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Exclusif/ Depuis l'exil, Bernard Doza explose et dit tout: "Gbagbo peut sortir de prison et gagner les élections en 2015"


Exclusif/ Depuis l'exil, Bernard Doza explose et dit tout: "Gbagbo peut sortir de prison et gagner les élections en 2015"
Bonjour M. DOZA, plus de trois ans après son accès au pouvoir d’Etat, Alassane Ouattara reste toujours à la barre en Côte-d’Ivoire. Pourtant, bon nombre de personne y compris vous, ne vendaient pas cher sa peau. Explication.

Bernard DOZA : A la place d’un dictateur ordinaire qui fait un coup d’état, Alassane Ouattara a reçu tous les attributs d’un gouverneur colonial. Il a été mandaté par l’impérialisme français, pour organiser dans la violence, la pacification de la Côte-d’Ivoire insurgée, vers la mise en place d’un régime néocolonial, contre le gouvernement nationaliste de Laurent Gbagbo.

Que faut-il faire, alors ?

BERNARD DOZA : Il faut rassurer les partenaires financiers de notre pays, qui ont crû à l’imposteur Ouattara. En leur disant que rien ne sera remis en cause en cas de bouleversement politique en Côte d’Ivoire, sauf que le peuple ivoirien ne veut pas d’Alassane Ouattara comme « Président de la république », sinon il n’y aura pas de paix durable. Cela veut dire que le dictateur du nord n’est pas si indéboulonnable que cela. Car en Afrique noire, surtout dans la plantation française de l’indépendance octroyée, nul président n’est à l’abri d’une action militaire. Et comme depuis le 11 avril 2011, il n’y a plus de remise en cause de la gestion néocoloniale, rien n’est impossible. La présence des armées étrangères qui occupent encore la Côte-d’Ivoire, ne signifie rien. Car l’armée française ne protège pas un pouvoir en place, mais elle regarde comment les intérêts français sont gérés. Ainsi, dans ce nouveau rapport de force qui oppose désormais des indigènes ivoiriens pour la défense d’intérêts français face à un sous-préfet local provisoire qui occupe le fauteuil présidentiel, le semblant d’accalmie peut basculer à tout moment pour un autre choix…

Le FPI, le parti de Laurent Gbagbo traverse une crise ; Le FPI n’est-il pas trop lourd pour Affi ? Ce parti ne souffre t-il pas de l’absence de son fondateur ? Faut-il tourner la page Gbagbo ? Cela est-il normal selon vous ?

Bernard DOZA : Cela est normal dans tous les partis où des hommes ambitieux visent une carrière nationale. Mais la crise au FPI est un feu allumé par certains cadres qui ont été convaincus que Gbagbo ne reviendra pas de la HAYE. Et ils sont aidés en cela par certaines chancelleries occidentales et surtout la France, qui les pousse aux élections pour légitimer le pouvoir d’Alassane Ouattara qui souffre de manque de reconnaissance, sans la caution électorale du FPI. Le FPI n’est pas lourd pour Affi qui est un cadre de la gauche. Mais le FPI qui souffre de la déportation de son leader historique, peine à tourner la page Gbagbo. Au grand dam de certains cadres du parti, qui voudraient tenter leur destin politique aux élections présidentielles. Mais le vrai problème qui se pose à eux, vient du fait que le FPI n’a pas été crée par toute la gauche ivoirienne au lendemain d’un congrès constitutif (comme le parti socialiste français qui a été lancé, après le congrès de toute la gauche réunie à Epinay en 1969).
Le FPI, c’est le parti crée par Laurent Gbagbo et Simone, sur la base de leurs convictions social- démocrates. Or, Laurent Gbagbo et Simone ont été arrêtés en avril 2011, l’un déporté à la HAYE et l’autre dans le goulag du nord, sur ordre de la France de Sarkozy. Dès cet instant, le FPI devient le seul instrument légal pour organiser leur retour en Côte d’Ivoire par le vote du peuple ivoirien, c’est-à dire par les élections. Voilà pourquoi le seul candidat du FPI aux présidentielles de 2015, c’est Laurent Gbagbo contre Alassane Ouattara. Et il appartiendra à la France de libérer Laurent Gbagbo de la prison impériale dès qu’il gagne les élections. C’est une opération politique qui existe déjà de par le monde (par exemple, en Italie où un membre des brigades rouges condamné pour assassinat, dans l’affaire Aldo Moro a été libéré lorsqu’il a été élu député dans sa circonscription. Et au Benin, où le milliardaire FAGBOUN, le directeur de la SONACOP condamné à de lourdes peines pour détournement de fonds, a été gracié dès son élection comme député dans sa circonscription). Sinon, aucun candidat du FPI n’ira aux élections présidentielles de 2015 pour légitimer Alassane Ouattara, le tribaliste président du nord, qui a financé la rébellion depuis 2002 pour empêcher Gbagbo de gouverner.

Aujourd’hui, le FPI n’appartient plus à Gbagbo et Simone, il est devenu un instrument national voire panafricain. D’aucuns disent que le FPI doit s’affranchir de ses membres fondateurs s’il veut vivre. Votre avis ?

BERNARD DOZA : C’est vrai, je connais les textes démocratiques qui régissent le FPI. Où il est écrit qu’un Leader ne sera présenté par le parti, que deux fois seulement aux élections présidentielles, et après il doit céder la place. Ce qui n’est pas le cas au PDCI encore moins au RDR, qui sont des partis antidémocratiques. Mais cette fois, en dehors de l’application de la démocratie interne, il faut d’abord sortir Laurent Gbagbo de la prison. Où l’impérialisme français et la bourgeoisie ivoirienne du RHDP l’ont enfermé, pour avoir créé en novembre 1988, le FPI socialiste dans le but de menacer leurs intérêts en Côte d’Ivoire. C’est cela le véritable débat qui traumatise notre pays au-delà des clivages politiques: Est-ce que la France et les bourgeois du RHDP seraient encore capables de maintenir Laurent Gbagbo à la HAYE, si en tant que candidat du FPI (sans la fraude, qui risque d’être organisée par le RHDP) il est élu par le plébiscite du peuple ivoirien aux élections de 2015 contre Alassane Ouattara ? Puisqu’il est question de savoir qui a réellement gagné les élections de novembre 2010.

M. DOZA, vous avez plusieurs fois dit n’être pas membre du FPI. Et pourtant, vous parlez aujourd’hui de la position que doit prendre le parti avant le prochain congrès prévu par la médiation pour trancher le conflit interne.

BERNARD DOZA : Pour ceux qui ne le savent pas encore, je rappelle que depuis le 03 juin 1984 à Paris, je suis le chargé de la presse et membre fondateur (avec Laurent Gbagbo et beaucoup de camarades), du Mouvement Ivoirien pour les Droits Démocratique (MIDD). Le MIDD, c’est l’ancêtre du FPI qui a vécu jusqu’en septembre 1990 au congrès de Toulouse, lorsque nous étions dans la clandestinité contre le parti unique de Félix Houphouët-Boigny.
Et par conséquent, personne ne peut organiser un coup d’état au FPI au profit de la droite (c’est-à-dire du RHDP) et des intérêts français, sans me trouver en face. Surtout en l’absence de Laurent et de Simone Gbagbo, enfermés dans les geôles du pouvoir français. Et je dis, tant que Laurent Gbagbo sera dans la prison coloniale de la HAYE, il est le candidat naturel du FPI aux présidentielles contre Alassane Ouattara. Et, s’il est élu massivement par le peuple ivoirien comme le nouveau « Président de Côte d’Ivoire» en novembre 2015, il sortira de la Haye automatiquement…Car, aucune juridiction internationale et crédible ne peut garder un élu du peuple grandement plébiscité par son pays, en prison...Et au FPI, celui qui ne voudra pas de cette position ira créer son propre parti pour aller aux élections contre Alassane Ouattara.
La situation de Gbagbo à la CPI. A quelles autres conditions Gbagbo peut-il être libéré ?
BERNARD DOZA : La situation de Gbagbo à la CPI, c’est d’abord un drame politique ivoirien. Car, la déportation vers une prison coloniale pour crime contre l’humanité(d’un président, élu en novembre 2010 et qui a prêté serment devant le président de la cour constitutionnelle)est un dangereux précédent dans l’histoire de notre pays, où les crimes de la dictature qui sont légions, depuis 1960, n’ont jamais eu un début de condamnation verbale. Voilà pourquoi la réaction de la gauche militaire risque d’être imprévisible dans les temps qui viennent… Donc, la question de la libération de Gbagbo, reste suspendue aux lèvres de ceux qui veulent une véritable paix, pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique.

Que voulez-vous dire par la réaction de la gauche militaire ? Est-ce un coup d’état ? Et comment l’armée peut-être de la gauche où de la droite ?

BERNARD DOZA : Non, la gauche militaire ne fera jamais un coup d’état. Elle va libérer notre pays de l’occupation militaire étrangère. Car, c’est dès l’an 2000 que des militaires ivoiriens ont quitté notre armée nationale (sur la question d’une revendication nordiste), pour aller au Burkina Faso, s’entrainer au profit du RHDP, qui est la droite. Ils ont crée après le coup d’état manqué du 19 septembre 2002, les Forces Armés des Forces Nouvelles (FAFN), qui ont fait la « révolution orange »en 2011, qui a installé Alassane Ouattara au pouvoir, au compte de la droite de Côte d’Ivoire. C’est donc normal qu’une autre armée s’entraine au profit de la gauche nationaliste (pour faire la révolution anti coloniale) en vue de rétablir l’équilibre des forces en présence, en installant au pouvoir, un gouvernement de transition, avant d’aller vers la réconciliation nationale.

Hollande est venu récemment en Côte-d’Ivoire. Il a demandé au FPI d’aller à la présidentielle, s’il veut exister. Votre opinion ?

BERNARD DOZA : C’est trop facile. Le premier secrétaire du parti socialiste français, François Hollande, qui a parlé à l’époque de Laurent Gbagbo socialiste, d’aimer trop son pays (la Côte d’Ivoire) pour cela, il l’a jugé infréquentable pour son refus de gérer les intérêts français. Nicolas Sarkozy, au nom de la droite, vient au pouvoir. En 2011, il arrête et déporte Laurent Gbagbo à la Haye pour « crimes contre l’humanité », parce qu’il aime trop son pays et pour cela, il refuse le plébiscite de l’imposture Ouattara. Et en 2014, revient encore Hollande, cette fois, président français, qui dit à Affi N’Guessan, président du parti de Gbagbo, emprisonné par la France : « Allez aux élections si vous voulez exister », c’est toujours le chorus des intérêts français contre la volonté du peuple ivoirien colonisé. Ce sont des discours qui ne nous intéressent plus...
Que pensez-vous de l’entrée du FPI à la CEI ?
BERNARD DOZA : L’entrée du FPI à la CEI recadre l’équilibre des forces d’observations, donc de proposition de résultats électoraux partiels au président du conseil constitutionnel. Mais l’entrée à la CEI ne veut pas dire que le FPI va aux élections avec un autre candidat, en laissant Laurent Gbagbo sur le bord du chemin, dans une course vers le pouvoir politique, qui sert des ambitions personnelles et néocoloniales.

2015 est une année électorale pour bon nombre d’Etats africains surtout de la sous-région ouest –africaine. Avez-vous des appréhensions surtout que des Présidents manœuvrent pour rester au pouvoir ?

BERNARD DOZA : La question de l’accès et du départ du pouvoir en Afrique est un débat qui n’a pas encore été réellement abordé et résolu par l’élite moderne du continent. Il faut un modèle africain qui inspire les consciences en sortant des états généraux de la nation, après la révolution anticoloniale. Car, il faut battre en brèche la conception du pouvoir à vie qui a été construite par les colons européens en Afrique, en s’appuyant sur les pratiques de la chefferie traditionnelle (qui est un suppôt du régime colonial) qui pratiquait le système du pouvoir à vie. Ce système a survécu aux indépendances dans le régime du parti unique qui l’a renforcé. Voilà comment la conception du pouvoir à vie à pris racine dans le mental politique des cadres africain pendant 30 ans. En juin 1990, l’appel de la Baule par le président François Mitterrand pour la remise en cause du parti unique et la réinstauration du multipartisme, n’était pas une révolution pour réécrire les libertés des peuples africains. Les «conférences nationales » organisées étaient plutôt une réplique africaine des états généraux de la révolution française (sans la guillotine), qui venait pour blanchir les dignitaires de l’ancien régime. Donc, l’élaboration politique d’une nouvelle éthique de la gestion du pouvoir africain, qui réduit le mandat, doit provenir d’une nouvelle volonté politique de l’Afrique libre. Parce que la tentation du pouvoir à vie, dont Blaise Compaoré et Paul Biya, sont les exemples les plus détestables pour la nouvelle génération du continent, vient du manque d’une réflexion indépendante du peuple qui limite le mandat présidentiel à au moins 7 ans renouvelable pour faire 14 ans. Ceci pour départager la vision de la chefferie traditionnelle qui prône le pouvoir à vie et celle de l’Afrique moderne qui parle de l’alternance au pouvoir d’état, donc de la limitation du mandat.

Êtes-vous un homme incompris ou un homme du passé et dépassé quand on voit que finalement tous ceux que vous avez « coaché » ont fini mal le pouvoir : Gbagbo, Wade, Compaoré Bozizé, pour ne citer que ceux-là ?

BERNARD DOZA : Je ne suis pas un homme incompris encore moins du passé, au contraire. Parce que vous ne citez pas le président socialiste Abdou Diouf du Sénégal,que j’ai coaché en 1988 et qui a quitté le pouvoir en l’an 2000, en appelant son adversaire Me Abdoulaye WADE au téléphone pour le féliciter dans sa victoire aux élections présidentielles. Et vous ne citez pas non plus Ibrahim Boubakar Kéita que j’ai coaché en 2007 et qui a été plébiscité au Mal pour les présidentielles après l’opération Serval. Il faut bien observer : il y a ceux de la droite (Wade, Compaoré, Bozizé) qui ont suivi un chemin inverse de ceux de la gauche (Abdou Diouf, Gbagbo, Ibrahim Boubakar Kéita). Après Laurent Gbagbo, regardons patiemment ce qui va arriver prochainement à IBK, qui est un nationaliste de gauche, très ombrageux pour la France dans sa vision du MALI.
Mais qui a été choisi à Paris à défaut d’un homme fort sur le terrain, pour neutraliser le puissant capitaine Sanogo, auteur du coup d’Etat contre ATT. En ce moment, je travaille à Cotonou (Benin), l’image du Général Robert Gbian, un nationaliste chrétien, qui sera l’homme du pouvoir (dans l’après, Yayi Boni) aux élections de mars 2016.

Faut-il désespérer de l’Afrique avec les épidémies (Ebola…), les guerres, la mal gouvernance, la dictature ?

BERNARD DOZA : Alors cela veut dire que j’ai quitté la région parisienne en 2008 pour venir vivre l’exil pénible en AFRIQUE, pour rien ? J’ai sacrifié mon métier de journaliste professionnel parisien, que j’ai acquis de haute lutte à la radio et à la télévision pendant 20 ans,pour rien ? Non, je crois qu’il faut revenir vivre l’Afrique pauvre dans les quartiers (avec un bagage intellectuel international) en ayant renoncé à ce qui est le plus cher en soi à Paris pour mieux comprendre l’Afrique et être un bon témoin insoupçonnable. Les épidémies comme Ebola sont des maladies virales dont les souches ont été conçues en laboratoire par des structures parallèles pour tuer massivement en Afrique noire. C’est ce que viennent de révéler (pour la première fois en Afrique) des chercheurs scientifiques du Nigéria, qui ont lancé un défi aux chercheurs américains de prouver le contraire, preuve à l’appui…

Qui a intérêt à ce que les Africains meurent aujourd’hui à grande échelle, par des épidémies et autres calamités ?

BERNARD DOZA : Moi, je ne suis pas dans la paranoïa du complot, mais je parle des faits. Tout le monde le sait, aujourd’hui. Le sous-sol du continent africain est très riche en minerais précieux dont l’occident a besoin pour le futur technologique de sa génération qui attend organiser le départ vers l’espace, dès la détérioration de la couche d’ozone par la pollution industrielle. Alors, il cherche par des moyens détournés à prendre possession du sous/sol africain à travers le génocide par substitution, d’où l’organisation des guerres avec les rébellions suscitées, les épidémies (SIDA, Choléra, EBOLA…) le planning familial (pour freiner le rythme africain des naissances), et maintenant le mariage pour tous (qui légalise l’homosexualité en Afrique), que l’occident impose aux dirigeants du continent noir, avec des promesses d’aide au développement.
Mais, le plus grave, c’est qu’en avril 1988, il ya eu une réunion sécrète à Paris où étaient présents 5 pays: les Etats unis, l’Allemagne, le Canada, le Royaume Uni, et la France. L’objet de la réunion était de réfléchir sur les effets du SIDA, qui à l’horizon 2030, allait dépeupler l’Afrique par une hécatombe humanitaire. On a parlé à cette occasion de plus de 30 millions de morts à venir, qui vont laisser un grand espace vide sur le sol africain. Il fallait donc trouver des populations valides, pour un transfert massif vers le vide africain que le Sida allait créer par la mort. On a donc pensé aux indiens (de l’Inde), aux juifs de la diaspora, aux blancs sud-africains. Des peuples, considérés plus travailleurs que les noirs d’Afrique, pour la mise en valeur prochaine, du continent sinistré. Le compte rendu de cette réunion à été diffusé, par des journaux, dont : Le Monde Diplomatique, l’Express, Le Point, des informations reprises par Me Abdoulaye Wade, dans son livre : Un destin pour l’Afrique, paru en 1992, aux éditons Karthala à Paris. Donc, je ne suis pas surpris. Je regarde les dirigeants africains qui savent que le continent est immensément convoité et qui mènent les populations à l’abattoir pour des intérêts de pouvoir. Parce que l’épidémie Ebola, et même le SIDA jouent sur un registre : la Faim, et à défaut d’un vaste programme agricole pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, on spécule depuis 50 ans sur la gestion du pouvoir et l’apport de la coopération que tout le monde à finalement compris, qu’elle ne viendra jamais en Afrique, dans le refus occidental du transfert de la technologie. Ce qui a permis l’arrivée des concurrents chinois sur le continent.
Aujourd’hui, c’est la malnutrition qui crée l’anémie sur le continent, en diminuant la combativité des globules rouges dans le sang, contre la maladie. A cause de la misère sociale organisée par des salaires insuffisants, la plupart des africains (qui vivent en Afrique), ont difficilement deux repas par jour. Ils apprennent à vivre avec la faim dans le ventre toute une journée, pour prendre un seul repas le soir. Cela secrète des maladies parcellaires que l’hôpital refuse à cause de la privatisation des soins hospitaliers. J’ai été très ému au mois d’août 2014, d’entendre le grand Georges Weah, qui est monté à Paris pleurer à l’antenne de RFI la mort de son pays le Libéria, tué au quotidien par l’assassin EBOLA, en appelant au secours Didier Drogba, Eto’o fils, et Adebayor à venir l’aider pour organiser la mobilisation en vue d’obtenir du matériel médical pour les médecins et le personnel soignants.
Mais tout cela, c’est la dictature africaine aux ordres de l’occident qui le permet, puisque la recherche scientifique est sacrifiée dans nos pays à cause de notre dépendance envers la science et les multinationales de la pharmacie occidentale. Sinon, ces maux peuvent être vaincus par un gouvernement africain responsable, qui ne vient pas au pouvoir pour gérer le pays au compte de l’empire colonial. Parce que la mauvaise gouvernance tire sa vigueur dans la gestion néocoloniale, cheville ouvrière des huissiers de la finance internationale (FMI et Banque Mondiale), qui gèrent la corruption par le tribalisme et l’ethnie. C’est pour cela que le refus de la véritable transparence publique dans la gestion du pouvoir politique est l’apanage des agents coloniaux comme Alassane Ouattara, qui refusent la démocratie pour ne pas se dévoiler, en se drapant de la violence armée comme argument de pouvoir, d’où les conflits et les maladies en perspectives qui dépeuplent le continent africain.
La Françafrique est-elle morte ou est-elle incontournable ?
BERNARD DOZA : La Françafrique, tel que l’agent colonial Félix Houphouët l’a défini en 1956 au congrès de Conakry, c’est un lobby qui puise sa force dans toutes les familles spirituelles de la France, en utilisant des élites africaines initiées spirituellement à la gestion contre l’Afrique. Elle ne peut être morte, quant ont met encore au pouvoir sur le continent, des hommes comme Ali Bongo et Faure Eyadema, qui viennent pour remplacer leurs pères initiés. Quand on peut fabriquer une rébellion en Côte d’Ivoire,avec Guillaume SORO comme leader d’une génération criminelle, contre le combat de la démocratie nationale au profit de l’ethnie et de la région. Comme en Centrafrique, où la Françafrique récupère Michel DJOTODIA à Cotonou, le propulse (à la tête de la Séléka-une rébellion armée) qui organise un coup d’état contre Bozizé, sur ordre de Paris. Et le soir venu, dans la ville endormie, Djotodia laisse des hommes de la Séléka envahir un quartier de Bangui (Boy Rabé), pour y commettre un génocide contre les sudistes chrétiens, c’est ainsi que survient la milice anti-Balakas pour la défense des chrétiens.
Alors, Michel Djotodia en profite et propose la partition du pays entre le nord musulman et le sud chrétien, au compte de qui ? De la Françafrique. Cela se passe aux travers des hommes, des leaders, véritables mercenaires commandités, qui viennent pour tuer. Et qui, une fois la mission accomplie, sont remerciés avec de l’argent, le salaire du crime. Comme Guillaume SORO, qui s’est enrichi avec ses hommes, en cassant les coffres de l’antenne de la BCEAO à Bouaké (sous les yeux des soldats de la Force Licorne), pour faire main basse sur la somme de 44 milliards CFA. Au sommet de N’djamena pour la paix, Michel Djotodia, percevra lui aussi 4milliards FCfa du président Déby (mandaté par la Françafrique) pour se retirer de la présidence du pouvoir centrafricain, et laisser place à un gouvernement de transition à Bangui, en repartant de nouveau en exil à Cotonou. C’est à travers ces hommes (les nouveaux tueurs politiques de l’Afrique) que la Françafrique prospère. Ce sont des faits qui montrent la dépendance du continent, parce qu’on finance et on célèbre ceux qui tuent l’africain dans le plaisir de tuer. La Françafrique mourra avec les nostalgiques de l’empire français, dans la révolution anticoloniale de Côte d’Ivoire.…

Êtes vous si optimiste, pour l’Afrique ?

BERNARD DOZA : Oui, je suis très optimiste pour mon pays la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique. Car, une nouvelle génération de combattants pour la liberté va entrer en scène bientôt pour donner l’espoir de la démocratie à la jeunesse africaine. Dans l’empire colonial français, après l’Indochine et l’Algérie, aucun pays de l’Afrique noire francophone n’a pris les armes contre le colonialisme français, il faut donc en finir, pour l’avenir de notre peuple.

À quand votre retour au pays ?

BERNARD DOZA : Je ne suis plus très loin. Je compte les jours.

Le Monde d’Abidjan : Merci.

Propos recueillis par le Monde d’Abidjan
Mardi 2 Septembre 2014
Lu 523 fois
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