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Burkina-Faso / Après le dossier sur la demande de révision de la Constitution:Bamba Alex met au pas les opposants de Compaoré

Le vendredi 27 Aout 2010, l’Intelligent d’Abidjan a publié un dossier relatif aux sollicitations du peuple burkinabé relativement à la modification de la Constitution pour faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels. Bamba Alex Souleymane, Conseiller spécial du Premier ministre Guillaume Soro, chargé des quetions de culture et des sports réagit à nouveau après les propos tenus par des lecteurs ivoiriens et des opposants burkinabés à l’encontre du Président du Faso, Blaise Compaoré.


Photo : Dr
Photo : Dr
L’actualité africaine est dominée par la révision de plusieurs constitutions en Afrique, Guinée, Tchad, Burkina Faso etc. et sur les élections en Côte d’Ivoire….

Vous faites un dossier sur la révision plausible de l’article 37 de la constitution du Burkina Faso. Si sur le principe et la conception du dossier, il n’y a pas de problème, en revanche, sur la manière de conduire cette réflexion, il y a dire et à redire. Personnellement, j’en ai été très déçu. D’abord, du point de vue déontologique et éthique, je trouve la démarche partisane et manipulatoire. (…) Il y a tentative de falsification et de manipulation d’une opinion. Des Ivoiriens qui insultent le Président du Faso. Ça traduit bien un état d’esprit et une éducation. La Côte d’Ivoire est devenue un pays d’injures et d’insultes. Dès lors que les Ivoiriens passent leur temps à insulter impunément leur Président en exercice, (en l’occurrence le président Laurent Gbagbo), l’ancien Président Henri Konan Bédié, l’ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara et aussi, l’actuel Premier ministre, Guillaume Soro, évidemment, nous sommes installés dans une société de dépravation, d’approximation sans éducation poussant à insulter un chef d’Etat étranger. C’est grave normalement pour un pays. L’argumentaire développé par Bénéwendé Sankara est dévoyé et frappé d’une incontinence affligeante. C’est plutôt lui, qui veut falsifier l’histoire. Il a oublié l’équipée du « héros » Compaoré pour installer au pouvoir son héraut Sankara qui, à l’époque, contraignit les Burkinabè à manger des haricots verts et, les fit spolier leurs immeubles pour que, d’autres puissent les y habiter indûment. Bénéwendé n’est pas un parangon de vertus, pas plus, qu’il n’est un « docte juriste ».

Pas de confusion des genres

Pourquoi au Niger, ça c’est mal passé ? Parce que le Président Tandja avait dit d’abord qu’il ne se présenterait pas. Ensuite, la Constitution qu’il a lui-même contribué à mettre en place, interdisait sa propre modification. Ça fait deux cas d’école. Totalement différents, voire diamétralement opposés. Sinon, la Constitution de la République française de 1958 (qui gouverne encore la France) a fait maintes fois l’objet d’examen, de réexamen et de modifications. Pourquoi n’entendons-nous pas parler de tripatouillage ? Et pourquoi, c’est toujours en Afrique où, des « petits esprits chagrins » (qui ne savent plus lire dans leur histoire) et qui se renient parce qu’ils ont eu accès à l’école, qu’il y a toujours ‘’des cris d’orfraie’’ des aigrefins ? Il faut arrêter les démangeaisons cérébrales. Qu’avait le Burkina Faso du point de vue superstructure, audience internationale, qualité de vie et développement avant Blaise Compaoré ? Pas grande chose qui pouvait être envié !

Mais, en moins de 20 ans, Blaise Compaoré a réussi à faire du Burkina Faso, un havre de paix, une terre d’espérance, de fraternité. Un lieu de « culte de l’excellence » ! Un ‘’champ de liberté’’. Il est bien, loin les époques CDR, de chantage, d’intimidation, d’avilissement des valeurs de civilisation de ce pays de vertus ! A qui Bénéwendé Sankara veut-il faire la leçon ou la morale ? Les faits sont têtus. Du reste, je ne comprends pas pourquoi, une telle haine pour le président de son propre pays ? On ne peut pas être aussi irrévérencieux, aussi impertinent et pour tout dire, aussi méchant à l’égard de son chef. Il faut rappeler que, c’est sous les vivats de la foule et, porté en triomphe que, Blaise Compaoré a été salué en sauveur en 1987. Les Burkinabè lui ont été plutôt reconnaissants. Lui sachant gré, de les avoir libérés des serres de ces idéologiques d’une révolution aux fausses idées généreuses dévoyée et factice. C’est pourquoi, j’affirme que, votre débat a été mal posé. Parce que, de prime abord, il est dirigé, obscurantiste et ostraciste. Les valeurs et qualités intrinsèques du stratège militaire, devenu un homme politique habile, sage tolérant, humaniste et généreux et qui, a réussi à transformer les handicaps de son pays en avantages, n’ont été mis en exergue. Dieu donne à chaque peuple, un grand chef. C’est lui (Blaise Compaoré) qu’il a voulu pour le Burkina Faso. Aussi, changer la constitution n’est ni un parjure ni un crime. Ce sont les hommes qui, ayant réfléchi et maturé des schémas, axes et textes, s’accordent à admettre que, la stabilité et la sécurité sont des acquis. Et qu’il serait injuste de frustrer et d’empêcher de façon démocratique, d’autres Burkinabè qui, eux, ont envie de continuer avec Blaise Compaoré, d’exercer leur droit à la différence. Le cadre juridique légal et réglementaire existe. Si, le parlement ou la population se prononce pour la révision, il n’y a aucun tripatouillage. Du reste, concernant l’article 37 de la constitution du Burkina Faso, il y est explicitement fait mention de sa procédure de révision.

Les faux amis du Président du Faso

Pourquoi donc cette montée d’adrénaline ? Pourquoi ces faux débats ? C’est là où, je pointe du doigt les faux amis du Président du Faso en Côte d’Ivoire. Combien sont-ils, qui se sont levés contre la forfaiture des imposteurs irrévérencieux ? Pour dire non à l’injure et à l’offense au chef ? Où sont-ils les usufruitiers qui auraient dû se dresser comme un seul homme pour dénoncer cet autre chantage à l’article 37. Contre la limitation des mandats ? Au demeurant la limitation des mandats est antidémocratique et ne garantit pas forcément la liberté. Mme Marlène Zébango, vice-présidente de l’Undd, (dirigé par mon ami Hermann Yaméogo), a fait un développement qui est candide et angélique. C’est un bréviaire de récrimination contre le pouvoir qu’elle infantilise sans s’en rendre compte. Parce qu’elle ne souhaite pas, d’une part, que les dirigeants s’enracinent et que, d’autre part, affirme-t-elle, au Burkina Faso, la démocratie y serait factice. Et que, Blaise Compaoré a été nommé « petit piment d’Afrique » par l’Obs. Je trouve tout cela dérisoire. Par respect pour mon ami Hermann Yaméogo (et parce que c’est une femme), je n’en dirai plus. Sinon son texte est d’une grosse faiblesse argumentaire. Elle a tort d’avoir une telle posture. Parce que, si le peuple du Burkina Faso, souhaite continuer avec Blaise Compaoré (qui lui a apporté la sécurité, la paix et la liberté) que peut-elle ? A-t-elle déjà oublié tous les privilèges et autres bienfaits du régime Compaoré ?
Je comprends très bien que, le drame de Sapouy qui, hélas vit disparaître tragiquement notre ami et frère et confrère Norbert Zongo a servi de marchepied à Bénéwendé pour avancer sur le terrain politique et de se prendre pour « Zorro ». Mais, « Zorro » dans la mythologie des Cow-boys, était un humaniste. Celui qui volait au secours des faibles et des pauvres. Celui qui donnait et qui partageait, qui était toujours présent aux côtés des opprimés. Mais, lui a-t-il jamais été du côté des pauvres ? Des opprimés ? Sous la révolution de 1983 à 1987, pouvait-il s’exprimer autant qu’il le fait avec suffisance et arrogance, comme c’est le cas aujourd’hui ?
On le voit manifester là où, il peut tirer profit du rassemblement. Son ‘’texte réquisitoire’’ à l’Intelligent d’Abidjan, contre Compaoré, est une insulte à l’intelligence des Burkinabè. C’est toujours la même litanie. On ressasse les mêmes ragots et potins.

Eviter les exemples négatifs

En même temps que vous condamnez les Ivoiriens qui n’ont pas ménagé le Président Compaoré, vous en tant qu’Ivoirien vous vous attaquez aux opposants burkinabés. N’y a-t-il pas un hiatus ?
Je ne m’attaque pas aux opposants burkinabé au nombre desquels je compte des amis. Je constate (parce qu’il n’est pas de mes habitudes) que, les textes qu’ils vous ont envoyés sont injurieux et ne reflètent pas la réalité. C’est pour cela que je leur réponds de la sorte. Je suis un homme d’engagement. Un homme loyal en amitié. Je ne peux accepter les montages grotesques et assister passif, que l’on injuriât et mentît sur le Président du Faso. Je suis fondé à avoir des prises de position, pour argumenter et étayer des thèses. Et, a contrario, à détruire des mensonges et à apporter la preuve que, ce que certains répandent, est totalement faux. Parce que, ceux-là aussi, on connaît leur histoire… Chacun a dormi sur la natte avant de bénéficier de l’air conditionné aujourd’hui. Il n’y a rien de dégradant en cela. Il faut arrêter d’agiter les paisibles citoyens. Les exemples négatifs, dans d’autres pays, doivent instruire.

Instruire qui ? Vous aussi en tant qu’Ivoirien ?

Je suis un citoyen du monde. Je suis Ivoirien, mais je ne suis pas moins Burkinabé. J’ai été l’une des personnalités à dénoncer avec rigueur les dérives tribales en Côte d’Ivoire. J’ai été, aussi l’un des premiers défenseurs de la cause des Burkinabè en Côte d’Ivoire. Lorsqu’il y a eu la guerre entre les Burkinabè et les populations Kroumen en 1998-1999 à Tabou. J’ai titré dans mon journal L’Agora« La dérive xénophobe ». Il fallait être courageux (et en avoir en dessous) pour prendre de telles positions à l’époque. Où étaient-ils les ‘’néo-chantres’’ de l’intégration Africaine ? On se connaît ici. Je ne suis pas un ami de la 25e Heure. Tout Burkinabé est plus ou moins Ivoiriens de par l’histoire. Tout ivoirien est plus ou moins burkinabé par l’histoire.
Hermann Yaméogo vient à Abidjan. D’autres opposants viennent également à Abidjan. Bénéwendé Sankara était en Côte d’Ivoire, il y a fait des études ici. S’il estime que la Côte d’Ivoire est son pays, c’est son pays. Il en est de même pour Mme Marlène Zébango ainsi que tous les autres qui, de toute façon, ont des parents en Côte d’Ivoire. Idem pour des Ivoiriens qui ont fait des études au pays des hommes intègres. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont les deux mamelles d’une même femelle. J’ai le sens et la connaissance de la marche de l’histoire. Donc…
On n’a pas le droit d’en vouloir aux partisans de quelqu’un qui est au pouvoir, d’aspirer à ce qu’il y reste pour continuer son œuvre de pacification et de développement ? La démocratie est un ensemble de règles (notamment la loi du plus grand nombre). S’ils prétendent être si importants, pourquoi veulent-ils se réfugier derrière la limitation des mandats ? Pour avoir le pouvoir d’Etat ? Qu’est-ce qui leur garantit que la limitation leur ouvrira les portes du pouvoir d’Etat ? Il faut qu’ils méditent cela. Il faut être humble et courtois.

Vous êtes ami à Hermann Yameogo, pourtant opposant à Compaoré...

L’amitié se construit sur des valeurs. Hermann est un ami. Son esprit est bon et c’est un enfant d’Houphouët Boigny qui n’aime pas la violence. Il a ses idées. Nous débattons. Nous discutons chaudement dans l’affection mutuelle. Hermann n’est pas le diable qu’on viendrait présenter. En excellence juriste doublé de grande culture, il a sa force de conviction. Il me considère et loue mes qualités morales et intellectuelles et de grande loyauté dans tout ce que je fais. Mon engagement sans partage aux côtés de Compaoré malgré de vives attaques l’ont conforté dans la thèse que je suis un homme de vertu. C’est pourquoi il est mon ami et que j’ai le privilège de ne manquer aucune occasion de lui dire mes vérités (…)

Conseiller spécial du Premier ministre ivoirien, chargé des questions de sport et culture…. Vous êtes très en vue….

Je suis conseiller spécial du chef du Gouvernement qui est mon jeune frère et mon ami. C’est un garçon brillant, un concentré de talent. C’est ce qui justifie qu’en ma qualité de conseiller spécial, je me suis investi à fond. C’est ma nature. Je suis un homme honnête. Lorsque je suis au service d’une cause, je m’y adonne à fond. J’ai été sur tous les fronts : sociaux, culturels et sportifs. Nommé à la tête du gouvernement ivoirien, le premier ministre se devait d’avoir tous les atouts et faire jouer collectif autour de lui. Aujourd’hui, j’ai une entière satisfaction. J’ai le retour du travail titanesque de réarmement moral que j’ai entrepris. Les gens m’estiment et me considèrent. J’ai des auréoles parce que, j’ai su faire connaître et apprécier les qualités multiples du Premier ministre. J’ai apporté la preuve que le Premier ministre n’était ni le diable, ni l’extraterrestre. C’est un homme aux grandes qualités humaines.
Nous avons des rapports courtois, qui transcendent les considérations administratives. Malgré des situations pourtant pénibles, le Premier ministre a su rester débout, pour mériter la confiance du Président Laurent Gbagbo et celle du peuple de Côte d’Ivoire, pour conduire progressivement le pays vers la sortie de crise, qui va se concrétiser le 31 octobre.
Le Premier ministre a démontré qu’il a de l’étoffe. Bien plus, qu’il a une équation personnelle forte, nonobstant les trahisons et les ‘’reniements honteux’’. C’est un homme équilibré, consciencieux et à l’humanisme éprouvé. La validation de la liste électorale avec le décret estampillé par le Président Gbagbo, en une démonstration concrète du travail colossal abattu par le chef du Gouvernement et son cabinet.

Pas de culte de la pensée unique

Peut-on dire que tout baigne à la Primature suite à la cacophonie qui a prévalu avec la sortie récente des différents collaborateurs du chef du gouvernement ?
Je suis solidaire de tous ceux qui travaillent à la Primature. Telle est ma position morale et philosophique. Je souhaite tout simplement que, les journalistes comprennent que, lorsqu’on est au travail, on travaille. Il peut y avoir des dysfonctionnements, mais, cela ne remet pas en cause l’objectif de sortie de crise. A la Primature, croyez moi, ce n’est pas ‘’le culte de la pensée unique’’. Nous sommes des intellectuels. Chacun a une histoire. Moi, singulièrement, je ne suis pas quelqu’un qu’on peut embrigader. Je ne crois pas non plus, que, le Premier ministre veuille inculquer cela à quelqu’un. Le foisonnement de compétences au mètre carré, est une valeur ajoutée au travail de qualité fait par le Premier ministre. Les Ivoiriens auront bientôt leurs cartes d’électeurs et ils s’en iront gaiement voter pour leur candidat. Et le Président qui sera élu, ensemble nous allons l’applaudir et le célébrer. Celui-ci tendra la main à ses autres frères parce que, à partir de ce moment-là, il sera devenu le berger qui doit conduire le peuple de Côte d’Ivoire dans la paix, l’amour, la tolérance et le travail. Il devra partager à l’instar du Président Houphouët. Je suis disciple parmi les disciples d’Houphouët-Boigny. Je suis, à la fois, gardien et dispensateur des pensées d’Houphouët-Boigny. Guillaume Soro, c’est la rosée du matin qui fait du bien. Il a déjoué les trahisons et résisté avec stoïcisme aux attaques des félons. On ne connaîtra jamais assez les êtres humains. Soro a résisté aux félons
Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années dit-on. Soro a gagné le pari de la paix. Qui dit mieux ?

Vous disiez tantôt que vous êtes un Houphouétiste. Aujourd’hui, nous avons 2 camps qui se regardent en chien de faïence à savoir le groupe du Président HKB et celui du président Fologo. De quel camp êtes-vous ?

Je ne suis d’aucun camp et je ne peux être d’aucun camp. Je regarde et j’assiste à ce spectacle. De là où il est, le bélier de Yamoussoukro, le sage de l’Afrique ne devrait pas être content. Et moi, je ne suis pas content non plus. Je suis un adepte de la pensée positive d’Houphouët-Boigny. Je cultive ma différence loin de ceux qui font de cela, un fonds de commerce. Houphouët-Boigny est le chantre de la paix, de l’unité et du partage. L’une des qualités du président Compaoré, c’est le partage. Je suis adepte de la pensée positive, orthodoxe et authentique. Celle qui ne peut pas être corrompue, falsifiée et marchandée. L’Houphouétistes est un esprit. On ne partage pas l’esprit. Je fais partie des gardiens de cet esprit. J’aime Houphouët-Boigny, il a construit ce pays, avec des pionniers bâtisseurs. Et ça, les militants du Pdci ne le réclament pas souvent assez. Et pourtant, c’est le Pdci-Rda qui a construit ce pays avec Houphouët-Boigny. Oh bien sûr ! Les temps ont changé. Autres temps, autres mœurs ! Aujourd’hui, il y a un nivellement des valeurs. La Côte d’Ivoire hospitalière et généreuse retrouve ses droits après avoir résisté aux chantres du nihilisme et de la falsification.

Non aux schémas guerriers ou apocalyptiques

Pourquoi, vous êtes si allergique aux critiques contre Compaoré ?

Je ne suis pas réfractaire aux critiques. Mais allergiques, aux critiques méchantes, malhonnêtes, acerbes et injustes. Ça m’horripile. Par exemple, la critique objective et constructive aurait consisté à dire: l’article 37 dispose qu’on fait deux mandats. Mais, compte tenu d’une part, de la carrure et de l’envergure du Président actuel, Blaise Compaoré, et d’autre part du fait des actes qu’il a posés, ainsi que la place qu’il occupe sur l’échiquier diplomatique mondial, la dimension qu’il a donnée à son pays, nous amène à réfléchir et à demander une recomposition du paysage politique. Par exemple, en changeant la nature du régime qui passerait à un régime parlementaire. En ce moment-là, le parti qui obtiendrait le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale, désignerait un Premier ministre que le Président nommerait. Cela serait un changement profond de nature. Ou alors, qu’avec le Président, on puisse définir des bases nouvelles d’une politique de rassemblement. Plusieurs autres possibilités s’offrent quand on a un grand chef. Il y a d’autres options à expérimenter voire d’autres pistes de réflexions à mener. Il faut sortir des ‘’schémas guerriers improductifs’’. Le monde est un village planétaire. On ne va pas réinventer la roue ou l’eau chaude.

Non à la violence

Soyons tolérants et évitons les oppositions fratricides. La violence n’a jamais rien résolu. La sagesse doit pouvoir habiter les esprits. Autrement, qui n’aime pas le pouvoir. Qui n’aime pas l’argent ? Sauf si tu n’en as pas…
Alors, avec modestie on peut arriver à toute sorte de compromis positif et dynamique. Entre esprits intelligents on en arrive toujours à l’arrangement collectif qui met à l’abri des soubresauts. Journalistes, faites en sorte que les débats ne soient pas des débats puérils de bas étages. Arrêtez d’orienter et de culpabiliser. Travaillons à l’apaisement des cœurs au profil du bien être commun. Cela est plus noble ! C’est dans la durée qu’on bâtit les gros œuvres. L’histoire des grandes nations qui en imposent est jalonnée de multiples exemples. Il faut se démarquer du mimétisme servile qui fait plus de tort que de biens. Je ne peux pas accepter que ces janissaires et séides d’officines obscures, jettent l’opprobre sur le Président Compaoré. Qu’ont-ils jamais réalisé pour s’autoriser ces dérives et perfidies ? Un proverbe libanais dit « si tu confies ton destin à un poulet ne sois pas surpris que tu retrouves ton sort dans un poulailler ». De nombreux exemples négatifs qui jalonnent l’histoire de pays africains devraient instruire les opposants burkinabés (qui semblent vouloir faire le « culte du misérabilisme » à se réjouir plutôt du développement harmonieux et spectaculaire du Burkina obtenue avec Blaise Compaoré. C’est une question d’honnêteté.

Vous êtes membre du Comité Exécutif de la FIF (Fédération ivoirienne de football. Vous êtes ami du ministre du sport, de la jeunesse et de la salubrité urbaine Mel Théodore. Est-ce cela qui a facilité votre médiation entre les deux hommes ?

Je certifie au sein du comité exécutif de la Fif qui est dirigé par mon ami Jacques Anouma depuis 2002. Nous avons en commun outre l’amitié de grande valeur ainsi qu’une bonne connaissance du football planétaire. Lui a glané des lauriers importants en ce qu’il est aujourd’hui à la fois membre du comité exécutif de la Caf et de la Fifa qui est l’instance suprême du foot dans le monde. Naturellement, lorsqu’un de mes amis en l’occurrence Mel Théodore est nommé comme ministre des sports, il va de soi qu’en ma double qualité d’ami et de conseiller spécial du premier ministre chargé de la culture et des sports, j’use de mon entregent pour « dulcifier » les relations entre mes deux amis. Mon équation personnelle ainsi que ma classe intrinsèque ont contribué à convaincre mes frères à se parler très aimablement à mon domicile à la Riviera. Ils ont fait preuve de grandeur. Et depuis vous avez constaté l’accalmie totale qui règne entre le ministre et son frère président de la Fif. C’est cet esprit qui doit guider nos actions.


Avec le partenariat de l'Intelligent d'Abidjan / Par Dosso Villard
Jeudi 16 Septembre 2010
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