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Bingerville / Reportage au Musée Charles Alphonse Combes : Un patrimoine culturel au cœur de l’oubli

Patrimoine culturel méconnu du public, le Musée Charles Alphonse Combes de Bingerville reste un monument assez éclectique à découvrir. Un trésor inestimable de la culture ivoirienne y sommeille, malheureusement, au grand dam des amateurs d’Art contemporain. Reportage.


Photo : DR
Photo : DR
Un décor atypique…

«S’il vous plaît ! Pouvez-vous nous indiquer le Musée Combes ? », Interrogeons-nous des individus que nous rencontrons tout azimut. Du carrefour Lycée Mami Adjoua jusqu’au Musée Combes, sur cinq (5) individus sondés, seulement un seul (la 5ème personne du 3ème âge) nous indiquera avec précision la situation géographique dudit musée. Nous nous lançons inexorablement à la recherche d’un site méconnu des populations de Bingerville. Au milieu des ronces et chiendents, gît le Musée Charles Alphonse Combes. Les bâtiments contigus sont dégarnis par l’usure du temps. Le bâtiment principal avec une architecture coloniale, quant à lui, sert de siège à l’administration du Musée. Les deux (2) bâtiments disposés en bande ont visiblement payé rubis sur ongle le poids de l’histoire. Normal dans un pays où la culture et la promotion des valeurs culturelles sont reléguées au dernier plan. L’état de délabrement du site sidère tout individu de passage dans ce lieu de création de l’art, donc du beau. Du matériel d’entretien, notamment des brouettes, des râteaux, des houes et des machettes. Des gravures placardées sur le muret du deuxième bâtiment. Les fleurs, la verdure, les orgueils de chine correctement taillés et la pelouse soigneusement tondue renseignent sur l’effort consenti par le maître de céans – le directeur Lerro Jean-Baptiste - de redonner vie à cet espace quelque peu dans l’agonie. L’absence des étudiants en vacances, le papillonnement des insectes et le vrombissement des abeilles ajoutés des cris des colibris sèment un récital mélodieux dans ce paysage pittoresque. Hélas ! Les averses de ces derniers temps n’ont d’ailleurs pas épargné la clôture de cet édifice en décrépitude. Un pan de cette clôture s’est affaissé, donnant ainsi libre cour à toutes sortes de passions (vols, etc). A l’entrée de l’établissement, une statue qui retrace la souffrance d’un paysan à la tâche au cours des pénibles travaux champêtres, forge la pensée heuristique de tout amateur d’Art contemporain.

Un destin scellé par l’histoire

Le centre technique des arts appliqués de Bingerville (C.T.A.A) abrite le Musée Charles Alphonse Combes. Il est situé au quartier Porquet. Délimité au Nord par le quartier résidentiel, à l’Est par le quartier Bagba, puis, au Sud par la lagune et à l’Ouest par le quartier précaire - ‘’Sans loi’’. Le C.T.A.A (Centre technique des arts appliqués) a été créé en 1937 par le français Maître Charles Alphonse Combes. Le centre fut au départ un atelier d’art privé. Puis, en 1958, Maître Charles Alphonse Combes décide de changer délibérément le statut de son officine en le transformant en école des arts appliqués. Selon les responsables, le C.T.A.A est réputé être la première école d’art en Côte d’Ivoire. Car, l’école des Beaux arts d’Abidjan ne date que de 1962. Le C.T.A.A a été une ‘’succursale’’ de l’actuel Insaac (Institut supérieur des arts et de l’action culturelle). À cette époque-là, le C.T.A.A ne formait qu’en sculpture. Et donc, les étudiants inscrits en sculpture à l’Insaac venaient se faire former en pratique au centre technique des arts appliqués (C.T.A.A). En 1968, Maître Charles Alphonse Combes décède. Les autorités ivoiriennes décident donc en 1975 de la création d’un musée à l’intérieur de l’établissement. Le bâtiment principal bâti en 1905 abrite désormais les deux entités que sont l’administration de l’école et le Musée Charles Alphonse Combes. Il représentait le logement du sculpteur français. Il a, par ailleurs, servi de dortoir aux premiers pensionnaires de l’école au nombre desquels Dogo Yao Célestin (ancien directeur des Beaux Arts), Kablan Kan Denis, le peintre Samir Stenka. La bâtisse opposée au bâtiment principal, lui, a été construit en 1937. En 1994, l’école va changer de nomination. Elle va prendre désormais le nom de Centre technique des arts appliqués de Bingerville et du Musée Charles Alphonse Combes. Ce sont donc les structures réunies qui forment le Centre technique des arts appliqués (C.T.A.A).

Le Centre technique des arts appliqués (C.T.A.A), un don à l’Etat ivoirien

Le Centre technique des arts appliqués (C.T.A.A) de Bingerville est un don de Maître Charles A. Combes à l’Etat de Côte d’Ivoire. Il est bâti sur une superficie d’un hectare et 85 ares (1,85 ha) et se compose d’une administration chapeautée par un directeur, assisté d’un inspecteur d’éducation, de deux (2) éducateurs, d’une secrétaire et un assistant conservateur de musée. Le corps professoral compte une trentaine d’enseignants qui dispensent des cours d’environ dix (10) spécialités : les arts graphiques, la Mosaïque, la sculpture, la tapisserie, le staff, l’expression picturale, le textile, le baltique, le design d’objet et la décoration de l’intérieur (en expérimentation). L’établissement compte aujourd’hui cent quinze (115) élèves. Ceux-ci sont repartis en trois (3) catégories à savoir les boursiers, les non boursiers (qui financent leurs études) et les auditeurs libres (qui viennent juste apprendre un métier). Les derniers cités n’ont pas droit à l’ensemble des formations. Ils ne sont formés uniquement que dans les filières de spécialités et aux cours de dessin. Les boursiers y sont affectés par l’Etat après le concours d’entrée organisé généralement au mois de septembre. Le niveau minimum requis pour candidater au C.T.A.A est au moins la classe de 3ème. La formation dure trois (3) ans repartie en 1ère année en tronc commun (une moyenne de 10/20 est exigée pour passer en classe supérieure), puis, en 2ème année de spécialisation (année de maîtrise de l’ensemble des techniques des différents ateliers). En 3ème année, la formation est couronnée par l’obtention d’un diplôme. Le parchemin préparé est le Brevet technique artistique avec différentes options correspondant aux filières suscitées. Pour être admis au dit Brevet, l’étudiant doit obtenir la moyenne de 12/20. Pour les étudiants qui ambitionnent de poursuivre leur formation, ils ont la possibilité de présenter le concours l’Insaac, et principalement à l’école de Beaux Arts d’Abidjan. Du point de vue administratif, le C.T.A.A est rattaché au cabinet du ministère de la culture et de la Francophonie (ministère de tutelle) et géré par la direction de la formation des arts et la culture (Dfac)

Krou Patrick

Encadré (1)
‘’Le Guerrier mourant’’
Cette sculpture a été réalisée par trois (3) élèves de Maître Charles A. Combes. Cette pièce a été dédiée aux victimes des deux conflits mondiaux. En 1962, Charles A. Combes a offert ‘’Le Guerrier mourant’’ au Président Félix Houphouët-Boigny. De façon sporadique, les membres de la famille Houphouët viennent visiter ce monument

K.P

Encadré (2)
‘’Le cri du Nègre’’
Elle est la seule sculpture réalisée en main propre par Maître Charles A. Combes. Réalisée en pierre reconstituée (ciment), la pièce se veut évocatrice des souffrances, voire des humiliations que les Noirs ont subies tout le long des siècles. A savoir la traite négrière, l’esclavage, la colonisation et le travail forcé. Malgré la protestation de ses élèves à propos du mot ‘’nègre’’, Charles Alphonse Combes l’a maintenu pour marquer un pas important de l’histoire du Noir

K.P

Encadré (3)
Le Musée Charles A. Combes pour l’Art contemporain
Il est singulièrement réservé aux pièces ayant appartenu à Maître Charles A. Combes (exposition permanente). Et aussi, celles ayant été réalisées par les élèves de celui-ci. Dans le second bâtiment, les travaux qui y sont exposés appartiennent uniquement aux étudiants du C.T.A.A (exposition temporelle). Cela pour dire que l’école est partie d’un atelier de sculpture pour arriver à une formation pluridisciplinaire. Les œuvres du Musée datent de la création de l’école en 1937 et jusqu’à la mort de Maître Charles A. Combes en 1968. Dans l’exposition permanente, y trône une pièce du sculpteur français. Il s’agit de la pièce dénommée : ‘’Le cri du nègre’’. Cette sculpture a été réalisée en pierre reconstituée (ciment). Le Musée Charles A. Combes compte au total 91 pièces composés de tableaux et de sculptures. Les pièces sculptées sont réalisées avec du matériel en bois, en pierre reconstituée (ciment) et en plâtre. L’un des particularités dudit musée réside dans le fait qu’il est installé dans une école des Beaux Arts. En outre, toutes les pièces qui sont conservées dans cet espèce de ‘’lieu-sacré’’ ont été en partie réalisées par les élèves du centre de formation. Elles datent pour la plupart de 1958. Ensuite, la 3ème particularité consacre le fondement de l’atelier Charles A. Combes qui est un musée d’art contemporain. C’est-à-dire que les ouvrages qui sont affichés, ne sont pas des œuvres ethnographiques, comme au Musée des civilisations d’Abidjan. Selon Koné Lacina, assistant conservateur au Musée Charles Alphonse Combes, il n’y a pas de problème de conservation. A l’en croire, les œuvres ont été réalisées avec une essence de bois appelée ‘’ Tali’’. Plus connu sous l’appellation ‘’bois de fer’’. Les qualités de ce support sont la densité et la résistance. Cette essence de bois constitue un puissant insecticide. En revanche, les craintes sont à redouter, dira-t-il, du côté du déplacement de ces œuvres pour des expositions temporaires. « La plupart des objets nous reviennent avec quelques dégâts ‘’mineurs’’ liés au transport. Nous remarquons qu’il y a des parties brisées ou égratignées. C’est souvent ce qui pose problème », a déploré l’assistant conservateur de musée. Pour endiguer le phénomène du pillage des objets muséologiques, Koné Lacina a fait savoir : « A notre niveau, on fait ce qu’on peut pour assurer la protection des objets. Le centre a à sa disposition des vigiles. Nous ne disposons pas de grands moyens comme c’est le cas dans les pays développés». Non sans préciser qu’il est possible de les retrouver une fois volés. « Oui ! Une fois volés, les objets peuvent être retrouvés parce qu’ils sont catalogués. Dès que nous constatons que les objets ont été volés, nous saisissons l’Agence Interpol ». Par ailleurs, l’ensemble des œuvres est réalisé à partir du style propre de Maître Charles Alphonse Combes. La plupart d’entre elles sont « des bustes surmontés des yeux baissés réalisés à partir des canons de beauté des différentes régions des peuples ivoiriens ». Suite à de nombreux voyages à travers la Côte d’Ivoire, le sculpteur français, Charles Alphonse Combes a retenu de son commerce avec les populations ivoiriennes la notion de ‘’respect’’, surtout ‘’respect des valeurs et des institutions traditionnelles’’. Ce qu’il va imposer à ses œuvres et à ses élèves.Deux ouvrages emblématiques à visiter absolument

Krou Patrick

Propos de …

Lerro Jean-Baptiste, Directeur du C.T.A.A et du Musée Charles Alphonse Combes de Bingerville :

’Nous envisageons la création d’un cycle supérieur des techniques des arts appliqués’’

Suite aux difficultés financières et sociales, le C.T.A.A et le Musée Charles Alphonse Combes s’est vu retirer certaines de ses compétences. Dans cet entretien, le Directeur du centre, Lerro Jean-Baptiste lance un véritable cri de cœur à l’Etat ivoirien.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien dans l’accomplissement de votre tâche ?

Il y a d’abord le problème de l’exigüité de l’espace. En ce moment, nous comptons avoir de nouveaux bâtiments pour abriter l’administration. Nous sommes logés dans le Musée, où les espaces sont étroits. Ensuite, au niveau des ateliers, il faut noter un manque d’équipements. On ne trouve pas toujours le matériel qu’il faut. Il faut aussi mentionner le manque d’infrastructures (manque d’ateliers, etc). Pour cette année, nous avons présenté au projet d’investissement public pour la construction de nouveaux locaux afin d’abriter l’administration. Parce que l’une de nos ambitions vise la création d’un cycle supérieur (Bts) au sein du C.T.A.A. C’est-à-dire, préparer des Brevet de technicien supérieur dans les filières que nous avons déjà énumérées. Suite aux pluies diluviennes qui se sont abattus sur le pays, il y a un pan de la clôture du centre qui est tombé. Il faut naturellement en tenir compte pour la sécurité des biens et des personnes.



Comment se fait l’insertion des diplômés dans le tissu socioprofessionnel ?

Nous les formons afin qu’ils puissent eux-mêmes se prendre en charge. Pour cette raison au niveau de la formation, il y a un cours qui porte sur le droit et la gestion. Cela doit lui permettre de connaître l’environnement de l’entreprise et de savoir comment monter une structure. A cet effet, chaque année, on invite un conférencier pour entretenir les étudiants sur la mise en place d’un projet. Pour cette année, le conférencier était Mme Mandy Dagri, Pdg de l’entreprise Bati-décor qui a donné une conférence sur le thème « Comment monter une entreprise ? ».

Est-ce que des travaux d’extension ont été entrepris ?

Deux travaux d’extension ont été entrepris. L’un pour l’atelier de Staff et l’autre pour l’atelier d’expression métale qui n’a pas vu le jour. Parce que le matériel n’a pas suivi. Il y a eu aussi un atelier de lutherie qui a vu le jour mais qui s’est refermé deux(2) plus tard.

Qu’est-ce qui peut expliquer que l’atelier d’expression métale n’est pu être créé jusqu’à ce jour ?

L’atelier d’expression métale est une plate forme de sculpture où il devait y avoir une fonderie pour travailler le métal. A long terme, cela devait aboutir à la ferronnerie. Je pense que ça peut être faisable. Mais, pour l’instant, il faudrait que nous accompagnons ce projet. afin qu’une ligne budgétaire puisse être dégagée pour acquérir le matériel. C’est-à-dire qu’il faut en permanence du fer comme matériel didactique. On a eu le poste de soudure, il faut maintenant un enseignant et le matériel pour démarrer.

Qu’en est-il de l’atelier de lutherie ?

L’atelier de lutherie a été mis en place sous le ministre Bernard Zadi Zaourou (1993-1999). Le projet était à long terme fabriqué des guitares, et par extension la fabrication des pianos. Il n’a pu être mis en œuvre à cause de la crise de 1999. Après deux (2) ans, la formation s’est arrêtée. Nous sommes en train d’essayer de remettre le projet sur pied. Mais malheureusement, je ne sais pas si le projet va être pris en compte cette année. C’est dommage!

Propos recueillis par K.Patrick

Avec le partenariat de l'Intelligent d'Abidjan
Vendredi 20 Août 2010
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