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Emprisonnement des responsables du FPI: Tout sur la combine Ouattara-Onuci



Laurent Gbagbo est détenu injustement à La Haye depuis le 30 novembre 2011. Son épouse, Simone et son fils, Michel Gbagbo sont également emprisonnés. Respectivement à Odienné et à Bouna. Le président du Fpi, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’Guessan est, quant à lui, incarcéré à Bouna. Le Front populaire ivoirien (Fpi), l’ancien parti au pouvoir, ne fonctionne plus que grâce à une direction intérimaire. Mais manifestement, le nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, n’est pas satisfait de cette situation. Chaque jour qui passe, il livre une chasse implacable aux cadres et militants de l’opposition. Particulièrement du Fpi. En réalité, ce qu’il faut comprendre, c’est que la chasse aux opposants et aux forces de défense et de sécurité qui ont travaillé avec le régime Gbagbo et leur détention sans jugement participent d’une opération de décapitation et d’embastillement longtemps préparée. C’est un plan diabolique, une cabale qui vise à faire disparaitre l’opposition et le Fpi en tête. La manœuvre a même bénéficié, dans ses débuts, de la complicité de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). En effet, lorsque les forces françaises et onusiennes ont renversé Laurent Gbagbo, les cadres et autres collaborateurs de l’ex-majorité présidentielle ont eu peur pour leur vie devant la furie des rebelles et dozos pro-Ouattara. Face à cette situation, les anciens collaborateurs de Laurent Gbagbo n’ont eu d’autres choix que d’accepter l’offre de l’Onuci. Choi et ses hommes ont fait croire à Alcide Djédjé, Affi N’Guessan et autres qu’ils pouvaient leur trouver un espace sécurisé. Le lieu choisi était l’hôtel La Nouvelle Pergola à Abidjan - Marcory Zone 4 C. Ce sont les véhicules de l’Onuci qui ont d’ailleurs transporté, le 15 avril 2011, les Premiers ministres Pascal Affi Nguessan et Marie Gilbert Aké N’gbo ainsi que les autres dans ce complexe hôtelier avant de les livrer aux forces armées pro-Ouattara, bourreaux qu’ils cherchaient à fuir en se refugiant en ce lieu. C’est de cet hôtel que tous ont été transférés avec la complicité de l’Onuci dans les goulags du régime Ouattara dans le nord du pays où ils se trouvent emprisonnés depuis plus d’un an. Sans espoir de jugement. Selon la source proche du pouvoir actuel qui fait la révélation, tout le Rhdp a été impliqué dans l’opération pour piéger les cadres de l’ex-majorité présidentielle. L’étape suivante devrait être la dissolution du Fpi. Mais le hic, à en croire notre source, c’est que l’Elysée de Nicolas Sarkozy ne semblait pas partager le point de vue d’Alassane Ouattara. La France ne voulait pas que son image soit associée à une opération de retour au parti unique dans un pays comme la Côte d’Ivoire. La source révèle notamment que le régime actuel sachant évidemment qu’il ne fait pas le poids avec Laurent Gbagbo dans l’opposition a donc sollicité l’appui de la France pour le faire transférer à la Cpi. C’est ce qui a été fait. Cependant tout porte à croire que, même en prison, la forte personnalité de Laurent Gbagbo continue de planer sur la Côte d’Ivoire et de hanter le régime Ouattara. Par ailleurs, le parti de Laurent Gbagbo est dirigé par des hommes et des femmes aguerris au métier de la politique. Le régime Ouattara se dit aussi qu’avec Affi Nguessan, Simone Gbagbo, Sangaré Abou Drahamane etc. en liberté, et jouant leur rôle d’opposants, il ne fera pas le poids. C’est pourquoi, à défaut de dissoudre le Fpi, Ouattara fait de la chasse aux opposants et de leur emprisonnement un leitmotiv.


Coulibaly Doucy in NOTRE VOIE

Lundi 9 Juillet 2012
La Dépêche d'Abidjan

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