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Cherté du marché/ Gestion quotidienne de la popote : Les Ivoiriens adoptent une gérance à triple vitesse

Face à la cherté du marché, les Ivoiriens se débrouillent selon leurs moyens pour gérer la popote au quotidien.


Cherté du marché/ Gestion quotidienne de la popote : Les Ivoiriens adoptent une gérance à triple vitesse
« Je dépense 1 500 Fcfa par jour, pour la popote : 300 Fcfa pour le petit déjeuner de mes trois enfants, à raison de 100 Fcfa chacun, et ma femme utilise le reste pour le marché », nous explique K. Richard, menuisier de son état, domicilié à Yopougon Wassakara. En effet, le marché ivoirien est cher. Et la crise postélectorale qu’a connue le pays en est pour quelque chose. Chacun se débrouille comme il peut pour se nourrir.

On attache la ceinture…

La gestion quotidienne du portefeuille n’est pas identique au niveau des différentes couches de la population. Elle diffère selon les trois catégories de ménage: celle à revenus élevés, celle à revenus moyens et celle à faibles revenus. Pour la dernière, la privation est le maître mot. K. Richard, par exemple, doit priver sa famille de beaucoup de choses pour pouvoir joindre les deux bouts. « Avec la crise que nous avons traversée, on a dû utiliser les économies pour mettre la famille en lieu sûr et se nourrir au moment où tout était cher sur le marché. Maintenant que tout est fini, il faut attacher la ceinture comme on le dit chez nous», avance-t-il. Selon lui, contrairement à la plupart des enfants, les siens ne prennent ni le petit déjeuner ni le goûter. « Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas les bonnes choses, mais ce sont des dispositions qu’on ne peut pas se permettre, tout cela pour pouvoir économiser un peu afin de se soigner correctement ou mettre les enfants à l’école », renchérit-il. O. Aimée, ménagère domiciliée à Abobo Pk 18, qu’elle est obligée de faire une vraie gymnastique pour nourrir la famille. « Nous ne mettons plus l’accent sur la qualité mais plutôt sur la quantité », dit-elle. Sa famille consomme beaucoup plus l’attiéké et le riz de grande consommation appelé «déni-cacha» en langue locale malinké. Les sauces sont variées, même si elles ne sont pas garnies de viande et de poisson qui coûtent très cher sur le marché. « L’essentiel est de trouver à manger chaque jour. Et pour remplacer la viande ou le poisson, on utilise ‘’ l’adjouevan’’ (poisson fermenté)», conclut-elle. En effet, le côté diététique importe peu.

L’essentiel est de manger, au sens propre du terme. «Moi, je suis en ‘’mode un coup K.O’’ et je m’y suis habitué », déclare M. Christophe, balanceur. Il s’agit pour lui de s’offrir un copieux repas le soir aux environs de 19h puis de se contenter de grignoter dans la journée.

« Je mange bien le soir à ma descente et le matin je prends un bon garba(attiéké) en plus de mon ‘’serré’’ (tasse de café noir) », a-t-il lâché. Ajoutons à cela les frais de transport et de téléphone cellulaire. «Dans la journée, je m’arrange à garder sur moi 1 000 Fcfa pour mon déplacement au travail qui me coûte 600 Fcfa et je réserve le reste pour mes communications toujours dans le cadre du travail », nous a informé Richard. Ce qui le ramène à un total de 2 500 Fcfa de dépenses par jour. Ici, les journées ne se ressemblent pas car chaque jour a ses réalités qui dépendent néanmoins des entrées financières de la veille. Dans les mêmes conditions, d’autres s’organisent mieux.

…là où d’autres s’adaptent, prévoient.

Pour la catégorie aux revenus moyens, l’accent est mis sur l’équilibre. C`est-à-dire on adapte sa bourse aux réalités du moment. « Moi, je fais mon marché par semaine et je le conserve bien. Cela a pour avantage de varier mes menus et surtout de faire des économies », explique dame G. Silué, secrétaire de direction domiciliée à Cocody centre.

Pour le petit déjeuner, elle rapporte que c’est seulement le pain qu’il faut acheter le matin. « Le sucre, le lait, la grande plaquette de beurre sont tous achetés en provisions. Ce qui nous laisse largement le temps de nous occuper convenablement du déjeuner et du diner », lance-t-elle. Chez Henry A., du côté de la Riviera Attoban, c’est pareil. Le marché est fait chaque semaine, en plus des produits de grandes consommations comme la viande et le poisson. «Je me suis fait des amis vendeurs, bouchers, à l’abattoir et au port où je fais mes achats. Ma fidélité auprès d’eux a fait qu’ils me servent avec des bonus parfois », déclare-t-il. Cela lui permet de s’approvisionner en carburant pour déposer sa femme et ses enfants chaque matin au travail et à l’école. « Ma voiture ne consomme pas trop et donc avec 6 000 Fcfa, je gère toutes les dépenses quotidiennes. Sachant que les samedis et dimanches, je ne bouge pas, les quelque 12 000 Fcfa prévus pour ces deux jours servent à l’achat de produits cosmétiques ou d’entretien de la maison», révèle-t-il. « C’est dur, surtout avec la flambée des prix, mais on arrive tant bien que mal à gérer le budget quotidien », termine-t-il. Dans la troisième catégorie, l’on fait attention à ce qu’on mange. Les plats sont variés. L’aisance financière se sent dans les dépenses quotidiennes. Petit déjeuner, goûter les après-midis et dîner les soirs, bien sûr avec tout ce que cela comporte comme commodités. C’est-à-dire l’entrée, le plat de résistance et le dessert. Chacun y va selon son goût. Chez E. Jacques, domicilié à Cocody Danga, c’est près de 5 000 Fcfa qu’on dépense pour le petit déjeuner. C’est un petit dejeuner composé de croissant, confiture, etc., y compris les emplettes qui se font bien sûr dans un supermarché. Pour les repas de midi et du soir généralement composés de plats garnis de poulet ou de pintade, c’est près de 7 000 Fcfa qui sont déboursés pour les accompagnements car la viande ou le poisson sont déjà au réfrigérateur. « Ma patronne fait les provisions du mois. C’est juste les accompagnements que nous achetons chaque jour », nous confie-t-il, avant d’ajouter : « Malgré la force financière de mes patrons, il arrive souvent que ma patronne se plaigne des prix exorbitants des denrées sur le marché, mais c’est plus lorsqu’on augmente le prix du carburant car ils utilisent des voitures qui consomment beaucoup». C’est dire que la flambée des prix pose beaucoup de problèmes à chacun selon sa situation.

Fabrice Sébine in L'Expression
Mercredi 21 Septembre 2011
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