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Gadji Céli Saint-Joseph (P.C.A. du Bureau Ivoirien du Droit d'Auteur) : "Nous serons sans pitié avec les pirates."

Président de l'UNARTCI (Union Nationale des Artistes de Côte d'Ivoire), nouvellement élu président du conseil d'administration du Bureau Ivoirien du Droit d'Auteur, Gadji Céli Saint-Joseph a réussi sa reconversion après une carrière footballistique bien comblée, avec à la clé, le titre de champion d'Afrique en 1992. Auteur de plusieurs albums à succès, le prodige de Gadoukou, que nous avons rencontré parle à coeur ouvert des combats qu'il compte mener au profit des artistes.


M. Gadji Céli Saint Joseph (Président du Conseil d'Adminsitration du Bureau Ivoirien du Droit d'Auteur)
M. Gadji Céli Saint Joseph (Président du Conseil d'Adminsitration du Bureau Ivoirien du Droit d'Auteur)
Vous êtes le tout nouveau président du conseil d'administration du Bureau Ivoirien du Droit d'Auteur (BURIDA). Peut-on savoir les raisons qui ont motivé votre candidature à ce poste ?

Il n' y a aucune raison spéciale que celle d'avoir mis en place une union pour défendre les intérêts des artistes de Côte d'Ivoire. Il existait un vide à combler parce que ni l'Etat, ni les usagers n'avaient d'autres interlocuteurs que les responsables du BURIDA. Pour parler des problèmes des artistes on ne savait pas à qui s'adresser. Pour parler aussi de la reforme du BURIDA, on ne savait pas, non plus, à qui s'adresser. On a donc mis en place une union. La RTI avait pris une décision, qui était de faire payer la promotion des artistes à hauteur de 800 milles à 1 million CFA, pour la diffusion de leurs clips et autres. Puisqu'il n'y avait personne pour discuter avec les responsables de la RTI, cela s'est passé comme ils l'ont souhaité. Avec des amis , nous avons estimé qu'il fallait réagir pour mettre en place une union pour que désormais, les institutions, les instances affiliées à la culture aient un interlocuteur. C'est dans ce sens que l'Union Nationale des Artistes de Côte d'Ivoire a été créée. On s'est rendu compte,en effet, que tous ceux que l'État avait mis à la tête du BURIDA ne respectaient pas les artistes, ils ne respectaient pas leur vision des des droits d'auteurs. Nous avons donc voulu prendre les choses en main. A l'Union Nationale des Artistes de Côte d'ivoire, nous avons décidé de positionner un candidat. C'est ainsi que le choix de mes amis s'est porté sur ma personne. En effet, contrôler le Bureau des droits d'auteur, dans le cas de l'UNARTCI, c'est régler, au moins trois quart des problèmes des artistes. Nous avons donc souhaité que la tête de cette structure revienne à l'UNARTCI. C'est ce qui a été fait.

Quelles sont donc vos attributions en tant que P.C.A. du BURIDA?

Je suis le patron de la structure, donc compétent à donner une orientation, une vision, celle du conseil d'administration à cette structure. Après le décret qui a été signé par le président de la République, nous procéderont bientôt par le biais d'une structure, à un appel à candidature pour doter le BURIDA d'un directeur général. Au conseil d'administration, nous allons donner une orientation à la politique de la Direction générale qui va se mettre en place. Dans un premier temps, nous avons recensé les problèmes que rencontre cette structure - il y en a beaucoup ! - Un séminaire a été organisé, pour ce faire. nous sommes en pleine création d'une matrice, qui servira de boussole, pour mettre de l'ordre au BURIDA.

Vous demeurez le président de l'UNARTCI (l'Union Nationale des Artistes de Côte d'Ivoire), ces deux fonctions sont-elles compatibles ?

L'UNARTI et le BURIDA sont deux organisations complémentaires. L'UNARTCI fait du social et défend les intérêts des artistes de Côte d'Ivoire. Le BURIDA, perçoit et réparti les droits d'auteurs. Je n'ai pas l'intention de m'éterniser à la tête de l'UNARCI, mais il faut d'abord mettre de l'ordre dans la maison parce qu'il y a eu une désorganisation à l' approche des élections au conseil d'administration du BURIDA. Certains membres de l'Union étaient nos adversaires. Il va falloir remettre les choses en place. Je céderai ensuite le fauteuil. J'en ai pour cinq ans à la tête de l'UNARTCI, il me reste un an et demi ou deux ans, mais quelqu'un d'autre terminera, sans doute, mon mandat.

Vous avez dénoncé un manque d'argent dans les caisses du BURIDA à votre arrivée. Que s'est-il passé ? Un administrateur provisoire, chargé de la restructuration de la maison avait pourtant été nommé !

On a constaté que les caisses étaient vides. Le BURIDA était déficitaire, les comptes étaient débiteurs. On a trouvé seulement deux millions de franc CFA dans un seul compte, alors que le BURIDA devait plus de 17 millions aux banques !
Malgré la situation de faillite dont nous avons hérité, nous avons payé les salaires qui représentent 90 % des recettes du BURIDA, pendant les quatre mois qui ont suivi.
En vérité, la règle dit que 65% des recettes doivent être réservés aux droits d'auteurs et 35% au fonctionnement de la structure. Contrairement à cela, la direction provisoire mise en place a consacré environs 95 % aux salaires et autres charges.
Nous sommes en train de remonter la pente, de revoir les pourcentages. Parce que le rôle du BURIDA, c'est de collecter les droits d'auteurs des artistes et de les leur rétribuer. Nous avons trouvé une situation catastrophique, donc nous avons décidé de commencer à payer les droits d'auteurs et ce , depuis le 15 septembre 2009.
Aujourd'hui, nous ne sommes plus déficitaires, nous sommes en train de payer nos créances. Nous avons bloqué sur chaque compte un" dépôt à terme". Nous avons rééquilibré nos comptes au niveau des banques et avons de l'argent disponible bloqué sur nos comptes, ce qui nous donne la possibilité d'avoir un découvert, sur chaque compte.
La structure fonctionne donc normalement. On commence à inculquer aux employés du BURIDA, qu'il faut que les normes soient désormais respectées.

En clair, la restructuration ne s'est donc pas faite comme cela se devrait ?

Bien entendu, c'est nous qui sommes en train de travailler dans ce sens. Le système informatique par exemple était totalement défaillant. Nous sommes en train de tout remettre en place, un logiciel de gestion est en cours d'installation. Nous travaillons aussi à l'élaboration d'un nouvel organigramme, parce que le précédent était totalement "hors jeu". Nous allons proposer cet organigramme au nouveau directeur. Tout est à recommencer. Nous allons voir qui des employés mérite ou pas, son poste. Parce qu'il y a une pléthore d'employés. On compte aujourd'hui 120 employés, dans une société qui devrait en employer 40 ou 50.
Vous comprenez pourquoi on a trouvé la société en faillite et pourquoi les droits d'auteurs n'ont pas été payés. L'administration provisoire devait nous conduire aux élections pour essayer de nettoyer les textes du BURIDA, qui ne nous donnaient pas notre autonomie. Bien sûr, nous avons eu notre autonomie, nous avons aussi eu les élections mais tout cela, grâce au président de la République et au Ministre de la culture.

On constate que nombreux sont les artistes qui vivent dans le dénuement, certains perdent même la vie par manque d'argent. Qu'est ce qui explique cet état de fait ?

Les droits d'auteurs n'ont pas été payé depuis 2000. Les droits d'auteurs généraux ont été perçus et n'ont pas été redistribués aux artistes. Donc les problèmes se sont accumulés. Avec l'évolution du phénomène de la piraterie des oeuvres de l'esprit, en Côte d'Ivoire, il ne fallait plus s'attendre à vendre beaucoup d'oeuvres. En plus, avec la crise qu'à connu notre pays, les spectacles se sont faits rares. Le seul recours que les artistes avaient c'était le BURIDA. Ces derniers ont donc accumulé beaucoup de problèmes qui entraînent, toute cette misère, tous ces décès qu'on constate aujourd'hui.
Le décret signé par le président de la République prévoit la création d' une structure à caractère social. À partir du moment où ce décret nous met en place - nous, les membres du conseil d'administration - , nous avons à charge, dans les jours qui suivent de mettre sur pied la structure qui sera la Mutuelle des artistes. Nous allons aussi créer une micro-finance qui va financer les projets des artistes parce que les banques n'accompagnent pas les faiseurs d'art dans leurs projets.
Nous allons donc créer un fond qui va couvrir le volet social de l'action culturelle en Côte d'Ivoire. Nous avons cela en projet, pour que les artistes soient financés et que ceux-ci aillent sur le terrain pour pratiquer leur art.


Ici avec les artistes Dékiss (Sur-choc) et Moses Malonne
Ici avec les artistes Dékiss (Sur-choc) et Moses Malonne

Les structures qui exploitent les oeuvres des créateurs sont- elles aujourd'hui en règle vis-à-vis du BURIDA?

Nous allons mettre de l'ordre dans tout cela. Dans les mois qui suivent, nous saurons qui est en règle vis-à-vis du BURIDA et qui ne l'est pas !
Jusque là, les différentes structures et le BURIDA s'appuient sur des conventions, concernant les droits d'auteurs. Il y a des tarifs forfaitaires qui sont appliqués. La RTI paye par exemple, 40 millions par an au BURIDA, certaines radios sont aussi soumises à un forfait qu'elles reversent. Mais il y a radios qui ne sont pas encore déclarées au BURIDA. On va aller petit à petit vers les uns et les autres pour leur demander se mettre en règle.
De fait, sans les espaces sonorisés (maquis, bars etc.) le BURIDA aurait fermé boutique depuis. Les droits mécaniques ont énormément baissés. S'il n'y avait pas les droits récoltés dans ces endroits sonorisés, les droits de diffusion publique, les droits de séance occasionnelle… on n'en serrait pas là. Dans l'avenir on ira vers le guichet unique parce que les voitures et autres camions utilisent aussi de la musique. Il y a d'autres droits que nous sommes en train d'examiner, notamment les droits sur internet. Cependant, la première grande lutte que nous mènerons sera celle contre la piraterie. Et tenez- vous bien, nous serons sans pitié avec les pirates.

Certains artistes ivoiriens résidant en France, sociétaires de la SACEM, sont aussi membres du BURIDA. Comment sont repartis les droits de ces derniers ?

Il y a des artistes qui ont demandé à la SACEM de leur reverser leurs droits ici en France et qui ont fourni une adresse. Maintenant, ceux qui n'ont donné d'adresse en France et qui sont membres du BURIDA, vont toucher leurs droits d'auteurs versés par la SACEM au BURIDA. Mais on peut toucher les droits en même temps à la SACEM et au BURIDA. Tout dépend de ce que l'on décide.

Des oeuvres produites en Côte d'Ivoire se retrouvent très souvent sur le marché en France. Comment sont gérés les droits des ayants droit qui ne sont pas forcement inscrits à la SACEM ?

Quand la SACEM récupère les droits de ces artistes qui ne sont pas ses sociétaires, elle s'adresse au BURIDA, qui se charge de les répartir à ses membres bénéficiaires.

A quand votre prochain album, tant attendu ?

Il faudra attendre d'ici à trois mois. Je sortirai en mars-avril 2009.

On a appris que vous avez peur des pirates, ce qui explique que vous n'avez pas sorti d'album jusqu'ici…

Ce n'est pas de la peur, c'est une révolte contre ce phénomène. Je peux bien sortir une oeuvre puis vivre normalement, grâce à mes spectacles, malgré la piraterie. Je ne voulais pas sortir une oeuvre avant d'avoir combattu la piraterie. Et comme je suis à la tête du BURIDA, je sais qu'on va combattre ce phénomène dans les jours qui vont suivre. C'est pourquoi je sors très bientôt mon prochain album.

Y a-t-il une loi qui condamne la piraterie en Côte d'Ivoire ?

Oui, nous sommes en train de la corser. Le ministre de la culture a pris une ordonnance parce que le processus allait être très long, si l'on voulait se référer à l' Assemblée nationale. Le dossier est sur la table du conseil des ministres. Aujourd'hui, il faut une condamnation ferme de tous les pirates.

Par Axel Illary
Samedi 26 Décembre 2009
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1.Posté par kodjo bienvenu le 19/04/2010 14:58 | Alerter
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