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Bataille LMP- RHDP pour le contrôle de la CEI /Jacqueline Oble prévient : Ils veulent tous frauder’’

‘Rencontrée récemment après son séjour aux Etats-Unis, la candidate indépendante Jacqueline Oble aborde des sujets brulants de l’actualité nationale. De la crise de la CEI marquée par la prise de l’article 48 à la polémique sur la prééminence du désarmement sur les élections en passant par le financement de sa campagne, la seule femme en lice pour la présidentielle ne fait pas la fine bouche. Mieux elle fait des révélations sur son entrée dans l’esprit des Ivoiriens, une intrusion qui tire ses sources au Gabon de Omar Bongo Ondimba…Quand une Agrégée de Droit se mêle de la politique, la vérité n’est certainement pas trop loin.


Photo : DR
Photo : DR
Comment le Professeur de Droit s’est-elle jetée dans l’arène politique ?

Merci pour l’occasion que vous me donnez encore une fois de parler un peu de moi et de mon cursus scolaire. Je n’ai jamais fait de politique avant d’y être entrée en 1990 comme Vice-présidente du congrès du Pdci-Rda. C’est depuis mon agrégation que j’ai été révélée à la Côte d’Ivoire. L’agrégation a eu lieu en 1983, seule femme admise à ce premier concours du Cames entre les candidats burkinabés, togolais, ivoiriens et sénégalais qui étaient-là ; donc j’étais la seule femme sur sept candidats. Ensuite j’ai été à une conférence internationale au Gabon, c’était la naissance de l’Association des femmes juristes et à ce congrès, j’ai eu à faire la conférence inaugurale, qui a porté sur le droit de la famille en Afrique, avec l’évolution du droit de la famille en fait. C’était en présence du président Omar Bongo, des ambassadeurs et beaucoup d’autres personnalités. Et à la fin de cette conférence, le président Bongo a demandé à me voir. Il m’a félicitée et il m’a demandé d’où j’étais. Quand je lui ai dit que je suis ivoirienne, il m’a dit que ‘’je vais en parler avec le Président Houphouët’’. C’est comme ça qu’il a effectivement appelé le Président Houphouët et puis on a parlé. Il a dit à Houphouët ‘’Ah, j’ai une de vos filles ici, qui a fait une brillante conférence ». Le Président Bongo m’a même demandé de rester à l’Université au Gabon pour donner des conférences. Je lui dis qu’il faut je parte pour revenir. Donc, voila un peu comment j’ai été révélée à la Côte d’Ivoire. Bien sûr par le concours qui avait eu lieu ici, mais après également par cette conférence qui a eu lieu au Gabon. Au congrès du Pdci-Rda en 1990, j’ai été élue Vice-présidente de ce congrès. Et en 1990 juste après, j’ai été nommée ministre de la Justice. A compter de cette date, les Ivoiriens ont commencé à me connaître. Et après le décès de Félix Houphouët Boigny, avec d’autres amis , on a créele Rdr, dont j’ai été élue députée. Voilà un peu comment j’ai avancé. Ensuite, j’ai été présidente du réseau des femmes ministres et parlementaires. Il y a eu le concours où il fallait choisir le premier ministre. A l’époque, vous vous rappelez, sur les résolutions et tout ça, j’étais donc dans la course. C’est finalement le premier ministre Banny qui avait été retenu. Et donc, depuis lors il m’a demandé de travailler avec lui. J’étais donc sa conseillère principale. Depuis qu’il n’est plus là, je suis revenue à mes fonctions. Ce qui a fait que je n’ai jamais laissé tomber mes enseignements. Quand les élections se sont présentées, je me suis dit oui pourquoi pas ? C’est toujours les mêmes qu’on a vus et ils sont toujours en train de se quereller. Pourquoi ne pas venir justement être cette candidate qui proposerait une autre alternative. Voilà pourquoi je suis sur le terrain.

Membre fondatrice du RDR votre démission et des instances du parti et à l’Assemblée nationale à l’époque a fait des vagues…

Je ne suis pas partie sur le bout des pieds. Je me suis expliquée en indiquant qu’en tant que juriste, moi, je reste conforme aux textes. Même si les textes ne sont peut-être au goût de tout le monde, ce sont les textes. Dès lors qu’on ne remplit pas les conditions, on doit s’abstenir. Et donc voila les raisons pour lesquelles je suis partie. Comme je voyais que je ne pouvais pas faire changer les choses, j’ai préféré partir. Pour montrer ma bonne foi, je me suis dit, je pars du parti, j’ai eu un mandat au titre de ce parti, donc je démissionne également de ce parti. J’ai fait l’aversion de mes collègues parlementaires à l’époque parce qu’en tant que juriste ils savaient ce que j’apportais dans les débats parlementaires. Moi, j’ai pris une décision personnelle mais la loi ne m’y obligeait pas. Je l’ai fait par honnêteté intellectuelle. Et donc je suis partie et j’ai continué de faire mes cours.

Depuis votre départ, est-ce que vous avez gardé des bons rapports avec le Dr Alassane Ouattara ?

Comme avec tous les autres. Je n’ai pas de problème particulier avec les hommes politiques de ce pays. Je n’ai pas de problème. Je n’ai pas pu m’entendre avec eux pour les raisons que je viens de vous indiquer. Par cela, j’ai des amis dans les autres partis politiques. Quand on peut se voir, on se voit.

Parlant de votre candidature parmi tous ces hommes aux ego exacerbés, quelle est la quintessence programme de gouvernement ?

J’ai un programme que je décline en douze points. Mais, je dis une des raisons pour lesquelles je suis candidate, c’est surtout ça. Je considère que les Ivoiriens sont fatigués des querelles des hommes politiques. Ça ne nous fait pas avancer. Au contraire ça nous fait reculer, ça me nous a envoyé la guerre avec la longue crise. Nous ne pouvons pas continuer dans ça. Le problème, quand on est candidat ou quand on accepte de briguer un poste politique notamment à ce niveau, c’est pour apporter le bien-être à ses populations. Donc, quand il y a des querelles dans la société civile, tous les investissements sont bloqués. Nous avons entendu il y a quelques jours seulement une délégation d’hommes d’affaires dire ‘’Pas d’élections ! Pas d’investissements ! Il n’y a pas qu’eux, il y en a beaucoup d’autres qui viennent des autres continents qui veulent investir ici. Or, vous savez bien qu’investissement, dit travail. Aujourd’hui, on est envahi par plein de chômeurs. Des jeunes diplômés qui n’ont pas d’emploi. On va rester dans cela combien de temps ? Il faut en sortir.

Vous semblez comme tous les candidats promouvoir la bonne gouvernance, n’est-ce pas un vœu pieu face à vos proches et sympathisants ?

C’est un vœu, mais c’est surtout une question de volonté politique. Mais nous sommes concernés, ils le savent. Je leur dis cela tout le temps. Je dis à ceux qui seront avec moi que si c’est pour faire la même chose que tous ceux qui nous ont gouvernés, ce n’est pas la peine. Donc avec moi, c’est pour servir le pays et non se servir. Et moi je peux vous dire que j’ai quand été trois ans au ministère de la Justice. Je suis sortie de là comme je suis arrivée. J’habitais ma maison, je suis restée dans ma maison pendant que j’étais au ministère, et même aujourd’hui voyez où j’habite. Cela ne m’enlève rien. Je me dis qu’on peut très bien servir son pays, se battre pour le mieux être des populations sans mettre plein les poches.

Votre candidature surprend autant par son avènement que par son financement. Le Premier ministre Banny se cacherait derrière cette candidature dit-on…

Je peux jurer sur la tête de mes parents et de mon époux décédé qu’il n’en est rien. C’est moi-même qui aie payé. Personne ne m’a aidée. J’ai des économies parce que ça fait trente-un (31) ans que je travaille. Ça étonne effectivement parce que je ne suis pas dans un parti politique. C’est justement cette surprise-là que je veux. Que les gens soient surpris de savoir qu’en dehors de ceux-là qui ont occupé la scène politique, il y a d’autres personnes. Voilà, ce que je veux.

Voilà 31 ans que vous travaillez et vous pensez que cela suffit pour battre une campagne présidentielle conséquente ?

Tout à fait ! Mais, vous m’avez une fois vu dans une manifestation. J’ai juste mon véhicule et un véhicule d’un membre de mon staff. Je ne mets pas l’argent au dessus des choses. Mais, c’est justement ce que je dis. L’objectif de ma candidature se situe également à ce niveau. Je ne voudrais pas que les Ivoiriens aient toujours cette idée qu’il faut avoir de l’argent pour faire ceci ou cela. J’ai de la volonté, j’ai un idéal et j’ai une vision. Cela suffit pour que tous ceux qui partagent cette vision viennent pour qu’on se batte.

Aujourd’hui quels sont vos rapports avec le Premier ministre Banny ?

Nos rapports sont au beau fixe. C’est vrai qu’on ne se voit pas souvent. Mais quand on se voit je lui dis bonjour. Quand il a perdu son père, j’étais là à la levée de corps. Moi-même, quand j’ai perdu mon époux, il était là, il est allé jusque dans mon village. Comme les autres d’ailleurs. Madame Gbagbo était venue chez moi à la maison. Le premier ministre Ouattara et son épouse sont également venus. C’est pour dire que moi, je n’ai pas de problème avec les femmes et les hommes politiques de ce pays.

En payant les vingt 20 millions de caution, espérez-vous vraiment avoir le pouvoir d’Etat ? Ou alors comment il se dit sous les manteaux, n’est-ce pas une façon d’’acheter’’ in fine un futur poste de ministre à celui qui sera élu ?

Non ! Je ne paie pas vingt millions pour devenir ministre. J’ai quand même été membre du gouvernement une fois, ça me suffit. Bon allez payer 20 millions pour devenir ministre, je ne le ferai pas. Je préfère payer cette somme pour être peut-être Présidente de la République.

Et si le contraire arrivait, c'est-à-dire si vous n’étiez pas élue et qu’on vous appelait pour être ministre ?

Attention ! Nous allons à un scrutin majoritaire à deux tours. Au premier tour, nous sommes quatorze (14) candidats. Nous verrons le rang que les Ivoiriens voudront bien donner à chacun de nous. S’il se trouve que j’arrive parmi les deux (2) premiers. Il n’y a pas de problème. Ça veut dire moi-même, je dois négocier avec les autres. Mais s’il se trouve que je ne suis pas parmi les deux (2) premiers, il est évident que les deux candidats du second tour viendraient négocier avec moi. En ce moment on jouera carte sur table. J’ai mon programme. J’ai des points sur lesquels je trouve qu’il n’y a pas de négociations. Et nous verrons au finish ce qu’il y a lieu de faire. Mais je n’ai pas pris toutes mes économies pour être ministre. Non !

Vous êtes une juriste émérite. Si vous prenez le pouvoir un jour, qu’allez-vous faire de la Constitution ivoirienne toujours sujette à caution?


Je vais revoir cette Constitution, pas seulement en ce qui concerne l’article 35 relatif aux conditions d’éligibilité et mettre une dose de parlementarisme dans notre culture. Parce que tout simplement le régime présidentiel fort qui rassemble tout entre les mains d’un seul individu, il faut peut être enterrer un peu tout ça. Il y a cette disposition et beaucoup d’autres dispositions également qu’il faut revoir. Moi, je demande que la Constitution soit révisée. Maintenant, il incombe au législateur de pouvoir prendre toutes les dispositions qu’il faut amender et comment introduire d’autres dispositions.

Ceci dit comment avez-vous analysé l’utilisation de l’article 48 par le président de la République pour faire partir Mambé ?

J’ai indiqué que cet article 48 énonce des conditions de fond et de forme. En ce qui concerne les conditions de forme, au moment où le président de la République lisait sa décision, je ne pense pas qu’il ait vu le président de l’Assemblée nationale, que le président du Conseil constitutionnel ait été consulté. Tout cela fait partie des conditions de forme. Concernant les conditions de fond, j’ai estimé que la CEI est une institution importante qui devait s’occuper des élections. Il est apparu qu’il y a quatre cent mille ou cinq cent mille personnes qui ont été ajoutées ou non. Dans cette situation, le président de la République ne pouvait pas mettre fin aux fonctions du président Mambé en tant que tel. Il voulait l’inviter à démissionner. Et lui ne voulait pas démissionner. Il y avait un blocage. A partir de ce moment, si les conditions de forme sont remplies, il y a quand même un problème de fond, donc la dissolution a été faite. Maintenant comment on gère l’après.

On parle de plus en plus de fraude sur la liste électorale provisoire. C’est l’occasion d’une nouvelle guerre entre le camp présidentiel et les partis de l’opposition. On demande que la liste provisoire soit auditée. Vous êtes candidate quel est votre avis?

C’est vous qui donnez de l’importance à chaque candidat. Parce que lorsqu’il s’agit de ce genre de situation, nous les candidats indépendants nous ne sommes pas consultés. D’abord, on n’est pas représenté dans cette commission électorale. Donc, je ne peux pas vous dire s’il y a eu fraude ou pas. Puisque je n’ai pas de représentant qui va me dire ce qui s’est passé. Je n’ai que les informations que les médias veulent bien donner. Deuxièmement, à partir du moment où il y a eu deux catégories de listes notamment la liste grise et la liste blanche, il avait été demandé à chacun de procéder à des vérifications. C’est à cette occasion que la période de contentieux a été ouverte. Je crois que la période n’est pas encore respectée parce qu’il a eu des problèmes notamment la dissolution de la CEI. La dernière fois lorsque le président Compaoré est arrivé, un nouveau débat a été soulevé pour ce contentieux. Moi, j’attends que ce contentieux se poursuive. Il faut que cela soit fait selon le mode opératoire qui a été mis en place. Moi, je ne suis ni signataire de l’Accord de Marcoussis ni signataire de l’Accord politique de Ouagadougou. Je suis candidate.

Vous voulez aller à des élections alors que les principaux candidats se battent pour être dans cette commission. Est-ce que cela n’amenuise pas vos chances ?

Les deux grands veulent absolument avoir la commission électorale indépendante chacun à lui. Moi, je dis non ! On peut aller à des élections sans être dans une commission, et puis, on peut gagner les élections. Si les choses se passent dans les normes, je peux bien gagner les élections. C’est l’intérêt pour lequel je dis que face aux deux blocs, il faut qu’il ait des gens au milieu. Pourquoi les deux blocs veulent avoir des représentants dans la commission ? Parce qu’en fait ils veulent tous frauder.

Quel est votre avis sur le désarmement qui fait couler tant d’encre et de salive ?

Il y a une chose qui me paraît bizarre. Vous avez deux parties qui ont signé l’accord politique de Ouaga : le Président de la République et le Premier ministre actuel. Je ne comprends pas pourquoi ils n’arrivent à faire la même lecture de l’accord qu’ils ont eux-mêmes signés. Ou alors, ils changent de niveau pour gagner du temps. maintenant ils sont deux, ils savent ce qui est écrit. Posez-leur la question, moi, je n’y étais pas. Pour moi, l’idéal aurait été que le désarmement se fasse et qu’on aille aux élections. Et qu’après les élections, la nouvelle armée soit mise en place pour qu’on ait un pays avec une armée républicaine avec des critères objectifs. Or, dans le texte, le désarmement doit être fait deux mois avant et en même temps, le ministre de la Défense l’a dit, le désarmement est fait à partir du moment où les gens sont cantonnés. Il faut bien comprendre entre ceux qui ont signé l’accord et ce qui est dit aujourd’hui. Il y a problème. Moi, je dis qu’il y a quand même des personnes qui ont la compétence pour savoir si dans de telles conditions, les élections peuvent se tenir. Nous avons les forces impartiales, la Licorne et les deux armées. Le CCI est là pour sécuriser les élections. Et si tout ce monde nous dit qu’effectivement nous pouvons aller aux élections. Il y a deux catégories de personnes : il y a ceux-là qui ont volontairement pris les armes et qui en principe ont déjà été désarmés. Et qui attendent d’être réinsérés. Parce que je crois que là, il ya un problème de financement. Et puis, il y a ceux qui sont les vrais militaires et pour lesquels, il en a qui sont dans la CCI et peut-être, vont constituer la nouvelle armée. Quand on regarde tout ça, on dit pourquoi jusque-là, on n’en a pas parlé ? Jusque-là, on nous disait c’est la liste électorale. Maintenant qu’on est presque arrivé alors on nous pose encore un autre problème. J’aimerai bien savoir…

Est-ce que ces différentes lectures et interprétations des deux signataires ne signent pas l’échec de l’APO ?

Peut-être que ce n’est pas totalement satisfaisant. Parce qu’on n’a pas atteint les objectifs aux dates indiquées. Il faut reconnaître que du chemin a été fait. Aujourd’hui, nous parlons de liste provisoire. S’il n’y avait pas eu ce problème, nous aurons eu la liste définitive. Il y a eu des progrès, mais effectivement il y a beaucoup de choses à faire dans la mesure où le problème de désarmement coince. Les autres disent qu’on ne peut pas aller parce qu’on attend la somme promise que nous n’avons pas. Là aussi, il appartient comme par hasard aux signataires que sont le Président de la République et le Premier ministre de trouver les solutions pour satisfaire cette obligation pour que nous ayons le désarmement total.

Vous avez été conseillère du Premier ministre Banny. D’aucuns affirment que le Premier ministre actuel a posé des actes qui ont sapé son magistère. Après trois ans comment jugez-vous l’action gouvernementale de Guillaume Soro?

Moi, je ne rentre pas dans ces considérations. Je pense que le Premier ministre Banny était en fonction à partir des résolutions des Nations-Unies. C’est tout à fait différent. Ici, c’est une résolution de l’ONU, mais c’est le Président de la République qui a signé un décret. Ce n’est pas l’ONU qui va signer un décret pour nommer un tel ou un tel comme Premier ministre. C’est le Président de la République qui l’a fait. C’est de la même manière qu’il a dissout le gouvernement et qu’il a pris un autre décret pour nommer un autre Premier ministre. Et ce, sous un autre accord, l’APO. Mais, ce que l’on constate est que cette fois-ci, cet accord est passé par deux des ex-belligérants. Nous ne comprenons pas pourquoi alors que cet accord devait être mis en place pour arriver aux élections en dix (10) mois, nous en sommes à trois (3) ans. Et même à trois ans, il y a encore des difficultés notamment des différences de lectures de cet accord.

Etes-vous convaincu que les élections vont se tenir cette année 2010 ?

Moi, je regarde d’abord la souffrance des Ivoiriens et je me dis qu’on doit tout faire pour que les élections aient lieu cette année 2010. Parce que vous savez aussi bien moi que tout est conditionné à ces élections. Depuis 1985, il n’y a pas eu d’investissements dans notre pays. On ne peut pas se contenter de payer des salaires aux fonctionnaires uniquement pour dire que le pays vit. Le pays, ce n’est pas payer les fonctionnaires. C’est faire des investissements, c’est aussi donner du travail à tous ceux qui veulent. Regardez depuis combien d’années tous les jeunes pratiquement trois quart (3/4) d’entre eux finissent leurs études et ils n’ont pas d’emploi. On ne peut pas se contenter de ça, on ne peut pas continuer dans ça éternellement. Je me dis qu’en 2010, il faille absolument que les élections aient lieu. Les Ivoiriens décideront de ce qui doit être fait.

Interview réalisée par Valery Foungbé et Huberson Digbeu





Mercredi 28 Avril 2010
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