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Depuis l’exil, il crache ses vérités / Damana Pickass : “Il faut un gouvernement de transition”

Dans cette interview réalisée via le net, il y a quelques jours, Damana Adia Pickass, un des leaders de la jeunesse pro-Gbagbo en exil au Ghana, réagit aux accusations portées contre lui par le récent rapport d’experts de l’Onu sur la Côte d’Ivoire. Il parle aussi d’autres sujets d’actualité tels que les élections locales, l’appel du Fpi au Pdci et l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015.


Depuis l’exil, il crache ses vérités / Damana Pickass : “Il faut un gouvernement de transition”
Notre Voie : Comment se porte le mouvement des patriotes ivoiriens que vous dirigez en exil ?

Damana Adia Pickass : Le mouvement des patriotes ivoiriens en exil, l’ensemble des structures et au-delà, la communauté ivoirienne en exil, se portent bien. Nous avons maintenant développé un reflexe de survie d’exilés. Quant à notre retour au pays, le jour, l’heure, l’année qu’il plaira au Seigneur de le permettre, nous rentrerons, retrouver notre chère patrie, la Cote d’Ivoire. Tout n’est pas rose, mais tout va, en général, très bien. Oui, tout va bien, Dieu est merveilleux (rires).

N.V : Charles Blé Goudé, Jean-Yves Dibopieu et le Commandant de Gendarmerie, Abéhi, constituent les exilés politiques qui ont été récemment extradés vers Abidjan de façon cavalière dans une procédure opaque. Comment avez-vous vécu de tout cela ?

D.A.P : C’est une situation déplorable que nous continuons de regretter car les exilés bénéficient de la protection organisée et prévue par la législation internationale. Toutefois, nous n’avons aucune raison de douter de la bonne foi des autorités ghanéennes qui nous hébergent et nous protègent depuis le début de notre arrivée sur leur sol.

N.V : Quel est aujourd’hui le climat au sein des exilés politiques au Ghana et ailleurs ?

D.A.P : Le climat, l’ambiance, les rapports sont très bons. Ils ne font que se raffermir. Nous formons une vraie communauté familiale.

N.V: Le régime Ouattara soutient à travers la sous-région ouest africaine que les exilés politiques pro-Gbagbo installés au Ghana veulent le déstabiliser. Est-ce vrai ?

D.A.P : Tout se passe dans ces accusations comme si le régime de M. Alassane Dramane Ouattara, après tout le mal qu’il nous fait subir notamment les assassinats, emprisonnements, tortures, confiscation de biens, gel des avoirs, expulsion de notre pays etc., ne veut pas voir les pro-Gbagbo rescapés de cette barbarie vivre ou survivre dans une relative paix. Sur la base de montages grotesques, M. Ouattara tente, par tous les moyens, de diaboliser les pro-Gbagbo, les accusant sans aucune preuve sérieuse afin de les livrer, pieds et mains liés, à la justice internationale. Certaines fois, c’est à des réunions imaginaires qu’on nous accuse d’avoir participé. D’autres fois, ce sont des attaques ou des transports de sommes d’argent tout aussi surréalistes. Tout ceci sous l’œil complaisant de l’Onu qui se prête à cette comédie de mauvais goût du régime Ouattara. Même si l’Onu, dans la crise ivoirienne, a choisi son camp, il faut que dans son parti pris, elle y mette la manière et du sérieux, ne serait-ce que pour sauver les apparences. Les pro-Gbagbo en exil n’ont ni la volonté ni les moyens de déstabiliser le régime Ouattara.

N.V : Dans un rapport de l’Onu rendu public, le dimanche 28 avril 2013, des experts mandatés reprennent à leur profit cette accusation du régime Ouattara. Le rapport vous indexe nommément d’avoir été le pourvoyeur de fonds qui auraient servi à financer l’attaque menée, le 8 juin 2012, près de Para Sao, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Une attaque dans laquelle 7 casques bleus nigériens et 26 civils ivoiriens ont été tués, précise le rapport de l’Onu. Que répondez-vous à ces graves accusations ?

D.A.P : Le régime Ouattara au bénéfice de qui ce rapport a été pourtant fait fut le premier à le charger et à le rejeter pour son manque de sérieux et son absence de preuves. Vous avez pu suivre cette position du gouvernement Ouattara à travers la réaction du ministre de la Justice et des Droits de l’homme (Gnénéma Mamadou Coulibaly, ndlr) qui a fustigé la légèreté avec laquelle les accusations ont été portées. Que dire de plus, après ce désaveux cinglant du régime Ouattara, lui-même? Sinon lui emboiter le pas pour réfuter catégoriquement toutes ces accusations infondées portées sur des bases toutes aussi légères. Hier, un rapport de ces experts de l’Onu nous accusait d’être en intelligence avec les islamistes d’Ansar Dine pour déstabiliser le régime Ouattara. Hier encore, c’était le capitaine Sanogo du Mali avec qui nous aurions été convaincus de collusion déstabilisatrice du régime Ouattara. Aujourd’hui, c’est l’attaque des casques bleus du contingent nigérien de l’Onuci dont la mort a été rendue possible par des fonds que nous aurions convoyés. Demain, ce sera certainement un bombardement aérien mené depuis le Burkina Faso avec des drones malgaches. Tout ceci pue la conspiration, le complot et cela ne fait pas sérieux de la part de prétendus experts qui sont, en fait, des mercenaires à la solde du régime Ouattara. Des indiscrétions crédibles nous font savoir que leur champ d’investigation ne va pas au-delà de l’enceinte du ministère de l’Intérieur. L’enquête concernant les pro-Gbagbo commence au ministère de l’intérieur et se termine au ministère de l’intérieur avec en prime de grosses sommes d’argent et le tour est joué. Le rapport est bouclé. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, est souvent manipulé par de petits fantaisistes affamés ou par des réseaux d’information qui font beaucoup plus de l’incantation pour assurer une pitance quotidienne de plus en plus incertaine. Ce travail n’est pas professionnel et objectif, c’est un torchon. Devant cette calomnie permanente, nous sommes en train de nous organiser pour commettre des avocats en vue d’attaquer devant les juridictions compétentes, les auteurs désormais connus de ce grossier mensonge.

N.V : Le 21 avril dernier, se sont tenues des élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire marquées par un très fort taux d’abstention des populations et émaillées de graves violences. Comment de l’exil, avez-vous interprété cette situation ?

D.A.P : Cette violence provient en majorité du Rdr. Ce comportement est tributaire de la méthode de prise de pouvoir d’Etat par Alassane Dramane Ouattara. Pour les gens du Rdr, être quelqu’un au plan local, suppose suivre l’exemple de leur mentor. En effet, M. Ouattara n’est-il pas chef de l’Etat alors qu’il a perdu les élections présidentielles de 2010 ? Alors dans cette logique du « qui perd gagne » chacun au plan local doit montrer ses muscles pour être désigné vainqueur. Désormais, les vrais électeurs en Côte d’ivoire, ce sont la kalachnikov, les lances roquettes, les obus etc. Par ailleurs, il y a la défaite du SG du Rdr, Amadou Soumahoro, qui n’est pas banale. Amadou Soumahoro incarne l’aile la plus brutale et inhumaine du Rdr. Celle qui divise au lieu de rassembler, celle qui crée et exacerbe la haine au lieu de la résoudre, celle qui est opposée à tout compromis politique. Ne se promène-t-il pas fièrement à Abidjan auréolé du pseudonyme effrayant de « cimetière » ?

C’est ce Rdr-là que les militants du Rdr, en particulier, et les populations du Nord, en général, ont voulu rejeter par la défaite d’Amadou « cimetière ». Les Ivoiriens, dans leur majorité, ont besoin d’un nouveau Rdr, plus humain, plus conciliateur, enclin aux solutions négociées et aux compromis. Puisse la défaite d’Amadou « cimetière » permettre l’éclosion de ce nouveau Rdr. Le dernier enseignement, ce sont les Frci. Ce conglomérat de soudeurs, jardiniers, mécaniciens, chauffeurs, apprentis-Gbakas etc.…abusivement appelés « Force Républicaine de Côte d’Ivoire » et leurs auxiliaires dozos sont, en réalité, une milice du Rdr. Des officiers supérieurs de cette armée particulière ont publiquement fait campagne et donc violé le principe sacro saint de la neutralité de l’armée qui fait d’elle « la grande muette ». Les Frci ont, de ce fait, influencé les élections locales au profit d’un camp contre un autre. Et si à des endroits, ils ont eu un peu de réserve, c’est uniquement parce que c’est entre eux, membres du Rhdp. L’attitude des Frci est fondamentale pour l’avenir. Ainsi donc les municipales et les régionales mettent fin au processus électorale le plus calamiteux que la Côte d’ivoire ait connu et qui consacre la république des « illégitimes », un chef d’Etat illégitime, une assemblée nationale illégitime, des maires illégitimes, des présidents des régions illégitimes. Et le grand taux d’abstention sorti de ces dernières élections, comme celui des législatives passées, n’est que le reflet du rejet de Ouattara et de son régime par le peuple ivoirien.


N.V : La Commission électorale indépendante (Cei) dirigée par Youssouf Bakayoko que vous connaissez bien pour avoir été un membre du bureau central de cette structure, soutient qu’au contraire, ces élections locales ont connu un taux de participation avoisinant les 60%. Une estimation en déphasage avec le constat fait par tous les observateurs nationaux et internationaux. Cette réaction de la Cei vous a-t-elle surpris ?

DAP : 7-Nooonn ! Plus rien ne me surprendra de M. Youssouf Bakayoko. Ce monsieur est un réel danger pour la démocratie en Côte d’Ivoire. En effet, s’il a pu en 2010, imaginer des chiffres pour en faire des résultats provisoires des élections présidentielles, s’il a pu s’enfuir jusqu’au QG de campagne de M. Ouattara et y donner hors délai de prétendus résultats des présidentielles, ce n’est pas faire passer le taux de participation d’environ 15% à 60% qui serait compliqué pour lui. C’est vraiment un détail à côté des prouesses frauduleuses qu’il a déjà à son palmarès.

N.V : Quelle Cei pensez-vous nécessaire pour 2015 afin d’éviter les désastres électoraux de 2010, 2011 et 2013 ?

D.A.P : Vous avez raison de poser cette question, car il faut dès à présent renouveler l’architecture institutionnelle et juridique pour des élections crédibles et fiables en 2015. Ces aménagements en profondeur ne peuvent se faire que dans une approche démocratique et consensuelle entre le pouvoir et son opposition significative. Sur ces questions hautement importantes qui engagent la vie de la nation, le pouvoir doit comprendre qu’il ne peut et doit décider seul. Nulle part ailleurs l’organe chargé des élections n’est la résultante d’une décision unilatérale du pouvoir. C’est inadmissible et ce ne sera plus admis.

Il nous faudra une Cei libérée des pesanteurs des partis politiques qui pourraient y être certes mais en qualité d’observateurs afin de vérifier la fiabilité des opérations électorales. Cela éviterait de déporter au sein de la commission électorale, les contradictions politiques. La Commission doit, en outre, bénéficier d’une sécurité financière pendant et après sa mission, pour ses membres. Ainsi que d’un régime juridique expressément aménagé à cet effet. Cette Commission ne peut être crédible et digne de confiance que si elle émane d’un gouvernement qui lui-même aura subi des modifications notables aussi bien dans sa nature, sa composition que dans ses missions. C’est pourquoi, au vu du processus électoral qui vient de s’achever et considérant les tensions permanentes dans le pays, nous en appelons vivement à la mise en place d’un gouvernement de transition pour préparer les élections capitales de 2015. Ce gouvernement serait représentatif de l’ensemble des opinions politiques et de la société civile. La Côte d’Ivoire a des problèmes dont la solution ne peut attendre 2015. C’est maintenant qu’il faut agir pour 2015 afin d’éviter que 2015 soit un 2010 aggravé. Le gouvernement de transition est une approche sage, raisonnable pour contenter au minimum toutes les parties entre un Ouattara qui n’a pas gagné les élections et nous qui avons été spolié, de notre victoire.

N.V : Mais justement Alassane Dramane Ouattara a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2015. Quel commentaire vous inspire cette annonce ?

D.A.P : J’avoue que M. Ouattara est un personnage assez atypique. Alors que de façon courante, c’est le chef de l’Etat en exercice, parce qu’au travail et très occupé, qui est le dernier à annoncer sa candidature, en Côte d’Ivoire à un peu plus de 2 ans des échéances électorales de 2015, la première personne à annoncer sa candidature n’est pas un opposant mais celui qui est au pouvoir. Pourquoi cette annonce prématurée ? A qui s’adresse-t-elle ? Le chef de l’Etat s’adresse-t-il à Soro Guillaume, son dauphin constitutionnel, qui se donne de plus en plus une carapace présidentielle, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, et dont, bon nombre d’élus Rdr et indépendants se réclament de plus en plus ouvertement ?

Cette annonce de candidature ne concerne-t-elle pas aussi l’allié Pdci dont les velléités d’indépendance se font de plus en plus menaçantes ?

Cette annonce pourrait aussi bien s’adresser aux soutiens extérieurs d’Alassane Dramane Ouattara qui commencent à faire l’unanimité sur son incompétence et qui attendent toujours le retour sur les investissements qu’ils ont consentis pour son installation au pouvoir. Ouattara veut sans doute leur dire : « Soyez patients et soutenez-moi toujours, surtout en 2015 et je serai plus diligent envers vous ». En tout état de cause, cette annonce renferme des énigmes qu’il faut à tout prix déceler.

N.V : Le Fpi et tous les pro-Gbagbo auront-ils un candidat en 2015, selon vous ?

D.A.P : 2015, c’est dans deux ans, toute annonce maintenant serait prématurée.

N.V : Comment jugez-vous l’appel au sursaut patriotique lancé par le Fpi au Pdci-Rda pour sauver la Côte d’Ivoire qui est à la croisée des chemins ?

D.A.P : Cet appel au sursaut patriotique du Fpi est partagé par des cadres du Pdci et non des moindres. Cet appel doit non seulement être adoubé par les militants de ces deux partis politiques, mais au-delà, par tous les Ivoiriens soucieux de sauver la Côte d’Ivoire du naufrage dans lequel Ouattara et le Rdr l’ont mise. C’est donc la Côte d’Ivoire qui appelle le Fpi, le Pdci et voire même l’aile modérée du Rdr et les autres partis du Rhdp. Laissons de côté les égos, les récriminations personnelles et entendons ce cri du cœur de la Côte d’Ivoire. Nous avons suffisamment pris la mesure de la situation et le péril réel qui nous guette tous. A moins que nous soyons des imbéciles, des chiens, nous devons changer notre manière de nous asseoir.

Interview réalisée
Par Didier Depry in Notre Voie
didierdepri@yahoo.fr
Samedi 4 Mai 2013
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