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Côte d'Ivoire : Chirac et Villepin responsables des exactions contre les Français ?

Faire la lumière sur les événements de novembre 2004 qui ont conduit à l'évacuation de milliers de ressortissants français de la Côte d'Ivoire, c'est ce que tente Charles Onana dans son livre "Côte d'Ivoire, le coup d'État". Dom B., alors expatriée, fait le point sur ces décisions politiques aux conséquences meurtrières.


Côte d'Ivoire : Chirac et Villepin responsables des exactions contre les Français ?
Lors du conflit ivoirien de 2004, un épisode a été particulièrement décisif pour avoir notamment provoqué le saccage et pillage des sociétés occidentales, les agressions contre les ressortissants occidentaux, les viols des femmes, et pour finir l'exode de milliers de ressortissants étrangers, chassés par les jeunes patriotes de Blé Goudé, dit "Blé la machette" (faisant aujourd'hui l'objet d'un mandat d'arrêt international de la justice ivoirienne).

Cet enchaînement trouve son origine dans les bombardements de la base française de Bouaké, le 6 novembre 2004, durant lesquels neuf soldats français (et un civil américain) avaient été tués et trente-huit autres soldats blessés.


Sept ans après, les familles des victimes attendent toujours que la lumière soit faite sur ce qui s'est réellement passé et que justice soit rendue, et ce d'autant que de nouvelles révélations sur ce bombardements se font jour.

Qui a tiré le fil de la guerre civile ?

Ces bombardements avaient été effectués par des Sukhoï, pilotés par des mercenaires biélorusses et ukrainiens et appartenant aux forces armées ivoiriennes – du moins était-ce là la version officielle de l'armée française, qui entendait accuser ainsi le président Gbagbo de ces tueries.

À l'époque, ce bombardement avait été le prétexte pour Jacques Chirac de donner l'ordre à l'armée française de détruire jusqu'au dernier appareil de l'aviation ivoirienne, donnant ainsi au camp Gbagbo une bonne raison de soulever les jeunes patriotes contre ces arrogants Occidentaux.

La suite, on la connaît. Du 6 au 9 novembre 2004, appels à la radio ivoirienne de Charles Blé Goudé sur l'air du "à chacun son blanc, à chacun son Français", manifestations monstres dont celle de l'hôtel Ivoire, où l'armée française finit par tirer sur la foule, faisant ainsi une soixantaine de morts. Puis la montée des tensions, de la colère, qui finiront par l'exfiltration de milliers de ressortissants européens dans l'urgence, les pillages et les violences par l'armée française.

Cette destruction de la base de Bouaké sera le point de départ d'une guerre civile qui fit des milliers de morts et dont les blessures mettront longtemps à cicatriser, tout en permettant à Laurent Gbagbo de se victimiser et de s'installer illégitimement au pouvoir.

À l'époque, "radio Treichville", autrement dit les bruits et rumeurs, avait déjà dénoncé la main de la France dans le bombardement de Bouaké. Mais les ressortissants français fustigeaient surtout l'incroyable attitude de Chirac et Villepin vis-à-vis de Laurent Gbabgo.

On peut ne pas aimer Laurent Gbagbo (c'est mon cas), mais il n'en reste pas moins qu'il était alors le président légitime de Côte d'Ivoire, même mal élu, et que la France a curieusement agi face aux attaques dont il a été victime.

Cette destruction de l'aviation ivoirienne, sur ordre de Jacques Chirac, était totalement incompréhensible aux yeux des ressortissants français, qui vivaient parfaitement en paix avec les Ivoiriens, pour certains depuis plusieurs générations. En plus, elle n'a servi à rien, puisque Laurent Gbagbo se sera accroché malgré tout à son fauteuil présidentiel durant dix ans et que le pays aura été à feu et à sang durant cette période.

Nous, Français installés à Abidjan, avons été des pions

À Abidjan, nous, ressortissants français, militions pour la non-ingérence de la France dans ce conflit. Pour des milliers d'entre nous, qui avions créé des entreprises, entreprises qui participaient à la vie économique du pays, cette décision signa notre perte.

L'incompréhension était totale, d'autant plus que les fameux pilotes aux commandes des Sukhoï avaient été arrêtés par l'armée française et, mystère, relâchés !

Pourquoi ? Comment expliquer que Jacques Chirac ait pu ainsi mettre en danger la vie de milliers de ses compatriotes ?

"Ici, dans ce haut lieu nimbé de gloire militaire, je veux vous dire, au nom du peuple français, que nous ne vous oublierons pas", promettait, hiératique, et solennel, le président français. Sept ans après, la promesse n'est pas tenue puisque leurs familles n'ont toujours pas obtenu justice et vérité.


Les Français vivant en Côte d'Ivoire ont payé le prix le plus cher : nombreux ceux qui ont tout perdu, leur entreprise, leurs biens, leurs souvenirs, parfois plus. Des existences entières anéanties, des années de vie ruinées et un départ dans des circonstances souvent dramatiques, ce qui qui laissera des cicatrices impossibles à refermer.

L'armée française qui fut déployée ensuite n'a protégé que les personnes et seules les grosses entreprises comme Bolloré, Bouygues, ou encore France Telecom s'en sont finalement bien sorties. Mais pour les intérêts de ces grosses entreprises, combien de petites sociétés, d'ateliers, de commerces ruinés ?

Toutes les PME, les sociétés familiales françaises, qui participaient, il est important de le rappeler, à plus de 50% des recettes fiscales, ont été détruites. Des milliers de vies, de projets ont été anéantis. Des milliers de personnes ont dû fuir un pays dans lequel ils avaient tout investi, pour repartir à zéro.

Tout cela parce qu'un président et un ministre auraient oublié que le président ivoirien, Laurent Gabgbo, tout mal élu qu'il était, était légitimement autorisé à riposter contre une agression ? Tout cela parce qu'un président français susceptible se serait permis de se montrer arrogant avec un homologue tout aussi susceptible ?

Et ces calculs politiciens et économiques, ce bal des egos auraient été la cause de la ruine, et le désespoir de milliers de personnes ?

Une tentative de coup d'État de Chirac contre Gbagbo

Aujourd'hui, un livre, écrit par Charles Onana, "Côte d'Ivoire, le coup d'État", retrace les grandes lignes du conflit ivoirien et n'hésite pas à accuser Jacques Chirac et Dominique de Villepin d'avoir en réalité tout fait pour dégager le "boulanger" de ce pays très prometteur économiquement pour la France, ce président qui ne correspondait pas à leurs attentes, en clair, d'avoir fomenté un coup d'État contre Laurent Gbagbo.

Les Français et tous les ressortissants étrangers qui ont dû quitter ce pays en voudront toujours à Laurent Gbagbo de les avoir utilisés comme otages dans le bras de fer qui l'opposait à Jacques Chirac. Ils ne pourront pardonner les exactions dont ils ont été victimes de la part de ces "jeunes patriotes", menés, manipulés par Charles Blé Goudé, alors même qu'ils participaient pacifiquement et parfois depuis plusieurs générations à la vie sociale, économique et culturelle du pays.

Ces mêmes Français ne pourront pardonner non plus à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin de les avoir ignorés, pire, de les avoir laissé tomber pour une guerre dans laquelle ils n'ont été, pour eux, que de simples pions.

Sans parler des victimes du bombardement de Bouaké, et de ces familles qui attendent encore, sept ans après, que la vérité soit faite sur cette attaque meurtrière.

Tout cela pour cela !

leplus.nouvelobs.com

Réaction lue pour vous

André Sillam a posté suite à l'article le 12-01-2012 à 19:28

1) L'origine du bombardement, le 6 novembre 2004 par deux avions, du Camp militaire Français situé au Lycée Descartes de Bouaké, tuant 9 militaires français, 1 ressortissant américain et faisant 38 blessés est, en effet, contestée, selon Marianne, notamment.
2) Une chose est sûre, c'est que la réaction immédiate de Chirac et Villepin de bombarder les 4 avions de la flotte ivoirienne s'apparentait à une réaction épidermique qui, effectivement, a fait prendre des risques inconsidérés aux ressortissants Français vivant en Côte d'Ivoire (tensions, exfiltrations dans l'urgence, violences,...).
3) Il est nécessaire que la vérité soit faite sur le 1er bombardement, à présent que l'identité des 2 pilotes concernés est connue.
4) Quant à la division et au conflit entre le Nord et le Sud de la Côte d'Ivoire, ils reposent sur des raisons anciennes ravivées par ces tensions.


Vendredi 13 Janvier 2012
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