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Condamnation du secrétaire général du FPI: Les mauvais calculs de Ouattara



Si par l’emprisonnement des dirigeants du front populaire ivoirien (Fpi) Alassane Ouattara pense pouvoir obtenir une opposition taillée sur mesure, il se trompe sûrement. En cela, on pourrait dire qu’il n’a pas vraiment tiré les leçons de l’histoire.
Avec l’arrestation le 11 avril 2011, puis la déportation du président Gbagbo à la Haye ; celle d’Affi N’Guessan, de ses vice-présidents Sangaré Abou Drahamane et Simone Ehivet Gbagbo en avril de la même année, et avec la récente arrestation du secrétaire général par intérim du FPI Laurent Akoun et de l’un de ses adjoints Alphonse Douati, Alassane Ouattara rappelle le 18 février 1992. Ce jour-là, le premier ministre qu’il était, avait fait arrêter Laurent Gbagbo, alors secrétaire général du FPI et plusieurs leaders d’opinion dont le professeur Réné Dégni Ségui, alors président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO) et le professeur Raymond Koudou Kessié, secrétaire général adjoint du puissant syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares).
Suite à l’échec du plan Komoué Koffi, du nom de l’ex-ministre de l’Economie, la communauté internationale impose Alassane Ouattara au président Houphouët-Boigny avec pour mission, le redressement de l’économie ivoirienne qui traversait une crise profonde. C’était en 1990.
En arrivant, Ouattara avait dans son sac le plan que lui avaient recommandé les institutions financières internationales, que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).
La mise en route de ce plan nécessitait la prise d’un certain nombre de mesures impopulaires que le peuple n’accepterait pas. Mais Ouattara avait sa petite idée pour, espérait-il, faire avaler la couleuvre aux citoyens. Pour ce banquier qui venait fraichement de la BCEAO, il suffisait de mettre « hors d’état de nuire » tous les leaders politiques et tous les autres leaders de l’opposition pour avoir carte blanche. C’est ainsi que profitant d’une marche de protestation de l’opposition, Alassane Ouattara invente le complot du 18 février 1992. Qui s’était soldé par l’arrestation de Laurent Gbagbo, son épouse, son fils et ses amis démocrates dont justement Laurent Akoun. Ayant ainsi décapité l’opposition il pouvait crier victoire.
Mais la suite des évènements a montré que la stratégie adoptée par Ouattara était un très mauvais calcul. Au point qu’il avait récolté l’effet contraire de ce qu’il escomptait.
Non seulement il n’avait pas réussi à faire taire le FPI parce que Sangaré Abou Drahamane avait pris la relève de Gbagbo et avait aussitôt remis les militants en ordre de bataille. Mais bien plus, avec ce vrai faux complot, Ouattara avait fini par créer chez nombre d’Ivoiriens, un sentiment de rejet. Résultat, l’homme qui était venu de la BCEAO et qu’on avait présenté comme un messie avait échoué dans la mission de redressement de l’économie ivoirienne. Lui-même avait avoué ne pas pouvoir payer les salaires des fonctionnaires en fin décembre 1993.
Vingt ans après, Ouattara n’a pas tiré les leçons de cette expérience malheureuse. Si bien qu’il remet le couvert.
Après sa prise de pouvoir de la façon qu’on sait, et surtout après l’arrestation du président Gbagbo le 11 avril, Ouattara, dans sa volonté de faire taire le FPI a aussitôt fait arrêter le président de ce parti, le Premier ministre Pascal Affi NGuessan. Mais il s’est dit que cela ne suffisait pas. Pour le nouvel fort de la Côte d’Ivoire, tant que le président Gbagbo restait en prison en Côte d’Ivoire (Korhogo), les militants de son parti et tous ses partisans avaient l’espoir de son retour sur la scène politique. Et cela, avait estimé Ouattara, une source supplémentaire de motivation pour les militants du Fpi pour continuer la lutte pour sa libération. Son ministre des Droits de l’homme l’avait d’ailleurs clairement indiqué : «La réconciliation se fera facilement si Gbagbo est transféré à la CPI », disait-il lors d’une visite à la cour pénale internationale au Pays Bas. Conséquence : Laurent Gbagbo a été déporté à la Haye avec une célérité déconcertante fin novembre 2011.
Pourtant, plus d’un an après l’arrestation du président Affi et de ses vice-présidents Sangaré et Simone Gbagbo et dix mois après la déportation du président Gbagbo à la Haye, rien n’a bougé. Au contraire, ce transfèrement a plutôt compliqué les choses. La réconciliation est toujours au point mort. Le dialogue républicain est inexistant. L’insécurité a atteint son point le plus élevé. Bref, la Côte d’Ivoire s’enfonce de plus en plus dans l’abîme. Mais surtout et enfin, le FPI a retrouvé une nouvelle santé avec la paire Miaka-Akoun. La nouvelle direction a, en un temps record, donné un nouveau souffle au parti. Si bien que le Fpi qui avait été décapité, a retrouvé tous ses fondamentaux et est à nouveau prêt à reprendre la lutte avec plus de détermination. Evidemment, ceci n’est pas fait pour arranger les affaires du nouvel homme fort du pays. Il indexe encore une fois le Fpi comme étant la cause de son incapacité à remettre la Côte d’Ivoire sur le chemin du développement. Et au sein de la nouvelle direction du Fpi, Ouattara indexe le secrétaire général Laurent Akoun comme étant le cerveau de la nouvelle machine du parti de Laurent Gbagbo au regard de son passé de grand combattant pour la démocratie. Il faut donc le mettre « hors d’état de nuire ». D’où son arrestation et sa condamnation. Quand à Alphone Douati, Ouattara lui reproche la réussite de la dernière convention de son parti dont il était le président et qui a réuni plus de 5 mille délégués.
La peine infligée au secrétaire général du Fpi Laurent Akoun, en attendant le procès de Douati, est caractéristique de la volonté du pouvoir à faire taire le FPI. Le juge Koné Braman a condamné Laurent Akoun à 6 mois d’emprisonnement ferme, un an de privation de droits et un an d’interdiction de séjour en Côte d’Ivoire en dehors de son lieu de naissance. Non seulement il prive Laurent Akoun de liberté pendant 6 mois, mais il le tient loin des activités politiques et donc du Fpi pendant un an. Espérant ainsi réduire pendant ce temps le parti de Laurent Gbagbo au silence.
Avec cette peine infligée au secrétaire général du FPI, le juge Koné Braman applique à la lettre les instructions de Guillaume Soro qui demande que le Fpi soit éradiqué du paysage politique national. L’avocat burkinabé Ambroise Farma n’a pas manqué de le dire au procès. « Dès que je suis arrivé à Abidjan, j’ai lu des articles dans certains journaux où certains hommes politiques demandent de faire taire le Fpi. Ce que le politique n’a pas pu faire, il demande à la justice de le faire. Je vous demande monsieur le président de dire le droit. Car si vous ne dites pas le droit, le peuple va juger », a-t-il fait remarquer. Hélas ! il n’a pas été compris par le juge Koné Braman.
Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est évident que comme en 1992, Ouattara va échouer dans sa volonté de faire taire l’opposition. Car le combat pour la démocratie et la liberté transcende les hommes.
Quand vous arrêtez un leader, un autre nait. A preuve, le docteur Kodjo Richard a pris la relève d’Akoun. Le pouvoir actuel est-il certain que celui qui arrive est l’opposant docile qu’il souhaite avoir ? Pas si sûr !
Et si Ouattara devait arrêter tous ceux qui, au Fpi, refusent de lui lécher les bottes, alors il finira par mettre tous les militants du Fpi en prison. Il lui faudra donc des structures d’accueil en conséquence. A moins que qu’il ne décide tout simplement de dissoudre ce parti. Ce qui serait forcément une mauvaise solution au problème de liberté d’opinion et d’expression que pose le Fpi.

Boga Sivori in NOTRE VOIE
bogasivo@yahoo.fr
Mardi 4 Septembre 2012
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