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Blanchiment, terrorisme / Ludovic Dhoore expert de l’ONUDC interpelle : ‘’La circulation de l’argent sale constitue un frein au développement économique‘’

La problématique de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de réseaux terroristes, occupe en ce moment les débats publics dans les instances de la communauté des affaires financières et juridiques. Pour mieux appréhender les contours de cette problématique, des experts se sont réunis, du 31 mai au 4 juin 2010 à Abidjan. Ainsi M. Ludovic Dhoore, expert de l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime) qui a accepté de s’ouvrir à l’IA, évoque ici les conséquences de ces deux phénomènes sur la vie économique des Etats.


Photo :DR
Photo :DR
Peut-on parler véritablement de différenciation entre le blanchiment de capitaux et le financement du réseau du terrorisme?
Ce sont deux phénomènes bien différents. Le blanchiment de capitaux vise le recyclage de fonds illicites, générés par toute sorte d’activités, par exemple le trafic de drogue, le trafic d’armes, le trafic d’êtres humains, la corruption également, la fraude fiscale. Le blanchiment vise le processus par lequel transite le fonds, par exemple transfert de fonds d’un pays à un autre. Le terrorisme, c’est tout autre chose. La CENTIF intervient dans la lutte contre le terrorisme sur un aspect spécifique qui est la lutte contre le financement du terrorisme. Car, ce qu’on a constaté à l’échelle internationale, c’est que le terrorisme en tant que tel, requiert certains moyens financiers. Ce qu’on a constaté c’est que ce financement d’activités du terrorisme utilise les mêmes canaux que ceux utilisés par les blanchisseurs de capitaux. C’est pour ça que nous disons qu’il y a une connexion entre le blanchiment d’une part et le financement de terrorisme d’autre part. La grande différence est que le blanchiment vise toujours de l’argent d’origine illicite, résultant d’un trafic ou autres infractions. Tandis que le financement du terrorisme peut utiliser des fonds d’origines illicites, mais parfois d’origines légales. Par exemple, on a vu que certaines associations à but non lucratif sont mises en place afin de collecter des dons d’origines licites mais qui sont utilisés aux fins terroristes. C’est vraiment les canaux par lesquels circulent les fonds. Les deux problématiques sont liées. Et c’est la CENTIF qui est au centre de la lutte contre ces phénomènes.

Qu’entend-on de l’ONUDC et quel rôle joue-t-elle auprès des Etats dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ?
L’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) est une institution spécialisée du système des nations unies qui a comme mandat spécifique de lutter contre le trafic de drogue et la criminalité transversale organisée. Un des aspects de cette problématique, c’est la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Dans ce contexte là, les différents pays de l’UEMOA dont la Côte d’Ivoire, ont adopté une législation spécifique sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et ont pris une ordonnance qui transpose la loi uniforme sur le financement du terrorisme. Mieux, la Côte d’Ivoire a établi une structure spécialisée qui s’appelle la CENTIF-CI (cellule nationale de traitement d’informations financières). Qui a comme mandat, outre d’être le moteur de la sensibilisation, de l’information en matière de lutte contre le blanchiment, de faire comprendre, également pourquoi l’argent sale est un problème et un frein au développement économique.

Depuis lundi 31 mai 2010, vous participez à un atelier. Quel est le sens de cette rencontre d’Abidjan… L’atelier qui nous occupe aujourd’hui est un atelier de spécialisation de la CENTIF-CI qui a été créée, il y a presque deux ans, et qui a déjà reçu des déclarations de soupçons. Nous avons, grâce au soutien du gouvernement du Liechtenstein, pu inviter deux experts internationaux dont moi-même et un expert de la CENTIF de l’Ile Maurice et d’autre part un homologue de la CENTIF-CI au niveau du Liechtenstein qui sont ici, pour discuter et échanger les expériences sur l’analyse opérationnelle des informations. C’est-à-dire comment les informations sont analysées au niveau de l’Ile Maurice, au niveau de Liechtenstein et quels sont les enseignements que peut tirer la CENTIF-CI.

En tant qu’institution spécialisée du système des nations unies, quel rôle jouez-vous auprès des gouvernants africains pour qu’ils prennent conscience des enjeux de la lutte contre ces deux phénomènes mondiaux?
Le rôle de l’ONUDC est d’une part de fournir une assistance technique au niveau du renforcement des capacités des différents pays de l’Afrique de l’Ouest en l’occurrence, pour le bureau régional de l’ONUDC basé à Dakar. Nous assistons également les différentes structures dont la CENTIF-CI au niveau de la Côte d’Ivoire à diffuser le message de la lutte contre le blanchiment de capitaux. De contribuer aux efforts de la CENTIF en matière de sensibilisation des assujettis par rapport au risque que représente l’argent sale, le risque de déstabilisateur de l’économie et de la place financière. En termes de réputation également, il y a un risque très concret. Si par exemple des investisseurs savent que l’argent sale transite trop facilement au sein de la place financière, au niveau d’Abidjan par exemple, cela va effrayer les investisseurs étrangers, et donc freiner le développement économique. C’est ça l’essence de la vulnérabilité du blanchiment de capitaux. C’est vraiment de faire comprendre que ça constitue un frein au développement économique.

Il y a des pays dont la Côte d’Ivoire, qui se battent en ce moment pour entrer dans le groupe Egmont. Que gagnent ces pays à travers ledit groupe? Le Groupe Egmont est un forum informel d’échanges d’expériences entre différentes CENTIF. Dans tous les pays conformément aux standards internationaux en matière de lutte contre blanchiment, notamment les 40 recommandations du GAFI (Groupe d'Action financière), il y a l’obligation pour chaque pays de mettre en place une structure similaire à la CENTIF de Côte d’Ivoire. Afin de mieux coopérer entre elles, ces structures ont constitué un réseau où toutes les CENTIF se retrouvent. Au niveau mondial, c’est ce qui s’appelle le groupe Egmont. La CENTIF de Côte d’Ivoire a, comme toutes les CENTIF, vocation à adhérer à ce groupe. Adhérer au groupe Egmont a pour vocation de faciliter les échanges d’informations entre CENTIF, mais également de bénéficier des expériences. Car, n’oublions pas que le blanchiment de capitaux est un phénomène interne à un pays. Quand on prend par exemple le trafic de drogue, l’argent qui en découle, est un processus international. La drogue provient par exemple de la Colombie, elle transite par l’Afrique de l’Ouest et atterrit en Europe. Les flux financiers également sont rarement cantonnés à un seul pays. Par exemple l’argent viendra de l’étranger et transitera peut-être par Abidjan avant de repartir ailleurs, soit dans la sous-région, soit en dehors de la sous-région. Mais chaque fois, il y a ces dimensions internationales au phénomène criminel qui est de plus en plus masqué dans les formes de la criminalité financière. C’est cette dimension internationale de blanchiment de capitaux qui impose le besoin de coopérer entre CENTIF, d’échanger sur des informations concernant des intervenants dans les opérations de blanchiment.

Y a-t-il des conditionnalités pour entrer dans le Groupe Egmont ? Oui. Mais les conditions sont très sommaires. Premièrement, il faut que la structure qui souhaite adhérer au groupe corresponde à une cellule d’informations financières. C’est-à-dire d’être l’unité d’une centrale nationale responsable de la réception de traitement et de la transmission des déclarations de soupçons liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Il faut que la CENTIF corresponde à ces définitions. Deuxièmement, il y a des conditions en termes d’échange d’informations. Il faut que la CENTIF ait une base légale suffisante pour pouvoir échanger les informations avec d’autres CENTIF, en matière de coopération. La troisième condition est de pouvoir maintenir la confidentialité de l’information. Ceci permet d’échanger entre CENTIF des informations dans un climat de confiance. C’est à ces conditions à priori que la CENTIF de Côte d’Ivoire doit répondre. La question sera soumise lors de la prochaine assemblée plénière du groupe Egmont qui a lieu fin du mois de juin en Colombie. Les chefs de ce groupe trancheront, si la CENTIF Côte d’Ivoire, oui ou non, peut être admise en son sein.

Une fois entrés dans le Groupe Egmont, que peuvent espérer ces pays?
C’est justement pour pouvoir bénéficier d’une plateforme d’échanges d’expérience d’une part et également d’avoir des contacts, de faciliter des contacts avec d’autres CENTIF homologues afin de recevoir des informations opérationnelles. Par exemple, la CENTIF Côte d’Ivoire pourra dans un climat de confiance, demander à la CRF (CENTIF) de l’Ile Maurice si elle connaît tel ou tel intervenant dans un dossier concret qui a été transmis par la banque. C’est un bénéfice en termes d’enrichissement de la capacité d’analyse de la CENTIF.

Avec le partenariat de L'Intelligent d 'Abidjan/ Entretien réalisé par Honoré Kouassi



Lundi 7 Juin 2010
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