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Enquête express / Accès difficile, coupures intempestives d’eau et de courant PK 18, un quartier aux oubliettes…

A Abobo PK18, les riverains sont presque convaincus que la CIE et la SODECI les méprisent. Mais, ils ne manquent pas seulement que d’eau et d’électricité. Les routes, elles aussi, sont terribles et les écoles primaires font défaut. Ce qui les amène à penser que l’Etat lui-même les ignore. Une réalité vécue aujourd’hui avec frustration par les populations qui appellent à une réaction du gouvernement. Nous y avons fait un tour.


Il y a quelques semaines, avant l’examen du Baccalauréat 2012, la candidate Léontine Kragbé que nous avons rencontrée au quartier Céleste de PK 18 à Abobo n’avait presque pas de programme d’étude une fois la nuit tombée. « J’étais obligée de réviser mes leçons à l’aide d’une torche ou d’une bougie les nuits. Et comme je n’ai pas de bons yeux ça me fatiguait beaucoup», explique t- elle. Léontine, comme bien d’autres élèves en classe d’examens ont dû miser sur les révisions de leurs leçons les jours, profitant de la généreuse lumière du soleil. Mais passe encore la corvée des examens, le plus dur c’est de de vivre dans le noir les nuits, 365 jours sur 365. C’est qu’à PK18, on n’a pas l’électricité 24h/ 24, même quand on s’acquitte régulièrement de ses factures. Les coupures sont intempestives, privant les riverains de toutes les commodités liées à l’électricité. « La plupart des habitants ici n’arrivent pas à suivre le journal de 20 heures. Pour ceux qui ne dorment pas tôt, c’est à 23 heures qu’ils regardent la télé », explique Konan Bertin, un riverain de la cité, du côté de la paroisse Sainte Marie d’Agouéto. La fréquence des coupures, comme cela nous a été raconté dans les ménages, se situe tous les jours, entre 19 heures et 20 heures. La durée de ces coupures est également comprise entre trois et quatre heures du temps. « C’est bien que vous soyez venu vivre cette situation avec nous afin de témoigner. Voici ce que tous les habitants de PK 18 subissent tous les jours ici », déplore M. Sanogo Ardjouma. Pour ce jeune homme qui milite au sein de l’Association des jeunes pour le développement de ce quartier, PK 18 ne mérite pas cela. Pourtant les dégâts sont bien visibles. Au domicile de Mme Gomi Coulibaly Matogma, le refrigérateur et la télévision sont obsolètes. « Les baisses brutales de tension et les coupures de courant ont tout bousillé dans ma maison et ce qui me fait mal, c’est que je dois continuer de payer les factures», se plaint –elle. L’éclairage public est quasi inexistant. En effet, sur chaque dizaine de poteau électrique, au moins six lampadaires sont éteints.
Pourtant, le mal ne se limite pas que-là. L’eau aussi est une denrée rare dans cette partie d’Abobo. « On n’a pas l’eau dans ce quartier sept jours sur sept. On est obligé régulièrement d’aller chercher de l’eau avec des bidons, loin du quartier », rapporte Mme Poda, présidente des femmes catholiques de PK18. Que dire alors du chemin que nous avons emprunté pour nous rendre dans ce quartier. Quitter le carrefour Agripac pour N’Dotré, via PK 18, et vice-versa, est un enfer pour les usagers et les riverains qui broient du noir à travers les déviations. Ces routes sont pratiquement impraticables. « Quand nous avons souvent des femmes en travail que nous devons accompagner à la maternité, l’accouchement se fait quasiment sur la route à cause des secousses », témoigne dame Diabagaté Makoko, du côté du collège moderne d’Abobo (CMA). C’est qu’à l’évidence, les routes ont besoin d’être reprofilées pour permettre une meilleure circulation. Quant aux deux maternités, en dépit du don de dix millions fait dernièrement par la 1ère dame, il laisse encore à désirer en termes d’équipement. « C’est la galère ici. On manque de tout et personne ne s’apitoie sur notre sort », se plaint sous le couvert de l’anonymat, une infirmière. Tout cela rend très amère, M. Soro Balafon, président des résidents de PK18 qui évoque un fâcheux oubli de la république à un quartier qui a été le départ de la résistance pendant la crise post-électorale. « Non seulement depuis la fin de la crise aucun haut cadre n’est venu ici essuyer nos larmes, mais en plus de cela, notre bien-être se dégrade au jour le jour. Nous ne voulons plus dormir dans le noir et ni vivre sans eau», assène t-il. Et pour ce faire, Soro Balafon, égrène quelques doléances qu’il adresse directement au gouvernement. Ce sont entre autres, l’amélioration des réseaux CIE-Sodeci, le reprofilage des voies, à défaut du bitumage, la transformation du seul collège publique CMA en lycée et l’équipement des deux maternités. « La mairie a échoué. Elle n’a pu nous apporter le minimum de confort. Nous constatons que le président Alassane Ouattara déroule de grands chantiers et nous voulons lui demander de penser à PK18», plaide Soro Balafon, au nom des 90.000 résidents de ce vaste quartier. Ces réalités, à dire vrai, semblent tenir le plus célèbre quartier d’Abobo à l’écart du développement. Car à PK18, les résidents ne sont pas au bout de leur peine. Une situation d’autant plus frustrante que ce quartier a été le point de départ de la résistance pendant la crise post-électorale. Les choses doivent-elles restées ainsi encore longtemps? La réponse appartient au gouvernement.

Alexandre Lebel Ilboudo in Le Patriote
Dimanche 12 Août 2012
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