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Karamoko Amara, nouveau président de l’Anci : “La libération des prisonniers politiques doit être un préalable au dialogue”

Après le retour au Rdr de Zémogo Fofana, ex-président de l’Alliance pour la nouvelle Côte d’Ivoire (Anci), cette formation politique née des entrailles du parti d’Alassane Ouattara, est désormais présidé, par l’ex-député-maire de Mankono, Karamoko Amara. Dans cet entretien, il prend position sur le traitement que subissent Laurent Gbagbo et le Fpi.


Karamoko Amara, nouveau président de l’Anci : “La libération des prisonniers politiques doit être un préalable au dialogue”
Notre Voie: Après le retour de Zémogo au Rdr, vous avez pris les rênes de l’Anci. Comment se porte le parti politique que vous dirigez désormais ?

Karamoko Amara: Depuis le 8 mars 2011, date à laquelle nous avons répondu à M. Zémogo, l’Anci se porte très bien. Nous, les anciens, sommes en train de nous regrouper. Nous enregistrons de nouveaux adhérents. D’ici 3 mois, nous serons en mesure de dire que l’Anci est vraiment en marche.

N.V: Depuis sa création, l’Anci connait de nombreuses crises. Est-ce que cela ne complique pas votre tâche à la tête du parti ?

K. A.: C’est vrai que ces différentes crises qu’a traversées l’Anci nous rendent la tâche difficile, mais nous ne prenons pas cela en mal. Parce que ça nous sert de leçons. Il y a un sage qui disait que ce n’est pas chaque jour, qu’on apprend, mais c’est à chaque événement qu’on apprend. L’Anci a connu tellement de crises que nous pensons que c’est la dernière crise que nous venons de gérer avec le départ de Zémogo. Donc nous avons espoir que tout ira pour le mieux pour notre parti. Nous avons espoir parce que nous avons un message pour les Ivoiriens.

N.V. : Et quel est ce message ?

K. A. : Notre message est que nous voulons que les Ivoiriens retrouvent la paix à tous les prix, mais dans la justice et le respect de tous.

N.V. : La paix et la justice que vous recherchez, comment comptez-vous les avoir ?

K. A.: Nous avons notre vision à nous. Ecoutez, dans ce pays, tout le monde parle de réconciliation. Mais pour nous, il faut avoir les conditions de cette réconciliation qui va aboutir à la vraie paix. A partir du moment où une bonne partie des militants de l’opposition sont en prison, nous pensons qu’il est difficile de parler de réconciliation et de confiance. Nous voulons donc que les militants qui sont en prison soient libérés. Parce que chaque militant de l’opposition qui est en prison a des centaines voire des milliers de personnes derrière lui. Si ces prisonniers sont libérés alors on peut s’asseoir pour discuter. Le président du Fpi, Affi N’Guessan est en prison. C’est comme le Fpi qui est en prison. Donc dans ce cas, il est difficile de discuter avec ce parti. La commission dialogue, vérité et réconciliation devrait poser la libération des prisonniers politiques comme un préalable. Si cette commission ne pose pas ce préalable, nous le posons pour avoir la paix et la réconciliation que nous recherchons.

N.V. : Vous voulez qu’on libère des personnes alors que le pouvoir Ouattara estime qu’elles ont occasionné des milliers de morts. Voulez-vous qu’on ne rende pas justice parce qu’on veut la réconciliation et la paix ?

K. A. : Les morts ne remontent pas seulement à l’après-élection. Il y a les morts dans ce pays depuis septembre 2002. C’est dans la paix que tous les parents des victimes doivent faire leur deuil. Il faut donc que cette confiance revienne pour que nous ayons la paix et la réconciliation. S’il n’y a pas de paix, on ne peut pas se développer. Avant le 19 septembre, les Ivoiriens ne pouvaient pas imaginer que leur pays serait en guerre. C’était sans compter avec ceux qui nous ont envoyé la rébellion armée. Maintenant qu’apparemment, la rébellion est terminée, asseyons-nous pour faire la paix. Comme on nous parle de la justice, alors nous disons aussi que cette justice doit se baser sur l’objectivité. Il ne doit pas y avoir une justice à sens unique. Pour nous, ceux qui nous gouvernent à commencer par le Président Ouattara doivent être objectifs dans les jugements.
Ce n’est pas en se taisant ou en évitant la contradiction qu’on arrivera à la paix. Nous voulons contribuer à cette paix en disant haut et fort ce que nous pensons. Nous ne sommes pas prêts à prendre les armes contre quiconque. Nous condamnons la prise des armes. Parce que depuis septembre 2002, la mort est devenue un fait banal.

N.V. : Vous demandez la libération des prisonniers politiques. Comment trouvez-vous le transfèrement de Gbagbo à La Haye ?

K. A. : J’ai aimé le transfèrement de Gbagbo à La Haye. Ça nous donne un peu de visibilité. Puisqu’à Korhogo, on n’avait aucune nouvelle de lui et cela nous inquiétait. Maintenant qu’il est à La Haye, il y a beaucoup d’Ivoiriens qui peuvent communiquer avec lui et le voir. C’est déjà une bonne chose.

N.V. : Avez-vous personnellement côtoyé le Président Gbagbo?

K. A. : Je connais Gbagbo depuis 42 ans.

N.V. : Aujourd’hui, il est accusé de crimes de sang. Gbagbo que vous connaissez depuis 42 ans, est-ce celui qu’on veut présenter au monde?

K. A. : J’ai toujours dit que Gbagbo, c’est sa générosité qui va le perdre. Gbagbo est un homme qui a le cœur dans la main. Il est prêt à donner son cœur à tout le monde sans même faire le tri. Il est victime de sa générosité. Gbagbo que je connais ne peut pas tuer une mouche.

Interview réalisée par Benjamin Koré in Notre Voie
Samedi 21 Avril 2012
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