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CPI: Bensouda refuse d’endosser les enquêtes de Ocampo

Ça y est ! Ce qui était su d’un cercle très fermé est aujourd’hui un secret de polichinelle. Simone Gbagbo est réclamée par la Cour pénale internationale. Contre tout bon sens.


CPI: Bensouda refuse d’endosser les enquêtes de Ocampo
Comme il fallait s’y attendre, les supputations vont bon train. Parfois, avec une pointe de passion. Eu égard à ce qui ressemble à un acharnement contre les vaincus d’une guerre néocoloniale. Cela est d’autant nauséeux que 800 Guéré ont péri en une journée, le 29 mars 2011, victimes de la folie meurtrière des forces pro-Ouattara, à Duékoué. Les présumés coupables hument l’air frais de la liberté, quand certains sont bombardés de titres ronflants dans l’appareil militaire ou civil de l’Etat. L’on se demande dès lors si la Cpi est encore crédible pour mener à bien sa mission de redonner à l’humanité un visage plus humain. Ce débat a vécu. Et tant que Jacques René Chirac peut massacrer des Ivoiriens devant l’hôtel ivoire et jouir des jours paisibles de retraite, tant que Nicolas Sarkozy, tel un Zorro, peut faire sortir la lagune Ebrié de son lit pour détruire tout, y compris les vies humaines, sur son passage, impunément, le procès d’une justice à géométrie variable de la Cpi traversera le temps. La nouveauté aujourd’hui, c’est la nomination de la Gambienne Fatou Bensouda comme procureure. Une Africaine.

A la tête d’une Cour qui a fait du continent noir, sa zone de prédilection. Les remugles de l’histoire nous plonge dans la traite des Noirs. Avec des Noirs comme rabatteurs. Et cela, Fatou Bensouda semble l’avoir compris, même si il est douloureux de voir un être qui n’aspire pas au bonheur. Ne devient pas procureur de la Cpi qui veut. Il n’y a pas lieu pour Fatou Bensouda de faire fine bouche. Cependant le dossier ivoirien s’avère une patate chaude entre ses mains. La mention «sous scellée» dans le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo le démontre éloquemment. En clair, la Gambienne qui a surement fait de ses cours d’histoire, un poteau indicateur, tient là à préciser qu’elle n’est pas l’initiatrice de ce mandat qui date février 2012, du temps du tristement célèbre procureur Ocampo, et ce mandat était sous scellé. Elle ne s’est arrêtée là. Elle a non seulement produit une déclaration très personnalisée, contrairement aux usages, mais surtout elle a pris le soin d’en donner une trame qui constitue à n’en point douter une désolidarisation de l’enquête de Luis Moreno Ocampo. «Aujourd’hui, écrit la procureure, les juges de la Cpi ont décidé de lever les scellés du mandat d’arrêt qu’ils ont émis à l’encontre de Mme Simone Gbagbo en raison de sa responsabilité individuelle présumée dans des crimes contre l’humanité perpétrés lors des violences postélectorales qui ont eu lieu en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011». L’usage de «qu’ils ont émis» ici situe hors d’elle la responsabilité du mandat d’arrêt. Bien qu’elle soit la Procureure en fonction, sensée l’endosser, continuité de l’administration oblige, les actes de son prédécesseur, elle s’en méfie, à la limite. Coauteure des enquêtes de Ocampo dont elle était, rappelons- le, l’adjointe, Bensouda pour ne pas se soustraire de cette responsabilité de fait, au risque d’ériger l’irresponsabilité, se lâche laconiquement «Nous exhortons les autorités ivoiriennes à continuer à le faire (à coopérer, ndlr) et à remettre Simone Gbagbo à la Cour».

Avant d’ajouter la louche de la solidarité, «Les enquêtes menées par le Bureau du Procureur, notamment sur les personnes portant la responsabilité la plus lourde dans les crimes présumés commis par tous les camps, se poursuivent en toute objectivité, impartialité, indépendance et dans le strict respect de la loi». Et pour ne pas apporter de l’eau au moulin de ceux qui pensent être en face d’une justice des vainqueurs, Fatou Bensouda rabote les aspérités : «Nous présenterons d’autres requêtes aux fins de la délivrance de nouveaux mandats d’arrêt lorsque nous aurons recueilli suffisamment d’éléments de preuve pour étayer les allégations en cause. Il appartiendra ensuite aux juges de se prononcer». L’effort d’équilibriste de Fatou Bensouda est certes palpable. Mais la Procureure ne perd pas de vue l’onde de choc que le transfèrement d’une icône comme Simone Gbagbo peut provoquer dans la conscience des Africains. Dès lors, une autre déclaration, estampillée bureau du procureur, du reste le nouveau bureau tenu de main de maitresse par Fatou Bensouda, vient mettre un bémol au mandat d’arrêt : «Clause limitative de responsabilité : Aucune des informations ci-dessus (relatives au mandat d’arrêt, ndlr) ne saurait être interprétée comme la reconnaissance de la culpabilité de tout suspect ou accusé cité. Le Bureau du Procureur est chargé d’enquêter sur les crimes présumés et d’engager des poursuites contre leurs auteurs. Il revient à la Cour de déterminer si les éléments de preuve à charge permettent de confirmer les accusations et, le cas échéant, d’établir la culpabilité ou l’innocence de l’accusé à l’issue d’un procès équitable».

Une précision certes banale. Mais qui vaut son pesant d’or, lorsqu’on est femme africaine et qu’on doit faire transférer une femme africaine, à l’aune de la sagesse africaine. Mais surtout, lorsque celui qui a conduit les enquêtes est problématique aux yeux de ses propres collaborateurs. Tel que le juge allemand Hans-Peter Kaul qui n’était pas allé du dos de la cuillère pour asséner ses vérités. «Luis Moreno-Ocampo a dirigé son bureau comme un grand propriétaire terrien argentin», a critiqué Hans-Peter Kaul dans les colonnes du quotidien allemand «Süddeutsche Zeitung», en marge du dixième anniversaire de la Cour. «Nous les juges, avons souvent dû établir qu’il nous présentait des témoins problématiques, qui ne pouvaient contribuer en rien et qui ne savaient rien», a poursuivi le juge allemand. Hans-Peter, rapporte le quotidien allemand, espère que Fatou Bensouda redonnera ses lettres de noblesses à la Cour. Ceci explique surement pourquoi Bensouda use de pincettes sur les dossiers laissés par le propriétaire terrien argentin.

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Vendredi 30 Novembre 2012
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