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Interview / Lazare Koffi Koffi membre de la coordination Fpi en exil : ‘‘Le jour de notre retour au pays n’est pas loin’’

En exil au Ghana depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo en avril 2011, l’ancien ministre
Lazare Koffi Koffi ne chôme pas. Il partage son temps entre lecture et écriture. Un
livre qui porte sa signature est même en instance de publication. Dans cette interview accordée
à l’IA, il nourrit l’espoir d’un retour au pays mais à certaines conditions. Il jette enfin
un regard sur l’actualité récente au sein de son parti le Fpi et l’opposant ne manque pas
au passage de brocarder le pouvoir en place.


Interview / Lazare Koffi Koffi membre de la coordination Fpi en exil :  ‘‘Le jour de notre retour au pays n’est pas loin’’
Comment réagissez-vous à la libération de vos camarades ?

Je suis content de voir le premier ministre Affi Nguessan, président de mon parti et tous les membres de la direction du Fpi (…) recouvrer la liberté. Je suis heureux qu’ils retrouvent enfin leur maison, leurs familles après plus de deux ans de détention pour rien. Mais c’est cela la vie du Fpi depuis sa création pour un renouveau démocratique en Côte d’Ivoire. En effet, depuis 1988, date officielle de sa création dans la forêt de Dabou, les principaux acteurs de ce parti n’ont de cesse de subir les assauts meurtriers et liberticides des conservateurs et nostalgiques du parti unique et ses dérivés. Mais nous acceptons de vivre toutes ces épreuves par amour pour la patrie. Nous acceptons de vivre toutes les situations humiliantes, toutes les frustrations, tous les dépouillements, sacrifices et autres privations même celles de nos vies pour réaliser un seul rêve : bâtir un Etat de droit et de liberté, un Etat démocratique et réellement souverain. Nous acceptons de prendre tous les coups parce que c’est nous qui avons raison. Demain, nos enfants seront fiers de nous parce que nous leur aurons laissé en héritage une nation libre qui pourra prospérer dignement. Je salue la libération des camarades dans l’attente du grand retour du plus illustre d’entre les fils de ce pays, le président Laurent Gbagbo, de son épouse, et de la multitude sans visage incarcérée pour avoir manifesté leur passion pour la patrie.

Avec ce qui se passe à Abidjan comment évoluent les choses au niveau d’accra en ce qui concerne la coordination en exil ?

La coordination du Fpi en exil se porte bien et reste en éveil. Elle suit avec attention les événements qui se succèdent et s’entrechoquent au pays. Elle sait que les autorités actuelles subissent de nombreuses pressions extérieures et donc qu’elles vont lâcher du lest pour éviter de prendre l’eau de toutes parts. Mais elle sait aussi que ces libérations à compte-gouttes qui vont se poursuivre peuvent cacher des manœuvres pour gagner du temps et résister à la catastrophe qui se précise chaque jour. C’est pourquoi elle garde la tête froide pour pouvoir apprécier sereinement ces événements. Elle reste donc vigilante. C’est le lieu encore une fois de remercier tous les camarades de parti, les membres de la grande famille dite pro-Gbagbo et l’ensemble des Ivoiriens de la diaspora ou vivant au pays qui depuis le 11 avril 2011 ne cessent de se mobiliser et de battre le pavé pour réclamer le rétablissement de l’ordre constitutionnel bafoué et foulé au pied et la libération du président Laurent Gbagbo arbitrairement et honteusement détenu à La Haye. Je leur recommande de ne pas baisser l’intensité de leur mobilisation qui, tout le monde le voit aujourd’hui avec la libération d’Affi et de nos camarades, est payante. Il faut croire fortement que Gbagbo nous reviendra grâce à notre mobilisation forte et constante. Et sur cela, on ne doit pas se laisser distraire par aucun discours et aucun acte des gens du pouvoir actuel. Affi et les autres sont libérés, on prend. Mais, nos yeux doivent rester fixés sur Gbagbo dont la libération doit demeurer pour nous l’objectif primordial et définitif à réaliser.

Il semble que nombre de vos camarades manifestent de plus en plus le désir d’un retour au pays. Vous le confirmez ?

Peut-être. Mais je ne suis pas au courant. Mais chacun est libre de faire ce que bon lui semble, entendu que tout homme est libre de ses pensées et de ses actions. Ce qui est important, c’est le jugement de l’histoire. Tous, nous seront jugés un jour par l’histoire. Et c’est ce jour-là que chacun pourra apprécier la qualité de ses choix. Et puis, jamais nous n’avons dit que nous sommes en exil pour y rester. Nous sommes venus en exil, et nos compatriotes l’ont vite compris, pour nous réorganiser et reprendre la lutte pour le retour de la légalité constitutionnelle. Et en exil, nous ne chômons pas et nous veillons à réfléchir sur l’avenir de notre pays et de l’Afrique entière. En temps voulu, selon les conditions que nous nous sommes données, nous rentrerons. Et ce jour n’est pas loin, croyez-moi.

Il y a aujourd’hui la réconciliation, il y a la reconstruction, il y a les élections de 2015 face à tous ces sujets quelle devrait être selon vous l’attitude du Fpi ?

A mon sens, tout cela ne pourra être envisagé que si le président Gbagbo est libéré. Et je pense qu’Affi devra engager le dialogue politique avec les tenants du pouvoir actuel sur cette question. Je pense que les Ivoiriens n’ont pas un problème de réconciliation entre eux. Libérez Gbagbo et tous les cœurs seront à la paix et à la joie. C’est vrai que Ouattara par ses nombreuses sorties en tant que chef d’Etat tente maladroitement d’opposer les Ivoiriens entre eux (…) par sa politique de rattrapage dans l’administration, par sa volonté de créer un courant hégémonique du nord ivoirien sur le sud et par la sublimation de l’islam sur les autres religions, mais cela ne prend pas. Les Ivoiriens se reconnaissent entre eux et savent que tout cela est artificiel. Et c’est heureux. Tous subissent les errements d’une politique intérieure dans laquelle ils ne se retrouvent pas. C’est pour cela qu’à l’unisson, tous réclament la libération de Gbagbo. Et contrairement à ce qu’on veut faire croire que la question Gbagbo n’intéresse que les seuls bété par les rencontres montées de toutes pièces ces derniers temps entre les chefs des communautés bété et le pouvoir ainsi que les non-dits de la visite programmée par Soro à Gagnoa, c’est tout le peuple de Côte d’Ivoire dans sa diversité ethnique, religieuse et même politique qui attend le retour de Gbagbo. Libérez-le donc et tout ira pour le mieux dans notre pays.

Justement à ce propos, dans son premier discours d’après libération, le président Affi s’est dit prêt pour un dialogue franc et sincère. il prône un programme de redressement comme base de la politique du Fpi. Comment appréciez-vous ces premiers mots ?

D’abord je salue le courage politique du premier ministre Affi. J’observe avec bonheur, et de nombreux camarades avec moi, que ses longs mois de détention arbitraire n’ont pas eu raison de lui et il nous est revenu plus déterminé que jamais. Son premier discours était attendu et il a dit ce qu’on attendait avec un accent qui lui est propre mais un accent qui montre bien qu’il n’y a pas une catégorie de personnes qui peuvent se réclamer propriétaire de la Côte d’Ivoire. J’ai aimé son premier discours et j’ai aimé Affi et je le reconnais comme un leader, comme le chef de mon parti et j’espère qu’il ne mettra pas de temps pour reprendre sa place et organiser la lutte pour redresser comme il a dit tout la politique tordue actuelle de ceux qui nous gouvernent. Et ce discours le place dans la lignée des fondateurs du parti qui ambitionnent de faire de notre pays une nation grande, démocratique, libre, prospère et souveraine. Il ne pleurniche pas parce qu’il a pris des coups – personne ne l’ayant contraint de s’occuper du peuple de Côte d’Ivoire – mais en tant que digne fils de ce pays, il est de son devoir de se saigner pour sa restauration. J’encourage ce dialogue franc et sincère qui ne doit pas être balisé autour de la question de l’entrée du Fpi au gouvernement mais sur la normalisation de l’environnement politique avec le retour du président Gbagbo au pays.

S’il y avait une leçon à tirer de votre exil, ce serait lequel ? Avez-vous des regrets personnels à ce stade de votre lutte ?

Oui, l’exil m’a beaucoup apporté. J’ai beaucoup appris. Il m’a permit de réfléchir sur l’action politique, sur sa finalité, mais aussi de comprendre l’essence de l’homme en société, la valeur des biens acquis, la vanité de certains projets et surtout la question de la citoyenneté. Je décris tout cela dans un livre à paraître dont le titre est Côte d’Ivoire, ma passion. Je ne regrette donc pas d’être venu en exil. Je vais retourner au pays enrichi et renouvelé.

Par S. Debailly in 
L’INTELLIGENT D’ABIDJAN
Jeudi 15 Août 2013
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