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Enquête express / Réveillon, Fête de Noël 2010 : Le secteur de la coiffure dans l’expectative

A jour J-1 des fêtes, les différents acteurs qui pensaient faire de bonnes affaires au cours de la fête de Noël, pro- mènent, à ce jour, des regards inquiets. L’Intelligent d’Abid- jan a fait irruption dans le mi- lieu de la coiffure.


Photo : DR
Photo : DR
LA CRISE militaro-politique ivoirien- ne n’épargne personne... De plus, depuis la tenue de l’élection prési- dentielle, l’activité économique bat de l’aile. Ainsi, tous les secteurs essentiels ne demeurent pas en res- te. La vente des accessoires de beauté – secteur informel, quant à lui, est aux abois. Au petit marché de Wassakara, dans la commune de Yopougon, le spectacle est ahuris- sant. Des étals de mèches de toutes les couleurs ainsi que des acces- soires cosmétiques et de beauté de tout genre, attendent la clientèle. Les tisseuses et autres commer- çantes roupillent sur le macadam.

TRESSEUSES, TISSEUSES ATTENDENT TÊTES À COIFFER

Quelle chierie, cette affaire ! En ef- fet, elles sommeillent sur leurs tâches faute de têtes à tisser ou à tresser. Par ailleurs, même son de cloche chez Irène Kohoussa, tisseu- se professionnelle et propriétaire d’un salon de fortune dans ledit marché. Constat : à quelques heures de la fête de Noël, la situa- tion reste, dit-elle, précaire. « Les clientes ne sortent pas. Tout le monde constate que le marché est vide. Les gens ne viennent pas vendre. Certains ont commencé carrément à vider leurs magasins », fait-elle l’état des lieux. Les années précédentes, confie la jeune dame, étaient plus prometteuses et pour- voyeuses de ressources financières. « Dès le 1er décembre déjà, on commençait à sentir les choses bouger. L’ambiance était à la fête. Et cela allait jusqu’au 2 janvier de l’année suivante. Pendant les fêtes de Ramadan et de Tabaski, je me souviens que j’ai quitté le marché à 23 heures parce qu’il y avait des clientes à tisser. Même avant les élections présidentielles en Côte d’Ivoire, je quittais souvent le mar- ché à 21 heures. Mais, en ce mo- ment, tout est au ralenti », déplo- re la tisseuse résidant à Yopougon. Faisant le bilan sur ses avoirs de l’exercice 2009, Irène Kohoussa (I.K.) reste très sceptique et circons- pecte. « L’année passée, j’ai eu en- viron cent cinquante mille (150.000) francs CFA comme béné- fices pendant les fêtes de fin d’an- née (Ndlr : de décembre 2009 à janvier 2010). Mais, cette année, avec tout ce qui se passe, c’est très dur. Je ne pense pas avoir dix mil- le (10.000) francs CFA. Les clientes ont peur de faire des achats parce qu’on ne sait jamais de quoi sera fait le lendemain », a regretté amèrement I.K. Celle-ci a profité de l’occasion pour motiver les popu- lations ivoiriennes obnubilées par la torpeur et le découragement. « J’encourage mes sœurs et mes
Le Paradis, chez Miss Plégnon à Angré Petro Ivoire.
Blanche. Chaque jour, Grâce coif- fure reçoit en moyenne une dizai- ne de clientes qui outre la coiffu- re, viennent pour les manucures et pédicure ainsi que les poses vernis. « Le salon offre plusieurs services. Nous habillons nos clientes de la tête aux pieds. C’est pourquoi nous travaillons tôt pour finir tard – généralement entre 20 heures et 21 heures. Les coiffures et le frisa- ge prennent du temps ; c’est dire 30 minutes voire plus quand le mo- del est un peu compliqué. Et 5 à 10 minutes pour l’épilage. Les ongles des doigts et des orteils prennent quant à eux une quarantaine de mi- nutes », a-t-elle précisé. La veille de la fête sera encore plus pénible pour Blanche qui assure qu’il y aura « du monde parce que les femmes aiment apporter une touche à leur beauté à la dernière minute pour être encore plus attirantes ». Sa voisine Nadège, vendeuse de mèches a pu faire le plein de son magasin mais peine à satisfaire la forte demande. «Les femmes ai- ment se faire tresser avec les mèches au quotidien. Mais, avec les fêtes de fin d’année, la deman- de est élevée ce qui fait qu’actuel- lement il n’y a pratiquement plus de mèches», a indiqué Nadège. Les dames, aux dires de la vendeuse, préfèrent les tissages. « A l’excep- tion de quelques rares personnes qui prennent les perruques qui coûtent 5000 Fcfa, les autres choi- sissent les tissages de 3000 Fcfa ou de 5000 Fcfa pour des coiffures qui peuvent tenir aussi longtemps qu’elles le désirent », explique-t- elle. Contrairement à Blanche, Na- dège ferme son magasin à 17 heures pour l’ouvrir à 8 heures du matin. Ce qu’il faut retenir, la si- tuation actuelle de crise empêche considérablement l’émancipation de toutes les activités économiques. C’est pourquoi, tous les acteurs du secteur informel sont unanimes sur le fait que chacun des politiques doit mettre de l’eau dans son vin, pour une résolution plus intelligible de la crise ivoirienne. Afin que les fêtes de fin de d’année soient cé- lébrées dans la ferveur et dans la gaieté frères commerçants à venir au marché parce que ce n’est pas en restant à la maison que vos marchandises seront vendues. Je de- mande aux clientes de venir se fai- re tisser ou tresser. Parce que mal- gré tout, les fêtes de fin d’année auront lieu. Il faut que les gens sor- tent massivement pour faire leurs achats ».

L’AMBIANCE DES FÊTES CONDITIONNÉE PAR L’ARGENT... ET LA PEUR DU LENDEMAIN

Une même préoccupation qui est partagée par Cynthia Gba, une coiffeuse. Solidement adossée à son expérience longue de dix (10) ans de pratique effective dans le métier de la coiffure, la domiciliai- re au quartier Maroc sis à Yopou- gon est sans équivoque. « On ne sent rien à Yopougon. L’année passée, on n’était pas dans la peur. On ne sent pas l’ambiance de la fête parce qu’il n’y a pas d’argent », fait-elle remarquer. Et de pour- suivre : « Du 1er décembre 2009 à janvier 2010, hormis mes dépenses, j’ai eu cinquante (50.000) francs CFA comme bénéfices ». Cynthia justifie cependant le manque d’en- gouement de la clientèle par la peur éprouvée par les populations. « Il ne faut pas avoir peur. Il n’y aura rien. Que les jeunes filles viennent se faire tresser, il ne faut pas qu’elles aient peur », a-t-elle
conseillé.

EFFET DE CRISE SUR LE SECTEUR

La vingtaine révolue, Guizé Serge Parfait, commerçant et distributeur de mèches à la Riviera 2, dans la commune de Cocody, dit bayer aux corneilles en se tournant les pouces. Présent dans le secteur de- puis février 2010, il laisse entendre que la situation délétère du pays qui s’enlise de plus en plus, cause d’énormes difficultés aux diffé- rents acteurs qui pullulent dans la commercialisation des mèches. Deux conséquences affligeantes, évoque-t-il, sont observées par les commerçants. D’une part, l’arrêt du ravitaillement en mèches par les usines lié à la méfiance des gros- sistes. A l’en croire, les gros four-
nisseurs en mèches [Darling, Outré, Nina] éprouvent une véritable réti- cence due à des risques potentiels de cambriolages et de pillages des véhicules de livraison. D’autre part, souligne Guizé Serge Parfait, la réticence des détaillants est corro- borée par un faible pouvoir d’achat. Des raisons fondamentales qui achèvent de convaincre de la haus- se des prix des mèches sur le mar- ché. « Je travaille avec les entre- prises de fabrication. Ce qui me permet de ravitailler les détaillants à savoir les salons de coiffure et les particuliers. Avant les événements de ces derniers jours, j’arrivais à li- vrer deux cents (200) mèches en un mois. Mais, aujourd’hui, je n’arri- ve même pas à en livrer cinquan- te (50). Je gagnais quinze mille (15.000) FCFA par jour, mais, en ce moment, c’est à peine que je gagne deux mille cinq cents (2.500) FCFA », a-t-il expliqué avec désar- roi. Avant de lancer cet appel aux Ivoiriens : « Je vous demande de ne pas avoir peur. C’est le moment de sortir et de montrer à la commu- nauté internationale que le monde des affaires bouge en Côte d’Ivoi- re. Les populations doivent vivre dans la sérénité ». Comme dit IK, malgré tout, la fête ne sera pas re- portée... Dans l’esprit de ne pas matérialiser une peur du lendemain, l’ambiance est tout autre en des en- droits.
UNE ACTIVITÉ DE PLUS DE 10 H D’HORLOGE Chez Grâce coiffure. Il est 8 heures lorsque Blanche Djandouet ouvre les battants bleus de son salon de coiffure sise au marché de la Rivie- ra Palmeraie. Une cliente avait pris rendez-vous depuis la veille pour être parmi les premières à être coiffée. Début d’une semaine ani- mée pour la coiffeuse. « A cause de l’affluence, mes clientes préfèrent prendre rendez-vous un jour ou deux à l’avance pour être sûr qu’elles n’attendront pas long- temps », témoigne Blanche. Avec ses deux apprentis, Clémentine et Valérie, elle tente bien que mal de satisfaire la clientèle qui afflue de plus en plus. «Je suis submergée. Et je travaille désormais plus de 10 heures de temps. Malgré cela, je donne le meilleur de moi pour que mes clientes ressortent du sa- lon avec le sourire», explique la ‘’Blanche’’. En générale les clientes – des dames, confie la coiffeuse, viennent pour le défrisage de leurs cheveux. «Elles optent pour une coiffure au vent, un chignon, etc. Quand aux petites filles, ce sont les nattes mais parfois des défrisages pour celles qui ont les cheveux un peu crépus », indique-t-elle.

RESPECT DES PRIX, FIDÉLISATION DU CLIENT

En ce qui concerne les prix des dif- férentes coiffures, rien n’a changé. Les défrisages sont à 1000 Fcfa, la coiffe. Quand la cliente a les cheveux déjà lissés, les coiffeuses font une mise en forme qui coûte 500 Fcfa. Si les prix varient selon le mo- dèle de coiffure, les coiffeuses se gardent de faire de la surenchère du fait de la période des fêtes. Stratégie : il faut fidéliser la clientèle. « C’est vrai qu’il y a de l’affluence et que nous sommes débordées mes collaboratrices et moi, mais nous avons décidé de garder les mêmes prix pour une question de fidélisation de la clientèle. Parce qu’après les fêtes, nous estimons que le salon doit continuer à fonctionner. Les prix varient selon le mo- del de la cliente mais, restant atta- ché aux prix habituels il n’y a pas d’augmentation», a soutenu Blanche. Chaque jour, Grâce coif- fure reçoit en moyenne une dizai- ne de clientes qui outre la coiffu- re, viennent pour les manucures et pédicure ainsi que les poses vernis. « Le salon offre plusieurs services. Nous habillons nos clientes de la tête aux pieds. C’est pourquoi nous travaillons tôt pour finir tard – généralement entre 20 heures et 21 heures. Les coiffures et le frisa- ge prennent du temps ; c’est dire 30 minutes voire plus quand le mo- del est un peu compliqué. Et 5 à 10 minutes pour l’épilage. Les ongles des doigts et des orteils prennent quant à eux une quarantaine de mi- nutes », a-t-elle précisé. La veille de la fête sera encore plus pénible pour Blanche qui assure qu’il y aura « du monde parce que les femmes aiment apporter une touche à leur beauté à la dernière minute pour être encore plus attirantes ». Sa voisine Nadège, vendeuse de mèches a pu faire le plein de son magasin mais peine à satisfaire la forte demande. «Les femmes ai- ment se faire tresser avec les mèches au quotidien. Mais, avec les fêtes de fin d’année, la deman- de est élevée ce qui fait qu’actuel- lement il n’y a pratiquement plus de mèches», a indiqué Nadège. Les dames, aux dires de la vendeuse, préfèrent les tissages. « A l’excep- tion de quelques rares personnes qui prennent les perruques qui coûtent 5000 Fcfa, les autres choi- sissent les tissages de 3000 Fcfa ou de 5000 Fcfa pour des coiffures qui peuvent tenir aussi longtemps qu’elles le désirent », explique-t- elle. Contrairement à Blanche, Na- dège ferme son magasin à 17 heures pour l’ouvrir à 8 heures du matin. Ce qu’il faut retenir, la si- tuation actuelle de crise empêche considérablement l’émancipation de toutes les activités économiques. C’est pourquoi, tous les acteurs du secteur informel sont unanimes sur le fait que chacun des politiques doit mettre de l’eau dans son vin, pour une résolution plus intelligible de la crise ivoirienne. Afin que les fêtes de fin de d’année soient cé- lébrées dans la ferveur et dans la gaiete

Avec l'Intelligent d'Abidjan / Par Krou Patrick & P. Tanoh
Vendredi 24 Décembre 2010
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