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Dossier / Football professionnel : Ces transferts qui tuent le championnat…

La paupérisation du continent africain est une réalité indéniable. En Afrique, plusieurs jeunes constituent la cheville ouvrière de leurs familles. Ici en Côte d’Ivoire, sans maîtriser les contours d’un transfert, les jeunes footballeurs se retrouvent dans des pays avec en tête l’idée de se faire de l’argent. Souvent mal conseillés, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes après des essais infructueux. Honteux de retourner dans leurs familles, ils errent sans papiers dans ces pays. Nous nous penchons sur ce phénomène.


Selon une source proche de l’Union des agents de joueurs Fifa plus de quatre cents joueurs ivoiriens sont en situation irrégulière en Afrique du Nord et dans le Golf persique. Ils ne peuvent pas tous jouer puisque la limitation du nombre des étrangers est une règle qui s’impose à presque toutes les fédérations. Ces jeunes croient au chant de sirène qu’on leur propose. Au lieu de l’Eldorado, c’est la misère qu’ils rencontrent et vivent. Dans un tel contexte ce sont les plus courageux qui retournent au bercail. Sinon, d’autres préfèrent rester à l’aventure par orgueil. Ce sont ces derniers qui vivent dans des conditions pénibles et dramatiques. Il y en a qui dorment à huit et à neuf chez certains de leurs camarades. Les plus chanceux ont le soutien de leurs parents qui de temps en temps leur envoient de l’argent. D’autres, abandonnés à leur propre sort, vivent au jour le jour. Par ailleurs, lorsqu’ils commettent une infraction, ils sont automatiquement expulsés vers le désert de sorte qu’on ignore ce qu’ils deviennent par la suite. N’ayant pas le choix, certains se retrouvent dans des cercles ‘’vicieux’’ très inhumains. Quant aux individus véreux qui sont à la base de ces transferts sauvages, ils organisent souvent des voyages de dix, quinze voire vingt joueurs. Histoire de réduire les tarifs du voyage et pour empocher la différence. Pire, ils déposent les jeunes comme du bétail puis ils disparaissent.

Le témoignage de joueurs racontant leur mésaventure.

Koné Djakaridja parle de la Gambie

« Je me nomme Koné Djakaridja ailier droit, je suis arrivé en Gambie par l’intermédiaire d’un Monsieur dont je voudrais taire le nom. Tout a commencé lors d’un match amical de football au complexe sportif d’Abobo. L’homme en question ayant apprécié mon football, a fait appel à l’un de ses frères qui lui est président d’un club en Gambie. Le club de ce dernier évolue en D1. Traversant une période extrêmement difficile en Côte d’Ivoire, et étant issu d’une famille très pauvre qui attend beaucoup de moi, la perspective d’une nouvelle vie qui allait commencer pour moi. je n’ai pas hésité à sauter sur l’occasion. J’avais déjà commencé à rêver de ce que le football allait me permettre de réaliser. Tant j’étais convaincu que je venais de décrocher un bon contrat. L’homme d’affaires a payé mon billet d’avion et j’ai décollé de la Côte d’Ivoire le samedi 07 juillet 2007 pour Banjul. Arrivé en Gambie, on m’a soumis à un test qui a été très vite concluant. J’ai été directement admis en première division malgré mon jeune âge (16 ans). C’est ainsi que j’ai commencé à jouer sans avoir préalablement discuté de salaire. Il n’y a jamais eu de contrat. Ce qui va vous surprendre, c’est que le salaire qui m’a été fixé était l’équivalent de 20000 FCFA par mois. La Gambie, c’était vraiment la misère. Parmi ceux qui sont allés se chercher en Gambie, ‘j’ai été le seul à avoir eu un club. Mais le calvaire a été que sur les 26 matches du championnat que notre équipe a livrés, je n’en ai joué que six. J’étais tout simplement victime d’une viscérale xénophobie. J’ai un coéquipier de nationalité guinéenne qui a fait plus de deux ans dans le même club mais. Il n’a joué qu’un seul match. Et à la fin de son contrat, il a été libéré sans licence. J’ai même fait des tests pour l’Allemagne, l’Angleterre et le Portugal. Malgré mes excellentes prestations selon eux, mes tests sont restés sans suite. Celui qui m’a fait partir en Gambie n’a jamais honoré sa promesse. En effet, il avait promis qu’une fois arrivé en Gambie il me ferait partir en Europe. En Gambie, les conditions de vie des joueurs étrangers sont vraiment misérables. Je vous donne l’exemple d’un de mes amis qui s’est retrouvé à Banjul sans club. Il a payé pour le fait qu’il n’a pas eu de famille d’accueil. Il dormait dans un marché de Banjul. Sa situation était si misérable qu’il a eu des troubles mentaux. Il y en a même qui s’adonnent malheureusement à la drogue. Vu les conditions difficiles et pour la victime que j’ai été, j’étais obligé de retourner au bercail deux (2) ans après. Je retiens de toute cette aventure que le football en Afrique c’est souvent la misère. Je voudrais profiter de la circonstance pour lancer un appel à tous mes frères sportifs ivoiriens. L’aventure pour un footballeur sans un contrat sûr et sans l’intermédiaire d’un agent sérieux est extrêmement pénible. Plusieurs de mes camarades ivoiriens sont encore en vadrouille. C’est vraiment dur »

Fanny Ben Abdoulaye demande de l'aide depuis le Maroc

" Salut Monsieur. Je suis un joueur du nom de Fanny Ben Abdoulaye. Je joue au poste d'avant-centre je suis au Maroc. Je suis arrivé ici au Maroc par l'intermédiaire d'un faux manager qui m'a laissé à l'hôtel. Et jusqu'à présent, je ne l'ai plus vu. Donc moi seul je suis allé faire un test dans un club de 2ème division. Mon test a marché. Mais ils m'ont laissé à la signature pour faute de manager. J'aimerais que vous m'aidiez», s’est-il confié depuis le Maroc. L’exemple de Fanny Ben Abdoulaye selon Gervais Tiémélé, au service de communication de la fif, fait légion dans le milieu des transferts irréguliers. C’est dire que les intermédiaires véreux qui en sont à la base se préoccupent très de l’avenir de ces jeunes.

Faux et usage de faux selon Mohamed Zorkot

Les faux intermédiaires sont des individus qui comme des loups dans la bergerie, jettent leur dévolu sur leurs proies après avoir imaginé des contrats. Ce sont donc des contrats qui sont supposés n’avoir jamais existé. Ils vont sur le site de la FIFA pour pêcher leurs victimes parmi les agents de joueurs licenciés. Une fois la machination de ces pseudo-agents réussie, ils se volatilisent dans la nature. Voici le recit de Mohamed Zorkot : « Bonjour, c'est Zorkhot agent de joueur en Côte d'Ivoire. Je viens d'avoir ma licence d'agent de joueur Fifa. Je travaille avec l’Al-ain club des Émirats qui a besoin de très bons joueurs pour des tests dans ce mois de janvier et je viens de consulter ton annonce et je trouve ton profil intéressant. Si cela t'intéresse envoie-moi ton cv, une cassette DVD. Il faudra avoir un passeport». Comme vous le constatez, il écrit Zorkot avec h alors que le mien est sans h. « Guidés par l’appât du gain facile, c’est de cette manière qu’ils grugent plusieurs joueurs et leurs parents », a fait savoir Mohamed Zorkot agent de joueur.

Quelle incidence sur le championnat national ?

Le transfert exagéré des joueurs a une incidence sans conteste sur le championnat national. Un agent de joueurs donne son analyse. « Le football ivoirien attirait des joueurs de qualité parce qu’ils étaient bien traités. De grands joueurs sont passés en Côte d’Ivoire tels que Georges Weah, Sogby Jonathan, Rachidi Yekini, Brima Camara, Henri N’Wosu, N’Kono Thomas... Malheureusement, aujourd’hui c’est le mouvement inverse. Les Ivoiriens vont dans des pays où ils estiment qu’ils peuvent bien gagner leur vie. C’est devenu une sorte de transhumance et de vagabondage sportifs. Aujourd’hui, c’est le football ivoirien qui en pâtit dans la mesure où parmi ceux qui sont victimes du mauvais transfert, il y en a qui ont des qualités qu’ils peuvent extérioriser au pays. Etre agent de joueurs, est certes chose aisée, mais il ne faut pas demander 150 fois ce que le joueur n’a pas. Les joueurs qui ont un certain talent, il faut trouver les moyens de les récompenser. Les joueurs Egyptiens expatriés ne sont pas nombreux parce qu’ils sont très bien payés dans leur pays. Très souvent, les enfants sont victimes de leurs parents qui ne rêvent que de voir leurs enfants devenir de grandes vedettes. Ce sont généralement des enfants qui ne jouent même pas de compétitions et donc qui ne peuvent pas s’imposer tout de suite. Un agent de joueur ivoirien licencié s’est une fois rendu au Golf, et les dirigeants lui ont posé la question suivante : « Pourquoi les joueurs ivoiriens viennent des centres de formation ». Pour eux, ils n’ont pas encore fini leur formation. Cette interrogation paraissait pertinente dans la mesure où il faut que les joueurs fassent leur preuve. Les jeunes décident souvent de sortir parce qu’ils n’ont rien. C’est pourquoi tant qu’on n’élèvera pas le niveau de vie des footballeurs, ils continueront de sortir et de produire un football exécrable. Le football est devenu de nos jours un métier, un moyen d’ascension sociale. La meilleure façon de permettre au football de faire un bon qualitatif en Côte d’Ivoire, c’est de le professionnaliser. Malheureusement, le projet de loi sur la professionnalisation du sport en Côte d’Ivoire n’a pas été adopté. Les joueurs vivent pour le football. Maintenant, il faut qu’ils vivent du football », a confié Moh Emmanuel agent de joueur et ancien joueur des Eléphants et de l’Africa Sport d’Abidjan.

La responsabilité des centres de formation

L’ancien sociétaire de l’Africa Sports, Moh Emmanuel estime que les enfants ne vont plus à l’école. « Le football en Côte d’Ivoire est encore au stade de l’amateurisme. C’est pour cette raison qu’il y a une floraison de centre de formation. Mais en réalité la vraie terminologie, c’est l’appellation centre de formation professionnelle puisqu’un centre de formation de football est obligatoirement rattaché à un club. Parcourez toute l’Europe vous verrez qu’aucun centre de formation ne porte le nom d’un individu. Il y a un grand fossé en matière de football entre notre époque et celle de maintenant. Nous avons participé au championnat des minimes, des cadets et des juniors. A tous les matchs les stades étaient pleins. Même pendant les compétitions scolaires, les stades étaient plus pleins que lors d’un match de Ligue1. A cette époque, le football était de qualité. Les joueurs individuellement avaient une valeur intrinsèque ; ils étaient naturellement doués. C’était des joueurs de qualité. Et il n’y avait pas d’école de football. Ce n’est pas un centre de formation qui a formé et façonné Pokou Laurent. Par le passé, on s’entraînait après les cours », a fait savoir Moh Emmanuel.

Quelques solutions à envisager

Vu la souffrance des joueurs mal transférés, Moh Emmanuel reste catégorique « Il faut organiser les conditions de leur retour au pays. Il y en a qui veulent revenir mais n’ont pas les moyens. Il faut mettre cette situation en lumière pour que le monde entier sache qu’il y a des enfants qui souffrent quelque part. Ces hommes qui organisent de tels drames font faire des tests simulés aux enfants et les font espérer dans le vide. C’est après que les enfants se rendent comptent qu’ils ont été piégés. Ils ont certes des qualités pour faire des transferts mais il faut qu’ils régularisent leur situation en présentant le concours des agents de joueurs organisés par la FIFA. Ainsi, les enfants qu’ils envoient dans leurs aventures seront protégés. Mais qu’ils ne se contentent pas seulement de prendre leur argent », a dit notre interlocuteur. Cette situation est si alarmante que selon Richard Serero, Secrétaire général de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) : « Il est inacceptable qu'une société dite évoluée reste indifférente au sort de ceux qui viennent d'ailleurs. Nous ne pouvons pas rester inerte face au déni de justice dont sont victimes les jeunes africains amoureux du football et qui sont prêts à tous les sacrifices pour sortir de la misère qui est celle de leur pays natal, comme d'autres le font au péril de leur vie, dans des embarcations de mauvaise fortune. Mais ces sacrifices ne justifient pas l'atteinte à leur dignité humaine par des esclavagistes sans scrupules qui exploitent leur soif de réussite, leur crédulité et celle de leurs parents. Nous devons donc nous battre ensemble pour renverser ces situations intolérables en Europe mais aussi dans les pays concernés qui voient l'avenir d'une partie de leur jeunesse réduit à néant»

Réalisé par Koné Yacouba

Encadré

Eladji Sidibé Marvin, agent de joueurs Fif, à propos des transferts irréguliers :‘’C’est un phénomène difficilement maîtrisable’’
Face à ce fléau qui va grandissant, Eladji Sidibé Marvin, 2ème vice président de l’Association des agents de joueurs licenciés à la Fif fait des précisions sur la réglementation des transferts.

En tant qu’agent de joueur quelles sont les stratégies que vous avez mises en place pour mettre fin aux transferts irréguliers ?

Il y a un mécanisme de transfert édicté par la Fédération Ivoirienne de Football et le Ministère des Sports qui existe. C’est sur ce mécanisme que tous les agents s’appuient dans le cadre des transferts de joueurs. Une fois que ce mécanisme est contourné, il est clair que l’on se retrouve dans le transfert illicite. C’est le chemin qu’utilisent la plupart des intermédiaires qui abusent des jeunes désireux de jouer à l’étranger. Lorsque ceux-ci décident d’aller jouer à l’extérieur, les parents sont prêts à verser des millions de francs à ces intermédiaires. Ces faux intermédiaires qui convoient des joueurs les conduisent vers la Tunisie et le Maroc qui constituent leurs lieux de prédilection. Une fois arrivés dans ces pays, ils louent une maison où ils déversent leurs victimes pour d’éventuels essais. Souvent, ces enfants ne trouvent même pas un club pour un essai. Les intermédiaires les laissent et ils s’en vont. Tout le monde connait ce phénomène. Pendant nos voyages, on les trouve sur place et quand on veut les aider pour leur retour, ils refusent de retourner en Côte d’Ivoire parce que leurs parents leur demandent de rester. En tant que vice président de l’Association des agents de joueurs, nous avons eu à réfléchir sur le sujet et nous l’avons soumis en son temps au Ministre des Sports, Dagobert Banzio. Nous avons rencontré le Président de la FIF, M. Jacques Anouma. A l’issue de ces rencontres, nous avions suggéré de faire un check point au niveau de l’aéroport. De cette façon, s’il y a un joueur qui doit sortir il faut que la Fif en soit informée. Mais c’est une opération difficile d’autant plus que les joueurs ne sont pas tous affiliés à la Fédération. On ne peut pas savoir qui est joueur et qui ne l’est pas. Sinon par ce procédé, on pouvait en passant par la FIF, arrêter ce fléau. Aussi, il y a une part de responsabilité des parents eux-mêmes. Ils doivent rester vigilants puisque ce sont eux qui mettent les fonds. La plupart des enfants qui vont sans soutien, c’est la galère.

En tant qu’agent licencié Fif pouvez vous nous dire comment les transferts sont règlementés ?

Tout joueur évoluant dans un club doit avoir un agent de joueurs qui a une licence FIF. Sans ce document délivré par la Fédération, les contrats ne sont pas valables. Pour ce qui est de la signature des contrats, il faut dire que tout démarre par la volonté du club demandeur qui adresse une invitation au joueur via son club ou son agent. Après quoi, le club et l’agent du joueur entreprennent les démarches administratives auprès de la Fédération. Laquelle à son tour saisit le Ministère des Sports pour qu’une lettre de sortie soit délivrée au joueur. C’est dans le cas où il y a un besoin de ce document pour l’obtention du visa auprès des ambassades. Une fois le visa obtenu, l’agent peut accompagner son joueur pour son essai. Lorsque le test est concluant ou réussi, l’agent et le club s’accordent pour la discussion du salaire et de la prime de transfert du joueur. Aussi y a-t-il des cas, où le joueur est admis sans avoir fait de test au préalable. C’est dans le cas où le joueur a préalablement été supervisé par des recruteurs. Avant, les clubs se déplacent pour détecter eux-mêmes le joueur. Aussi voudrais-je ajouter que pour signer dans un club, le joueur devra être âgé au moins de 18 ans. Les enfants qui voyagent en deçà de cet âge sont victimes de leurs parents. Ce sont eux qui vont solliciter des intermédiaires pour trouver un contrat pour leurs enfants. Plusieurs parents m’ont rencontré me demandant de trouver un club de D2 pour leurs. Ce que j’ai refusé. Je leur demande de laisser exploser le talent de leurs enfants avant un éventuel contrat à l’étranger.

La lettre de sortie délivrée pour le joueur est-elle obligatoire pour la sortie d’un joueur?

Il faut forcement la lettre de sortie pour aller à l’étranger. Dans le cas des pays où le visa est imposé. Dans les autres pays où le visa n’est pas obligatoire, la lettre d’invitation suffit. Mais une fois l’essai est concluant, le nouveau club du joueur est dans l’obligation de demander un certificat international de transfert (CIT) au dernier club du joueur via la Fédération. Précisons que le CIT n’est pas exigé joueur pour un transfert sur le même territoire. C’est-à-dire quand un joueur doit quitter un club pour un autre en Côte d’Ivoire. La lettre de sortie pour être délivrée, le club devra adresser une demande à la FIF qui elle à son tour adresse une demande au ministère. Je l’ai déjà expliqué. Et c’est le ministère de tutelle qui délivre en dernière analyse la lettre de sortie. Cette procédure au moins permet un minimum de suivi. Concernant la les sortes clandestines de joueurs, personne ne peut arrêter. Puisque tout part de la volonté du joueur, de ses parents et l’gent véreux. Il y a beaucoup d’ivoiriens qui sortent n’importe comment. Il y en a même au Mali. Partout. Les intermédiaires arrivent à réussir leur coup parce qu’il y beaucoup de jeunes qui sortent sans le titre de joueurs. C’est un phénomène difficilement maîtrisable. La plupart des joueurs qu’on fait voyager clandestinement proviennent des centres de formation.

Un président de club peut-il faire office d’agent de joueurs en cas de signature de contrat d’un de ses protégés?

C’est possible si le joueur n’a pas d’agent. Il y va de l’intérêt du club qui est engagé. Sinon, seuls les agents de joueurs reconnus par leur fédération et la FIFA qui interviennent dans le contrat. Il y a différents sortes de contrat. Le contrat de médiation entre le joueur et son agent. Il y a celui du joueur et son club. Le contrat du joueur est celui qui est négocié par son agent de joueur.

Disposiez-vous des rapports de chancellerie faisant l’état du nombre des joueurs qui sortent frauduleusement et qui tirent le diable par la queue dans le Maghreb Arabe, les pays du Golf Persique et d’autres pays?

Je ne sais pas grand chose à ce niveau. Mais ce rapports devrait exister pour servir d’éléments de base de contrôle des sorties de joueurs. C’est un phénomène de nos jours difficilement maîtrisable. Par ailleurs, en tant que membre du bureau des agents FIF, je profite de l’occasion pour inviter tous les parents à consulter la liste des agents de joueurs sur le site de la FIF ou de la FIFA ou saisir le Président de l’Association des Agents de joueurs licenciés de Côte d’Ivoire avant d’entreprendre quoique ce soit

Propos recueillis par Koné Yacouba

Avec le partenariat de l'Intelligent d'Abidjan







Jeudi 19 Août 2010
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