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Drissa Traoré : «Beaucoup de conditionnels dans les témoignages contre Simone Gbagbo»

Drissa Traoré est un avocat ivoirien et vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).Il répond aux questions de RFI sur le procès en assises des pro-Gbagbo, la possibilité de transfèrement de Simone Gbagbo à la Cour pénale internationale de La Haye et l’impératif d’une justice impartiale et égale pour tous comme condition sine qua non de la réconciliation ivoirienne.


Drissa Traoré : «Beaucoup de conditionnels dans les témoignages contre Simone Gbagbo»
Nous sommes entrés dans la dernière ligne droite du procès des pro-Gbagbo, avec dix ans de peine requise par le parquet contre Simone Gbagbo. Une peine disproportionnée ?

Drissa Traoré : Le procureur a requis la peine qu’il a jugée nécessaire. Quand le verdict va tomber la semaine prochaine, nous verrons bien comment le tribunal va justifier cette décision. Il faudra regarder de près les éléments sur lesquels le tribunal va se fonder pour proclamer sa décision. Dans l’état actuel des choses, rien ne dit que le tribunal va suivre les recommandations du procureur de la République.

Qu’est-ce qui vous fait penser que le tribunal pourrait ne pas suivre les recommandations du procureur ?

Prenons l’exemple de Simone Gbagbo. Elle est poursuivie pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Or les témoins qui ont été présentés par la partie civile n’étaient pas des témoins directs. Il y avait beaucoup de conditionnels dans les témoignages : « On m’a dit que Simone Gbagbo aurait distribué des armes à ses milices pour qu’elles s’en prennent aux représentants de l’Etat ... ». Ces approximations laissent penser que la partie civile n’avait pas de preuves solides pour étayer ses charges contre Madame Gbagbo. Beaucoup de charges ont été abandonnées. On verra rapidement si les jurés auront été capables de regarder ces éléments de preuve en toute objectivité. Pour que la justice ivoirienne soit crédible, il faut que son verdict repose sur des arguments clairs et précis.

Dans son rapport publié en décembre dernier intitulé « Choisir entre la justice et l’impunité », la FIDH mettait en garde les autorités contre un procès politique. Avons-nous assisté pendant ces deux derniers mois à un procès politique à Abidjan ?

Si nous avons parlé de « procès politique », c’est à cause des chefs d’accusation qui portent sur des faits politiques. 83 personnes, toutes issues du camp Gbagbo, ont été jugées pour avoir porté atteinte à la sûreté de l’Etat pendant la crise qui a suivi les élections de 2010. C’est un chef d’accusation éminemment politique dans la mesure au procès les accusés se sont affrontés aux représentants de l’Etat. La partie civile, c’était l’Etat. Les crimes qui ont été jugés dans ce procès en assises visaient l’Etat. Voilà pourquoi nous avons parlé de « procès politique ».

Si Simone Gbagbo est condamnée lundi, la Cour pénale internationale (CPI) abandonnera-t-elle ses charges contre elle ?

Les poursuites de la CPI ne dépendent pas de la condamnation ou de la relaxation qui sera prononcée par la justice ivoirienne. D’ailleurs, ce pour quoi elle est actuellement jugée n’a rien à voir avec les charges retenues contre Madame Gbagbo par la CPI. Permettez-moi de vous rappeler que la CPI veut la juger pour des crimes contre l’humanité, alors que la justice ivoirienne la poursuit pour atteintes à la sûreté de l’Etat. Ces deux accusations ne sont pas du même ordre. La procédure qui pourrait éventuellement être mise en balance contre une inculpation à l’international, c’est l’accusation pour des crimes de sang. Le dossier relatif aux crimes de sang reprochés par la justice ivoirienne à Simone Gbagbo est encore en cours d’instruction.

L’ancienne Première dame devrait donc s’attendre à d’autre procès ?

En effet, le schéma qui se profile est qu’il y aura d’autres procès liés aux crimes de sang et aux infractions économiques qu’on impute à Simone Gbagbo. Selon moi, les procédures engagées contre elle n’excluent pas non plus que l’Etat ivoirien accepte un jour de la transférer à la CPI pour être jugée à La Haye pour des violations des droits humains.

Votre rapport plaide aussi pour que les criminels du camp Ouattara soient traduits devant la justice. Vous n’avez pas été entendu.

Nous pensons à la FIDH que seule une justice impartiale et égale pour tous peut réconcilier les Ivoiriens. La justice exercée par des vainqueurs contre le camp d’en face qui a perdu, risque de nourrir des ressentiments et conduire à de nouvelles violences. Je rappelle qu’une commission d’enquête mise en place par l’actuel chef de l’Etat ivoirien a conclu que les deux camps avaient commis de graves violations de droits humanitaires.

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Dimanche 8 Mars 2015
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