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Guinée: l'excision, entre croyance et tradition

Harcèlement, menace, ostracisme. Les filles non excisées subissent le courroux des traditionalistes. Et certaines excisées sont à jamais marquées dans leur chair.


Guinée: l'excision, entre croyance et tradition
Mariam Camara a, contre vent et marrée, réussi à échapper à la pratique et elle est fière de ne pas être excisée. A 22 ans, la jeune femme n'a pas connu l'excision. Grâce au combat de sa mère qui l'a fait sortir du pays en cachette. Elle dit être épanouie malgré ce que peuvent imaginer certaines personnes dans son entourage.
« Quand j'avais 8 ans, ma grand-mère est venue à la maison expliquer à mes parents qu'elle doit m'amener au village pour y être excisée. Ma mère a refusé. Mon père a essayé de l'arrêter, mais elle lui a dit :'' tu connais les problèmes de santé auxquels je suis confronté à cause de cette pratique insensée. De toutes les façons, que tu me soutiennes ou pas, je me battrais jusqu'au bout pour que ma fille ne soit pas excisée'' ».

A cause de sa prise de position, la maman de Mariam a été harcelée et menacée dans sa famille et la communauté. « Pour eux, c'était inacceptable. Alors ma mère m'a envoyée en cachette au Sénégal chez des amis. » Aujourd'hui, Mariam vit en France et veut mener un combat contre l'excision en créant bientôt une association.

Prévalence

Contrairement à Mariam, Binta Diallo elle n'a pas pu échapper à la tradition. Cette dernière a été excisée et en porte encore les séquelles. « J'avais 7 ans. Sans me prévenir, on m'a déposé un beau matin chez la sage-femme. Peu après, je suis tombée très malade. J'ai eu des hémorragies et beaucoup de fièvre. La plaie a mis du temps à guérir, près d'une année, sans que personne ne se soucie de ma santé. Ma tante mettait de l'eau chaude chaque matin pour soi-disant désinfecter. Je suismaintenant mariée avec un homme que j'aime, mais j'ai toujours des infections qui, selon le médecin sont liées à l'excision, » raconte la jeune femme.

La pratique des mutilations génitales féminines (MGF) est toujours une réalité en Guinée. Malgré les efforts conjugués des ONG féminines, des institutions internationales et du ministère de l'Action sociale, la Guinée arrive en deuxième position, juste après la Somalie, avec un taux de prévalence de 96%, selon les données statistiques de la dernière enquête de santé menée en 2003.

Le taux d'excision est de 94% chez les filles de moins de 15 ans et de 97% chez les filles et femmes de 15 à 45 ans. En Basse Guinée, ce taux est de 100%. Il est de 99% en Moyenne Guinée et en Haute Guinée et de 88% en Guinée Forestière. Malgré l'interdiction légale, 31% des excisions sont pratiquées dans les hôpitaux et 61% dans les communautés.

Cependant, l'association Mères et Enfants (AME) note des avancées considérables dans la lutte contre la pratique. Plusieurs communautés, dont plus de 64% en zones rurales, continuent de faire exciser les jeunes filles avec du matériel non stérilisé ce qui représente un risque élevé de propagation des maladies infectieuses.

Couloir

Selon la directrice nationale de la promotion féminine et du genre, Marie Touré, des documents juridiques sont élaborés pour sanctionner les exciseuses. « On a élaboré un plan stratégique national qui a regroupé tous les acteurs », dit-elle. Son département a noué des partenariats avec des institutions nationales et internationales depuis plus de 15 ans et la coalition nationale de Guinée pour les droits et citoyenneté des femmes (CONAG-DCF) œuvre sur le terrain avec des ONG.

Les résultats de la lutte sont cependant encourageants, selon la présidente de l'association Mères et enfants (AME) Binta Nabé. Dans les régions de Boké et Kindia où intervient son association, environ 396 villages ont été sensibilisés et se sont engagés à arrêter l'excision.

« A ce jour, beaucoup de femmes ont pris conscience des dangers des MGF. Peu à peu les villageois écoutent, en parlent et s'approprient des conseils », déclare Binta Nabé qui ajoute que pour l'année 2015, son association compte couvrir 221 villages supplémentaires. Une fois la sensibilisation effectuée auprès de la population, l'AME crée dans les villages des foyers sans excision, pour maintenir les rituels d'initiation, mais sans l'aspect biologique, ajoute Mme Nabé. Une méthode pacifique que partage Lamine Camara, chef du département de sociologie à l'université Koffi Annan de Guinée. Pour lui, il faut passer par le couloir de la culture en impliquant les leaders d'opinion de chaque communauté, sans faire un jugement négatif, en disant par exemple, « ce n'est pas bon, il faut arrêter. »

Autres facteurs et non des moindres pour combattre l'excision : la mise en place de l'Office de protection de l'enfance et du genre, la publication d'un guide d'assistance juridique et judiciaire sur les violences basées sur le genre, disponible à l'Association Mères et Enfants et un numéro vert (116) pour dénoncer les violences.

Tolérance et loi

Selon Me Doumbouya, avocat, la loi L/2000/010/AN du 10 juillet 2000 indique en son article 13 que les actes attentatoires aux droits en matière de santé sexuelle sont incriminés et pénalement réprimés. Cette interdiction de l'excision a été confirmée par le législateur guinéen, dès la loi L/2008/011/AN du 19 Aout 2008.

Tout acte de cette nature est puni d'un emprisonnement de 2 à 3 ans et d'une amende de 300. 000 à 1 million de GNF. Si la mort s'ensuit, les auteurs sont punis de la réclusion criminelle, de 5 à 20 ans.

Malgré cette loi, les femmes continuent la pratique ; et les poursuites judiciaires sont très rares, soutien l'avocat. Pour maître Doumbouya, la tolérance prime sur la loi, car il reste difficile de trouver une famille musulmane qui soit contre l'excision. « Beaucoup estiment qu'une fille qui n'a pas subi cette pratique a peu de chances d'avoir un mari. Ils considèrent que c'est la honte pour toute la famille vis-à- vis de cette communauté, » souligne-t-il.

En ce qui concerne les problèmes sanitaires liés à la pratique de l'excision, le docteur Ousmane Soumah affirme que les lames et couteaux transmettent souvent des maladies sexuellement transmissibles et sont à l'origine d'infections. « Des filles excisées sont marquées. Elles souffrent d'infections, de stérilité ou de dysfonctionnements. Pour les femmes ayant subi l'ablation totale du clitoris, l'évacuation de l'urine et l'écoulement du flux menstruel ne se font que difficilement. L'excision est aussi à l'origine de complications lors des accouchements. Beaucoup trouvent la mort dans la douleur. On ne dispose pas de chiffres de décès liés à l'excision, » raconte le médecin.
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Dimanche 19 Juillet 2015
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