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Industrie cosmétique : Tout sur un business qui a encore la peau dure


Industrie cosmétique : Tout sur un business qui a encore la peau dure
La dépigmentation a des conséquences néfastes sur la santé. Elle est devenue un phénomène de mode dans notre pays. Malgré la multiplication de la sensibilisation, le phénomène croît et semble avoir encore de beaux jours devant lui pour des raisons commerciales et pécuniaires car il s’agit du commerce lucratif des produits éclaircissants.
Se décaper la peau n’est pas un phénomène nouveau. Pour dame Andoh Léontine, « ce phénomène de la dépigmentation date de la période des années 1960 à 1970. Les femmes noires, voulaient ressembler aux femmes blanches. Au départ, elles se lissaient les cheveux et après on est passé aux soins accords à la peau».

Trouver des produits cosmétiques ne nécessite pas de grands efforts à Abidjan.

Chaque quartier ou sous-quartier de la capitale économique, compte une boutique, un magasin ou une table où l’on peut se procurer des produits pour les soins de la peau (huile, savon, lait, crème, pommade, lotion) et les soins capillaires (défrisant, démêlant, shampooing). Ce phénomène ne met pas en reste les hommes qui ont également cédé au charme des pommades, crèmes, défrisants et autres produits éclaircissants.Une situation qui assurément fait le bonheur et « les affaires » des commerçants. En dépit des différents motifs évoqués, le phénomène de la dépigmentation ou « tchatcho » est bien réel à Abidjan et semble encore avoir de beaux jours. Lazard Koly, un ingénieur est lui formel sur la question. Selon lui, « ce phénomène vient juste alimenter les conversations, c’est un gros marché ».Il compare la dépigmentation au phénomène de la drogue. Pour lui, «toutes les femmes veulent être blanches, vous voyez une femme africaine noire aujourd’hui, le lendemain par coup de magie elle devient claire. Car on encourage cela. Regardez par vous-même tous ces panneaux d’affichages, qui font la promotion du teint clair. Ces affichages ont un coût, ce n’est pas gratuit.
Les produits de beauté incitent à la dépigmentation et ont tous la dénomination, white (ndlr : blanc en anglais), clair, en tout cas tout ce qui signifie clair se vend à Abidjan ». Lui emboitant le pas, Charles Koné, comptable de profession indique pour sa part que « les africaines sont complexées et veulent à tout prix ressembler aux stars du cinéma ou du petit écran. Ces stars du petit écran ne sont pas toujours des modèles pour la beauté africaine.
L’industrie des produits décapants rapportent beaucoup. S’agissant des hommes qui s’adonnent à la dépigmentation, il poursuit que « cela est regrettable, les femmes veulent plaire aux hommes en se décapant le plus souvent, mais pour les hommes, j’ai du mal à comprendre. C’est une question de liberté et de choix », conclut-il.

Un commerce en plein essor

Aby cissé, une adepte de la dépigmentation fait savoir qu’elle se décape « par plaisir, et non pour faire plaisir aux hommes ». Ce point de vue d’Aby n’est pas fait pour déplaire au demi-grossiste du grand marché de la commune d’Abobo, M. Camara, gérant d’un magasin de produits cosmétiques. Il nous explique que « les produits cosmétiques marchent et rapportent de l’argent, surtout les décapants et les produits défrisants.
Les femmes aiment bien prendre soins d’elles, donc notre clientèle est garantie. J’ai moi-même grandi dans ce commerce, j’ai 22 ans aujourd’hui et imaginez-vous que ma mère a commencé ce commerce avant ma naissance». Un autre, rencontré au marché Gouro d’Adjamé confirme que « des produits cosmétiques vendus, les produits éclaircissants et les défrisants sont les plus sollicités ».Puis, ajoute : « Pour les bénéfices, je ne me plains pas en tout cas. La vente de ces produits m’a permis d’avoir plusieurs réalisations ici en Côte d’Ivoire et dans mon pays d’origine le Mali où, j’ai également un magasin de produits cosmétiques».Pour lui il sera difficile d’éradiquer le phénomène de la dépigmentation tant ce commerce est profitable à plusieurs personnes. A l’en croire, certaines femmes en font leurs choux gras et sont par ailleurs devenues des expertes chimistes de la composition des crèmes éclaircissantes dont elles seules ont le secret. « N’ayant aucune formation en pharmacie ou en chimie, elles misent sur les produits ayant un fort taux d’hydroquinone. Un composant chimique dont l’action très corrosive sur la peau garantit un résultat rapide », nous a confié Agnès, fabricante de produits décapants qui vend ses compositions à « des prix un peu élevé (5.000F CFA à 10.000F CFA en fonction de l’efficacité du produit) ».

Les dangers encourus selon les médecins

De l’avis des experts médicaux, la dépigmentation a d’énormes conséquences notamment, des problèmes cutanés sévères, des brûlures graves, des infections sous cutanées, des odeurs insupportables, de larges vergetures avec une perte de la capacité de régénération de la peau. Pour M. Maïga, dermatologue, en plus des conséquences précitées, « l’affaiblissement de la peau, qui ne peut plus lutter contre les agressions, entraîne des conséquences graves, voire même des risques de cancer. Avec l’utilisation répétée des corticoïdes, il peut survenir des teignes sur le cuir chevelu. Pour des cas très graves, la dépigmentation peut amener la mort à travers par exemple la peau qui ne se cicatrise pas durant une césarienne chez la femme ».
Selon lui, cette pratique de la dépigmentation peut favoriser un risque accru de diabète et d’hypertension artérielle, ainsi que des complications rénales et neurologiques. Enfin, chez la femme enceinte ou allaitante, ces produits exposent l’enfant à venir à des risques toxiques.

Les précisions d’un industriel dans le domaine du cosmétique


Joint par nos soins, un responsable au niveau d’une industrie cosmétique de la place qui a requis l’anonymat nous a indiqué d’un ton ferme que « sa structure remplit toutes les conditions d’autorisation et de commercialisation des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle. Nous n’avons donc pas de problèmes avec qui que ce soit. Nous répondons aux attentes des femmes, ce n’est donc pas notre faute si certaines en abusent ».

In L’Intelligent d’Abidjan
Mardi 22 Juillet 2014
La Dépêche d'Abidjan



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