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Excursions, séjours linguistiques, cours de vacances, boulot de vacances pour étudiants, tournois sportifs... Tout sur les business des vacances scolaires

Les vacances scolaires ne signifient pas que les acteurs de l’éducation et des différentes filières de l’enseignement se mettent en hibernation. Non, cette période est aussi, le moment choisi par certains pour développer une pléiade d’activités plus rentables les unes que les autres. Colonies de vacances accompagnées de séjours linguistiques, cours de vacances ou de rattrapage, contrats pour étudiants, tenancières de maquis, dockers, etc. L’Intelligent d’Abidjan a mené l’enquête pour faire la lumière sur les business qui rapporte gros.


Photo : DR
Photo : DR
Depuis plus de 10 ans, le Club des Amis de Mme Diassé Honorine organise des colonies de vacances et des séjours linguistiques au Ghana, pays anglophones, et dans le cadre du tourisme. Le séjour peut s’étendre jusqu’à Lomé, au Togo. « Il s’agit d’occuper sainement les enfants et les adolescents pendant les vacances et rien que pendant ce moment », indique Mme Diassé. Pour elle, en cette période où les enfants ne sont plus occupés par des activités scolaires et éducatives, il est important pour les parents d’occuper leurs enfants à bon escient. Pour elle, les enfants qui n’ont pas d’activités sont livrés à eux-mêmes et peuvent facilement tomber dans l’oisiveté, source de tous dangers. Les colonies de vacances ont pour objectif de regrouper les enfants afin de les occuper sainement par la pratique d’activités récréatives et éducatives, par l’apprentissage de l’anglais. Toutefois, n’importe qui ne peut organiser des colonies de vacances. Cette activité est gérée et réglementée par le ministère de la Jeunesse et du Sport et de la Salubrité Urbaine. Toute organisation qui veut donc convoyer un groupe d’enfants à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire ivoirien doit avoir préalablement le quitus des services du ministère de Mel Eg Théodore. Le marché est réel et à forte potentialité. D’abord, parce que l’anglais est la langue la plus parlée au monde et tous les parents d’élèves savent que plus leurs progénitures maîtriseront cette langue, plus leur chance d’avoir du boulot dans l’avenir est grande. « Les parents d’élèves, à cause de la mondialisation savent ce qui est vraiment bon pour leurs enfants », assure la présidente du Club des Amis. Surtout quand la plus part des familles n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants en Angleterre, ou autres pays occidentaux. « En moins de six mois, on parle l’anglais. C’est une opportunité que les familles comprennent », a-t-elle affirmé. Mais fait très important explique-t-elle, cette activité est tributaire de la bonne tenue du programme scolaire en Côte d’Ivoire. Tous les bouleversements au niveau du calendrier scolaire sont de véritables crève-cœurs pour les organisateurs des colonies de vacances et séjours linguistiques. « Les grèves intempestives et autres blocages du système éducatif ne nous arrangent pas. Car notre présence dans les pays étrangers tient compte du calendrier scolaire, puisque les élèves sont en vacances au même moment », souligne notre interlocutrice. Pour prévenir les arrêts de cours innombrables à l’école, les colonies de vacances à l’extérieur ont maintenant pris l’habitude d’organiser deux départs. Un départ qui dure un mois et un autre de deux semaines pour les élèves qui ont terminé en retard. Ce sont environ 200 enfants qui partent en colonie de vacances et séjours linguistiques par an au Ghana avec Mme Dassé. Lors de chaque départ, le ministère de le Jeunesse et du Sport intègre un directeur de convoi chargé de veiller à la sécurité et au bon déroulement du voyage et du séjour. Il affecte également des moniteurs chargés de s’occuper de l’animation lors desdits séjours. Elément important, toutes les colonies sont sur la supervision et le contrôle de l’ambassade de Côte d’Ivoire dans le pays de séjour. On ne transige pas avec la sécurité des enfants lors de ces séjours. La sécurité lors des déplacements, la sécurité du site d’hébergement, la sécurité pendant les activités, etc.

Colonies de vacances : 300.000 par enfants, mais l’Etat veille au grain

Selon Mme Diassé, la fixation du prix des colonies est fonction de celle des matières premières et du coût de la vie en général. « Tout coûte excessivement cher. Le prix du carburant qui est en perpétuelle hausse, celui des denrées qui a grimpé. Nous devons adapter cette réalité à nos prix pour fonctionner », assure-t-elle. Pour étendre leur champ d’actions, les organisations souhaitent avoir des subventions. Pour ces organisations, il ne devrait pas avoir de différence entre la manière dont l’Etat s’occupe du sport-largement subventionné- par rapport aux colonies de vacances. Surtout que les deux activités dépendent du même ministère. Participer à une colonie de vacances doublée d’un séjour linguistique coûte 300.000 FCFA par enfant. Alors le compte est rapidement fait. Pour 200 enfants car ce quota est toujours atteint (le premier départ a eu lieu le 31 juillet 2010), on a une recette de 60 millions de FCFA. Si on retire les frais de transport, d’hébergement (dans des écoles) et de nourriture car le shoping étant aux frais des enfants, il y a un bénéfice appréciable. Mais ce ne sont pas seulement les structures privées qui ont le monopole de cette activité. L’Etat en effet, tient absolument à réglementer l’activité des CVL (Centre de vacances et de loisir). C’est pourquoi, le ministère de la Jeunesse organise lui-même des colonies d’Etat. Cette année la colonie d’Etat se fera à Jacqueville. Selon Mme Laga du ministère de la Jeunesse, ce sont entre environ 150 enfants qui sont attendus. Et chaque parent devra débourser entre 40.000 FCFA et 60.000 FCFA. Une affaire porteuse, surtout quand on sait que les enfants dorment dans des établissements publiques et seuls les frais en nourriture sont assurés par le ministère. On comprend donc pourquoi, les Douanes, les Impôts, et de nombreuses structures privées ou publiques sont sur ce marché de plusieurs centaines de millions de FCFA pendant un mois.

Servantes, restauratrices, dockers, … élèves et étudiants se mettent au travail

Le mois d’août consacre effectivement le début des vacances scolaires en Côte d’Ivoire. Une occasion que certains élèves et étudiants, notamment ceux qui doivent affronter pour l’année scolaire suivante des examens de fin d’année, trouvent opportune pour s’armer à travers des cours de vacances en vue d’aborder dans les meilleurs conditions la rentrée scolaire suivante. En cela, A. Laurent, élève en classe de terminale D au Lycée Moderne d’Abobo 2 suit depuis le mois d’août des cours de renforcement dans ledit établissement. « J’ai décidé de suivre des cours de vacances surtout en mathématiques, en sciences physiques, en SVT, qui sont très importants dans ma série », indique-t-il. Pour lui, c’est le véritable gage permettant d’affronter avec une grande sérénité le baccalauréat. Dans la même veine, K. Aminata en classe de 3ème au lycée moderne de Koumassi déclare qu’elle passera la majeure partie des vacances dans les cahiers. « En raison du BEPC que je dois affronter l’année prochaine, j’ai décidé de suivre des cours de renforcement dans mon établissement pendant un mois et prendre un mois pour me reposer », fait-elle savoir. A côté de certains élèves qui décident de mieux se former durant ces vacances scolaires, d’autres ont décidé de se lancer dans un véritable business de vacances. L’élève Kouamé Koffi Benson, en classe de 3ème a décidé durant ces vacances, d’exercer l’activité de cireur. A l’en croire, il exerce ce métier pour pouvoir soutenir ses parents, dont les moyens sont très modestes, en début d’année. « Ce boulot me permet de me prendre en charge pendant ces vacances et d’aider mes parents pour l’achat de mes fournitures scolaires à la rentrée des classes », déclare-t-il. Mlle K. Mireille qui vient d’obtenir le BEPC a décidé, durant ces vacances scolaires 2010, de se lancer avant la rentrée scolaire 2010-2011dans le commerce ambulant à Cocody Angré. « Je vends des médicaments que me livre une structure où se trouve le stock de plusieurs marchandises », indique-t-elle. Avant de déclarer que son action a pour but de se prendre en charge pendant ces vacances et aussi d’apporter un minimum de soutien à ses parents lors de rentrée scolaire prochaine. Même son de cloche avec Diomandé Oumar, en classe de 3ème. Ce dernier a pour sa part décidé d’épauler des maçons sur des chantiers en construction. Diomandé Oumar exerce donc pour ces vacances le travail «d’aide maçon» sur un chantier situé entre la commune de Cocody et Bingervile. « Ce boulot me permet d’avoir au moins 2000 FCFA par jour, ce qui me permet bien entendu d’avoir 60 000 FCFA par mois », révèle-t-il. Cet argent, poursuit-t-il, l’aide à se prendre en charge pendant ces vacances scolaires. Mieux, ajoute-t-il, « Ce travail que j’ai commencé depuis les vacances dernières m’a permis de régler la quasi-totalité de mes problèmes scolaires au cours de l’année scolaire passée ». Quant à Youan Roseline, élève en classe de terminale, elle a décidé pour ces vacances 2010 de se lancer dans la restauration aux abords d’un grand « maquis » de la place. « Cela fait deux ans maintenant que j’ai démarré ce travail », révèle-t-elle. Puis de poursuivre « Dès le début des vacances, je fais tout pour me trouver une place devant un grand espace afin de proposer de la nourriture à tous ceux qui fréquentent l’espace », affirme-t-elle. Cette action, dira-t-elle, lui permet de soutenir ses parents dans le cadre de l’achat de ses fournitures scolaires et de celles de ses frères et sœurs. « J’arrive grâce à cette activité à soutenir ma famille, très modeste, au niveau même de la nourriture pendant les vacances », ajoute-t-elle. Le travail durant les vacances scolaires est devenu presqu’une institution chez Mlle Kouadio Aya Gisèle, étudiante en deuxième année de BTS communication d’entreprise. Cette dernière, depuis trois ans, s’est lancée dans le métier de servante. « Je vais aider pendant les vacances un couple Libanais, résidant à Marcory, dans ses tâches car ce couple décide d’amener ses enfants en vacances au Liban et fait reposer pendant cette période la servante habituelle », indique-t-elle. Puis de révéler : « Avec une rémunération de 50 000 FCFA, j’arrive à me prendre en charge et à soutenir ma famille pendant les vacances scolaires ». Quant à Cissé Salif, également en deuxième année de BTS Gestion commerciale, il a démarré depuis la fin du mois de juillet 2010, une activité à la zone industrielle de Yopougon. « Je suis dans une entreprise de fabrication de produits pharmaceutiques en qualité de contractuel où tous les deux semaines, je dois normalement percevoir en moyenne 40.000 FCFA », révèle-t-il. Grâce à ce travail, souligne-t-il, il pense démarrer sa deuxième année de BTS sans difficultés majeures. Les élèves et étudiants ne sont pas les seuls à se lancer dans une activité lors des vacances scolaires. Les enseignants aussi ne sont pas en reste des business au cours de cette période. M. B. F, enseignant au lycée moderne de Koumassi fait savoir qu’il s’est lancé, avec l’appui de certains de ses collègues, depuis son arrivée en 2001 dans ce lycée, dans l’organisation des cours de vacances pour renforcer la formation des élèves. « Nous travaillons durant un mois avec des élèves (6ème à la terminale) surtout ceux des classes d’examen moyennant des coûts qui vont de 10.000 FCFA à 20.000FCFA », précise-t-il. Puis de poursuivre en ces termes « Ces cours de vacances me permettent particulièrement de supporter les dépenses qui semblent se multiplier pendant cette période ». Quant à M. D. A., enseignant au lycée moderne d’Adjamé, il nous indique qu’il vient de mettre sur pied un cyber café (salle internet pour navigation) dans son quartier à Yopougon Niangon Sud. « Pendant ces vacances scolaires, je vais m’impliquer véritablement dans la gestion de cette activité, le temps de trouver un gérant pour me soutenir à la rentrée scolaire prochaine », confie-t-il.

Cours de vacances, un marché juteux

A raison de 3.000 ou 5.000 FCFA au primaire et entre 5.000 et 25.000 FCFA au secondaire, ce sont des centaines de millions de nos francs qui sont brassés pendant la période des cours de vacances sur l’ensemble du territoire. Un marché tellement juteux que, toutes les écoles privées ou publiques du primaire au secondaire ont, toutes leurs cours de vacances. « Ce sont des milliards de nos francs qui sont en jeu », pense M. K. Alain, directeur d’école dans un établissement primaire d’Abobo. Pour lui, le désir des parents de voir leurs enfants garder le niveau ou prendre de l’avance pendant les vacances, est le moteur qui fait marcher ces affaires. Le lycée classique d’Abidjan Cocody n’est pas en marge des cours de vacances qui se déroulent durant ces vacances scolaires dans de nombreux établissements de Côte d’Ivoire. Dans cette école d’excellence, les cours de vacances, qui ont démarré depuis le 02 août 2010 sont organisés par un collège de 5 enseignants dudit lycée. Ce sont les niveaux de la première C (15 élèves), de la première D (15 élèves), de la terminale C (30 élèves) et de la terminale D (35élèves), soit un total de 95 élèves qui suivront pendant un mois les cours de vacances en sciences physiques, en mathématiques et en SVT ( Sciences de la vie et de la terre) au lycée classique, moyennant un coût de 25.000 FCFA (5.000FCFA pour les documents (3fascicules et 3 cahiers) et 20.000 FCFA pour l’inscription) par élève. A en croire M. Kamoh Beda, Professeur de Sciences physiques au Lycée Classique de Cocody et membre du collège des 5 enseignants qui organisent ces cours de vacances, chaque élève a 8 heures de cours en mathématiques, et en sciences physiques, 4 heures de cours en SVT, et ce, par semaine. « En sciences physiques, on fera 4 chapitres, ce qui couvre le premier trimestre et le début du deuxième trimestre. En mathématiques et en SVT, on fera respectivement 3 et 2 chapitres », indique-t-il. M. Kamoh Beda poursuit en précisant qu’il (le collège d’enseignants) a décidé de faire les cours de vacances au niveau des classes scientifiques par pure expérience. « Dans le temps, on faisait les cours de la seconde à la terminale, toutes séries confondues. Mais nous avons constaté que c’est au niveau des classes scientifiques de la première et de la terminale, qu’il y avait plus d’élèves. Donc nous avons laissé tomber les autres classes », souligne-t-il. Une action qui, selon lui s’avère très efficace pour les élèves qui font ces cours. « Les trois premières éditions de ces cours ont démontré que plus de 90% des élèves qui ont fait ces cours ont été admis avec brio au baccalauréat », justifie M. Kamoh Beda. Les cours de vacance battent aussi leur plein dans les deux lycées modernes d’Abobo où deux cours de vacances sont organisés. Ces enseignements qui ont débuté depuis le 09 Août 2010 et qui prendront fin le 09 septembre 2010 dans ces deux lycées coûtent 3.500 FCFA pour le premier cycle (6ème à 3ème ) et 5.000 FCFA pour le second cycle (seconde à la terminale) du secondaire. « Dans les classes d’examen, on atteint facilement une vingtaine d’élèves. Dans les autres classes, l’effectif tourne autour d’une dizaine d’élèves », révèle M. F. Inza, l’un des responsables des cours de vacances dénommé « le central » au lycée moderne d’Abobo 1. Quant à M. Iréné Akoi, responsable des cours de vacances au Lycée moderne d’Abobo 2, il fait savoir que c’est en moyenne 200 à 300 élèves qui participent à ces cours dans ledit lycée. « Nous accueillons en moyenne une vingtaine d’élèves », a-t-il commenté. M. F. Inza et M. Iréné Akoi n’ont pas manqué de préciser que ces cours se déroulent avec la caution de l’administration de chaque lycée. « Nous donnons quelque chose de symbolique aux différentes administrations et également aux vigiles desdits lycées » ont-ils ajouté. Notre tournée dans les établissements qui font les cours de vacances nous a conduits au Collège Notre Dame du Plateau où ces cours ont démarré depuis le 05 août 2010 pour s’achever le 05 septembre 2010. Au collège Notre Dame du Plateau, les cours de vacances concernent toutes les classes (6ème à la terminale (A, D, C)) du premier et du deuxième cycle du secondaire. Cet établissement de femmes accepte en plus des jeunes filles, des garçons, venant de différentes écoles, en période de cours de vacances. Nous avons, selon les dires, de M. Bernard Roggers Affi, enseignant de sciences physiques et directeur des études au Collège Notre Dame du Plateau, environ 25 élèves par classe pendant ces cours .Et le coût de participation pour chaque élève qui veut assister à ces enseignements s’élève à 20.000 FCFA. Les matières enseignées dans toutes les classes sont les mathématiques, les sciences physiques, l’anglais, le français. Toutefois la différence se situe au niveau de la terminale où en plus de ces matières, la philosophie est aussi enseignée. Les cours de vacances au collège Notre Dame du Plateau sont organisés et enseignés du lundi au vendredi (8 heures à 12 heures) par les enseignants dudit collège. « Nous prenons les enseignants de notre école pour donner ces cours, afin d’être rassurés que les élèves bénéficieront des enseignements de qualité, contrairement à certains établissements où ce sont les étudiants qui donnent les cours », justifie M. Bernard Roggers Affi tout en relevant que chaque élève recevra à la fin de ces enseignements qui se déroulent sous la supervision de l’administration du Collège Notre Dame du Plateau, un bulletin de fin cours.

Tournois sportifs, Maracana : Des centaines de millions de FCFA brassés

Pendant cette période de vacances scolaires, la plupart des quartiers d’Abidjan et des villes de l’intérieur ont chacun leur ‘’comité’’. C'est-à-dire, un tournoi de football qui réuni des jeunes de 10 à 15 ans. Comme l’explique M. Ba Bi Lucien organisateur de ce genre de compétition, ce qui rapporte de l’argent ce sont les licences que paye chaque joueur. « Un bon tournoi se doit d’avoir entre 16 et 20 équipes qui seront reparties dans plusieurs poules. Chaque équipe est autorisée à avoir une vingtaine de joueurs. Ce chiffre peut volontairement être dépassé. Et chaque licence pour participer au tournoi se vend entre 1000 et 2000 FCFA », nous a-t-il indiqué. Alors pour un tournoi qui compte environ 300 à 400 joueurs, on peut se retrouver côté organisateurs avec des sommes allant de 600.000 à 1.000.000 FCFA. Repartir ces sommes aux centaines voire aux milliers de tournois de vacances qui ont lieu sur le territoire, on image aisément que ce marché est une vraie mine d’or. Surtout qu’il y a toujours des parrains généreux qui veulent associer leur image à ce genre d’évènement dédié à la jeunesse. Pendant un mois, les jeunes se mesurent sur des terrains de sable, de terre ou de bitume, pendant que les organisateurs engrangent de substantiels bénéfices, surtout que ce sont généralement les trois premiers qui sont récompensés. On avait pensé que la période des vacances scolaires est un moment néfaste pour les affaires, étant donné qu’étudiants, élèves et enseignants sont au repos. Mais non, des niches et des secteurs attractifs sont activés pendant ces deux mois pour engranger des gains importants

Avec le partenariat de l'Intelligent dAbidjan / Par Olivier Guédé et R.Dibi


Lundi 23 Août 2010
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