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Crise postélectorale / Morts en cascade, haine et violence tout azimut : Nous sommes bel et bien entrés dans la guerre civile

Dans notre parution d’hier, nous dénoncions la tournure démesurée que prend en ce moment la crise postélecto- rale en Côte d’Ivoire. Présentant ainsi de façon exécrable les signes inaltérables d’une guerre civile originelle. Conséquences : des morts et des blessés en cascade, de nombreux détenus, des personnes portées disparues, des déplacés et des réfugiés de guerre... Retour sur trois mois de cri- se faite de violences et d’atrocités d’une extrême cruauté.


Photo :DR
Photo :DR
«CÔTE D’IVOIRE, C’EST GÂTÉ !», comme le dirait ce diplomate, exaspéré par une crise postélecto- rale qui ne fait que semer la peur et l’horreur au sein des populations. Et il a raison de réagir ainsi face à cette recrudescence de la violence et du règne d’une terreur inouïe dans ce pays, jadis reconnu comme un havre de paix, du bon vivre et du savoir vivre en- semble. Malheureusement, tous ces beaux souvenirs sont bien derrière nous pour laisser place à un cataclysme politico-social. Ce n’est pas de la fiction. Nous sommes bel et bien en pleine guerre civile. Les preuves abondent et les actes macabres sont bien perceptibles à travers le district d’Abidjan et les villes de l’intérieur.
COMMENT LE FEU DE LA GUERRE CIVILE A-T-IL ÉTÉ ATTISÉ ? Aujourd’hui, cela ne fait aucun doute que tous les observateurs de la crise sont unanimes sur l’existence de cette menace humaine qu’est la guerre civile. A la seule différence que les principaux protagonistes, leurs soutiens et partisans se jettent la responsabilité de ce déluge ivoirien qui a déjà fait des milliers de victimes. Des accu- sations qui sont portées de part et d’autre à travers presse interposée. Pour ces graves violations des droits de l’homme et tous ces crimes contre l’humanité, les journaux et même des chaines de télévision et radiodiffusion au plan national qu’international, en ont fait leurs choux gras. Les journaux proches de Laurent Gbagbo, pré- sident proclamé élu par le Conseil Constitutionnel, portent une sévère critique contre Alassane Ouatta- ra, président déclaré vainqueur des urnes par la Commission Electorale Indépendante et l’accusent d’être à la base d’une épuration ethnique à Abobo. En publiant des témoignages des déplacés de cet- te commune. Toujours selon ces journaux de La Majorité Présiden-
tielle, des Ivoiriens sont pourchassés en pleine rue, les plus malchanceux sont égorgés, disent-ils dans l’indifférence et l’impunité. Le relais sera fait par la Télévision première chaîne, devenue Télé LMP de l’avis de la quasi-totalité des contribuables Ivoiriens, qui placarde des images de l’horreur d’une guerre civile. Tout le monde a vu à plusieurs reprises des images de coprs calcinés sur la télévision publique et d’autres incitations à la haine. Les partisans d’Alassane Ouattara qui ont vu un déluge de feu s’abattre sur eux, lors de leur marche pacifique du 16 décembre 2010, affirment pour leur part être dans l’obligation de se défendre. D’où la naissance d’un commando dit invisible qui n’a pas caché son intention de défendre cette couche sociale la plus martyrisée du fait de sa supposée ou avérée accointance avec le président reconnu élu par la communauté internationale. Ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire, c’est la guerre civile. Qu’on ne s’y trompe pas. D’Abobo à Yopougon en passant par Koumassi, Adjamé, Yopougon pour la capitale économique, Anyama, Abengourou, Agnibélékro, Gagnoa, Daloa, Duékoué pour ne citer que ces villes de l’intérieur du pays, les af- frontements interethniques, les assassinats ciblés, les actes de pillages, de casses et d’incendies de biens, meubles et immeubles, les cas de tortures et d’enlèvements d’hommes et de femmes et même d’enfants sont légion et laissent transparaitre les symptômes d’une véritable guerre civile qui tend ses tentacules sur toute l’étendue du territoire au fur et à mesure que les jours passent. Et personne ne s’émeut de l’allure gravissime que prend cette crise.

LE VER ÉTAIT DANS LE FRUIT

Ils sont nombreux les politologues qui ont vu cette crise pointer à l’horizon, cette guerre civile qui se dessine et a pris corps depuis l’élection chaotique et calamiteuse de 2000. Pour en rajouter aux problèmes qui débordaient et divisaient davantage les Ivoiriens, une parodie de forum de réconci- liation en a fait de trop. Les tensions se sont accentuées. Le mur de méfiance surplombait les espé- rances. Mais que pouvait-on alors attendre d’un forum dit de réconciliation si les discours enflam- més de calomnies et de dénigrements ont été servi à la tribune. Que pouvait-on attendre d’un tel rassemblement si ses résolutions sont restées lettres mortes. C’est cette recette de frustrations et de canulars politiciens qui a été servie et à laquelle la jeunesse a été endoctrinée. La paix, la véritable paix qui réconcilie n’a point préoccupé la classe dirigeante. Tant le mépris se le disputait avec le zèle. « Il n’y aura jamais de guerre en Côte d’Ivoire ». Et patatras, la guerre éclata en septembre 2002. Le pays subit alors une grosse fracture de son histoire. On avait frôlé de peu la guerre civile n’eut été le cessez le feu imposé dès les premières heures par la CE- DEAO et ensuite la ligne de confian- ce ou de non-affranchissement tra- cée et surveillée par les forces impartiales que sont les casques bleus et la Licorne. Mais aucun enseignement n’a été tiré de la rébellion de 2002 qui a plongé le pays dans une partition de fait: la partie nord-centre et ouest sous occupation des forces nouvelles (60 % du territoire) et la partie sud contrôlée par les forces régulières.

QUAND LE RÊVE SE TRANSFORME EN CAUCHEMAR

Au moment où tout semblait redevenir normal par l’organisation d’une élection présidentielle apai- sée, transparente, démocratique, libre et ouverte à tous avec le soutien de la communauté internatio- nale, le rêve va se transformer en véritable cauchemar. Comment tout a pu chambouler de façon
dramatique. Pour le commun des mortels, même si les intentions d’aller au renouvellement des institutions de la République cachaient à peine cet- te volonté d’en découdre coute que coute, il était prévisible que les passions prennent le pas sur la raison. C’est ce lugubre dessein qui s’est enfin réalisé. Ce qui ne surprend guère. Car le ton avait déjà été donné dans le second tour de la présidentielle. Des thèses de campagne développées nous éloignaient de la paix et de la cohésion sociale recherchée : des images de la guerre étaient diffu- sées dans les 10 minutes imparties. Sur les panneaux, la guerre qui était utilisée comme slogan de campagne. Aujourd’hui, c’est plus de 40 FDS, plus de 650 civils qui sont tombés dans des combats entre forces belligérantes et affron- tements entre populations civiles. En Côte d’Ivoire, une guérilla urbaine est en pleine croissance et endeuille bon nombre de familles. C’EST LA MORT PARTOUT. Plus que jamais, chaque camp est déterminé à sortir victorieux de ces violences et imposer son dictat. Les médiations des facilitateurs de la CEDEAO et celles des cinq Chefs d’Etat de l’U.A n’ont pas pu pour l’instant calmer les ardeurs des deux blocs opposés. Plus grave, les décisions de lever de blocus de l’Hôtel du Golf et de cessation des combats à l’Ouest sont froissées.
Les belligérants se mettent à l’épreuve d’une « force légitime in- terne » qui s’enlise pour laisser pla- ce à une guerre civile.

DÉMISSION COLLECTIVE OU L’ÈRE DE LA FAILLITE MORALE

Face à toutes ces menaces, le citoyen lambda se demande avec acuité : « qui peut nous sauver?», telle est libellée cette phrase qui est en ce moment sur le bout des lèvres de ces Ivoiriens qui ont mal à leur pays. Et de renchérir : « Avons-nous aujourd’hui des forces de défense et de Sécurité capables d’obéir à leur devoir régalien qui est la protection des per- sonnes et des biens, sans partie pris?». Violente question dont la réponse est toute trouvée à en juger ces actes de barbaries et de violences faits au nez et à la barde de ces corps habillés, souvent complices de certains agissements abjects. Avec ce triste bilan : des per- sonnes calcinées devant des postes de police et de gendarmerie, des magasins pillés et saccagés, par des manifestants en collaboration avec des hommes en tenues, des interpellations arbitraires commises ça et là. Comment pour un contentieux électoral, l’armée peut-elle se faire complice d’un génocide qui s’annonce à grand pas? Une enquête express menée au sein de la po- pulation révèle que 10 Ivoiriens sur 10 ne font plus confiance aux forces de défense et de Sécurité. Cela s’explique par les veilles quotidiennes que les populations d’Abobo, Yopougon et autres quartiers à haut risque s’imposent pour assurer leur propre sécurité. Quand un Etat dit de droit glisse sur le terrain de la loi de la jungle où les plus forts dévorent les plus faibles, il n’y a plus de limite à la règle et à la morale. Ce n’est pas faux d’affirmer cela dans la mesure où tuer à balles réelles quelqu’un comme on tue un animal à la chasse, brûlé vif une personne ou l’égorger pourvu que vous ne partagez pas la même opinion est devenu monnaie courante. Comme quoi, le pays est sous l’emprise de l’ère de la misère et de la faillite morale.

Avec l'Intelligent d'Abidjan / Par Patrice Pohe
Mercredi 9 Mars 2011
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