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En Côte d’Ivoire, la croissance « ne se mange pas »

À l’occasion de la présidentielle, l’Agence française pour le développement (AFD) fait le bilan des forces et faiblesses de l’économie ivoirienne.


Entretien avec l’économiste Hélène Ehrhart, auteure de l’étude.

« Depuis 2012, le pays connaît un rebond porteur d’espoir, mais de nombreux défis restent à relever », souligne-t-elle.

Comment se porte l’économie de la Côte d’Ivoire ?

Hélène Ehrhart : Quatrième économie d’Afrique subsaharienne en 1995, la Côte d’Ivoire a été fortement affectée, depuis les années 2000, par une décennie de conflits et d’instabilité politique qui l’ont fait reculer à la neuvième place aujourd’hui.

Alors qu’entre 1960 (date de l’indépendance) et 2000, le niveau de vie était deux fois supérieur à celui des autres pays d’Afrique, il est revenu en 2010 au même niveau que la moyenne du continent.

Cependant, l’économie ivoirienne connaît, depuis 2012, un rebond rapide, porteur d’espoirs. Le pays connaît désormais un cycle de forte croissance, avec un rythme moyen supérieur à 8 %, à comparer au plafond des 2 % atteint lors de la décennie précédente. Une performance qui permet d’espérer un rattrapage du retard pris par rapport aux autres économies africaines.

Comment s’explique ce rebond ?

H. E. : Il est principalement porté par le dynamisme de la consommation des ménages, lui-même suscité par le retour de la confiance.

L’investissement public est le second pilier de la croissance. Durant la décennie de crise, celui-ci représentait 2,5 % du PIB en moyenne. Il est passé à 6 % du PIB sur la période 2012-2015 et s’est traduit par le lancement d’un programme majeur de projets d’infrastructures.

Le Plan national de développement (PND) lancé sur cette période table désormais sur le relais de l’investissement privé pour poursuivre la transformation de l’économie ivoirienne. À ce titre, l’implantation de plusieurs groupes étrangers, comme la Fnac ou Cemoi, en Côte d’Ivoire est de bon augure.

Le modèle ivoirien reste cependant basé sur le secteur agricole et l’exportation de ressources naturelles…

H. E. : C’est vrai, le secteur primaire reste un des moteurs traditionnels de la croissance ivoirienne et le cacao continue d’occuper une place prépondérante, assurant 30 % des recettes d’exportations.

Le pays est le premier producteur mondial de fèves, une culture qui emploie 700 000 planteurs et fait vivre 5 millions de personnes sur une population totale de 23 millions d’habitants.

Le maintien de prix internationaux élevés et la récente réforme qui garantit le versement de 60 % de ce prix aux producteurs font d’ailleurs de ce secteur l’un des rares à être porteur de croissance « pro pauvres ».

Mais d’autres filières agricoles (noix de cajou, hévéa, riz, coton) se développent et la transformation des produits agricoles s’accroît.

Le secteur industriel souffre toujours d’un manque de compétitivité du fait des lacunes en infrastructures (transport, électricité) et d’une main-d’œuvre nombreuse mais mal formée. Mais les réformes entreprises améliorent le climat des affaires comme l’atteste la hausse du nombre de créations d’entreprises.

Qu’est-ce qui pourrait perturber cette marche en avant ?

H. E. : Le prochain gouvernement aura plusieurs défis à relever pour pérenniser ce rythme de croissance élevé.

Le premier est de préserver l’équilibre des finances publiques en contenant le réendettement et en maîtrisant les dépenses budgétaires. En 2012, la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un allégement de sa dette publique ce qui lui a permis de revenir sur les marchés financiers, mais ce point reste à surveiller.

Autre enjeu : poursuivre les réformes pour favoriser l’investissement privé, encore trop faible en comparaison avec les autres pays d’Afrique. Cela passe, entre autres, par une restructuration, d’ailleurs en cours, du secteur bancaire. Celui-ci est composé d’un nombre élevé d’établissements (26 à la fin 2014), mais il ne finance qu’insuffisamment l’économie.

Le troisième défi, majeur, est social. Pour restaurer la cohésion nationale, il faudra développer un modèle plus inclusif, qui ne laisse personne de côté.

La croissance ne suffit donc pas ?

H. E. : Des voix s’élèvent dans la population pour dénoncer le fait que « la croissance ne se mange pas ». L’absence de données récentes rend difficile la mesure des choses, mais on peut noter que le taux de pauvreté était de 51 % en 2011 et qu’il existe d’importants déséquilibres entre le Nord et le Sud du pays.

Par ailleurs, la démographie du pays reste un handicap. La croissance de la population, multipliée par 7 depuis 1960, et l’urbanisation rapide sont source de tensions. Avec 79 inactifs, de moins de 15 ans ou de plus de 65 ans, pour 100 actifs, le taux de dépendance est bien trop élevé pour que la Côte d’Ivoire bénéficie d’un dividende démographique. D’autant que le niveau d’éducation reste faible et le système de formation encore inadapté.

Malgré des progrès, la Côte d’Ivoire se situe encore, en termes de développement humain, à la 171e place sur 187 pays.

Propos recueillis par Antoine d’Abbundo

In la-croix.com
Dimanche 25 Octobre 2015
La Dépêche d'Abidjan



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