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Interview / Asalfo, artiste-chanteur, commissaire général du FEMUA : ‘’Avant les gens avaient honte de dire, je vis à Anoumabo’’

La 3è édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) débute aujourd’hui jeudi 3 juin dans la commune de Marcory. Le commissaire général du festival, l’artiste Aslafo, rencontré le mardi 1er juin 2010 à Cap Sud – Marcory, oriente les uns et les autres, revient sur les différents aspects du festival et rassure le public.


Photo:DR
Photo:DR

Vous êtes en plein dans les derniers réglages pour la 3è édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), quel état des lieux le commissaire général fait-il à quelques heures de l’événement ?
Le FEMUA rentre en plein dans sa pleine phase active et je ne peux qu’être content. Là, je vais à l’aéroport pour accueillir la délégation burkinabé qui est la première à arriver. Demain (Ndlr ; hier mercredi), il y aura Extra Musica suivi de la délégation guinéenne. Après-demain (Ndlr ; aujourd’hui jeudi), c’est la délégation française, puis togolaise et Sénégalaise.

Confirmez-vous l’arrivée au FEMUA de tous les invités à cette 3è édition ?
Tout le monde arrive. Le FEMUA n’a pas encore annoncé un artiste qui n’est pas venu. On fait de notre mieux. On prend nos dispositions. Ce vendredi (Ndlr ; demain) arrive la dernière délégation.

C’est à Paris que vous décidiez de lancer la 3è édition du festival. Etait-il important pour vous de faire un premier lancement à l’extérieur puis un second à Abidjan?
Il était important du moment où c’est un festival qui se veut international. Aussi savons-nous que la presse internationale est celle qui se trouve à l’extérieur. Et, généralement, la presse francophone est basée à Paris. Donc, il fallait faire un lancement devant celle-ci pour les permettre de mieux parler du FEMUA sur le plan international. Chaque année, on essayera de procéder ainsi.

Le Chef Nicodème affirmait, lors du lancement au Golf Hôtel, que le village d’Anoumabo est prêt à accueillir la 3è édition. Qu’en est-il à ce jour ?
Vous savez, le FEMUA se prépare jusqu’au jour-J. Quand on est un organisateur et qu’on veut la perfection des choses, il n’y a pas de dates limites. Puisque c’est une action très élargie même le jour-J. On sera là en train de faire des travaux. Anoumabo ne se transformera pas pendant trois ans de boulot. Là, dans le cadre du FEMUA, côté dispositif sécuritaire, tout a été mis en place. Du côté assainissement et profilages des voies, tout est mis en place. Même si le FEMUA devait débuter demain (Ndlr ; hier), à mon humble avis, il n’y aurait pas de problèmes.

Le FEMUA c’est principalement le social. Vous faîtes des dons en dehors d’Anoumabo; pensez-vous que le village en a suffisamment ?
Non. On ne peut pas attendre qu’Anoumabo en profite suffisamment sinon on ne sortira jamais. Parce qu’il y a suffisamment de choses à faire. Mais, nous voulons étendre à la Côte d’Ivoire nos actions sociales et voire, à toute l’Afrique, si possible. Car c’est tout le monde qui en a aujourd’hui besoin. Cependant, le festival en lui-même a lieu à Anoumabo pour symboliser le point de départ du groupe Magic System.

Contrairement aux éditions antérieures, le FEMUA opte cette année pour des invités spécialement africains. Qu’est-ce qui, selon vous, a motivé ce choix aussi particulier ?
C’est le cinquantenaire de 17 pays africains francophones et il faut bien se joindre à cette célébration. Pour moi, il était important de donner cette couleur de cinquantenaire au festival. C’est bon d’avoir invité des artistes de pays frères issus de pays qui fêtent le cinquantenaire de leur indépendance. Et cela peut apporter une autre connotation au cinquantenaire de la Côte d’Ivoire.

C’est une innovation au FEMUA de voir cette année le groupe Magic System ouvrir le festival par un concert live, ce qui n’était le cas antérieurement. Qu’est-ce qui vous a inspiré ?
Il ne faut justement pas rester dans la monotonie où celui qui vient au festival n’attend que Magic System. Il fallait donner un certain équilibre au niveau de la programmation. Il y a aussi le droit d’aînesse qu’il faut respecter même si on est en musique. Cette année, nous voulons donc donner l’honneur à des artistes tels Ismaël Lô, Extra Musica (…) de s’exprimer. Ce sera une manière pour nous de dire bonne arrivée aux festivaliers. C’est pour dire aux gens de ne pas être figé sur le fait que chaque année c’est Magic System qui va boucler le festival. On peut soit commencer, soit boucler.

Le FEMUA va de pair avec l’image de Magic System. En plus d’en être membre, vous êtes le commissaire général, donc au four et au moulin. N’est-ce pas trop de charges ?
C’est vrai, c’est trop de charges. Mais, en même temps, j’ai la chance d’avoir une bonne équipe d’une trentaine de personnes qui travaille en commission et qui m’aide dans toutes les tâches. Je ne suis là que pour faire la coordination entre les commissions. Tout se passe bien. Ce qui me plaît, c’est que tous ceux qui ont commencé à travailler avec le FEMUA sont à leur première expérience. Ce sont des personnes qui ont appris sur le terrain, qui connaissent les vraies réalités du terrain et qui, aujourd’hui, sont fiers d’avoir contribué à la pérennisation du festival.

Le FEMUA, c’est aussi une histoire à partager. Comment est née l’idée du Festival d’Anoumabo ?
On a eu la chance de participer à de grands festivals où on a vu comment les festivaliers étaient heureux de savoir que c’est un des fils de leur village qui leur a fait voir tous ces artistes invités. Alors, on s’est dit pourquoi pas nous ? Si on va en France, je crois que c’est pour acquérir de l’expérience et pouvoir s’en servir afin de développer son pays. On a vu qu’il y a beaucoup de personnes comme les U2 et bien d’autres qui faisaient des festivals chez eux. Nous avions voulu en faire de même, pour donner une petite contribution à l’évolution; Même s’il y a des difficultés à faire croire à la crédibilité de ce festival et avoir du soutien matériel et financier.

Après avoir essayé et réussit à imposer aujourd’hui le FEMUA, avec du recul, quel sentiment vous anime en tant qu’organisateur ?
C’est un sentiment de joie. Parce qu’en trois éditions, je crois que ça apporté un plus à Anoumabo sur le plan humain et social. Avant, les gens avaient honte de dire : « je vis à Anoumabo ». Aujourd’hui, ils sont fiers de parler d’Anoumabo et de dire : « je viens d’Anoumabo ». C’est un combat de psychologique qu’on a gagné. Parce qu’avant, Anoumabo avait une vilaine image. Il fallait qu’on lui donne une belle image. Pour nous, avec du recul, même si nos objectifs ne sont pas atteints à 100%, je crois qu’il ya une avancée notable.

Le festival d’Anoumabo, organisé par des fils du village, a sans doute donné des idées ailleurs. Certains quartiers, à l’exemple de Gbatanikro, célèbrent leurs fils, artistes comme vous ? C’est pourquoi je dis qu’on est content. Si notre exemple peut être suivi par d’autres, je crois que c’est bon. On n’a pas le monopole de la reconnaissance! Le fait que le FEMUA fait savoir à d’autres personnes que souvent il faut retourner en arrière, c’est aussi un objectif qu’on voulait atteindre.

La carrière de Magic System c’est aujourd’hui beaucoup de distinctions et de disques d’or et platines. Quand vous débutiez, quels objectifs vous fixiez-vous ?
Quand on commence quelque chose, on ne se donne pas une limite. Chaque album qui sort ou chaque tournée est un nouveau défi. Et, on a la passion de vivre et relever ces défis que nous affrontons. Le nombre de disques d’or et de platines ne compte pas trop dans la carrière d’un artiste. Mais, c’est de pouvoir rester dans une logique et, durant sa carrière, pouvoir marquer d’une pierre son passage.

Quand vous débutiez le FEMUA, vous ne vouliez pas de partenaires. Vous préfériez financer sur fonds propres. A la deuxième année, des structures s’associent au festival…
Oui, personnes, ne fait ce type de festival sans vouloir de partenaires. Mais, au début, il a fallu qu’on aille de nous-mêmes pour donner une certaine crédibilité à la chose. Pour montrer que ce n’était pas à but lucratif mais, plutôt de bonne foi car c’était le sens de citoyenneté qui nous animait. Dieu merci, aujourd’hui, les partenaires ont commencé à croire et à s’aligner avec nous sur ce projet. Sinon, ce n’est pas que nous n’avions pas contacté, à la première édition des partenaires. Mais, chacun des partenaires voulait nous voir évoluer avant de nous envoyer son coup de pouce. Avec les moyens que nous avons, nous avons réussit à faire un beau festival à la première édition. Pareille à la deuxième édition. La troisième suscite plus d’engouement que les précédentes éditions. Et je crois qu’au fur et à mesure, le festival prendra de l’ampleur.

A la première édition, l’ONG ABCD a promis faire un don à l’hôpital d’Anoumabo. Trois ans après, l’acte n’est pas encore joint à la parole. Quel commentaire ?
Oui, cela m’a même mis en confrontation avec le village. Parce que cela fait deux ans que la promesse a été faite. Et jusqu’à maintenant, rien. Quand un partenaire dit qu’il fera un don, on ne peut pas lui courir après. L’Association ABCD a décidé de faire venir des lits, on attend, quand le don nous parviendra, on informera tout le monde. Ça fait deux ans, je dirai même que je suis remonté contre l’Association ABCD.

Lors du lancement au Golf Hôtel, l’explication que vous donniez sur votre faux bond au Festival International du Zouglou, loin de convaincre certains fans, semblait cacher des non-dits. Pourquoi n’étiez-vous pas au FIZ ?
J’ai dit et je le dis à nouveau : j’étais confronté à un problème de calendrier. En plus, j’étais avec un sponsor qui, lui, était opposé au sponsor du FIZ. Ce qui ne me permettait d’évoluer au FIZ. Ce n’était pas évident. Et cela, je l’ai fait comprendre aux organisateurs du FIZ.

Rassurez-vous que c’est sans autres explications ?
(Ndlr, Après avoir acquiescé). C’est sans animosité, sans rancune. Je m’entends très bien avec les organisateurs. Et nous sommes d’accord ainsi.

Le public, comme à chaque édition, attend beaucoup de cette troisième édition. Que leur réservez-vous ?
Quand on décide de repousser la date d’un festival, je crois que c’est pour prendre des dispositions meilleures. Les fans verront que le FEMUA a grandi. Ce sera un grand FEMUA qu’on va donner. Déjà, les années précédentes, nous n’avions pas les moyens. Aujourd’hui, nous les avons. On a eu le soutien de tout le monde, du Président de la République, du Premier Ministre ; donc c’est vraiment un vrai festival qu’on va donner pour présenter l’image de la Côte d’Ivoire musicale.

Ce report a-t-il été, en des endroits, préjudiciable pour vous ?
Non. Tout ce que Dieu fait est bon. Laissons au temps de nous permettre de bien faire les choses dans le temps. Anoumabo était en assainissement, l’espace n’était pas prêt. On ne pouvait pas faire venir des étrangers dans ce brouhaha. On a ainsi reporté à juin. Ce qui a pu nous permettre de faire le reprofilage de tout le village et accueillir, dans de bonnes conditions, les festivaliers. Aujourd’hui, c’est chose faite. On n’a rien à craindre.

C’est la saison pluvieuse en juin, ne craignez-vous pas cet aléa ?
En toute chose, il faut être optimiste. On ne peut pas vouloir faire toutes ces bonnes choses pour des populations et que le bon Dieu lui-même ne nous apporte pas la clémence du temps. Je m’aligne sur cette réflexion et je me dis qu’il fera très beau à Anoumabo pendant ces trois jours.

Avec le partenariat de L'Intelligent d'Abidjan / Réalisée par Koné Saydoo

Jeudi 3 Juin 2010
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