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Côte d'Ivoire: les 3000 morts de la crise oubliés

Les politiciens ivoiriens n'ont pas tiré de leçon de la crise postélectorale née du contentieux électoral de la présidentielle 2010. Ils ont oublié les victimes et les trois mille morts de cette crise.


Les politiciens ivoiriens n'ont pas tiré de leçon de la crise postélectorale .
Les politiciens ivoiriens n'ont pas tiré de leçon de la crise postélectorale .

C'est que traduit leur comportement sur le terrain depuis l'ouverture, le 6 avril 2013, de la campagne électorale dans le cadre des régionales et municipales du 21 avril 2013. A peine ont-ils démarré la conquête des électeurs, que l'on a constaté, dans certaines localités telles que Koumassi, Yopougon, le Cavally, le retour de la violence tant verbale que physique. En une semaine l'adrénaline est montée au point d'entendre des menaces d'une deuxième guerre, en cas de tripatouillage des résultats de ces élections.

En effet, Maurice Kacou Guikahué, délégué départemental du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a clairement mis en garde tous ceux qui voudront s’aventurer dans cette voie, et je cite : « Celui qui va s’amuser avec les résultats des élections à Gagnoa, peut-être c’est une seconde guerre qu’il va déclencher ». La réaction prémonitoire de ce cadre du plus vieux parti de Côte d’Ivoire, considéré comme le plus pacifique, est à l’abordage surprenante.

Mais, en réalité, elle ne fait que prévenir ce à quoi peut conduire une campagne non civilisée, violente et surtout des élections troublées. Cependant, l’évocation d’une autre guerre après celle toute fraîche de 2010 à 2011, montre manifestement que les politiciens ivoiriens n’ont que faire de la souffrance des populations, les civiles en particulier, qui ont payé au prix de leur vie­­­ ou celle de leur mari, de leur femme, de leurs enfants etc., les affres de la guerre postélectorale. Pour eux, si c’était à refaire, ils le feront.

Le fait que la première semaine de campagne pour les élections régionales et municipales ait coïncidé avec la célébration de la deuxième année de la chute de Laurent Gbagbo, un moment où ils devraient marquer un arrêt pour penser à tous les disparus, n’a pas freiné leur ardeur portée au mal. Preuve que vraisemblablement les sentiments qu’ils ont toujours évoqués à l’endroit des victimes de la crise n’ont jamais été sincères, mais hypocrites. Que la cruauté que la Cote d’Ivoire a connue n’est rien face à leurs intérêts personnels. A la limite, ils se moquent que des gens aient été tués à cause d’eux. On comprend alors qu'ils se rejettent mutuellement la responsabilité et que personne ne veut assumer.

Il est vrai que les élections déchaînent des passions. Parce qu’il s’agit de prendre le pouvoir, il s’agit d’une compétition où l’on veut être le gagnant, une sorte de compensation pour les sous engagés, et parce que les élections-ci ne sont renouvelables que chaque cinq ans. Pour cela, même les alliés ne se pardonnent pas. Et c’est là que le bât blesse.

On le sait, la crise postélectorale, qui a fait officiellement trois mille morts, a opposé des forces et militants pro-Ouattara à ceux proches de Gbagbo. Pour le pouvoir, c’est Gbagbo qui en est le responsable. Et il répond de « ses crimes » en ce moment devant la Cour Pénale Internationale (CPI). Qui sera alors responsable de cette seconde guerre, si elle finit par avoir lieu ? Certainement le pouvoir et ses alliés. Vu que le principal parti de l’opposition, le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, qui se dit exclu du processus électoral, a appelé ses militants à s’abstenir de participer, de quelque manière que ce soit, a ces élections.

Il n’y a donc en compétition majoritairement que, les militants de la coalition au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), candidats officiels et indépendants, d’une part, et de l’autre, quelques partis d’opposition et des membres de la société civile. Dans ce lot, le constat est que c’est entre militants du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR) du Président Ouattara, et de son principal allié, le PDCI de Henri Konan Bédié, qu’il y a des palabres et cette violence que l’on redoute. Déjà qu’ils ne sont pas parvenus à constituer des têtes de liste communes pour ces élections, dans la grande majorité des circonscriptions.

Avec ce qu’on voit, ajouté à la violence et les morts lors des élections législatives de 2011, on peut dire avec aisance que la violence ne se trouve pas dans un seul camp, que tous les politiciens ivoiriens l’ont dans le sang et sont tous coupables des trois mille morts de crise postélectorale. Ce qui peut expliquer que la CPI poursuive Laurent Gbagbo en tant que co-auteur des crimes commis pendant cette crise.

Nous voulons croire que cette prémonition ne se concrétisera pas, pour le bonheur des populations ivoiriennes qui ne veulent plus de la guerre, mais qui ont plutôt soif et faim de paix, de réconciliation ; de sortir de la pauvreté et de voir leurs problèmes trouvés des solutions adéquates durables. Alors, politiciens ivoiriens entendez la voie de la sagesse et offrez à vos compatriotes une fin de campagne civilisée et des élections pacifiques, au terme desquelles, le vaincu félicitera le vainqueur, comme vous l’avez voulu entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Oui, épargnez aux Ivoiriens de nouveaux morts !

In L'Inter
Lundi 15 Avril 2013
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