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DÉSARMEMENT, DÉMOBILISATION: Ouattara menace sans effrayer ses ex-combattants


DÉSARMEMENT, DÉMOBILISATION: Ouattara menace sans effrayer ses ex-combattants
Le compte à rebours a commencé. Il ne reste plus que 25 jours pour que les populations de Côte d’Ivoire et la communauté internationale fassent le constat du respect, par les hommes en uniformes, des dernières instructions du chef de l’Etat relatives au dépôt effectif des armes qu’ils portent illégalement. Mercredi 30 mai, le ministre délégué à la défense rend public des circulaires ayant pour objet de mettre fin aux comportements délictueux imputés à des militaires et à des civils. La première circulaire relative à la réglementation du port d’armes par des militaires invite « tout militaire qui détiendrait encore illégalement des armes et des munitions à se conformer à la règlementation en vigueur ». La seconde, relative à l’usage de véhicules et des plaques d’immatriculation militaires fantaisistes, instruit « les propriétaires et utilisateurs de ces véhicules à cesser de les faire circuler » La troisième circulaire invite « les militaires à libérer les sites publics et privés qu’ils occupent illégalement ». Deux autres notes interministérielles donnent l’ordre aux forces conventionnelles « de faire évacuer les forêts et aires protégées qu’occupent illégalement des militaires et civils ». La dernière circulaire est relative au rappel de la discipline militaire à l’effet de « mettre fin aux barrages non-autorisés, aux rackets et aux perquisitions illégales ». Toutes ces notes rendues publique les 22, 23 et 24 mai derniers donnent la date du 30 juin 2012 comme délai de rigueur pour leur mise en application. Les raisons de ces décisions sont diverses. Outre celles qui apparaissent dans les notes-circulaires dont l’objectif essentiel est de rendre effective la démobilisation des ex-combattants et de ramener l’ordre dans les rangs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire(FRCI), il faut noter que depuis la fin des affrontements militaires de la crise postélectorale, l’Etat peine à ramener la quiétude dans le pays. Il n’arrive pas à garantir la sécurité des biens et des personnes. Et l’insécurité devient chaque jour un peu plus endémique. En effet, des éléments des FRCI, y compris des prisonniers libérés de force pendant la crise postélectorale, n’ayant aucune qualification militaire n’ont pas été retenus dans l’armée et ils n’ont pas été démobilisés dans les normes. Ils s’occupent alors comme ils peuvent. Ils sont présents dans plusieurs villages et villes du pays et s’y comportent comme de véritables hors-la-loi. Ils ont des armes qu’ils n’hésitent pas à utiliser contre les paisibles populations. Il suffit souvent d’un simple litige entre un habitant et un élément FRCI pour que ses frères d’armes fassent parler la poudre. De plus, il y a la question de la subsistance. Ils soutiennent, en effet, qu’ils n’ont pas perçu l’argent promis par les autorités pour lesquelles ils ont pris les armes. Ne recevant aucun pécule, ils disent « se débrouiller sur les routes ». Par le racket, des attaques à mains armées. D’autres se sont convertis en coupeurs de route et braqueurs de domiciles. Des autorités préfectorales en témoignent régulièrement. L’on note également des prises d’otages avec demande de rançons et des perquisitions, sans mandats, dans des domiciles. Les opérateurs économiques n’en sont pas épargnés. Ils sont l’objet de chantage, de harcèlement et d’extorsion de fonds. Bref, ces ex-combattants opèrent dans un climat d’impunité total. Surtout quand ils observent que leurs chefs de guerre ont eu des promotions et ne sont nullement inquiétés par la justice. Malgré les lourds soupçons de crimes contre l’humanité qui pèsent sur eux. Ils sont d’autant encouragés que certaines autorités judiciaires les qualifient de « sauveurs de la République ». Par ailleurs, la confiance entre le pouvoir et les forces de police et de gendarmerie tarde à revenir. Elles ne disposent donc pas d’armes pour accomplir leurs missions. Les excombattants pro-Ouattara sont donc les seuls maîtres à bord pour « juguler l’insécurité ». Mais les résultats sont très loin des attentes des populations. Cet environnement d’insécurité ne rassure pas les investisseurs et plombe davantage l’économique du pays. Au point où l’on commence à se poser des questions sur la capacité d’Alassane Ouattara à redresser le pays. Faut- il donc voir dans les dernières prises de décision, la volonté du chef de l’Etat à prendre enfin ses responsabilités ou agit-il sous certaines pressions extérieures ? La dernière hypothèse semble plus plausible. Il est évident que les échos des balbutiements du pouvoir d’Abidjan parviennent aux chancelleries et autres capitales occidentales. Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a récemment séjourné en Côte d’Ivoire. Elle a fait son constat de la situation qui n’est pas rassurante. Et les mesures énoncées par les circulaires de Paul Koffi Koffi apparaissent comme les recommandations de cette mission onusienne. En outre, le gouvernement qui connait des difficultés de trésorerie compte sur le point d’achèvement de l’initiative PPTE annoncé pour la fin du mois courant. Or le chef de l’Etat ne semble pas, pour ce faire, trop sûr du soutien de la France comme au temps de son ami personnel Nicolas Sarkozy. Peut-on donc penser qu’en considération de tous ces facteurs, Alassane Ouattara a-t-il décidé de gouverner enfin selon les règles de l’art ? Rien n’est moins sûr. Les Ivoiriens commencent vraiment à s’habituer aux annonces sans effets de Ouattara. Quelques illustrations : A l’occasion de son premier discours, après la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, le chef de l’Etat avait promis de rétablir la sécurité en trois mois. Après plus de 12 mois de gestion du pouvoir les Ivoiriens attendent toujours de sortir de l’insécurité. Le 14 décembre 2011, quand des éléments FRCI se sont, pour la nième fois illustrés avec cruauté en assassinant 7 personnes à Vavoua, le Chef de l’Etat a sorti ses muscles. Sans ébranler ses « soldats» Le 19 décembre 2011, il avait lancé un ultimatum de 48h pour que les hommes en armes rentrent dans les rangs. Mais l’ultimatum a eu l’effet d’un pétard mouillé. Et les éléments qu’il qualifie de ‘’faux FRCI’’ continuent de sévir. Réussira t-il à faire appliquer les dernières mesures qui viennent d’être prises ? Rien ne peut le laisser penser. Les ex-combattants eux-mêmes n’y croient pas trop. Même pas ceux qui sont officiellement démobilisés et installés dans le nord du pays. Et ils l’ont signifié au ministre délégué à la défense qui est parti les sensibilisé les 24 et 25 mai à Korhogo, Ferkessédougou et Bouaké. « On nous accuse de tout : coupure de route, braquage, viol, il n’en est rien. Trouvez-nous quelque chose à faire pour l’avenir de la Côte d’Ivoire et pour notre dignité », a déclaré un porte-parole des excombattants démobilisés cité par Fraternité- Matin. Le journal précise que les démobilisés ne veulent désormais que du concret et non des discours. Les Ivoiriens aussi.

Georges Liépo in L’Orbservateur d’Abidjan
Mercredi 13 Juin 2012
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