état Ouattara sur ses projet de dévéloppement du Nord (ses priorités), car longtemps oublié selon lui, vous vous êtes rendu compte de votre erreur de croire que le chef d'état Ouattara peut dévélopper Gagnoa. C'est une naivété de l'âge de la conquête de l'Afrique. C'est pourquoi on dit que vous avez été corrompus, vous tous qui êtes partis à Kong. Cela ne remet pas en cause votre acquis social ou matérial. Mais allez-vous nous dire, mon cher Président, que vous avez effectué le déplacement à vos frais? Je ne le crois. Alors faites attention à vos démarches et à vos gestes, car vous êtes une autorité d'une autre dimension, surtout en ces temps très difficiles pour les cadres et ressortissants de la région du Gôh.

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