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Discours d’Affi N’Guessan devant ses parents à Bouadikro : Le président du FPI a rassuré qu’il n’a pas d’agenda personnel

Le président du Front populaire ivoirien Pascal Affi N’Guessan était samedi dans son village natal, Bouadikro. A l’occasion du meeting qu’il a animé, il a fait le tour des questions d’actualités. Affi N’Guessan a rassuré qu’il n’a pas d’agenda personnel. Sa feuille de route est claire : libération de Gbagbo et des prisonniers politiques, retour des exilés en priorité. Mais aussi remobiliser les militants pour la reconquête du pouvoir par le FPI en 2015 pour mettre fin aux souffrances des ivoiriens. Car, Ouattara est décidément une véritable erreur de casting. Extraits d’un discours dense et sans faux-fuyant.


Discours d’Affi N’Guessan devant ses parents à Bouadikro : Le président du FPI a rassuré qu’il n’a pas d’agenda personnel
« Chers camarades qui êtes venus de si loin pour nous assister, je voudrais vous remercier, vous remercier très sincèrement parce que le travail que nous faisons, la politique nous faisons s’appuie d’abord sur des sentiments, sur les passions. On ne fait pas la politique comme on fait n’importe quel métier. On fait les métiers divers dans la vie pour vivre, pour gagner son pain quotidien. C’est ainsi qu’on peut devenir mécanicien, transporteur, commerçant, ingénieur, médecin, enseignant. C’est qu’il y a une part de passion parce qu’on ne choisit pas ces métiers au hasard. Fondamentalement, on est impliqué dans ce métier, et on persévère, on progresse dans ce métier parce qu’on cherche des promotions pour gagner davantage pour améliorer sa vie quotidienne. Mais la politique qui est le métier d’organiser la vie de société, de travailler au bonheur de sa communauté, ce métier exige d’abord des sentiments. Des sentiments d’amour, des sentiments nobles, des sentiments de progrès, des sentiments d’émancipation. C’est quand on est pénétré de ces sentiments, quand on a adhéré à ses sentiments, qu’on peut s’engager. Parce qu’on s’engage de façon altruiste, de façon désintéressée, en comptant sur le progrès de la communauté comme récompense. En comptant sur la reconnaissance de la communauté comme récompense. Donc l’homme politique, le vrai homme politique, celui qui fait vraiment de la politique, travaille de façon désintéressée, à faire progresser sa communauté, à lutter contre la pauvreté, à promouvoir des valeurs au sein de la société. Des valeurs qui fassent progresse la société. Parce qu’une société ne progresse pas seulement par le bien être matériel. Une société progresse aussi par le perfectionnement de la pensée, le perfectionnement des sentiments. Par exemple, la démocratie, c’est une valeur qui ne nourrit pas l’homme, mais une valeur nécessaire à l’homme, nécessaire au progrès de l’homme, nécessaire à la paix entre les hommes, nécessaire au bien être des hommes. La liberté, c’est une valeur. Elle n’est pas matérielle. Elle n’est pas du même genre que se nourrir ou se soigner, mais l’homme a besoin de liberté. L’homme le plus pauvre parmi nous a besoin de liberté. Le plus pauvre d’entre nous a besoin d’être l’égal des autres, il a besoin d’égalité. Pas l’égalité des fortunes, mais l’égalité de l’espèce humaine. Même si c’est un homme comme toi qui une Mercedès, qui a une villa ou mal habillé vivant dans une chaumière, mais nous avons tous deux été créés comme des Etres humains. Nous sommes tous deux des créatures de Dieu. Et nous devons être égaux dans le respect, le droit et la dignité. Et l’homme politique, ce sont ces valeurs là qu’il doit construire, qu’il doit promouvoir. Il doit travailler à ce que tous les Etres humains se considèrent égaux, il doit travailler à ce que tous les Etre humains soient libres. Il doit travailler à ce que si nous nous organisons en communauté et nous mettons en place des institutions, un chef de village, un président de la République, un conseil de notables que ces institutions travaillent à la justice. Parce que l’homme aussi a besoin de justice. L’homme a besoin de savoir que s’il a raison, on lui dise que oui tu as raison, sans tenir compte de sa condition. S’il a tort qu’on lui dise que c’est toi qui a tort sans tenir compte de sa condition. L’homme politique doit promouvoir la justice dans la société parce que c’est tout cela qui contribue au perfectionnement de la communauté. Le perfectionnement de la communauté c’est la mission de l’homme politique. La communauté dans sa double dimension. Sa dimension matérielle et sa dimension spirituelle. C’est-à-dire que dans la dimension des idées, dans la dimension des valeurs. Parce qu’une société qui promeut des valeurs noble est une société qui est en paix. Une société qui renonce à la violence, une société qui renonce à des actes de barbaries. L’homme politique doit travailler à promouvoir ses valeurs par ce que c’est comme ça que la société peut se perfectionner. A tel enseigne qu’on peut dire que la politique n’est pas loin du sacerdoce religieux. C’est aussi un sacerdoce parce que là où le religieux travaille à promouvoir les valeurs qui vont nous permettre d’avoir le salut quand nous allons quitter cette terre pour trouver une place auprès de Dieu, l’homme politique travaille à ce que ce salut comme ici sur terre. Donc ce sont deux missions qui sont complémentaires. Deux missions complémentaires aussi, parce que, deux missions sur la même personne. Il y a la dimension temporelle, la dimension terrestre, mais aussi, il y a la dimension spirituelle, la dimension céleste. L’homme est bivalent. L’homme a deux dimensions. Il a deux faces. Il y a une face sur terre et il y a la face dans l’au-delà. C’est pourquoi les valeurs religieuses ne sont pas éloignées des valeurs terrestres. L’homme pour qu’il ait le salut doit avoir un certain type de comportement sur terre. Et c’est ce comportement sur terre qui peut garantir le salut. Et c’est pourquoi dans certaines constitutions de certains pays, Dieu a une place importante, et que les présidents mêmes élus jurent sur la bible. Parce que les lois sont souvent inspirées autour des valeurs chrétiennes, comme dans certains pays les lois sont inspirées autour des valeurs coraniques.

Je voudrais vraiment dire merci aux frères qui sont venus, à mes sœurs qui sont venus de si loin, à tous mes amis qui me soutiennent dans ce combat. Parce que pour progresser, l’homme politique a besoin de savoir qu’il est soutenu, que le travail qu’il fait est un travail qui plaît au cœur de la communauté, qui plaît à ceux qui le soutiennent. Le seul instrument de motivation, c’est la reconnaissance de la communauté. C’est pourquoi j’invite tous les cadres à avoir comme boussole, à avoir comme repère, la communauté, la famille, le village, la tribu, la sous-préfecture, le département et le pays. Nous devons toujours vérifier si nous sommes en phase avec la communauté. Toujours vérifier si nous travaillons conformément à la volonté de la communauté, si nous sommes utiles à notre communauté, si notre communauté perçoit positivement notre mission. Si nous faisons ça, nous faisons autre chose. Or la politique ce n’est pas assouvir ses ambitions personnelles. Ce n’est pas chercher éperdument à être député, à être maire, à être ministre, à être président de la République. Ce n’est pas ça la politique. La politique d’abord c’est être utile à sa communauté. Si cela doit passer par la mairie, oui je vais à la mairie. Si cela doit passer par la députation, oui je vais à la députation. Mais la députation pas pour la députation, mais la députation comme instrument pour travailler au profit de la communauté. La communauté, le pays, voilà le repère que nous ne devons jamais perdre de vue. Si nous le faisons et qu’un jour nous sommes absent comme nous l’avons été pendant deux ans et demi, la communauté nous réclamera. La communauté priera, la communauté mettra tout en œuvre pour que nous sortions de prison. Et moi, ma sortie de prison, je la considère d’abord comme la manifestation de la volonté de cette communauté nationale, de cette communauté villageoise de voir son fils, son ami, son frère sortir de prison. Parce que ce que nous oublions souvent, c’est que nous pensons que nos pensées n’ont pas d’influences, ne comptent pas, n’ont pas de force. Mais tout est dans la pensée, tout est dans la parole, dans ce que nous avons dans le cœur. C’est le cœur qui transforme le monde. Ce sont les idées que nous nourrissons, les aspirations qui transforment le monde. Rien d’autre. Ce monde est le fruit de la pensée, avant d’être le résultat d’un acte. La pensée précède l’acte. La réflexion précède l’action. Et c’est pourquoi les chrétiens le disent avec tant de pertinence qu’au commencement était la parole. Tout est dans cette phrase qui est même au comment de la bible dans genèse. C’est-à-dire qu’au comment était la pensée, au commencement était l’aspiration. Dieu a voulu créer quelque chose. Et parce qu’il a voulu, il a pensé et proclamé, ça s’est réalisé. Ça ne serait jamais réalisé si Dieu n’avait jamais dans sa tête, dans son cœur, dans son âme. C’est ça qui est fondamental. Dieu a dit que la lumière soit et la lumière fut. Ici, vous avez dit qu’Affi sorte de prison et Affi est sorti de prison. C’est le même phénomène qui s’est produit parce que Dieu nous a créés à son image. Quand on dit ça, souvent nous ne comprenons pas le sens profond. C’est dire que c’est nous-mêmes Dieu. Nous nous sommes de Dieu, nous sommes Dieu. Dieu a créé, nous nous procréons. C’est-à-dire nous faisons de la même façon que Dieu. Les enfants qui sont là, ce n’est pas des créations de Dieu. Mais Dieu nous a donnés cette puissance de faire ce qu’il a fait, de continuer son œuvre sur terre. Et c’est ce que nous faisons chaque jour. C’est pourquoi il faut accorder de l’importance à ce que l’homme pense, aux aspirations profondes des hommes. Donc c’est vous qui m’avez libéré. C’est parce que vous l’avez voulu que nous sommes libérés. Et je souhaite que nous continuons de vouloir avec toute l’intensité nécessaire pour que les autres qui sont en prison sorte. Simone Gbagbo, Blé Goudé, Jean-Yves Dibopieu et tous ces jeunes qui sont des milliers. Moi-même quand je quittais Bouna, il y avait 16 jeunes qui étaient refugiés au Liberia, ils sont partis les prendre là-bas pour venir les jeter en prison à Bouna. Quand ils sont arrivés, comme nous étions là, on a essayé de les aider comme on peut pour que, eux aussi, ne se sentent pas seuls. Au moment où on venait, c’était la grande désolation parce que Lida et moi qui étions les derniers on les quittait, ils se sont retrouvés un peu comme orphelins. D’ici, nous continuons de suivre. Mais notre vœu, leur attente, c’est qu’ils soient libérés. Et nous allons travailler inlassablement jusqu’à ce qu’ils soient tous libérés. Moi je suis convaincu, je suis assuré qu’ils vont tous sortir, ce n’est qu’une question de temps. Parce que comme je l’ai dit hier [vendredi, ndlr] à Bongouanou, si je suis sorti, c’est que les portes des prisons se sont ouvertes. Or si les portes se sont ouvertes, elles resteront ouvertes jusqu’à ce qu’il y ait plus personne en prison. Donc tout le monde va sortir. Comme dit Nanan Kouadio, il n’y a rein à faire. Il n’y a rien à faire, ils vont tous sortir. Donc soyez sereins. Soyez sereins que Dieu ne nous a pas mis dehors pour vous et comme un accident. Ma sortie n’est pas un accident. C’est une volonté. Je suis sorti pas accidentellement, c’est une volonté. Et cette volonté va agir pour faire en sorte que tous, Simone Gbagbo, Blé Goudé, tous ceux qui sont en prison en Côte d’Ivoire vont sortir. C’est une volonté qui va agir de manière à ce que tous nos frères qui sont en exil vont tous rentrer. Et cette volonté va agir de sorte que Laurent Gbagbo lui-même va sortir. Parce qu’il y a des choses dans la vie qui sont innaturelles. Comment vous pouvez penser qu’une femme qui est enceinte, n’accouche pas au bout de 9 mois ? Est-ce que c’est possible qu’une femme enceinte voie sa grossesse qui ne se termine pas ? Naturellement, c’est impossible. Donc aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est enceinte de la libération de tous ses fils qui sont en prison, qui sont en exil, ou qui sont à la Haye. Donc forcement, il y aura l’accouchement. L’accouchement, c’est pratiquement incontournable. La libération de Gbagbo est incontournable. La libération de Simone, c’est incontournable. Donc moi je suis serein. Moi quand j’étais en prison à Bouna, je savais que j’allais sortir. Vous savez pourquoi ? Parce que la prison est trop petite pour moi. Je ne sors pas, la prison là va exploser. C’est naturel. C’est pourquoi, même quand ils sont partis me voir en prison - il y avait un ministre qui est passé - je lui ai dit mais qu’est-ce que vous faites là ? Parce que pour moi, c’est évident. C’est comme nous, si aujourd’hui du fait de la crise, on attrape Alassane Ouattara, tous les gens du RDR, on les attrape et on les met en prison et puis on pense qu’on dormir tranquille. C’est pas possible. Ce sont des choses qui ne sont pas possibles. On ne peut pas les oublier comme ça. Et puis vous dites on n’a qu’à continuer notre vie. Si c’est Dieu qui les a appelés, là c’est autre chose parce que Dieu il est Tout-Puissant. On va pleurer mais nous allons sécher nos larmes et nous allons prier Dieu pour accueillir notre frère auprès lui. C’est tout ce que nous pouvons faire. Mais si c’est un homme, qui a posé un acte et qui ne plait pas à la majorité des hommes, comment peut-il maintenir cet acte ? C’est pas possible. Donc, il sera dénié parce que c’est pas conforme à la volonté de Dieu, c’est pas conforme à la volonté des hommes. Travaillons toujours à faire en sorte que toujours la volonté des hommes, la volonté de Dieu soit respectée. C’est pourquoi je voudrais aussi rassurer qu’il en ait rien. Tous ceux qui sont de notre bord, et qui souffrent comme tous les Ivoiriens de façon générale qui souffrent du fait que nos frères et sœurs soient en prison, et que le président Gbagbo est encore en prison, je veux les rassurer. Nous tous qui sommes là, nous sommes mobilisés en pensé pour leur libération. Et nous allons agir dans l’action pour libération. On n’a pas besoin de le proclamer de façon tapageuse, de façon démagogique. Il faut agir. C’est notre obligation. Je l’ai dit le 7 septembre à Abidjan que la libération de Laurent Gbagbo, c’est une obligation pour nous. C’est même pas un devoir, c’est une obligation. Et c’est un impératif. Nous sommes obligés de nous battre. Et partout où nous allons retrouver avec ceux qui l’ont envoyé, c’est ce que nous allons exiger. Quelque soit ce qu’ils vont nous demander comme contribution, comme participation, c’est ce que nous allons exiger. Parce que comme l’a dit le président Zié, c’est ça qui est la volonté populaire, donc la volonté de Dieu. Si nous voulons être en phase avec le peuple, si nous voulons marcher dans la ligne de Dieu, nous devons exiger la libération de Laurent Gbagbo. Et nous devons travailler à libérer Laurent Gbagbo. Et nous devons le dire sans faiblesse aux autorités. C’est dans leur intérêt, c’est dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Parce que la Côte d’Ivoire ne sera pas en paix avec elle-même si Gbagbo est en prison. La Côte d’Ivoire ne sera pas en paix avec elle-même si Simone est en prison, si Blé Goudé est en prison, si tous ces cadres depuis Toulepleu jusqu’à Bondoukou en passant par Abengourou, si tous ces cadres sont en exil, la Côte d’Ivoire ne sera pas en paix. Parce que c’est comme une maladie que le pays a contracté.

Quand on écoute le président de la mutuelle, l’amertume qu’il a dans le cœur, les mots qu’il a utilisés sont partagés par la grande majorité des Ivoiriens. C’est ça notre problème. Les Ivoiriens ne sont pas en paix. Ils souffrent parce qu’ils ont des frères qui sont en exil, ils ont des frères et sœurs qui sont en prison, ils ont Laurent Gbagbo qui est en prison à la Haye. Alors libérons la Côte d’Ivoire, instaurons la paix dans la Côte d’Ivoire. Travaillons pour classer tout cela dans le passé, pour que les prisons soient vidées, que les exilés rentrent, que Gbagbo Laurent revienne. On ne nous prendra pas une partie de nos richesses, on ne nous videra pas de nos maisons, c’est un acte gratuit, mais un acte d’amour qui va rapporter gros à la Côte d’Ivoire puisque cela va rassembler au moins les Ivoiriens, les apaiser et leur donner le sourire et la joie de vivre. Il faut donc ceux qui maintiennent les prisons fermées les libèrent, qu’ils libèrent aussi les frontières. Et là je m’adresse particulièrement à Alassane Ouattara, c’est lui qui a les clés des prisons et des frontières. Il faut qu’il se libère lui-même, parce qu’il est en prison. Pourquoi ne veut-il pas se libérer ? Il est dans la prison des ressentiments des Ivoiriens, de l’amertume des Ivoiriens, de la colère des Ivoiriens. Il le sait lui-même. Or la colère c’est comme un feu, les ressentiments sont comme un feu qui encercle celui qui est dans prison de la colère. Ici dans ce village, si tu sais que tous les villageois sont contre toi, tu ne peux même pas sortir de ta maison. Tu t’enfermes chez toi, tu passes toute ta journée à la maison. Tu ne sors que quand tu as un besoin urgent et incompressif. Parce que tu ne peux faire autrement. Car tu sais que quand tu sors de ta maison, les visages que tu vois, les regards que tu vois sont des regards méchants, désapprobateurs, incendiaires. Alors tu es obligé de rester chez toi avec ta femme et tes enfants. Au moins là, il y a un minimum de confort et d’affection, parce que l’homme ne peut pas vivre sans l’affection des autres hommes. Quand vous vivez en société que l’affection vous manque c’est pire qu’une maladie. Or, Ouattara n’a pas l’affection de la majorité des Ivoiriens. Lui-même le sait mais il attend parce qu’il n’agit pas selon la volonté de la majorité. Il agit contre les intérêts de la majorité des Ivoiriens, contre les intérêts de la Côte d’Ivoire.

Comment veut-il agir contre les intérêts d’une communauté et avoir son affection ? Comment veut-il agir encore plus longtemps contre l’affection de la communauté ? Quand tu n’as pas l’affection des gens mais qu’ils te tolèrent un peu, c’est bon. Il y a dans les villages des gens qui ont commis des actes graves, qui sont connus comme ça, comme des profanateurs, comme des gens déviants. Mais souvent la communauté les tolère, ils se promènent dans les villages, on ne les appelle pas quand on juge des graves affaires, mais on les tolère quand même. Mais quand on ne tolère pas, c’est encore plus grave. Donc nous disons dans l’intérêt du pays, il faut que Ouattara libère les gens de prisons, qu’il fasse rentrer ceux qui sont en exil sinon la Côte d’Ivoire n’aura pas la paix. Or il faut que le pays soit en paix, et de toute manière le pays sera en paix car le pays ne peut pas accepter cette situation éternellement. Pour le moment, on n’a pas épuisé sa patience. Mais nous qui sommes à la tête du pays, il ne faut pas qu’on épuise la patience des Ivoiriens parce qu’un peuple qui a perdu patience devient dangereux pour sa propre survie. Il ne faut pas épuiser la patience des Ivoiriens, il ne faut pas aussi leur faire miroiter des illusions du genre « on va libérer Affi comme ça la tension va diminuer un peu et puis on continue dans la même chose ». Parce que nous ne tolèrerons pas cela aussi et ne nous prêterons pas à ce genre de jeu. Il vaut mieux, comme le disent les Ivoiriens, en même temps est mieux ! Il faut libérer les prisonniers et faire rentrer tous ceux qui sont en exil. C’est encore mieux et c’est simple. Je leur garanti que si nous sortons de prison, nous n’allons pas les pourchasser, on ne va pas les attacher, nous n’allons tuer personne, parce que nous ne sommes pas des tueurs, nous ne sommes pas des « détruands ». Nous sommes plutôt des gens qui veulent construire. Ce qu’ils ont gâté, nous allons le construire. Là où ils ont mis la méchanceté, nous allons y mettre l’amour. Là où ils ont mis la pauvreté, nous allons y mettre le bonheur. Parce que la vie est ainsi, elle est à double faces. Il y a la femme et le garçon, il y a le malheur et le bonheur, il y a le mal et le bien. C’est comme ça notre monde. Là où le mal est passé, c’est le bien qui peut réparer les dégâts. Et nous, nous sommes des hommes de bien et de progrès, nous sommes des hommes de générosité, nous sommes des hommes de liberté et d’égalité. C’est cela qui fait notre spécificité en tant que Front populaire ivoirien. Si nous sommes au Front populaire ivoirien, c’est à cause de ces valeurs-là ! C’est d’abord à cause de ces valeurs. Sinon on ne se serait pas mis dedans. C’est à cause de ces valeurs parce qu’elles manquent à notre pays et qu’il faut les insérer pour qu’il soit un pays dont l’humanité peut être fière et dont nous-mêmes pouvons être fiers. C’est pourquoi nous nous sommes battus et que nous nous battons. C’est pourquoi, quand on fait la prison, on n’a pas le cœur noir. Moi j’ai fait la prison durant deux ans, vous avez pleuré. Mais aujourd’hui nous rions. Ce qui s’est passé, nous le laissons à Dieu parce que Jésus-Christ lui-même il a souffert, il est mort mais c’est grâce à lui que tous nos péchés ont été rachetés, c’est grâce à lui que nous nous sommes réconciliés avec Dieu. Et aujourd’hui, ce sont les valeurs que Jésus-Christ a enseignées qui nous guide. Nous sommes réconciliés avec Dieu parce qu’il voit que nous marchons selon ses commandements. Donc Jésus a fait le travail pour lequel Dieu l’a amené sur terre. Nous aussi nous devons faire le travail pour lequel Dieu nous a amenés sur terre. Il peut passer par la souffrance, par la prison. C’est pour nous enseigner et non pour nous détruire. Parce que le temps que j’ai été en prison, c’est un phénomène, c’est une situation qui nous a fait réfléchir pendant ces deux ans. Il n’y a personne ici et dans toute la Côte d’Ivoire qui ne se soit pas posé des questions. Et Camille a dit toute à l’heure que pendant cette période, il y en a qui ont fléchi, qui ont faibli, que certains se sont mêmes fourvoyés. Mais, c’est à cause de tout ça que Dieu m’a envoyé en prison, pour voir comment ils vont réagir face à un tel drame ceux qui sont à Bouadikro comme partout en Côte d’Ivoire. Ceux qui ont tenu, il faut les saluer. Quand les élections sont venues, on vous a dit n’aller pas voter, vous avez obéi. Si vous étiez allés voter, aujourd’hui ce serait la honte. C’est pour nous enseigner, c’est pour que nous qui avons tenu soyons fiers d’avoir tenu que je suis allé en prison. Pour que nous sachions que quand des situations de cette nature vont se présenter, il faut résister, il faut tenir. Parce que c’est un moment difficile mais qui va passer. Il ne faut pas avoir peur du bruit, parce que quand ces affaires arrivent, elles font de grands bruits. Et le bruit peut nous impressionner, nous troubler mais il ne faut jamais être troublé. Il faut être comme Jésus dans la barque pendant que la tempête soufflait que la barque tanguait. Jésus est resté serein pendant que ses disciples criaient croyant que c’était la fin du monde. Il leur a dit « hommes de peu de foi, pourquoi tremblez-vous ? Il n’y a rien ! » Il a suffi qu’il dise cela pour que le vent se calme. La foi, la foi, toujours la foi ! Ne tremblez pas devant un acte posé par un homme comme vous. Si c’est Dieu qui l’a décidé, oui, nous nous inclinons. Mais un homme comme vous, un être humain comme vous, ne tremblez pas devant ses actes. Il n’est qu’un homme, il ne commande pas à la nature. C’est un autre homme avec une autre pensée, avec une autre force qui peut mettre fin à la dictature d’un homme. Donc ne tremblons pas devant les faits et gestes de Ouattara parce qu’il n’est pas Dieu et ne sera jamais Dieu. Et il ne faut pas qu’il se prenne pour Dieu parce qu’il a aujourd’hui des Frci armés prêts à tirer sur les honnêtes citoyens. Il n’est pas Dieu et il ne sera jamais Dieu. Peut-être que Dieu l’a suscité pour nous enseigner. Mais nous avons compris l’enseignement de Dieu. Nous nous sommes repentis et Dieu a décidé comme il l’a fait pour Israël, de ressusciter son peuple, le peuple de Côte d’Ivoire. D’ouvrir un chemin pour ce peuple-là, et c’est ce chemin-là que nous sommes venus ouvrir pour que tous les autres prisonniers sortent, pour que le peuple de Côte d’Ivoire se retrouve, se rassemble pour poursuivre sa marche en avant. Même lui, nous allons l’écarter parce que c’est là la volonté de Dieu, nous allons l’écarter de la voie de la Côte d’Ivoire, de la voie du bonheur pour notre peuple. Soyez-en sûrs, Dieu suscite toujours des gens pour enseigner le peuple. Il avait suscité Nabuchodonosor au milieu des Babyloniens, il avait suscité les Assyriens pour attaquer Israël. Mais quand il a voulu tous ceux-là ont été vaincus. Nous aussi, nous allons nous débarrasser de « Madouchodonosor » et poursuivre notre marche en avant. Chers parents, c’est pourquoi je suis serein et vous dis d’être sereins, d’être confiants et de garder espoir. Parce que la voie que Dieu nous trace est une voie qui est claire. Pour moi, il a réglé tous les problèmes. Mes frères et sœurs venus de Man l’ont compris et l’ont dit. Mes chers frères, ne vous inquiétez pas. Moi, je l’ai compris depuis toujours. Quelqu’un m’avait envoyé un message quand j’étais à Bouna s’inquiétant de mon incarcération qui durait. Il a dit « nous commençons à perdre patience ». Je lui ai dit « ne perd pas patience ». Comme Ouattara fait du bruit à Abidjan là-bas, Dieu m’a envoyé ici pour que je réfléchisse, pour que je me concentre et essais de voir demain comment repenser la Côte d’Ivoire.

Quand Dieu lui-même aura senti que je suis prêt, la porte va s'ouvrir. Et Dieu a ouvert la porte parce qu'il pense que je suis prêt à faire ce que nos amis et frères de Danané ont dit, à savoir ouvrir le chemin comme Joseph, pour que les autres frères sortent, pour que ceux qui sont en exil rentrent et pour que Gbagbo nous rejoigne. C'est cela ma mission. Ce qui va se passer après, c'est Dieu qui décide. Mais pour le moment, je sais et je sens que la mission que Dieu m'a confiée dans le court instant, c'est de travailler a ce que tous ceux qui sont en prison sortent de prison, que tous ceux qui sont en exil rentrent et que Laurent Gbagbo nous retrouve. Dans la vie, Dieu ne donne pas tout au même homme et Dieu choisit un homme pour chaque période. Si ma mission, c'est de rassembler les Ivoiriens en faisant en sorte que tous ceux qui sont en prison sortent, que Laurent Gbagbo vienne et que nous nous engageons dans un processus de réconciliation nationale, je me plie et je m'exécute. C'est ce que je fais et c'est ce que je vais faire. Après, ce qu'il y a dans l'agenda de Dieu, cela dépendra de lui. S'il pense qu'après, je dois poursuivre le travail, je m'inclinerai. S'il pense que ma mission doit s'arrêter à œuvrer pour le retour de tous nos camarades, je dis gloire à Dieu. Il faut avoir la foi, être serein et travailler pour sa gloire et pour l'honneur de la communauté. Je voudrais donc rassurer tous nos amis, nos frères et nos parents. Lorsqu'on s'engage en politique pour la gloire de Dieu et pour les hommes, on ne conçoit pas soi-même d'autres plans. On suit le plan que Dieu nous remet. Et aujourd'hui, la feuille de route que le FPI me donne, c'est ce que les frères de Danané et le président Edi Kouame ont dit. Si je m'écarte de ce plan pour former un autre plan, il échouera parce qu'il peut y avoir deux plans. La feuille de route est la. Ceux qui acceptent de la suivre Dieu va les accompagner avec tout le peuple derrière eux. Ceux qui refusent cette feuille de route vont se retrouver en brousse, honnis, comme certains qui ont voulu faire des plans quand j'étais en prison, des gens très importants dans ce pays. Dieu a crée une situation, ils commencent à faire d'autres plans. Mais ce n'était pas le plan de Dieu. Mais quand ils se sont présentés aux élections, Dieu les a foudroyés et tout le monde a été surpris de les voir aussi petits. Tu ne veux pas suivre le plan de Dieu, il t'as déshabillé et aujourd'hui on ne sait pas ce que tu es devenu »

Propos recueillis par Anderson Diédri, envoyé spécial
In L'Intelligent d'Abidjan
Dimanche 15 Septembre 2013
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La Dépêche d'Abidjan | 01/11/2016 | 1195 vues
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