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Guinée / Lansana Kouyaté président du PEDN, à propos des fraudes massives lors du scrutin du 27 juin: ‘’Si le vote est perverti, le peuple va réagir’’

Trois jours après le scrutin du 27 juin 2010, la Commission Electorale Nationale Indépendante de la Guinée hésite à donner les résultats provisoires comme le prévoit la loi électorale, surtout à cause des nombreuses irrégularités qui ont entaché ce vote qui s’est fait pourtant dans le calme. Dans cet entretien accordé à l’IA, le président du Parti de l’Espoir et du Développement National, l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté revient sur l’histoire de la découverte des machines à fabriquer des bulletins fictifs.


Photo : DR
Photo : DR
M. le président, quel est votre avis sur le déroulement du scrutin du dimanche 27 juin 2010 ?

Apparemment les gens ont voté dans le calme et il n’y a pas eu de heurts dans les bureaux et j’ai remarqué une forte mobilisation des jeunes et des femmes pendant la première phase, c’est-à-dire la phase du vote. Dans le décompte, on constate qu’il y a eu bourrages d’urnes. Là où il y avait 200 votants, on se retrouve parfois avec 400 à 500 votants. Cela est de nature à pervertir totalement tout ce que les militants et les citoyens, usant de leur droit de vote, ont pu faire comme vote. J’ai toujours dit que l’après élection est plus difficile à gérer que le vote. Et c’est ce qui est en train d’arriver. Il y a eu des endroits où on a découvert des machines à fabriquer des bulletins de vote. Ce cas a été signalé tout comme celui des personnes proches de certains qui se sont faits habiller dans des tenus de la CENI pour aller collecter les bulletins de vote, en mettant là-dessus des chiffres qui ne correspondent pas du tout au décompte qui a été fait. Je ne citerai le nom de personne, mais j’ai peur que tout ne dégénère. Parce que le peuple guinéen a voté sereinement, mais si on pervertit son vote, ça risque de l’emmener à réagir.

Allons-nous vers une annulation du scrutin ?

Je n’en sais rien, mais sur les 24 candidats, il y au moins 15 qui sont en train de se retrouver pour dénoncer les fraudes massives. A Siguiri, Kankan, Matam, Kaloum et Dixinn tout cela a fait l’objet de fraudes et aujourd’hui les partis politiques candidats sont en train de réagir. Ce que j’ai cité n’est qu’un échantillon de la fraude sans compter le cas de Labé où il y a aussi eu des cas de fraudes.

N’est-ce pas une manière de favoriser le retour des militaires au pouvoir ?

C’est un véritable nœud gordien, parce que les militaires ont dit aux civils de bien faire attention. Comme quoi, qu’ils ont fait leur travail et par conséquent, nous devons faire le notre. C’est-à-dire organiser des élections transparentes. Au cours d’une émission télévisée, j’avais dit qu’il ne faudra pas que ça soit comme le chapeau du magicien où on met le pigeon pour le transformer, à la sortie, en mouchoir. Donc c’est ce à quoi nous sommes en train d’assister. Souvent ce sont les civils qui sont responsables de l’arrivée des militaires au pouvoir.

Vous êtes le père des panneaux solaires à Conakry et des cars de transport en commun communément appelés ‘’Bus Kouyaté’’. Si vous êtes élu quel sera votre priorité ?

Dans un premier temps, il faut lutter contre la vie chère. Il y a beaucoup de guinéens qui ne mangent pas aujourd’hui à leur faim. Il faut tout faire pour lutter contre l’inflation, ramener les prix où ils étaient quand je quittais la primature, parce que c’était des prix abordables. Les prix des denrées alimentaires sont devenus insupportables. La priorité des priorités, c’est de s’attaquer à la montée des prix par une gestion rigoureuse de la monnaie. L’économie guinéenne est extravertie, nous dépendons plus de l’importation que de la production interne. La santé, l’emploi jeunes et la politique sectorielle font également partie de mes priorités.

M. le président en cas d’un second tour, comme les choses se dessinent, seriez-vous prêt à faire une alliance ?

Oui, les alliances se feront et elles se jouent entre les deux tours. Attendons d’avoir les résultats du premier tour, car une alliance ne se fait pas comme ça, au hasard. On tient compte du pourcentage et du programme minimum que vous pourrez avoir ensemble. C’est sur ces deux notes que se joue une alliance.

Quels sont aujourd’hui vos rapports avec les autres leaders politiques Guinéens ?

Nous entretenons de bons rapports et on ne peut pas avoir les mêmes rapports avec tous les leaders politiques. Mais globalement, j’ai de meilleurs rapports avec l’ensemble des leaders des partis politiques.

Avez-vous confiance aujourd’hui au Président de la transition, Sekouba Konaté ?

Entre Sekouba et moi, il n’y a que des preuves de confiance. Lui, il en a suffisamment donné et n’eût été sa volonté et surtout son entichement pour la démocratie, il n’allait jamais pouvoir résister aux pressions qui ont été exercées sur lui pour qu’il reportât les élections. Il a tenu à respecter son engagement et je crois que cela m’inspire déjà confiance.

Quels souvenirs gardez-vous des présidents Lansana Conté et Dadis Camara ?

Tournons la page du passé et regardons vers l’avenir. Chaque président qui vient, a du bon comme il a du mauvais, car l’homme n’est jamais parfait. Le président Conté a préservé l’intégrité du territoire. C’est sous son règne que la Guinée qui avait été envahie à un moment donné par les rebelles, a été débarrassée de ces gens-là. Alors que le Liberia est tombé, la Sierra Léone la même chose et la Côte d’Ivoire a été déchirée, mais l’intégrité territoriale de la Guinée a été préservée et on lui doit cela. Nous sommes allés d’un centralisme de la première République à un libéralisme totalement débridé. Ce qui a emmené tout le lot de corruption que vous connaissez. Le président Dadis est venu à moment où il fallait venir. J’ai été l’un des premiers leaders à dire que c’était le passage obligé. S’il ne venait pas, ce serait la continuation du régime de Conté sans Conté. Alors que le mandat de l’Assemblée Nationale a avait déjà expiré. On lui doit ce rôle de pionnier qu’il a joué pour avoir été désigné par ses camarades de prendre la tête de ce mouvement qui s’est appelé CNDD. Bien naturellement, le reste a été moins bien brillant parce qu’il a enregistré sous la pression, beaucoup de dégâts notamment au cours des évènements du 28 septembre.

A cause de l’inflation qui est de plus en plus galopante, bon nombre de vos concitoyens souhaitent une intégration monétaire sous régionale. Est-ce votre avis ?

Je trouve cela défavorable, même si l’inflation est galopante. Mais il n’est pas dit tout de suite que c’est en allant à la zone UEMOA que l’inflation cessera. La preuve est qu’aujourd’hui, l’inflation sévit dans les pays de l’UEMOA. Je ne crois pas que ça soit la rationalité même la raison de notre intégration à l’UEMOA. Il y a des raisons beaucoup plus fortes encore. Beaucoup de nos produits sont exportés dans les pays de l’UEMOA, parce qu’il y a un différentiel positif en faveur du taux d’échanges CFA contre Franc guinéen. On ne va jamais en intégration sans faire d’abord la toilette de sa propre économie, sinon vous subissez les conséquences de l’intégration sans en avoir les bénéfices. N’oubliez pas que la deuxième zone monétaire était déjà en chantier. J’ai été le père du lancement de cette deuxième zone et un jour où l’autre, j’expliquerai pourquoi et dans quelle circonstance, l’UEMOA a fortement contribué à la création de cette deuxième zone avant qu’il n’y ait une intégration entre les deux zones.

Quelle est cette zone ?

C’est la deuxième zone monétaire qui a son siège à Accra avec son institut de mission à laquelle la Guinée a adhéré. L’idée c’était qu’on en vienne à deux monnaies. C’est toute une histoire et un jour j’écrirai là-dessus, parce que ça connu tellement de négociations, qu’il faut bien que je le révèle au grand jour. Si cela avance bien, je crois que ça serait mieux d’avoir une zone commune pour toute l’Afrique de l’Ouest. En faisant bien naturellement abstraction des barrières de langages

Avec le partenariat de L'Intelligent d'Abidjan / Par Dosso Villard, envoyé spécial
Mercredi 30 Juin 2010
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