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Devoir de mémoire - Côte d'Ivoire - Les paroles s'envolent, les écrits restent... éternellement. En réalité, voici ce que Bédié pense de Ouattara

Le livre "Les Chemins de ma vie" de Henri Konan Bédié, un entretien avec Éric Laurent, paru au cours de l’année 1999, révèle ce qu’il pense en réalité de Ouattara.


Devoir de mémoire - Côte d'Ivoire -  Les paroles s'envolent, les écrits restent... éternellement. En réalité, voici ce que Bédié pense de Ouattara
Extraits :


P. 44 :

Éric Laurent:
Que pensez-vous du concept de négritude?

Henri Konan Bédié : Je l’ai trouvé pratique. Il existait une culture négro-africaine et il fallait bien lui donner un nom. Le terme forgé par Aimé Césaire, qui est un maître de la langue, a tout de suite reçu l’adhésion de l’intelligentsia noire et même mondiale grâce à Senghor qui l’a popularisé.
De même, lorsque nous avons voulu trouver une formule qui évoque la synthèse culturelle entre les ethnies habitant la Côte d’Ivoire, nous nous sommes référés à la géographie et nous avons forgé l’« ivoirité» qui souligne la qualité de ce qui est ivoirien, au sens culturel et identitaire. Mais nous aurions pu, tout aussi bien, choisir le mot « ivoiritude ».

E.L. : Quelle différence établissez-vous entre l’africanité et la négritude?


H.K.B. : L’africanité embrasse tout ce qui est africain, les Arabes du Nord comme les Noirs du sud du Sahara. La négritude englobe tout ce qui se réclame de la culture négro-africaine. L’ivoirité, elle, concerne en premier les peuples enracinés en Côte d’Ivoire mais aussi ceux qui y vivent et y travaillent en partageant nos valeurs.

P. 147-150 :

H.K.B : Alassane . D. Ouattara était burkinabé par son père et il possédait toujours la nationalité du Burkina Faso, il n’avait donc pas à se mêler de nos affaires de succession.

E.L. : Mais il avait pris la nationalité ivoirienne?

H.K.B. : Je ne saurais le dire, jusqu’à ce que la preuve en soit faite. Le président Houphouët lui avait accordé un passeport diplomatique quand il avait des difficultés avec les autorités du Burkina Faso. Il servait alors à la Banque centrale, commune aux sept Etats d’Afrique de l’Ouest.
Un passeport diplomatique, vous savez, n’est pas une pièce d’état civil.

E.L. : Il avait tout de même été Premier ministre et à ce titre le chef du gouvernement.

H.K.B. : Certes, mais sa mission était terminée. La charge de ministre, fût-ce celle de Premier ministre, n’a pas comme un mandat électif une durée fixée d’avance. A tout moment il peut être mis fin à cette fonction par le président de la République. Ce n’était pas la première fois dans son histoire que le président Houphouët-Boigny faisait appel à des compétences techniques extérieures. Encore une fois, il n’existait pas la moindre ambiguïté là-dessus. Au demeurant, Alassane Ouattara était allé un jour voir le président Houphouët-Boigny, en présence d’un témoin, pour lui demander de le prévenir quelques jours à l’avance, au cas où il souhaiterait mettre fin à ses fonctions, de façon à avoir le temps de faire ses valises. Il ne semblait pas vouloir servir en Côte d’Ivoire après sa mission à la tête du gouvernement. Aussi, lorsque M. Camdessus, directeur général du FMI, m’a informé de son intention de l’appeler auprès de lui, je n’y ai vu aucun inconvénient. J’ai répondu : à condition qu’il ne s’occupe pas des dossiers de la Côte d’Ivoire, pour des raisons élémentaires de déontologie en vigueur dans cette institution.
Après le départ d’Alassane Ouattara, nous avons renoué les négociations avec le FMI et la Banque mondiale et mis au point un nouveau programme. Entre-temps j’ai pris la décision de rallier ceux, peu nombreux, qui étaient favorables à la dévaluation du franc CFA. La Cote d’Ivoire a été la locomotive africaine de la dévaluation de 1994.

E.L. : Selon certains observateurs et experts, la candidature à la présidence d’Alassane Ouattara, en 1995, aurait menacé l’unité du pays, en raison d’un risque de fracture entre le Nord et le Sud, entre chrétiens et musulmans?


H.K.B. : Alassane Ouattara savait très bien que la mission qui lui avait été confiée exigeait qu’il ne se mêle pas des problèmes politiques, d’autant qu’il n’était pas un citoyen ivoirien. Le président le lui avait dit et me l’avait confié, ainsi qu’à de nombreuses personnalités ivoiriennes et étrangères.

E.L. : En quels termes?

H.K.B. : En termes très clairs et aussi par des faits précis. Peu après sa nomination, le président a demandé à Alassane Ouattara de se rendre dans les capitales voisines pour insister sur l’objectif purement économique de sa mission. La preuve que son action était temporaire, c’est que le président demandait de conserver son poste vacant à la tête de la Banque centrale. Pendant deux ans le poste fut maintenu ouvert et son occupant, Charles Banny, n’agissait que comme intérimaire.

E.L. : En 1993, a-t-il vraiment existé un risque de conflit religieux?

H.K.B. : La réponse est non. Je répète que le président voulait qu’Alassane Ouattara s’occupe uniquement de l’économie. A cette fin, il devait s’appuyer sur moi et sur l’Assemblée nationale pour faire passer les mesures impopulaires de l’ajustement structurel. En revanche, je n’étais pas parfaitement informé des relations qu’il entretenait avec les milieux musulmans. Ce que je sais, c’est qu’un tract intitulé La Charte du nord circulait pendant qu’il était au gouvernement. Le président s’en était du reste vivement indigné et avait même demandé que l’on traque les auteurs de ce manifeste. Lors de mon accession à la présidence de la République, les musulmans n’ont pas manifesté la moindre hostilité à mon encontre, et, en 1995, quand je suis devenu président élu, les régions musulmanes de la Côte d’Ivoire ont voté pour moi à plus de 95 %. Par conséquent, je crois que cette donnée n’a pas pesé dans la balance. L’intrigue se situait ailleurs, plutôt au niveau des prises de position d’un certain groupe sur l’application de la Constitution.

P. 173-174 :

E.L. : Il est très difficile de comprendre la politique suivie en Côte d’Ivoire depuis l’indépendance et qui permettait à n’importe quel Africain, à peine installé sur le sol ivoirien, de voter.

H.K.B. : Un tel choix a des raisons historiques. Pour organiser la lutte de libération, nous avons dû opter pour un système panafricain. Le Rassemblement démocratique africain, le RDA, en était l’illustration. Après l’indépendance, il était difficile de dire aux militants des pays voisins : maintenant rentrez chez vous si vous voulez voter.
Donc ils ont régulièrement participé aux élections successives. Comme le parti unique choisissait les candidats, ce fut sans conséquences. Le problème ne se pose qu’en Côte d’Ivoire, pays natal du fondateur du RDA. Vous savez, par contre, qu’aucun Ivoirien n’aurait l’idée d’aller élire des dirigeants dans les pays francophones qui nous entourent. Nous sommes aujourd’hui les seuls à admettre pour la députation que les candidats puissent avoir une double nationalité. Jusqu’à présent, notre taux de croissance avait permis à tous ces immigrants de s’insérer dans le tissu économique, mais le marché du travail traverse actuellement une grande crise. Tous les secteurs ont fait le plein et les créations d’emplois sont de plus en plus réservées aux Ivoiriens.

E.L. : La modification du code électoral qui avait été opérée éliminait de facto celui qui aurait pu apparaître comme votre rival le plus sérieux, l’ex-Premier ministre. Ce changement de la loi électorale le visait personnellement, puisque pour être éligible il fallait être né ivoirien, de parents nés ivoiriens, ce qui l’excluait d’emblée.

H.K.B. : Ce projet de loi est parti de l’exigence de l’opposition qui réclamait que la loi électorale réserve le suffrage universel uniquement aux citoyens de nationalité ivoirienne.
Jusqu’alors le PDCI, parti dont j’étais devenu le président, autorisait tous les ressortissants d’Afrique de l’Ouest, résidant en Côte d’Ivoire, à voter. L’opposition estimant cette situation illégale, il a fallu changer les règles. Mais quand vous décidez de ne faire voter que les nationaux, cela exige que les candidats qui se présentent soient également des nationaux. Je ne connais aucun pays où l’on vote pour qu’un étranger devienne président de la République. Ça n’existe pas. Voyez les textes que l’on adopte en France à propos de l’immigration. Qui aurait voulu que nous votions une loi permettant à un Burkinabé, un Zaïrois, un sud Africain, etc., de devenir président de notre pays? C’était aller à l’encontre des aspirations du peuple ivoirien qui tient à son identité et à son indépendance.


Mercredi 17 Juillet 2013
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