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Christian Bailly Grandvaux : "L'ère de la duperie est terminée"

Au moment où il est question de la célébration du cinquantenaire des indépendances des pays de l'Afrique francophone, nous vous (re) proposons des extraits d'une interview que nous a accordée le ressortissant français Christian Bailly Grandvaux, à Paris et publiée le 9 décembre 2004 dans l'Intelligent d'Abidjan.


Christian Bailly Grandvaux : "L'ère de la duperie est terminée"
M. Christian Bailly, pouvez-vous présenter votre mouvement à nos lecteurs...

Le MEDDA (Mouvement Européen de Défense de la Démocratie en Afrique) a pour mission d’apporter l’information et la contradiction vis-à-vis des Systèmes qui entravent volontairement le développement économique et politique de l’Afrique, notamment, les pays sous influence du Franc CFA. Notre combat se situe en Europe, là où se trouvent la plupart des clés de blocage et de paupérisation du continent africain. Notre objectif est principalement humaniste. Faire que les Africains soient heureux chez eux, puissent travailler, se soigner et s’instruire, fonder une famille en toute sécurité, vivre en paix comme les Européens, bâtir des relations de partenariat sans complexe et sans contrainte extérieure.

L’Afrique va mal on le sait. L’alternance démocratique a du mal à se réaliser dans plusieurs pays. Certains Chefs d’Etat se maintiennent au pouvoir...Qu’entendez-vous faire pour que l’expression démocratique soit une réalité sur le continent ?

Nous n’avons pas pour vocation d’intervenir en terre d’Afrique et de donner des conseils aux Africains ; nous serions d’ailleurs fort mal placés pour cela. Notre rôle consiste à empêcher des puissances étrangères d’interférer dans les pays en voie d’émergence démocratique, surtout quand on sait que ces ingérences vont à l’encontre de ces démocraties comme c’est le cas aujourd’hui en Côte d’Ivoire. La plupart des dictatures sont le fruit du positionnement du pouvoir français dans ces pays, que ce soit du côté du Parti socialiste ou de l’UMP (ex-RPR), il existe un consensus à ce sujet, d’asseoir un "Préfet" français qui fait figure de Président africain.

De quels moyens disposez-vous pour mener votre combat ?

Notre combat se situe en Europe avec des moyens dérisoires. Nous avons convaincu certains intellectuels de venir animer des conférences-débats sur des thèmes comme le rôle du Franc CFA, la présence de l’Etat français dans des institu- tions comme la BCEAO, la CEDEAO pour ne citer qu’elles. Nous allons dans toutes les manifestations qui concernent l’Afrique, nous distribuons des prospectus, nous tentons de convertir des Européens à cette cause, nous animons un site Internet et nous gérons une liste de diffusion. Nous communiquons avec les élus français afin de les rapprocher de nos points de vue. Mais pour l’instant, mis à part le parti communiste, peu sont enclins à se manifester, et pour cause. Bientôt, nous allons élargir cette communication auprès des députés européens et des citoyens de toute l’Europe.

Que faites-vous concrètement sur le terrain ? Votre mouvement a- t-il l’audience nécessaire pour amener les politiques européens et principalement français à reconsidérer leurs rapports avec l’Afrique ?

Ce que nous faisons, nous le faisons avec le cœur et avec conviction. Si les " décideurs " entendent par différentes voies et canaux des messages similaires dans ce sens, je ne crois pas qu’ils resteront insensibles éternellement. Et s’ils prennent des décisions qui vont dans le bon sens, nous n’aurons qu’à nous en féliciter. Pour se faire entendre, il faut parler, ceux qui restent silencieux ne font que cautionner le système.

Quel bilan faites-vous de la politique africaine de la France ?

Un scandale et un désastre qui n’arrivent pas à être compensés par les actions humanitaires et financières. Cette poli tique fait plus de mal que de bien. Comme je vous l’ai dit, le parti socialiste ne vaut guère mieux que l’Ump dans ce domaine car ils ont des intérêts communs en Afrique. Nous avons encore en mémoire les tristes évènements du Rwanda sous la Présidence de François Mitterrand.

Comment expliquez-vous cette volonté de se libérer définitivement du joug colonial, de plus en plus exprimée par les Africains ?

La plupart des intellectuels africains sont venus faire leur cursus en Europe ou aux Etats-Unis, voire en Russie pour certains. Après de longues années d’étude, souvent loin de leurs familles, ils ont acquis un bagage culturel et intellectuel fortement emprunt d’occidentalisme. Quand ceux-ci rentrent au pays, ils comprennent la différence de politique, et la pertinence de leur jugement leur permet de voir clair dans les manœuvres insidieuses de cet Occident chez eux. Il est normal qu’ils veuillent prendre en main la destinée de leur pays et s’émanciper totalement de la tutelle occidentale. Pourquoi existerait-il un décalage dans l’évolution moderne entre le Nord et le Sud alors que le monde entier peut jouir des avancées technologiques. Les espaces de communication se sont démocratisés au point d’être accessibles par tout un chacun même dans les pays les plus fermés. L’information transite à la vitesse de la lumière aujourd’hui. Les Africains commencent à prendre conscience des méfaits de l’emprise occidentale qui tente de les étouffer et les maintenir sous dépendance. L’ère de la duperie est terminée.(...)

Nous allons maintenant parler du Franc CFA...

Le Franc CFA fait partie des nombreux outils qu’utilise la France pour maintenir les pays africains sous sa dépendance. Ce dossier est assez technique et il me sera difficile d’apporter des éléments concrets en quelques mots, mais sachez que les réserves en devises des pays soumis au Franc CFA sont détenues par le Trésor Public Français à hauteur de 80%. Quand on sait que ces pays exportent plus qu’ils n’importent en devises, on peut facilement imaginer le pactole que représente cet argent placé judicieusement par la France qui empoche les intérêts. En plus, comment expliquer aux Africains, que le franc CFA suit la même évolution que l’Euro auquel il est adossé en parité fixe ? A-t-on les mêmes niveaux d’inflation ? A-t-on les mêmes niveaux de croissance ? Rien qu’avec ces questions et en réfléchissant un peu, on s’aperçoit de l’ineptie d’un tel système qui nuit aux pays détenteurs de cette monnaie non ajustable aux réalités de leurs économies. C’est un des moyens de paupérisation de l’Afrique pour l’obliger à s’endetter toujours plus et la rendre dépendante en permanence des bontés du maître français, bontés bien souvent distribuées avec les profits tirés de l’Afrique. Je dis cela pour réconforter les contribuables français qui croient que c’est leur argent que l’on distribue aux Africains. Il n’en est rien. Cela est vrai aussi pour la présence militaire française en Afrique entièrement financée par les ressources tirées de ces pays.

Etes-vous pour le retrait des troupes françaises de Côte d’Ivoire ?

Absolument. Mais cela devra se faire progressivement. Une démocratie, ça se protège des atteintes extérieures comme intérieures. Dans ce domaine, la Côte d’Ivoire peut jouer un rôle prépondérant. De toutes les façons, au vu de l’incapacité des accords de défense entre la France et les pays africains à assurer leur sécurité, ceux-ci doivent être dénoncés et revus au plus vite à la baisse au profit d’un développement militaire local capable d’assumer la défense du territoire. L’alibi qui consiste à ne pas vouloir que l’Afrique possède d’armée en agitant le risque d’instabilité politique, est totalement farfelu, car au contraire, c’est jusqu’à présent la faiblesse des armées qui ont permis les coups d’Etat et les tenta- tives de rébellion pilotés de l’extérieur. Pour que le désengagement des militaires français dans cette région se fasse en douceur, il faut que les pays s’organisent afin d’équilibrer les forces en présence dans chaque pays, et pourquoi pas, créer une force commune. Il n’y a aucune crainte à avoir, si l’ensemble des pays veulent réellement leur indépendance vis-à-vis de l’Occident qu’ils mettent les moyens en place pour faire aboutir cette perspective sans heurt.

Réalisée à Paris en 2004 par Axel Illary
Vendredi 27 Novembre 2009
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