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Interview / Sangaré Mohamadou, expert et consultant en football : ‘’Voici comment reconstruire l’équipe nationale’’

Joueur, entraîneur, consultant sportif, journaliste, président de club, professeur d’éduction physique et sportive… Sangaré Mohamadou a occupé toutes ces fonctions. Sans détours, il s’est confié à l’IA après la coupe du monde 2010.


Photo : DR
Photo : DR
Depuis 2006, les Eléphants laissent tout le monde sur sa faim. En tant qu’expert, qu’avez-vous à dire sur cette équipe qui regorge de joueurs exceptionnels mais qui semble maudite?

Non, les Eléphants ne sont pas maudits. Disons qu’il y a un problème d’autorité au niveau de l’encadrement technique si on veut regarder le fond des choses, l’organisation et le fonctionnement de cette équipe. Quand vous parlez des joueurs ivoiriens qui sont des professionnels, il est fait cas, pour recruter un coach ivoirien, de l’aspect financier qui pourrait causer la perte des techniciens ivoiriens. Jamais, on ne parle de la compétence des techniciens ivoiriens. C’est le volet financier des joueurs ivoiriens qui est mis en ligne de mire pour caler les techniciens locaux. Alors qu’en matière d’éducation, cet aspect n’est pas pris en compte. Parce que ce sont les potentialités de l’homme qui lui permettent d’être sur le terrain. Si on doit regarder le contrat et la poche de chacun, je crois qu’on n’aura jamais une équipe compétitive. Depuis lors, nous sommes engagés sur cette voie. Et c’est cette litanie qui coûte chère aux Eléphants. Les gens parlent tantôt de grands joueurs mais quand on voit les erreurs, les fautes et autres de ces joueurs qui causent des défaites lors des rencontres, on a l’impression d’être en face des débutants. Parce que des professionnels ne peuvent toujours pas commettre des fautes de débutants. Le placement, le replacement et la possibilité à conserver un niveau de vigilance élevé demeurent un lourd travail pour ces professionnels ivoiriens. Ils n’arrivent pas à soutenir un niveau de vigilance et de combativité pendant un match. Si vous n’avez pas ce minimum, vous n’êtes pas un grand joueur. A partir de là, en tant qu’enseignant, avec la formation de base que j’ai, je dis que nous pouvons sur le plan pédagogique, organisationnel, apporter un plus à cette sélection pourvu que la confiance y soit. On ne peut pas construire le football ivoirien en dehors des techniciens ivoiriens. Ils sont au cœur du football et il n’est pas raisonnable de les ignorer. C’est comme si vous voulez faire le bonheur des transporteurs en dehors des transporteurs, des médecins en dehors des médecins. Tout le monde prétend avoir la potion magique, tout le monde se dit connaisseur de football, voilà où nous en sommes aujourd’hui. On se pose donc des questions sur la valeur des joueurs. Ce sont des joueurs talentueux et valeureux, il suffit de les recadrer avec un minimum d’autorité dans la gestion du groupe aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Quand on parle de staff technique fort, ce n’est pas forcément un entraîneur de renom. Ce sont des gens capables de mener le groupe, peut-être dans la simplicité, la modestie mais avec un objectif clair. Amener ces gens à mener un projet sportif et à l’atteindre. Ceux qui ne seront pas disposés à suivre le projet vont s’éliminer eux-mêmes. Dans toute société, il y a des règles et la discipline, et les règles doivent être respectées. Quand ce n’est pas le cas, on a beau caché les insuffisances, elles finissent à paraître. On ne peut se cacher derrière les potentialités financières des joueurs pour dire que c’est une grande équipe. Pour moi, l’argent n’est pas une valeur absolue. Ce sont des jeunes que nous avons vu partir d’ici depuis 1999 pour la plupart et en aucun cas, ils ne peuvent nous influencer parce que riches aujourd’hui.

Croyez-vous que le président Jacques Anouma y est pour quelque chose ?

Non, pas du tout. Le président Jacques Anouma croît en ce qu’il fait. Malheureusement, quand vous avez un chef, il faut qu’il soit aussi bien entouré. Le président Jacques Anouma est mal entouré. Si au niveau de la compétence technique, vous n’avez pas des gens à la hauteur, vous allez beau interchangé les pions, ça va être difficile d’atteindre la cible. Parce qu’il s’agit de se dire la vérité. On ne peut pas avoir de telles potentialités et ignorer les règles du jeu, axées sur une discipline réelle qui passe par une saine émulation entre ces joueurs. Le plus méritant est sur le terrain. A la matière, je ne sais pas ce qui se passe aujourd’hui en interne mais je dis que le fait que le président Jacques Anouma soit porté chaque fois sur des entraîneurs de renom par rapport au niveau des joueurs de cette équipe nationale, peut être légitime mais il faut se poser des questions à un moment donné, à savoir si aller dans ce labyrinthe est vraiment nécessaire ?, Tirer les enseignements en quelque sorte. Est-ce qu’il n’est pas temps de faire autrement ? Quand on prend le coach du FC Barcelone, Guardiola, au moment où les dirigeants le positionnaient, il ne valait pas un clou au niveau de sa valeur, de sa popularité et autres. Il entraînait et formait l’équipe junior de troisième division du Barça. C’est lui qui a formé les Messi et autres. C’est grâce à Johan Cruyff qui a dit à Laporta, l’ex-président du club qu’il fallait positionner ce garçon pour une continuité par rapport au jeu, que le monde entier a pu voir sa révolution. Au moment où cela se faisait, il y avait de grands noms qui étaient annoncés au Barça, Capello et autres. Cet inconnu est arrivé et il a explosé tous les records, avec une qualité de jeu appréciée partout dans le monde. Idem pour José Mourinho. C’était aussi un inconnu mais il a eu la chance de côtoyer Bobby Robson qui a servi en 1994 et 1995 au FC Porto. Il a fait ses classes aux côtés de ce monument du football qui par la suite est parti au FC Barcelone en 1996. C’est comme ça que Mourinho a atterri chez les Catalans en tant qu’interprète de Bobby. Tout le monde croit que c’est Louis Van Gaal qui a façonné le technicien portugais mais c’est avec Bobby que Mourinho a tout appris. Il était à son école. Quand Bobby part en Angleterre, l’arrivée de Van Gaal va profiter à Mourinho qui sera le coach adjoint du Barça. C’est comme ça que Mourinho est parti. Le football, c’est une question de confiance. Il faut des garçons de caractère, des gens qui veulent réussir. Quand on vous fait confiance, vous pouvez faire soulever des montagnes. Guardiola et Mourinho sont aujourd’hui les meilleurs entraîneurs du monde. Ils viennent de nulle part. C’est ça la vérité et ce sont des garçons très pointilleux. Au Barça, Pep Guardiola a fait le nettoyage en faisant monter en équipe première les jeunes du centre de formation et de l’autre, vous avez Mourinho très rigoureux sur les principes d’organisation de jeu.

Vous parliez des techniciens ivoiriens qui sont ignorés, que voulez-vous dire concrètement ? Qu’on donne cette équipe nationale à un coach ivoirien ou bien… ?

Vous le constatez. Quand on parle de football en Côte d’Ivoire, personne ne parle des techniciens. C’est à croire que le football marche avec les joueurs eux-mêmes. Vous avez les joueurs mais ceux qui les mettent en scène, ce sont les techniciens. Au niveau du ministère des Sports, les responsables se sont rendus en Afrique du Sud pour la coupe du monde 2010 avec plus de 400 personnes. Il ne figurait nulle part un technicien ivoirien. Je me demande avec quoi on va relancer le football ivoirien ? Si les gens se déplacent avec des cadres de la société civile et ils oublient les vrais acteurs à la maison, on est amené à se poser des questions. Au niveau du championnat national, quelle est la place réservée aux entraîneurs locaux, quel est leur traitement ? Moi qui vous parle, depuis l’aventure avec Jacques Anouma, je n’ai plus entraîné de club. C’est ma passion mais on ne peut pas aller engager toute une semaine, des mois à faire un abattage de travaux importants pour ne pas être considéré un tant soit peu, sur un minima de revenus. Ça aussi, il faut que ça soit clair. Les clubs que j’ai entrainés et l’expérience que j’ai eue m’ont amené à prendre du recul. Parce que vous vous occupiez non seulement de la gestion technique de votre équipe, cherchiez à voir si le joueur se porte bien, quel est son temps de récupération sur le terrain, est-ce qu’il a bien mangé et autres mais vous êtes en quelque sorte leur père quand surviennent des problèmes de famille. Si vous avez besoin de résultat, vous devez gérer tout cela, à savoir s’investir auprès des joueurs pour connaître leur manière de vivre. Car les dirigeants, eux, ce n’est pas leur problème. C’est le résultat qui compte à leurs yeux. Quand j’observe que toutes ces conditions ne sont jamais réunies et de par ma position de président des entraîneurs autrefois, je ne pouvais en aucun cas m’engager sur le terrain.

Les entraîneurs sont ignorés tout comme les joueurs locaux qui ne sont pas appelés en équipe senior. Un autre problème aussi ?

Ce n’est pas un problème. Parce que cela peut se comprendre en se fiant à la qualité de notre championnat. C’est un désaveu par rapport à notre championnat. Parce que la haute compétition suppose avoir du rythme, de la compétition et un certain niveau de gestion du championnat national de sorte à faire face à certaines compétitions internationales. On ne peut jouer un niveau de centre de formation où tout est plat et espérer jouer une grande compétition. S’ils sont souvent en sélection et qu’ils ne jouent pas, cela dépend des joueurs qui y sont avec eux. Il y a de la compétition à l’intérieur.

A quoi sert de ce fait le championnat national ?

Il sert à une mise en train, c’est-à-dire, permettre aux joueurs qui sortent des centres de formations d’avoir un lieu de compétition. J’ai fait une étude sur ça et j’ai mis sur pied un livre qui va retracer tout le parcours de nos clubs en compétitions africaines. Le livre est pour bientôt. Dans le livre, à part l’Asec Mimosas qui a pu atteindre les phases de poule une à deux reprises, pour la période que j’ai choisie, les autres sortent dès les phases éliminatoires ou le tour préliminaire. Il y a donc problème et cela montre que le niveau de notre championnat est mauvais. Il suffit de sortir pour s’en rendre compte.

Revenons aux Eléphants. La CAN et la coupe du monde 2010, que pouvez-vous dire de la participation des pachydermes à ces deux compétitions ?

Il y a des satisfactions à en tirer. Parce que dans toute compétition, il y a des notes positives mais cela ne doit pas amener certaines personnes à parler de bon parcours. Ce sont deux échecs au regard des moyens déployés, au regard du potentiel humain, au regard de l’effet d’annonce que nous avons eu droit avant le début des échéances. C’est un échec au regard de notre positionnement mondial. Par rapport à la coupe du monde 2010, on ne peut pas partir à une compétition de ce genre sans avoir une stratégie de jeu. Quand vous savez que vous êtes dans une poule où il y a le Brésil et le Portugal, il est important que vous ayez un plan d’attaque, surtout que le calendrier nous était favorable. Nous jouions le Portugal, ensuite le Brésil et enfin la Corée du Nord. Pour nous, c’était agréable en jouant contre le Portugal d’autant qu’on savait que Nani qui est le véritable poison de cette équipe était forfait pour le tournoi. C’est Nani qui était le vrai danger parce que muselé, Cristiano Ronaldo ne peut rien et ça, tout le monde le sait. Les Eléphants se sont contentés d’un nul et cela a plu à certaines personnes. Le Portugal était prenable. Faire un nul contre le Portugal qui n’est pas un foudre de guerre et espérer battre le Brésil lors de la deuxième sortie, c’était surprenant quand même. Et cette défaite face au Brésil est à mettre au passif du sélectionneur Eriksson. Il a manqué de stratégie et a dévoilé en conférence de presse le vendredi 18 juin 2010 que Drogba Didier qui était incertain pour le tournoi, allait débuter la rencontre face au Brésil. Quand on est sérieux, on ne fait pas ce genre de révélation surtout avec le Brésil. Si les Eléphants avaient su jouer le coup devant le Brésil en concédant ne serait-ce qu’un autre nul, cela allait amener Portugais et Brésiliens à jouer franc lors de leur confrontation. Mais contre toute attente, Eriksson a aligné un joueur qui ne devait pas en principe disputer cette rencontre parce que, pas à 100% de sa forme. Drogba devait jouer contre la Corée du Nord. Eriksson a cru à un exploit qui était incertain et les Eléphants ont été éliminés. Encore du gâchis parce qu’il y avait possibilité de sortir vivant de ce groupe G. Cela pose le problème des entraîneurs expatriés. N’a-t-on pas tout essayé ? Que faut-il alors ? Il est temps de faire un projet à long terme en s’éloignant des résultats. Il faut travailler sur un long terme pour espérer gagner un trophée. Enrôler des entraîneurs expérimentés parce que les joueurs ivoiriens jouent dans de grands clubs ne sauvera pas l’équipe nationale. Il peut y avoir un collège d’entraîneur pour réussir cette mission.

Jacques Anouma a annoncé qu’il partirait à la fin de son mandat. Vous y croyez-vous ? Et qui voyez-vous pour sa succession au cas où?

Il appartient aux présidents de clubs de décider. Pour le moment, ce sont les seuls à décider. C’est vrai que la FIFA a fait circuler des circulaires pour l’entrée au comité de gestion des fédérations d’autres personnes en dehors des présidents de clubs mais rien n’est décidé pour le moment. Il appartient donc à ces responsables de clubs de se prononcer. Depuis la fin de la coupe du monde 2010 et à huit mois des élections à la présidence de la fédération ivoirienne de football, on n’a pas encore vu une candidature se signaler. On attend tous alors. Mais je le répète, tout est entre les mains des présidents de clubs. S’ils décident de renouveler leur confiance à Jacques Anouma, on le saura en temps opportun

Avec le partenariat de l'Intelligent d'Abidjan / Réalisée par Annoncia Sehoué
Mercredi 28 Juillet 2010
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