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Konaté Navigué à Justin Koua : «Merci pour avoir fait en sorte que le FPI n’ai pas subi le même sort que les autres partis politiques en Afrique.»


Konaté Navigué à Justin Koua : «Merci pour avoir fait en sorte que le FPI n’ai pas subi le même sort que les autres partis politiques en Afrique.»
Je voudrais après trois ans d’exil et donc trois années d’absence et prenant pour la première fois la parole devant l’Assemblée générale de la Jfpi, saluer avec déférence la jeunesse du Front populaire dans son ensemble. Koua Justin, je voudrais te rendre un vibrant hommage, toi qui a su garder la maison et qui a fait en sorte que notre structure commune demeure debout et vivante malgré les secousses. Merci pour avoir fait en sorte que le Fpi n’ai pas subi le même sort que les autres partis politiques en Afrique. Avec toi, je salue tous les camarades du bureau national qui ont fait le tour de la Côte d’Ivoire. Malgré les menaces, ils ont risqué leur vie. Merci camarades membres du bureau national. Hommage à vous.Mais, il n’y a pas de Jfpi sans fédérations, sans sections et sans comités de bases. En saluant tous les fédéraux, tous les secrétaires de sections et tous les comités de bases, je voulais ainsi saluer tous ceux qui ont apporté leur grain de sel à la résistance que nous continuons de mener.
Je le dis et vous allez le comprendre dans le développement de mes propos, parce que l’ampleur de la crise que nous subissons, la gravité de la crise que nous subissons, la violence interne et externe de la crise que nous subissons, font que quand l’ouragan passe comme il est passé en Côte d’Ivoire, les partis politiques ne survivent plus à la tempête.
En 1991, quand l’ouragan est passé au Mali avec le départ de Moussa Traoré, l’Union démocratique pour le peuple malien (Udpm) a disparu. En Tunisie, quand l’ouragan est passé, le parti de Ben Ali a disparu avec le départ en exil de Ben Ali. Au Ghana, après le coup d’Etat de 1966, le tout puissant NPP qui faisait la fierté de l’Afrique, est aujourd’hui réduit à un parti élitiste et j’en passe.
Partout où les impérialistes passent avec une telle violence, les partis politiques disparaissent. C’est le Front populaire ivoirien (Fpi) qui fait l’exception et c’est grâce à sa jeunesse. Après le passage de l’ouragan, le parti demeure plus que jamais debout même si nous avons laissé quelques plumes parce que beaucoup de nos camarades sont tombés. Mais, on tient débout. Camarades, nous vivons une crise profonde. Elle n’est pas seulement interne, elle est surtout liée à l’environnement international. J’ai toujours dis que la cause des crises que nous vivons en Afrique remontent au moins jusqu’à l’abolition de l’esclavage. Après quatre siècles d’humiliation, quand l’esclavage fut aboli, les grandes puissances esclavagistes telles que le Portugal, l’Espagne, la France, l’Angleterre étaient désemparées. Ayant perdus la main-d’œuvre gratuite, elles sont rentrées dans une crise économique sans précédent. Que faire ? Il fallait inventer un système pour survivre. Ainsi de l’esclavage, elles sont passées à l’impérialisme et à la colonisation. Mais, elles ont commencéà coloniser les Amériques (Amérique du nord, du centre et du sud). Vous savez que c’est l’Angleterre qui a colonisé les Etats-unis. La plupart des Etats de l’Amérique du Sud et du centre ont été colonisés par l’Espagne.
A l’époque, l’Espagne, le Portugal et l’Angleterre étaient de grandes puissances. Mais, à un moment donné, ces puissances elles-mêmes ont commencé à se neutraliser en s’attaquant entre elles dans la guerre de l’occupation des colonies. C’est ainsi que l’Espagne et le Portugal ont aidé les patriotes américains à mettre fin à la colonisation des Etats-Unis par l’Angleterre. C’est ainsi que le Portugal et la France ont aidés les patriotes de l’Amérique du sud contre l’Espagne pour mettre fin à la colonisation dans les Etats comme l’Argentine, le Vénézuéla, le Cuba, la Colombie,le Mexique…etc. A la fin de la colonisation, en Amérique du Nord et en Amérique Latine, ces puissances impérialistes, frappées par une crise économique, ont connu un déclin. Le Portugal est rentré en récession, la France était perdue et l’Angleterre ne savait que faire. Que faire à nouveau ? Il faut aller vers un nouveau continent, cette fois-ci l’Afrique.
Ainsi, sur convocation de Bismark, ces Etats se sont réunis du 15 novembre 1884 au 6 février 1885 à la Conférence de Berlin pour se partager l’Afrique contre les africains et la dépecer sans eux. Ils évitent ainsi de se neutraliser, chacun ayant sa partie, chacun ayant sa partition de l’Afrique. Voilà l’origine des crises que nous vivons aujourd’hui. Mais quand elles arrivent et que l’Afrique est partagée aujourd’hui entre ces puissances, la partie la plus violente, c’est la partie francophone. Pourquoi ? Parce qu’à la différence de l’Allemagne qui a conçu son système et qui a basée son économie et son développement sur les ressources internes (humaines et naturelles) ; à la différence de l’Angleterre qui a choisi le système de gouvernance indirecte, la France n’a compté que sur le pillage de ses colonies pour ériger son modèle économique et financier. C’est pourquoi elle pille nos Etats. Or, au fur et à mesure que la françafrique se met en place et se déploie, les intelligences africaines se sont réveillées et la prise de conscience des peuples africains à atteint un niveau de non-retour de telle sorte que le néo-colonialisme n’est plus accepté systématiquement dans les colonies françaises. La France est ainsi en crise et c’est le commencement de la fin d’un système, c’est la fin d’un cycle. Plus on avancera vers la fin du cycle, plus les crises seront violentes sur le continent. Plus on avancera vers la fin du cycle, plus nous seront tués dans nos pays. Plus on avancera vers des solutions, plus l’impérialisme va changer de forme. Aujourd’hui c’est le néo-colonialisme. A ce néo-colonialisme il nous faut opposer un néo-panafricanisme pragmatique. Nous sommes des néo-panafricanistes.
Les crises qui sévissent doivent être comprises comme un déroulement normal de notre propre histoire et nous devons y faire face par une résistance farouche parce que nous sommes quand-même les héritiers de la résistance. Oui, nous sommes les petits enfants, les arrières petits enfants de Zokou Gbeuli. Ce digne fils de Gbeulyville à Daloa a résistéà la pénétration coloniale avant de mourir en exil à Zuénoula.
Nous sommes également des petits enfants et a des arrières petits enfants du grand-père du président Laurent Gbagbo. En effet, le grand père du président est un résistant qu’on a oublié. Dès l’envahissement de Gagnoa et de Sinfra par les colons, le grand-père du président Gbagbo est allé mourir au combat contre les colons. Honneur à ce résistant devant l’éternel.
Mais pour la conscience contemporaine, nous sommes également les héritiers de Memêl Fotêh, premier prisonnier (1959) du Front populaire ivoirien (Fpi) avant sa création. Hommage à celui qu’on appelle le savant des savants. En évoquant tous ces noms, je voudrais rendre hommage à tous ceux qui sont tombés dans ce contexte de résistance : je pense au professeur Oupoh Oupoh, à Antoine Niangara, à Jean Kadjo Morokro, à Boga Doudou, à Tagro Désiré et Bohoun Bouabré. Mais je pense également à tous ces jeunes du Fpi qui sont tombés dans cette résistance : Blé César Bureau National Jfpi ; Tuo Kenan, premier fédéral Jfpi Abidjan- sud ; Sémi Bi, responsable de section Abidjan-sud ; Goulédji Clovis, fédéral Jfpi Abidjan-sud et membre du Bureau National ; Téa Paul, fédéral Abidjan les 2A ; le fédéral Dali d’Abidjan-Lagune…etc. Ils demeureront à jamais dans notre conscience collective. Dans ce contexte, Comment peut-on oublier le président Laurent Gbagbo, résistant sur la terre et sous le ciel, déporté nuitamment à la Haye pour avoir refusé de capituler ? Rassemblés ici en Assemblée générale, nous avons une pensée forte pour le plus illustre des prisonniers au monde. Comment pourrions-nous oublier Simone Gbagbo emprisonnée à Odienné , dont le courage n’est plus à démontrer ? En citant Gbagbo Laurent et Simone, je voudrais rendre hommage à tous les prisonniers détenus dans les geôles de ce régime dictatorial en plein doute. Nous prenons ici le gage pour lutter pour leur libération certaine.
Chèrs amis, la lutte est âpre et la résistance est tellement farouche que certains ont tendance à désespérer. Mais comment désespérer quand on voit Bernard B. Dadier, ce résistant de toutes les époques dont l’âge nous rappelle toujours que nous sommes des enfants ? Comment désespérer quand on pense à Sangaré Abdou Drahamane dont la seule position assise est une vision et une philosophie de la vie ? Comment désespérer quand on voit le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, au quotidien en train de faire le tour de la Côte d’Ivoire pour restaurer le Fpi, notre instrument de combat ?
Au nom de tous ceux que j’ai cités et au nom de tous ceux qui ont disparu, au nom de tous ceux qui sont en prison, je voudrais vous rassurer que la Jfpi sera à la hauteur des défis à relever. A savoir, la libération du président Laurent Gbagbo et la libération de la Côte d’Ivoire.
Dans ce contexte, comment pourrait- on imaginer un seul instant que par nos comportements, nous fassions en sorte que cette jeunesse se divise ? Est-ce pour dire que nous ne sommes même pas conscients des enjeux ou des responsabilités qui nous incombent ? Jamais par moi, jamais par ma faute, jamais par la faute de Koua Justin, la Jfpi ne se cassera. Parce que les enjeux sont énormes et nous avons le devoir de laisser un instrument fiable, solide, dans un pays ou la mort n’est rien pour les gouvernants, dans un pays ou les préoccupations des populations n’est rien pour les gouvernants, dans un pays ou la conscience de l’Etat n’existe pas, on ne peut pas se permettre et on n’a même pas le droit de permettre que la Jfpi, en tant qu’instrument à l’avant garde de la lutte, se casse par notre faute, par notre irresponsabilité.
Je vous engage au combat, je vous engage à la résistance pour une Côte d’Ivoire digne et prospère.
Vive la jeunesse du Fpi pour que vive le FPI
Vive le FPI pour que vive Laurent Gbagbo
Je vous remercie
Jeudi 28 Août 2014
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