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Dieudonné Tshiyoyo : «Le problème en Afrique, c’est la qualité des élections»

Quel est l'état de la démocratie africaine ? Dans quelle mesure le vote s'impose-t-il comme mode de désignation des dirigeants africains ? Les électeurs africains s'affranchissent-ils des clichés qui font des considérations ethniques ou clientélistes l'élément principal de leur vote ? En ce dimanche électoral, en Côte d'Ivoire, en Tanzanie et référendaire au Congo, écoutez l'analyse de Dieudonné Tshiyoyo. Conseiller électoral au centre régional du programme des Nations unies pour le développement à Addis-Abeba, il a collaboré depuis 2005 à la plupart des missions électorales du PNUD sur le continent.


Dieudonné Tshiyoyo : «Le problème en Afrique, c’est la qualité des élections»
RFI : L’élection, comme mode de désignation des dirigeants, est-elle en train de devenir la norme en Afrique ?

Dieudonné Tshiyoyo : oui, je crois. Quand on essaie de voir le passé récent, on constate bien que, depuis la fin des années 80, début des années 90, avec la fin de la Guerre froide et l’introduction du multipartisme, les élections sont devenues une réalité dans plusieurs pays et qu'elles sont organisées d’une manière régulière et périodique.

On se rapproche, selon vous, de ce qu’on appelle habituellement, des standards internationaux, des organisations transparentes des élections ?

Je crois qu’on n’est pas encore arrivé à ce niveau-là. C’est bien d’avoir des élections périodiques mais, le problème qui se pose sur le continent africain, en ce moment, est bien sûr la qualité de ces élections. Assurent-elles les représentations de la volonté du peuple ? Il y a des défis qui se posent à ce niveau-là.

C’est ce qu’on appelle parfois « l’autoritarisme électoral », c’est-à-dire que le pouvoir endosse formellement le processus électoral tout en le contrôlant fortement pour éviter la défaite.

Je crois que c’est là le problème parce que si finalement les élections ne servent qu’à préserver les statu quo, eh bien elles ne répondent pas à leurs objectifs. Les élections sont aussi là pour assurer que la volonté du peuple se transmet sur la représentation politique et que les personnes ou encore les individus qui assurent le pouvoir politique sont ceux là qui ont été choisis et qui exercent, d’ailleurs, ce pouvoir-là sur une période bien déterminée. Quand le pouvoir politique issu des élections va au-delà des périodes qui ont été initialement préétablies, je crois qu’il y a, là aussi, un problème qui se pose.

Lorsqu’on évoque les élections en Afrique, deux mots reviennent souvent : le vote ethnique et le clientélisme. Est-ce que ces pratiques sont en recul ? Est-ce que l’électeur africain est de plus en plus autonome dans ce choix ?

Le problème qui se pose au continent africain, c’est un problème un peu plus global qui est quand même assez lié, premièrement, au taux d’analphabétisme. Le fait que les gens ne sont pas suffisamment éduqués, qu’ils comprennent parfois pour qui ils votent mais qui ne savent pas pourquoi ils votent, c’est, je crois, un problème qui est constaté à travers le continent.

Le deuxième problème, c’est que vous avez des individus, des personnalités qui sont plutôt fortes et des institutions qui sont faibles. Les gens votent généralement par allégeance ethnico-tribale plutôt que pour une idée ou une politique bien déterminée. Si l’électeur qui va voter ne comprend pas pourquoi il vote ni quelle est la portée de son choix, je crois qu’il y a un problème qui se pose. C’est là où les actions tendant à aller dans le sens d’éduquer la population, sur le plan civique et bien sûr électoral, sont très importantes.

D’autre part, quand vous regardez, pendant les élections, par exemple le nombre de bulletins nuls ou bien de bulletins où les gens ne votent pas correctement, cela vous donne aussi une indication sur le fait que les gens peuvent aller voter mais, parfois, ne savent même pas comment voter. Ainsi, par cette pratique-là, leur choix est parfois annulé.

D’ailleurs, est-ce qu’on vote peut-être de façon plus autonome, de manière plus indépendante dans un milieu urbain que dans un milieu rural ?

Dans les milieux urbains, les gens sont un peu plus éduqués, sont plus informés. Même au niveau des protestations et autres, si vous regardez, vous verrez que ça se déroule souvent dans le milieu urbain. Pourquoi ? Parce qu’il y a une classe moyenne, qu’il y a les gens qui sont éduqués et que le vote, à ce moment-là, tend à se faire d’une manière judicieuse. Mais quand vous allez plutôt dans le milieu rural où le taux d’analphabétisme est très élevé, généralement le choix se fait sur d’autres considérations.

Souvent la communauté internationale commente les résultats des élections en Afrique. Comment sont accueillies ces interventions ? Est-ce qu’on écoute ce que disent les étrangers ?

L’intervention de la communauté internationale est souvent liée au fait qu’elle participe aussi, d’une manière, au financement du processus électoral en Afrique. Plusieurs pays ne sont pas capables de financer leurs propres processus électoraux. Il va de soi que, quand certains acteurs de la communauté internationale interviennent dans le processus électoral, ils puissent faire, à la fin, des recommandations. Il va de soi aussi qu’ils voudraient voir ces recommandations être mises en pratique afin que le processus puisse être amélioré. Il y a des pays qui prennent en compte ces recommandations-là et qui améliorent les systèmes électoraux mais il y en a d’autres qui passent au prochain cycle électoral sans nécessairement prendre en compte les recommandations qui ont été faites lors des observations électorales des scrutins précédents. Mais vous savez, en droit international, il y a bien sûr l’aspect de la souveraineté des Etats et donc, il appartient à chaque Etat de prendre en compte ces recommandations.

Source : rfi
Dimanche 25 Octobre 2015
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