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Election présidentielle / Kacou Mathias : ‘’Pour enlever Gbagbo du pouvoir, le RHDP n’a pas besoin de le prevenir’’

Kacou Mathias est le président du Parti pour le progrès et le socialisme (Pps) et proche collaborateur du premier ministre Guillaume Soro . Dans cette interview qu’il nous a accordée, Kacou Mathias décortique l’actualité politique. Du désarmement au contentieux électoral en passant par la marche qu’organisent les jeunes du Rhdp le 15 mai prochain, tous les sujets ont été passés au peigne fin.


Photo : DR
Photo : DR
Depuis quelques temps, le processus électoral connait d’énormes obstacles. Le contentieux électoral n’a toujours pas connu un début de démarrage. Quel commentaire ?
Effectivement, il ne faut pas l’ignorer. Il y a des difficultés. Mais le Premier ministre nous a donné l’assurance que les structures techniques et lui trouveront un mode opératoire afin de booster le processus de sortie de crise. Donc, ne parlons pas de blocages au sens propre du mot. Parlons plutôt de blocages de façon technique et politique également. Il y a des questions politique qui priment sur des questions techniques. Donc, nous pensons que le Président de la République, le Premier ministre ainsi que les structures techniques trouveront le canal adéquat permettant à la Cei de fonctionner normalement. Je voudrais dire que c’est aussi une question de responsabilité. Le président de la Cei doit organiser son Institution, afin d’afficher son indépendance en prenant souvent ses responsabilités. Qu’est- ce que M. Bakayoko attend pour nous définir un chronogramme ? Il n’a pas besoin d’aller voir M.Gbagbo ou M.Soro. M. Bakayoko peut proposer un chronogramme à l’exécutif. Donc, pour nous il faut recentrer le débat de la tenue des élections et le ramener à la Cei.

Vous parlez de l’indépendance de la Cei. Mais on constate de plus en plus l’ingérence de l’exécutif notamment du premier ministre dans les affaires relevant de la Cei. On peut parler par exemple de la mise en place par Guillaume Soro des comités de suivi. L’Indépendance de la Cei n’est-elle pas mise à mal ?
Il n’y a pas d’ingérence. Le premier ministre, pour faire plaisir aux deux parties dans la gestion de la crise à la Cei qu’on a appelé ‘‘le problème Mambé’, a mis en place des comités de suivi pour vérifier s’il y avait eu réellement des fraudes. C’était un comité de suivi pour rassurer les uns et les autres, afin de montrer que la Primature ne peut cautionner une fraude. La Primature n’influence pas le président de la Cei, encore moins la Présidence de la République de sorte que les Ivoiriens n’aient pas des élections. Nous pensons que tous ceux qui sont passés à la tête de la Cei sont indépendants. Mais, ils ne veulent pas mettre en valeur leur indépendance. Ils veulent toujours s’accrocher à l’exécutif pour dire que c’est lui qui bloque. Je ne suis pas en train de blanchir l’exécutif, mais je veux dire que la Cei, en tant que commission électorale indépendante, devrait nous proposer un chronogramme et montrer que l’exécutif est pour ou contre cela. Le blocage actuel provient en grande partie de la Cei. Beugré Mambé a fait un grand travail. Aujourd’hui, où en est-on ? Cela fait bientôt trois mois que Bakayoko est à la tête de la Cei. Il n’y a pas de chronogramme précis. Il n’y a rien et on veut accuser l’exécutif. Si on me dit qu’il y a des problèmes financiers, c’est une autre paire de manche. Donc, la Cei devrait proposer un chronogramme électoral.

Vous insistez sur l’élaboration d’un chronogramme électoral par la Cei. Mais, le camp présidentiel de son côté exige le désarmement avant les élections. Pensez-vous qu’on peut aller aux élections pendant que des gens sont en armes ?
Les responsabilités sont partagées. Au niveau du désarmement, je pense qu’il y a eu beaucoup de communications. Si l’on ne devait pas faire appel à la mauvaise foi, nous pensons qu’il n’y avait plus de débats en ce qui concerne le désarmement. L’Accord politique de Ouagadougou (Apo) est clair là-dessus. Le désarmement est un processus. Premièrement, lors de la Flamme de la paix, Gbagbo a dit dans une interview télévisée que le désarmement était déjà fait et qu’il ne restait qu’à mettre tout le monde en confiance. Deuxièmement, l’Apo parle de mode de désarmement, c'est-à-dire démantèlement des milices, regroupement, cantonnement etc. L’Apo n’a pas fait du désarmement un désarmement classique. C’est un processus qui doit aboutir à la réunification de l’armée. Donc, on parlera d’encasernement, de regroupement jusqu’à la tenue des élections. Une fois que cela est fait, le nouveau président procédera à la réunification de l’armée. Pour sécuriser les élections, l’Apo a prévu un mécanisme. C’est le Centre de commandement intégré (Cci) qui est composé des Forces de défense et de sécurité (Fds) et Forces armées des Forces nouvelles (Fafn) appuyées par des Forces impartiales. Ce sont ces Forces là qui doivent sécuriser les élections. Au regard de ces dispositifs, doit-on faire du désarmement un préalable, si on n’a pas la mauvaise foi et le manque de volonté d’aller aux élections ? Je vous assure que lorsque toutes ces opérations seront faites, le Fpi trouvera d’autres arguments pour retarder la tenue des élections. De toute façon, s’il doit avoir désarmement total, le camp présidentiel doit désarmer les milices. Celles-ci règnent en maîtres à Guiglo et à Duékoué. Elles ont même chassé les Fds de ces localités. Donc, il ne faut pas faire du désarmement un sujet tabou. Tout le monde veut le désarmement. Personne n’est contre cela. Les gens font comme s’il y a une partie qui est pour le désarmement et une autre contre. Il faudrait dire aux Ivoiriens que tout le monde est d’accord pour le désarmement. Mais, ce n’est pas un désarmement classique. C’est un processus, parce qu’il faut la confiance jusqu’à ce qu’on arrive au bout du tunnel.

Des voies s’élèvent de plus en plus pour dire que les élections n’auront pas lieu avant octobre 2010. C’est aussi votre avis ?
C’est vrai que nous faisons de la politique. Mais sachez aussi que Kacou Mathias est un homme de Dieu. Je voudrais dire simplement que depuis 2007 lors de notre rentrée politique, nous avions souhaité, compte tenu de la complexité du processus, que les élections se tiennent en octobre 2010. Le Pps était le seul parti à faire cette proposition. Aujourd’hui, nous pensons qu’il faut féliciter le Premier ministre. Il a réussi l’enrôlement, l’identification et on n’attend plus que la liste électorale définitive afin de donner la carte d’identité aux Ivoiriens. Le Premier ministre nous a fait mentir puisqu’il a progressé dans l’application de l’Accord de Ouaga. Aujourd’hui, tout le monde réclame les élections. Donc, nous avons revu notre position. Les élections sont possibles maintenant, s’il y a de la bonne volonté. On peut aller aux élections avec les 5,3 millions de personnes. Cette liste dite blanche a été déjà certifiée par l’Onu. S’il y a de la volonté, on peut organiser les élections en juillet 2010.

En dépit de l’audit de la liste électorale réclamé par le camp présidentiel…
Il n’est pas question d’accepter des audits ou des croisements populaires. Nous nous opposerons par tous les moyens à cela.

Pourtant le Premier ministre a commis des experts pour faire un audit de la liste électorale provisoire...
Le Premier ministre est un arbitre. Je profite de l’occasion pour mettre des points sur les i, parce que les gens racontent beaucoup de choses. En tant qu’arbitre, le Premier ministre cherche un consensus. Il peut prendre ses responsabilités face à certains agissements peu catholiques et qui ont trait de trahison. Ceux qui disent que Soro n’est pas un bon arbitre, je leur réponds qu’il l’est. Soro ne joue pas pour un camp. D’abord, il n’est pas candidat aux élections présidentielles. Ensuite, Soro est un Premier ministre dans le cadre de l’Apo et du dialogue direct. Lorsque Gbagbo lui a tendu la main, il a accepté. Il n’a pas mené son combat pour être premier ministre. Mais, il fallait faire un choix. Fallait-il laisser le pays coupé en deux, aller à l’affrontement et laisser les Ivoiriens souffrir ? Il a réfléchi et il a accepté d’aller à la paix. Il faut que les gens reconnaissent cela. Les gens ont failli le tuer dès ses Premiers mois d’exercice à la Primature. En dépit de ses sacrifices, des personnes vont dire à Gbagbo que Soro veut le chasser. Ces mêmes individus vont ensuite voir Soro pour lui dire que Gbagbo veut le chasser. Tout cela pour des perdiems. Les Ivoiriens n’ont pas besoin de cela. Soro ne peut pas trahir Gbagbo. Nous avons connu Soro à la Fesci. La Fesci était dissoute. Si Soro était un homme de compromission, il n’allait pas réhabiliter la Fesci. Soro ne peut pas se compromettre pour la primature. Donc, je voudrais dire à ce niveau que Soro est un arbitre qui est toujours à la recherche d’un consensus. S’il cherche un mode pour calmer les esprits, cela est le bienvenu.

Vous avez dit lors d’une conférence de presse que le Rhdp ne joue pas un véritable rôle d’opposition. Est-ce que vous pouvez expliciter vos propos ?

Lorsque nous parlons de l’opposition, le Pps est le seul parti d’opposition en Côte d’Ivoire. Nous ne sommes pas au parlement et nous ne bénéficions de rien de la part de l’Etat ivoirien. Le Pps ne saurait vendre son âme pour des perdiems. Quand on est opposant, cela veut dire qu’on a accepté de souffrir. Lorsque Gbagbo était dans l’opposition, il a joué son rôle. Il n’est pas rentré dans les instances du Pdci, même si aujourd’hui il a dévoyé le combat. Il aurait pu tuer l’esprit d’opposant en entrant au gouvernement d’Houphouet puisqu’il en avait les capacités. Pour moi, le Rhdp est une opposition de participation. Le Rhdp n’est pas une opposition. Gbagbo l’a dit. Je suis d’accord avec lui. Une opposition, c’est celle-là qui renie les avantages personnels et qui s’accommode des préoccupations du peuple pour les véhiculer et affronter le parti au pouvoir. C’est ce qu’on appelle opposition. Une opposition ne peut pas être membre du Cadre permanent de concertation (Cpc). Si vous êtes membres du Cpc et que vous critiquez les retards dans le processus, vous êtes alors comptables. Vous êtes en même temps membre du gouvernement et vous dites toujours que ça n’avance pas. Pour être honnête, vous quittez le gouvernement de façon volontaire. Aucun parti au pouvoir ne peut résister à une opposition bien organisée. Le Rhdp ne doit pas être une opposition idéologique, mais de rassemblement.

Justement, les jeunes du Rhdp organisent le 15 mai une grande marche. Êtes-vous favorables à une telle initiative ?
Avant de répondre à cette question, je voudrais préciser qu’une opposition doit s’ouvrir. Lorsque Gbagbo était dans l’opposition, vous avez vu comment il a orienté son combat. Tous les syndicalistes y était associés. Il ne cherchait pas à savoir si telle personne était du Fpi ou pas. Si vous prenez le Synares, tous ceux qui y militaient, n’étaient pas du Fpi. Il en est de même du Syneci et de la Fesci. La Fesci était en majorité composée des jeunes du Pps. Donc, Gbagbo a pris en compte tous les mouvements sociaux pour rentrer dans le même moule contre le parti au pouvoir. Mais aujourd’hui, lorsqu’on parle de marche, on dit les Houphouetistes. Houphouët n’a pas fait une opposition de participation avec les colons. Il s’est vraiment engagé dans le Rda. Donc, si les gens se proclament houphouetistes, ils doivent mener aussi le combat comme Houphouët l’a fait. Ils ne doivent pas avoir un pied la nuit chez Gbagbo et puis l’insulter la journée. Une opposition doit être responsable devant l’histoire. Moi, je voudrais qu’on parle de la direction de l’opposition. Le Rhdp doit représenter la direction de l’opposition. L’opposition doit être élargie à tous ceux qui ne sont pas au gouvernement, à tous les syndicalistes, à tous ceux qui ont soif du changement et qui veulent relancer l’économie. Par rapport à la marche du 15 mai, je ne vois pas encore de lisibilité dans le mot d’ordre qui a été donné. Il y a un problème de communication. Il y a un membre du Rhdp qui a dit dans un journal qu’ils vont marcher pour enlever Gbagbo du pouvoir. C'est-à-dire un appel à l’insurrection. Ce sont des gens qui sont au pouvoir. Il ne faut pas qu’on les provoque. Je pense qu’il n’y a pas de stratégie et de communication politique au niveau des mots d’ordre. Pour enlever Gbagbo du pouvoir, vous n’avez pas besoin de le prévenir. Sinon, il prend des mesures draconiennes et des décisions contre vous. La loi est claire. On peut interdire une marche si l’ordre public est menacé. Quand je vois des mots d’ordre, je me pose la question de savoir si le Rhdp veut le changement. Est-ce qu’ils ne visent pas autre chose ?

Une atteinte à l’Accord politique de Ouagadougou ?
Tout à fait. Je l’assume. Ces gens veulent mettre en cause l’Accord politique de Ouagadougou. Parce que si les gens créent des troubles, des situations incontrôlables, il y aura des décisions impopulaires. Lorsqu’il y a des décisions impopulaires, beaucoup de choses peuvent se passer. Je suis d’accord que l’opposition manifeste, mais pour réclamer l’application de l’Apo et soutenir Soro Guillaume afin qu’il ait les coudées franches et la force nécessaire pour organiser des élections. Pas un mot d’ordre oisif. Je vous ramène un peu en arrière. En octobre 2005, on a dit que le mandat de Gbagbo avait pris fin. Je faisais partie de ceux qui devraient faire le meeting. Les gens ont annoncé qu’on partait déloger Gbagbo. On était au stade Champroux lorsque les gens sont venus nous dire de rentrer à la maison. Entre temps, Les personnalités du Rhdp avaient déjà négocié le départ de Seydou Diarra. Ils ont fait le tour de toutes les ambassades. Ils avaient proposé un de leur partisan pour remplacer Seydou Diarra. Cela a abouti à la nomination de Charles Konan Banny. On a compris que le Rhdp n’était pas pour le départ de Gbagbo, mais voulait être à l’intérieur du système. Donc, si c’est pour enlever Soro de la Primature, nous n’allons pas les accompagner. Mais, si c’est pour réclamer la date des élections, je leur suggère même d’envahir la Cei. Donc, il ne faut pas que les gens déplacent les problèmes.

Vous êtes président du Pps. Vous discutez ce parti avec le professeur Bamba Moriferé qui se réclame également président de cette formation politique. Vous êtes un proche de Guillaume Soro et celui-ci a choisi Affousy Bamba la fille de votre rival comme son porte-parole. Il n’ y a-t-il pas là les prémices d’un rapprochement de Kacou et Moriferé ?
C’est une bonne question. Mais, je voudrais qu’on quitte l’esprit carcan, archaïque des anciens routiers de la vie politique ivoirienne. Nous sommes la jeune génération. C’est pourquoi je dis souvent que la génération d’Houphouët ne peut plus revenir au pouvoir. La génération Bédié ne peut plus revenir au pouvoir. Je peux me tromper, mais Bédié ne peut plus revenir au pouvoir. Je veux parler de l’esprit. Dieu donne le pouvoir par génération. Donc, que le premier ministre prenne maître Bamba ne peut en rien me rapprocher de Bamba Moriferé. Ce dernier, dans une interview disait que ses enfants assument leur choix. A ce niveau, je le salue. S’ils ont choisi d’être membre des Forces nouvelles et qu’ils ont les compétences, je ne vois pas où se trouve le problème. Cela n’a rien à avoir avec un rapprochement avec Moriferé. D’ailleurs, Soro doit être félicité parce que c’est un démocrate. Il peut nommer ministre l’enfant de son ennemi. La compétence n’est pas liée à la progéniture. Donc, je ne suis pas gêné.

Certains observateurs de la vie politique estiment que l’Accord politique ne fait pas l’unanimité au sein des Forces nouvelles. C’est aussi votre avis ?
Je ne suis pas dirigeant des Forces nouvelles. Mais ayant un œil à l’extérieur, je pense qu’aucun cadre des Forces nouvelles n’est opposé à l’Apo. Les Forces nouvelles sont solidaires de leur chef. Ils lui font confiance.

Président, nous allons revenir à la sécurisation du pays. Jusqu’à présent, les Forces nouvelles n’ont pas encore déposé les armes. La souffrance des populations s’amplifie. Ne pensez-vous pas à une révolte des populations des zones Cno contre Guillaume Soro, au cas où la situation perdurait ?
Il y a un seul pays. On ne doit plus parler de zone. Quand Soro fait une déclaration, c’est en tant que Premier ministre de la nation ivoirienne. Lorsque Gbagbo parle aux Ivoiriens, c’est en tant que Président de la République de Côte d’Ivoire. Donc, si les populations du Nord se soulèvent contre Guillaume Soro, que Gbagbo sache que cela est à son détriment. Si les populations du Sud se soulèvent contre Gbagbo, que Soro sache que l’opération est aussi dirigée contre lui. C’est cela l’unicité de l’esprit pour aboutir à la paix. Je sais qu’il y a des esprits mesquins qui manipulent les gens pour qu’ils se soulèvent contre Soro, même à travers l’envoi des Sms. Il ne faudrait pas aussi que les Forces nouvelles se fassent du complexe pour dire que leur combat n’a pas abouti. Le combat des Forces nouvelles a abouti. Les acquis démocratiques ont été obtenus grâce aux Forces nouvelles. Ce n’est pas l’opposition qui a obtenu cela. Leur combat a abouti et on n’attend plus que les élections.

Avec la partenariat de L'Intelligent d'Abidjan / Interview réalisée par Touré Abdoulaye
Mercredi 5 Mai 2010
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