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Emprisonnement de Gbagbo et des cadres Lmp, réconciliation nationale, Assemblée nationale…/ Le député Guipié Charles, président du groupe parlementaire Fpi : “La Côte d’Ivoire va droit dans le mur”

Député d’Issia et président par intérim du groupe parlementaire Fpi, Charles Guipié Yoro, ne contient pas sa colère contre le régime Ouattara. Il dénonce la détention illégale du couple Gbagbo et de plusieurs cadres Lmp, la situation misérable dans laquelle Ouattara a plongé les députés ainsi que la réconciliation nationale compromise.


N.V. : Il était question du paiement intégral des arriérés des indemnités des députés. Mais on apprend que c’est une partie qui a été versée. Est-ce vrai?

Guipié Yoro Charles : Je dois avouer que nous sommes surpris de nous retrouver dans cette situation que nous vivons. Alassane Dramane Ouattara met les députés dans une situation humiliante et déshonorante. Nous pensons bien qu’il veut nous priver de moyens pour nous empêcher d’aller sur le terrain. Sinon comment comprendre que nous soyons là en train de négocier nos salaires. Le salaire ne se négocie pas parce qu’il est un droit.

N.V. : Pourquoi parlez-vous de négociation ?

G.Y.C. : La réalité est que les députés de Côte d’Ivoire ont reçu seulement un demi mois de leurs indemnités. Nous avons reçu des miettes sur nos indemnités dans le mois d’août. Et c’est la moitié du salaire du mois de mars que nous avons perçu en août. Le salaire des députés est devenu maintenant un véritable casse-tête chinois.

N.V. : Quelles sont les raisons avancées par le pouvoir Ouattara pour vous payer ce demi mois de salaire ? L’Assemblée nationale n’est pour autant pas dissoute…

G.Y.C. : Nous pensons que le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, n’ayant pas d’arguments juridiques pour dissoudre l’Assemblée nationale, il a préféré contourner la loi pour envoyer les députés à la retraite. Puisque ce demi mois de salaire que nous avons perçu représente la prime de retraite. Par conséquent, nous assistons à une dissolution de fait de notre institution.

N.V. : Mais Alassane Dramane Ouattara ne peut pas dissoudre le Parlement puisqu’il a juré de respecter la Constitution lors de sa prestation de serment. C’est tout de même contradictoire quand vous dites qu’il contourne la loi…

G.Y.C. : Dans la Constitution ivoirienne, il y a la séparation des pouvoirs qui fait que le chef de l’Etat ne peut pas dissoudre l’Assemblée nationale comme les députés aussi ne peuvent pas le démettre. Mais malgré le serment de Ouattara, il évite l’application et le respect de la loi. Le personnel et l’administration de l’Assemblée nationale ont perçu un mois de salaire sur 6 mois d’arriérés qui continuent de s’accumuler d’ailleurs. Aujourd’hui, ce personnel ne vient plus au travail et c’est ce que recherche visiblement le chef de l’Etat. Il ne veut pas que l’Assemblée nationale fonctionne. Nous nous demandons ce que nous avons fait pour mériter ce traitement déshonorant de la part du chef de l’Etat. Il oublie que c’est notre législature qui a voté les lois issues de Linas-Marcoussis. Ce sont les mêmes députés qui ont voté la loi sur le financement des partis auquel le Rdr, son parti, n’avait logiquement pas droit parce qu’il n’avait pas de représentant à l’Assemblée nationale, mais il a bénéficié de ce financement.

N.V. Les députés ont-ils rencontré Alassane Dramane Ouattara pour lui faire part de ce traitement déshonorant qu’il leur fait subir ?

G.Y.C : Nous n’avons pas d’interlocuteur. Quand nous allons au Palais présidentiel, le chef de l’Etat nous renvoie à Amadou Gon Coulibaly (secrétaire général de la Présidence, ndlr) qui, à son tour nous envoie promener chez Amadou Soumahoro. Nos amis du Pdci-Rda voient le mal qui nous est fait, mais ils n’ont pas envie de gêner leur allié, Ouattara. Donc ils souffrent aussi dans leur chair comme nous. Je salue au passage le député Pdci, le général Gaston Ouasséna Koné, avec qui nous faisons toutes ces courses infructueuses.

N.V : Quelle est la position du président de l’Assemblée nationale, Koulibaly Mamadou sur cette question ?

G.Y.C. : Le président Mamadou Koulibaly est plutôt préoccupé par le parti qu’il vient de créer. C’est d’ailleurs pour ça que nous disons que nous n’avons pas d’interlocuteur et on nous fait promener comme si nous n’avions pas droit à notre salaire. Nous attendons la rentrée parlementaire en octobre pour qu’on nous dise ce qui se passe.

N.V. : Honorable, soyez plus explicite quand vous dites que le pouvoir a payé un demi mois du salaire de mars ?

G.Y.C. : L’Assemblée nationale a une autonomie dans ses dépenses. On remet un budget à l’Assemblée nationale qui paye ses députés, son personnel avec des bulletins de salaire. Cette gestion est faite par la questure. Curieusement pour le demi salaire du mois de mars que nous avons perçu, nous n’avons pas été payés par la questure. Nous sommes allés prendre des chèques au trésor sans nous délivrer de bulletins de salaire. Quand nous disons aussi que c’est la prime de pension que nous avons reçue, nous voulons dire qu’on a perçu juste le salaire de base. Or sur le salaire de base, on ajoute un coefficient de 1.5 pour avoir le salaire du député. Sur lequel on ajoute 600.000FCFA représentant ses frais de mandat. Et c’est sur ce total qu’on prélève, les impôts du député qui sont de 230.000, sa prime de retraite et ses primes d’assurance. Le salaire de base du député est de 950.000Fcfa. Ce que nous avons perçu est largement inférieur à ce salaire de base. Moi qui vous parle, je suis député depuis 15 ans et je suis membre du bureau de l’assemblée nationale où je perçois 800.000Fcfa de primes de responsabilité. Cette prime a été supprimée, contre toute attente.

N.V : L’Assemblée nationale ne se réuni plus depuis longtemps. N’avez-vous pas le sentiment d’être payés à ne rien faire ?

G.Y.C. : C’est ce qu’on entend pour justifier le non payement de nos indemnités. Mais le travail des députés vient de l’exécutif qui leur envoie les lois des finances et les autres projets de lois. Maintenant on constate qu’Alassane Dramane Ouattara évite le Parlement, il le contourne en prenant des ordonnances. On ne peut pas jurer de respecter la Constitution et gouverner avec des ordonnances parce qu’on contourne l’Assemblée nationale.

N.V. : C’est dans cette atmosphère d’arriérés d’émoluments que les prochaines législatives sont annoncées. Comment les préparez-vous ?

G.Y.C. : Le Fpi est un enfant des élections. Mais comme le Fpi, c’est toute la Côte d’Ivoire qui doit éviter d’aller aux prochaines élections dans les conditions actuelles.

N.V. : Dans quelles conditions ?

G.Y.C. : Nous ne pouvons pas aller aux élections sans que la sécurité des Ivoiriens soit garantie. Et il y a la question de la Cei. Convenez avec moi que les Ivoiriens ne sont plus prêts à aller aux élections avec Youssouf Bakayoko. C’est scandaleux d’aller aux élections avec cet homme qui a proclamé des résultats du scrutin présidentiel de manière controversée. Ce n’est pas le Fpi seul, mais c’est toute la Côte d’Ivoire qui n’a pas envie de retomber dans un autre bain de sang comme on l’a vu à la présidentielle. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, avec Youssouf Bakayoko, le pays va encore droit dans le mur. On ne comprend pourquoi on le maintient alors qu’on a remplacé Paul Yao N’Dré à la tête du Conseil constitutionnel. Il faut aussi équilibrer le bureau de la Cei. En nous invitant aux élections dans ces conditions calamiteuses, Alassane Dramane Ouattara veut nous pousser à la faute. C’est vers ce scénario qu’il conduit les Ivoiriens pour se donner un Parlement qui est à ses bottes.

N.V. : S’abstenir d’aller aux élections législatives ne pourrait-il pas être perçu comme un refus d’aller à la réconciliation nationale ?

G.Y.C. : Aujourd’hui le Président Laurent Gbagbo est en prison. Nous demandons sa libération pour que lui devant et nous derrière, allions à la réconciliation nationale. Sans la présence physique de Gbagbo, il ne saurait avoir de réconciliation vraie. Ce qu’on nous offre actuellement est du folklore. Nous pensons que la réconciliation concerne Gbagbo et Ouattara ou Lmp et Rhdp. Si tel est le cas, alors comment peut-on réussir cette réconciliation quand une partie manque à l’appel ? Chez nous, il y a un proverbe qui dit que pendant la guerre, on ne tue pas celui qui dépose son arme. Si Ouattara estime qu’il a gagné Gbagbo aux élections, il n’a pas besoin de l’emprisonner pour gouverner. Au forum de la réconciliation que Gbagbo avait organisé dès son accession au pouvoir en 2000, il a permis à Bédié et Ouattara de rentrer au pays pour prendre part à ce forum. Donc Gbagbo et nos camarades doivent être libérés avant d’aller à la réconciliation.

N.V. : Les députés Sokoury Bohui, Kata Kéké et Simone Ehivet Gbagbo sont détenus par le régime Ouattara alors qu’ils jouissent d’une immunité parlementaire. Comment expliquez-vous cela ?

G.Y.C. : Nous disons simplement que le monde est à l’envers. La Constitution ivoirienne mentionne clairement que les députés sont couverts d’une immunité. Qui doit être levée avant de les mettre en prison ou avant leur arrestation sauf en cas de flagrant délit. Nous sommes scandalisés que nos camarades députés soient arrêtés sans lever leur immunité. A cet effet, nous élaborons une stratégie avec la direction du Fpi pour approcher le procureur de la République.

Interview réalisée par
Benjamin Koré in Notre Voie
benjaminkore@yahoo.fr
Mardi 20 Septembre 2011
Lu 311 fois
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