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Blanchiment de l’argent des casses de la BCEAO – Amath Dansokho ( ministre d’État sénégalais) : « Je maintiens que l’argent issu des casses de Bouaké et korogho a été blanchi à Dakar »

Trouvé dans sa fameuse résidence de Mermoz, le tout nouveau ministre d’Etat auprès du président de la république, président d’honneur du parti de l’Indépendance et du Travai (Pit), Amath Dansokho, réputé pour son franc-parler a accepté les questions de l’heure. Nous vous proposons ici la premier jet d’une interview sans détours. Entretien.


Blanchiment de l’argent des casses de la BCEAO – Amath Dansokho ( ministre d’État sénégalais) :  « Je maintiens que l’argent issu des casses de Bouaké et korogho a été blanchi à Dakar »
Vous venez d’être nommé par le président Macky Sall, d’aucuns disent comme conseiller spécial, d’autres comme ministre. Qu’en est-il réellement ?

Je suis ministre d’Etat et la dénomination de conseiller ne figure pas dans le décret de nomination.

Le président Macky avait promis un gouvernement de 25 membres, avec votre récente nomination, en même temps que celle de Mme Badiane, le gouvernement dépasse la taille promise durant la campagne. Comment vous expliquez cela ?

Je ne peux pas l’expliquer. Il faut poser la question au président. Mais je crois qu’il, n’est pas tellement éloigné de ce qu’il avait promis.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que votre état de santé n’est pas compatible avec le poste de ministre ?

Vous savez, mon état de santé, il y a des gens qui s’en occupent. Mais je vais très bien. Ma maladie, je ne m’en cache pas ; si j’avais le sida, je le dirais. J’ai une neuropathie qui est le résultat de l’inobservance du régime prescrit. Le sucre a détérioré mes artères et le sang circule mal dans les pieds. Mais pour le reste, je me sens bien, je n’ai pas de douleurs. Et tout le monde m’a vu durant la campagne. Ma maladie m’empêche de marcher normalement, mais ça aussi, ça a un remède : il suffit juste que je fasse de la gymnastique, que je bouge. J’ai beaucoup bougé durant la campagne, mais, paradoxalement, cela m’a fait beaucoup de bien. Evidemment, cela n’affecte ni ma tête, ni mes bras, ni mes autres organes. Je ne peux pas dire que c’est rien, puisque que je marche quand même difficilement. Mais je suis suivi par mes médecins et quand je suis en France, je fais beaucoup de kiné, de la gymnastique sous la surveillance de ma famille. Je reviens ici mieux en condition. A chaque fois, c’est la même chose. Quand on a annoncé ma mort en mars dernier, j’avais dit qu’on verra bien… En 1988, on avait annoncé ma mort, j’avais dit à vos collègues de Sud qu’on verra bien. Tous les deux ans, on m’invente une mort. L’avant-dernière fois, c’était en 2005 et c’est Landing qui en avait eu écho et qui, bouleversé, s’en était ouvert à Abdoulaye Wade. Celui-ci lui demande alors de vérifier la nouvelle et m’appelle. Quand il m’a eu au téléphone et qu’il s’est rendu compte que j’étais bien vivant, il m’a dit que j’aurai une longue vie. Je ne dis pas que je ne mourrais pas, mais je ne suis pas mort. Ce n’est pas l’âge qui m’a fait ça, mais c’est parce que je n’ai pas respecté mon régime de diabétique.

Avec cette nomination, êtes vous disposé à enterrer votre vie d’éternel opposant ?

Non, je ne suis pas un éternel opposant, je ne suis pas un fanatique de l’opposition. On ne m »a jamais vu faire une opposition par irresponsabilité ou par caprice. Je me suis opposé à des politiques. On ne m’a pas toujours compris mais tout le monde peut témoigner que tout ce que je dis se vérifie, sans pour autant prétendre être un messie ou un visionnaire. Jusqu’à présent, depuis mon retour d’exil, tout ce que j’ai dit dans ma vie politique s’est vérifié.

Vous comptez donc garder votre liberté de ton, même en étant dans le gouvernement ?

Je pense que le président Macky est un homme raisonnable, malgré tout ce qui fait nos différences et ne rêve pas d’hommes et de femmes qui l’assistent et qui doivent être des « doungourous » (N.d.r. : larbin, en wolof). Naturellement, j’adhère à la politique qu’il a défini et je m’appliquerai à la faire prévaloir puisqu’elle est fondée sur la réalité telle que nous l’avons hérité de l’ancien régime. Il nous faut travailler. Et je crois que c’est un programme de travail, ce n’est pas un programme idéologique, sinon je n’y participerais pas. Même si je ne suis pas un doctrinaire, sinon je ne me serais jamais allié avec Abdoulaye Wade. On parle souvent d’alliances contre-nature, mais il faut d’abord savoir quelle est nature du problème à résoudre.

Parlant justement du président Macky Sall, on noté une rupture, entre autres, dans la manière de gouverner, dans le style. Paradoxalement, on a l’impression qu’il se nourrit une certaine omerta autour des actions du régime. Ne pensez-vous pas que cela peut nuire à a transparence ?

Je ne pense pas qu’il y ait cette omerta. La vérité c’est que ce gouvernement n’a encore que 15 jours d’existence. Quand même il faut être en dehors de la réalité pour penser que Macky va venir et tout régler en un seul jour. Surtout que nous voulons le faire dans les conditions du droit. A ceux qui veulent tout régler en un seul coup, il leur faudrait des tribunaux révolutionnaires et je ne crois pas que nous soyons en situation de révolution. Nous voulons faire des choses sans chasse aux sorcières. En 2000 déjà, j’avais dit dans Nouvel Horizon qu’il ne fallait pas faire de chasse aux sorcières. C’est chez moi une conviction qui n’est donc pas dictée par les circonstances. Je suis pour la transparence, ce qui est d’ailleurs inscrit dans les conclusions des Assises nationales et dans la charte du grand Mouvement du 23 juin, c’est aussi le vœu du peuple, qu’il nous faut aller vers la transparence. Surtout lorsqu’on regarde les ravages du système précédent, celui de Wade. Et jusqu’à nouvel ordre, je pense que le président Macky Sall s’est inscrit dans cette voie, il n’a encore fait que 10 jours de magistère. Comment voulez-vous que ce gouvernement de 10 jours règle ce qui a été fait en 12 ans, il faut être raisonnable. Il faut même trouver où s’asseoir

Justement, en parlant de chasse aux sorcières, on a vent d’actes de pillage en particulier à la présidence de la République. Vous qui êtes ministre d’Etat auprès du président de la République, pouvez-vous confirmer ce pillage ?

Absolument. Tout le monde a vu comment Abdoulaye Wade distribuait des milliards, il ne s’en cachait pas. Lors des élections de 2009 (N.d.r. : élections locales), par exemple, il a distribué à Touba en un seul jour près de 2 milliards en 4x4 et en argent frais. Il a créé dans ce pays, surtout en ces temps de crise mondiale aiguë, une économie de distribution des revenus qui n’est pas basée sur le travail. Ainsi il a créé des milliardaires artificiels. C’est du pillage, 12 ans de pillage. Ces jours-ci, les journaux ont relaté l’histoire du Fesman (N.d.r. : Festival mondial des Arts nègres). Vous vous rendez compte que jusqu’à ce jour, personne ne sait exactement combien a coûté ce Fesman. Aujourd’hui, on vous dit 30 milliards, un autre 40 milliards et, le lendemain, 70 milliards. Et dans tous les domaines, c’est pareil ! Ses programmes dans le monde agricole… Pour le programme maïs, par exemple, il vient en conseil de ministres et dit qu’il veut produire un million de tonnes sans consulter aucun spécialiste. Finalement, il dit 500 000. Il commande les semences, mais il se trouve qu’il a commandé des semences de maïs fourrager… on a vécu tout cela. Et à ce jour, personne ne peut te dire ce que ça a coûté. L’essentiel pour Wade, c’était de lancer des opérations qui pouvaient justifier une sortie d’argent. Dans cette opération, ils se sont faits 900 000 000 de commissions. Pour l’opération « bissap », il se réveille un jour et il dit qu’il veut produire 700 000 tonnes de bissap, alors que le Sénégal ne consomme que 70 000 tonnes. Il n’a pas prévu où les stocker, puisqu’il dit que c’est destiné à l’exportation. L’essentiel, encore une fois pour lui, c’est de sortir l’argent. Aujourd’hui encore, nul n’a vu trace de cette production et nul n’en connaît le bilan financier.


« Je maintiens que l’argent issu des casses de Bouaké et korogho a été blanchi à Dakar »

Justement, en parlant de chasse aux sorcières, on a eu vent d’actes de pillage en particulier à la présidence de la République. Vous qui êtes ministre d’Etat auprès du président de la République, pouvez-vous confirmer ce pillage ?

Absolument. Tout le monde a vu comment Abdoulaye Wade distribuait des milliards, il ne s’en cachait pas. Lors des élections de 2009 (N.d.r. : élections locales), par exemple, il a distribué à Touba en un seul jour près de 2 milliards en 4x4 et en argent frais. Il a créé dans ce pays, surtout en ces temps de crise mondiale aiguë, une économie de distribution des revenus qui n’est pas basée sur le travail. Ainsi il a créé des milliardaires artificiels. C’est du pillage, 12 ans de pillage. Ces jours-ci, les journaux ont relaté l’histoire du Fesman (N.d.r. : Festival mondial des Arts nègres). Vous vous rendez compte que jusqu’à ce jour, personne ne sait exactement combien a coûté ce Fesman. Aujourd’hui, on vous dit 30 milliards, un autre 40 milliards et, le lendemain, 70 milliards. Et dans tous les domaines, c’est pareil ! Ses programmes dans le monde agricole… Pour le programme maïs, par exemple, il vient en conseil de ministres et dit qu’il veut produire un million de tonnes sans consulter aucun spécialiste. Finalement, il dit 500 000. Il commande les semences, mais il se trouve qu’il a commandé des semences de maïs fourrager… on a vécu tout cela. Et à ce jour, personne ne peut te dire ce que ça a coûté. L’essentiel pour Wade, c’était de lancer des opérations qui pouvaient justifier une sortie d’argent. Dans cette opération, ils se sont faits 900 000 000 de francs cfa de commissions. Pour l’opération « bissap », il se réveille un jour et il dit qu’il veut produire 700 000 tonnes de bissap, alors que le Sénégal ne consomme que 70 000 tonnes. Il n’a pas prévu où les stocker, puisqu’il dit que c’est destiné à l’exportation. L’essentiel, encore une fois pour lui, c’est de sortir l’argent. Aujourd’hui encore, nul n’a vu trace de cette production et nul n’en connaît le bilan financier. Il en est de même de l’opération « manioc ». Le manioc est un légume, il est utilisé au Sénégal quelques fois dans nos sauces, ce n’est pas un aliment de base. Il commande des boutures qui arrivent ici en retard, et il sait que c’est arrivé en retard. Très peu de boutures ont été utilisées et le reste a pourri. On ne sait toujours pas encore combien ça a coûté. D’ailleurs, il avait coûté les relations avec les institutions de Bretton Woods pour pouvoir dépenser l’argent à sa guise. Si vous regardez la surface physique de Dakar, les terres et le patrimoine bâti de l’Etat. Des terrains qui coûtent des milliards, il les donne, comme il donne des voitures.

Pour reprendre la question, est-ce que vous confirmez qu’il y a bel et bien eu pillage ?

Absolument. Des documents nous ont été présentés en Conseil des ministres. C’est pas des inventions. Des véhicules ont été achetés par le Trésor public ont été attribués à des individus comme véhicules de service avec des noms de particuliers. Lui-même, tout ce qui entre à la présidence, c’est pour lui. Il l’a dit (rires). C’est exactement comme au Pds (N.d.r. : Parti démocratique sénégalais), toutes les choses sont numérotées à son nom. C’est une boulimie d’accaparement qui l’habite, et il a communiqué cela à tous ceux qui l’entourent. Evidemment, tel chef, tel auxilliaire. Il leur a dit « enrichissez vous » ! . Je vous rappelle qu’au lendemain de l’alternance, lors du premier congrès du Pds, Farba Senghor a dit : « ne vous pressez pas, chacun aura sa part ! ». Après ça, il appelle les dirigeants du Pds et leur dit : « que personne ne vienne ici me dire « j’ai pas ceci, j’ai pas cela. Servez vous ! ». Ils ont appliqué la règle. C’est extraordinaire la politique de Abdoulaye Wade vis-à-vis des hommes d’affaires de ce pays. Quand il est arrivé au pouvoir, tous ceux qu’il avait trouvé là, qui avaient des affaires qui leur assuraient une certaine aisance, les organisations patronales, il a décidé de faire une croix dessus. Il a même fait des hold-up. L’opération Chabi, que je connais bien, e est un exemple. C’est une semaine après mon installation qu’un certain entrepreneur, Louis Camara, m’a appelé du Maroc pour me dire : « Amath, j’ai trouvé une entreprise au Maroc qui propose à l’Etat du Sénégal de l’aider à construire 5000 logements. Je lui demande d’aller voir le président pour lui soumettre la proposition. Dès qu’il y va, Wade lui dit : « d’accord, d’ailleurs je vais au maroc après-demain en visite officielle et je souhaiterais rencontrer le groupe ». Une fois au Maroc, il organise une rencontre avec le groupe à laquelle il n’y avait aucun ministre. La seule personnalité présente, c’était mon ami Pape Diop. Les discussions commencent, les gens lui présentent leur projet et il leur dit : « en ce qui concerne la tuyauterie, votre partenaire, c’est celui-là, c’est la nouvelle génération d’hommes d’affaires. Il a commencé à exclure, au grand étonnement des gens de Chabi, les hommes d’affaires de ce pays pour remettre progressivement ce grand projet à son fils. C’est un véritable hold-up. Quand ils sont venus à Dakar, j’étais avec Louis Camara, qui avait des véhicules et tout le reste pour les accueillir, mais on apprend que le président a affrêté des véhicules pour les accueillir au bas de l’avion. Alors que Louis Camara était laissé en rade dans le salon d’honneur de l’aéroport. Tout a été fait comme ça, il fallait tuer les hommes d’affaires qui étaient là, et dont certains n’avaient rien à voir avec Abdou Diouf (N.d.r. : prédécesseur de Wade à la présidence de la République). Mais lui avec sa vision étroite, sectaire, politicienne, il a décidé de mettre hors de circuit le patronat sénégalais. Lors de notre première rencontre avec lui après l’alternance, Moustapha Niasse et moi lui avons dit que la première priorité était de discuter avec les organisations patronales et syndicales qu’il avait décidé d’ignorer. Parce que son rêve, c’était d’éradiquer toutes les forces sociales qu’il ne pouvait pas contrôler. Il a échoué, évidemment. Ce n’est qu’après qu’il s’est résolu à leur parler. Il pensait que ces gens étaient des hommes de Diouf. La Cnes devait mourir d’elle-même, le Cnp de même (N.d.r. : Cnes et Cnp, organisations patronales). Par contre, des ressources publiques ont été mobilisées, des sommes colossales ont été mobilisées, de l’argent sale, pour construire une oligarchie, à une vitesse extraordinaire, ce qui n’a pas de précédent en Afrique. Même les Mobutu, les Eyadema, ses modèles, ont pris plus de temps à en construire.

Parlant d’argent sale, vous avez une fois soutenu que l’argent issu de la casse des banques de la Bceao (banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest) de Bouaké et de Korogho a été blanchi à Dakar. Est-ce que maintenez vos propos ?

Je maintiens que l’argent a été blanchi ici à Dakar. Le ministre des Finances ivoirien de l’époque l’a dit ici, et personne n’a protesté. Il (N.d.r. : Wade) s’acharnait contre Banny (N.d.r. : ancien directeur de la banque) (…). Lors d’une conférence de presse à Dakar, Banny a dit qu’il ne sait pas si demain ilo sera encore vivant, évoquant une menace de mort, mais nous savons que dce hautes autorités ont blanchi l’argent de Bouaké et Korogho et nous rendrons la liste publique dans quelques jours. Dès le lendemain, Abdoulaye Wade est allé s’agenouiller devant lui pour le supplier de ne pas le faire. Depuis ce jour, il ne parle plus de la banque centrale avec laquelle il avait toujours des difficultés. Pourquoi le procès qu’il avait intenté contre moi n’est pas allé loin ? Me Diop, l’avocat de ma défense, avait mis dans le dossier un procès verbal dans lequel un homme avouait avoir blanchi cet argent avec l’aide de hautes autorités de l’Etat sénégalais. Un agent secret italien est venu dans mon salon me raconter que wade a été découvert parce que lorsqu’il voyageait, il amenait dans les soutes de l’avion présidentiel des milliards d’euros, de devises qu’il prenait à la Société générale qu’il échangeait avec des francs cfa qu’on reversait à la banque centrale. Les gens se sont rendus compte qu’il y avait des billets issus de casse des banques de la Côte d’Ivoire (N.d.r. : de Bouaké et Korogho). Ils échangeaient 1 franc ivoirien, qui a la même valeur ici, avec 50 centimes sénégalais. Il a fait tellement de scandales financiers, et c’est d’ailleurs pourquoi il dit que son fils est un génie en ingénierie financière. C’est pour l’habillage…

Comment vous expliquez-vous l’attitude du président sortant qui, après avoir annoncé un voyage à l’extérieur, est tout de même resté au pays, et ne manque pas de faire preuve d’une certaine agitation de sa retraite des Almadies ?

(rires) Tout ce que Wade fait, c’est parce qu’il sait que le Sénégal est en mesure de faire rapatrier ses ressources. L’instrument existe, c’est un instrument de la Banque mondiale et de l’Onu qui s’appelle Star. Il suffit juste que l’on dépose les dossiers, que les enquêtes soient faites…On l’a fait pour Mobutu, et actuellement pour Nguéma et son fils, pour Abacha, Babaginda. Il faut certes faire vite. Mais on sait où est l’argent. Depuis le 11 septembre, tout argent qui circule dans les banques, sauf cette partie que contrôlent les mafias, tous les dépôts ordinaires dans les banques, on sait d’où ça vient et où ça va. Quelqu’un m’a confié, alors que j’étais malade à Saly, le montant de la fortune de Karim (je me garde bien de vous le dire). (…) Madické Niang (N.d.r. : ancien ministre des Affaires étrangères sous Wade), on sait qu’il a des milliards dans sa maison, ce sont ces enfants qui l’ont révélé. On l’a pris en train de vouloir changer un milliard. L’argent est là. Ils ont construit des trous, des salles réfrigérées, parce qu’ils ne peuvent pas amener cet argent dans les banques. Une opération aux Almadies nous aurait permis de récupérer des milliards.

Et vous dites que l’Etat sénégalais a les moyens de cet argent mal acquis ?

Par des mesures de police, des mesures légales, l’Etat sénégalais est bien en mesure de récupérer cet argent. (…) Je ne sais pas jusqu’à quand on peut laisser l’argent des Sénégalais s’évaporer comme ça. On ne peut pas faire autrement, il faut ramener l’argent ici. C’est une question de réalisme. (…) Ils ont certes des alliés en occident, comme l’a révélé Péant dans son livre. Ruffin (N.d.r. : ancien ambassadeur de la France au Sénégal) lui-même a dit publiquement que Karim a remis de l’argent à des gens de l’entourage de Sarkozy. Mais les opinions publiques occidentales, de plus en plus à droite, ne permettront pas qu’on leur demande de payer des impôts pour venir en aide aux pays pauvres, pendant que les dirigeants de ces pays financent les campagnes électorales de leurs politiciens.

Le président Macky Sall est-il dans les dispositions pour récupérer cet argent mal acquis ?

Le président Macky Sall s’est engagé à faire la lumière sur les pillages faits et rétablir le Sénégal dans ses droits. (…)

Seneweb.com
Vendredi 4 Mai 2012
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