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Assassinat de Robert Guei, financement de la rébellion Un ancien membre du cabinet de Soro fait de graves révélations

Pour sa sécurité et parce qu’il est activement recherché par ses compagnons de l’ex-rébellion armée devenus aujourd’hui Frci, nous préserverons l’identité véritable de notre interlocuteur. Désignons-le sous le nom de Bamba T. Ancien membre du cabinet civil de Guillaume Soro Kigbafori au sein de la rébellion armée pro-Ouattara, de 2002 à 2010, Bamba T. était basé à Bouaké, au Secrétariat général des Forces nouvelles (rébellion armée) où il gérait les affaires administratives pour le compte de Guillaume Soro. Dans cette interview exclusive qu’il a accordée à Notre voie, quelque part à Abidjan, il fait de graves révélations


Assassinat de Robert Guei, financement de la rébellion Un ancien membre du cabinet de Soro fait de graves révélations
Notre Voie : Vous vivez caché parce que votre vie est menacée par vos anciens compagnons de la rébellion armée. Pourquoi cela alors que vous avez pris le pouvoir ?

Bamba T. : Je ne sais pourquoi, mais plusieurs fois des éléments des Frci ont tenté de m’enlever à mon domicile à Abidjan. J’ai demandé si quelqu’un s’était plaint de moi. Ils m’ont rétorqué qu’ils n’ont pas d’explications à me donner. Ils étaient très excités. Ils ont menacé de m’abattre. Parce que, selon eux, ils ont tué des personnes plus importantes que moi et il n’y a rien eu. Ils m’ont même dit que leur mission est de tuer tous ceux qui n’aiment pas Alassane Ouattara.

N.V. : Vos anciens compagnons vous accusent donc de ne pas aimer Alassane Ouattara, celui pour qui vous avez fait la rébellion armée. N’est-ce pas curieux ?

Bamba T. : Tout cela me surprend également. Les Frci disent que je veux tuer le président Ouattara. C’est pourquoi, ils soutiennent vouloir m’assassiner avant que, selon eux, je ne tue Alassane Ouattara. Selon eux, je suis pro-Gbagbo parce que depuis un certain temps je serais contre la façon de conduire les affaires de l’Etat par le Président Ouattara.

N.V. : Vous ont-ils apporté les preuves de leurs accusations ?

Bamba T. : Malheureusement, non. Seulement, ils ont soutenu qu’ils vont tuer tous ceux qui sont contre la politique du président Alassane.

N.V. : N’est-ce pas que vos anciens compagnons ont peur que vous étaliez certaines informations sur la place publique ?

Bamba T. : Je connais le milieu pour l’avoir pratiqué. Quand ils veulent tuer des personnes, ils les accusent d’être des pro-Gbagbo ou des pro-IB. C’est ça, l’esprit de la rébellion armée. Coller des fautes qui n’en sont pas. Il n’y a jamais eu de preuves. On mettra ça sur le compte d’éléments incontrôlés, mais vous êtes déjà mort. Ils tuent sans preuves.

N.V. : Le fait d’être pro-Gbagbo ou pro-IB constitue-t-il une raison suffisante pour affirmer que vous voulez tuer Alassane Ouattara ?

Bamba T.: Pour eux, oui. Ils disent que Laurent Gbagbo et Ibrahim Coulibaly dit IB sont contre Alassane Ouattara. Tous ceux qui étaient dans la rébellion armée et nos patrons n’aiment pas la contradiction.

N.V. : Pourquoi c’est maintenant que vous avez décidé de parler ?
Bamba T. : Maintenant parce que j’ai mal de voir comment mon pays est en train d’échapper aux Ivoiriens. J’ai très mal. Et lorsque vous faites du chemin et que vous vous rendez compte de vos erreurs, il est bon de faire marche-arrière pour emprunter la bonne voie. La rébellion armée a fait trop de mal à la Côte d’Ivoire. Je me rends aujourd’hui compte que je m’étais trompé de combat. C’est pourquoi j’ai décidé de dévoiler certaines vérités cachées de la rébellion armée.

N.V. : Pourquoi avez-vous pris les armes contre votre pays ? Quand tout cela a-t-il commencé ?

Bamba T. : La crise ivoirienne part des années où Alassane Ouattara était Premier ministre de la Côte d’Ivoire. Elle est née à partir de la dévaluation du fcfa. Alassane Ouattara a préparé la dévaluation du fcfa en 1990. Konan Bédié et Alassane Ouattara voulaient tous les deux avoir le contrôle des retombées énormes de cette dévaluation sur l’économie ivoirienne. D’ailleurs, on n’a jamais dit aux Ivoiriens à quoi ont servi les pluies de milliards. Personne ne s’est jamais demandé où sont partis tous ces milliards. Début 1993, Alassane Ouattara a introduit à l’Assemblée nationale une loi de modification de l’article 11 de la Constitution afin que le Premier ministre assure l’intérim en cas d’empêchement absolu du président de la République. Personne ne savait ce que cachait cette modification. Quand Alassane Ouattara n’a pas été suivi par l’Assemblée nationale, selon certaines informations que nous avions, il a placé l’argent du pays dans des comptes personnels dans les banques européennes.

N.V. : C’est ce qui explique la guerre Bédié-Ouattara ?

Bamba T. : Par un tour de passe-passe, Bédié remet en cause à partir de 1993, la nationalité ivoirienne d’Alassane Ouattara. Il crée un concept l’Ivoirité pour écarter Ouattara. Bédié a même écrit un livre « Les Chemins de ma vie » dans lequel il affirme qu’Alassane Ouattara n’est pas un national Ivoirien. Alassane n’a donc pas pu être candidat à la présidentielle de 1995. Tout cela, nous a préparé à prendre les armes.

N.V. : Cela explique-t-il le coup d’Etat de décembre 1999 contre Bédié ?

Bamba T. : En 1999, Alassane Ouattara a tenu des propos qu’il faut considérer. Il a dit qu’il allait frapper le pouvoir moribond de Bédié. Le concept de l’ivoirité battait son plein et tous les dirigeants du Rdr étaient en prison sous Bédié. Une simple revendication pécuniaire des militaires de la Munirca en Centrafrique s’est transformée en revendication politique avec la demande de libération des prisonniers politiques. Regardez bien. Les militaires qui ont fait le coup d’Etat étaient tous des gardes du corps d’Alassane Ouattara. Celui qui est à l’origine de la crise ivoirienne, c’est celui qui finançait et entretenait les rebelles Ivoiriens au Burkina Faso. Koné Messamba et Koné Zacharia, deux chefs de guerre qui ont égorgé un gendarme, ont fait une déclaration pour soutenir que c’est Alassane Ouattara qui donnait 25 millions fcfa par mois lors de la préparation de la rébellion armée au Burkina Faso.

N.V. : Confirmez-vous cette déclaration ?

Bamba T. : Bien sûr ! Ce n’est pas faux. Que gagneraient-ils à mentir sur ADO ?

N.V. : Alassane Ouattara vous entretenait donc au Burkina Faso ?

Bamba T. : Oui. Et c’est parce qu’il y avait des divergences entre IB et les autres militaires sur la gestion de l’argent que le « tuteur », c’est comme cela qu’on appelait le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré , flairant la division a conseillé au « parrain », Alassane Ouattara, de faire venir quelqu’un pour nous gérer au plan administratif et financier. Alassane Ouattara a fait venir Guillaume Soro. Sinon, comment comprendre que Soro qui n’a jamais travaillé puisse avoir des moyens colossaux pour entretenir une rébellion armée pendant plusieurs années ?

N.V. : Mais Alassane Ouattara a condamné la rébellion armée dès son éclatement en septembre 2002 ?

Bamba T. : Oui, mais que voulez-vous qu’il dise ? Pouvait-il dire autre chose ? Je soutiens que c’est bien Alassane Ouattara qui nous entretenait. Il n’y a personne qui vous dira le contraire. Demandez aux chefs de guerre, ils vous diront qui a donné les moyens jusqu’à ce que nous venions attaquer la Côte d’Ivoire.

N.V. : Comment interprétez-vous la signature des accords pour la sortie de crise chez le « tuteur » de la rébellion armée, Blaise Compaoré ? Etait-ce une erreur politique du président Laurent Gbagbo ?

Bamba T. : Non, ce n’était pas une erreur. Il faut reconnaître que Laurent Gbagbo pour l’amour qu’il a pour son pays a fait trop de sacrifices. Beaucoup trop de sacrifices même j’allais dire. Dans tout accord de ce genre, le préambule n’est pas de démanteler les groupes d’autodéfense qui sont constitués pour défendre le pays attaqué. C’est nous, les rebelles, qui avions attaqué la Côte d’Ivoire. Le bon sens commande que les rebelles désarment d’abord. Ainsi les groupes d’autodéfense n’ont plus d’objet pour garder les armes puisqu’ils sont la conséquence de la rébellion armée et non la cause de la crise. En réalité, si on veut la paix, on désarme d’abord ceux qui ont attaqué le pays. Et ceux qui le défendent désarment automatiquement. On n’a même pas besoin de leur demander pardon.

N.V. : Malgré les accords, la rébellion armée n’a jamais voulu désarmer ?

Bamba T. : Justement. Et c’est là que je dis que Laurent Gbagbo a fait trop de sacrifices. Il n’a pas été dur avec ceux qui ont attaqué le pays. Sinon, on ne peut pas aller à une élection avec une partie du pays annexée. D’ailleurs, la Constitution ivoirienne est claire sur ce point.

N.V. : Mais la France et l’Onu accusaient Gbagbo de ne pas vouloir organiser les élections…

Bamba T. : Les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts. La France avait plus à gagner avec Alassane Ouattara qu’avec Laurent Gbagbo.

N.V. : Le Burkina vous a-t-il donné des éléments pour attaquer la Côte d’Ivoire ?

Bamba T. : Nous avons combattu avec de gros contingents de non Ivoiriens. C’est une évidence. Des Burkinabè, Maliens, Guinéens, Sénégalais etc. ont combattu à nos côtés. Aujourd’hui, il vous suffit de faire un tour dans les camps et vous vous apercevrez que beaucoup parlent des langues qui ne sont pas ivoiriennes. On n’a même pas besoin de se casser la tête pour découvrir cette évidence.

N.V. : S’agissant de la guerre entre Soro et IB. Quelle était son fondement ?

Bamba T. : C’était un problème de leadership et de finances. Quand nous étions au Burkina Faso, nous appelions IB, président. C’est pourquoi, quand nous sommes venus attaquer le pays dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, IB n’était pas au front. Il n’était pas en Côte d’Ivoire. Parce qu’il devait être installé en tant que chef de l’Etat si le coup d’Etat avait réussi.

N.V. : C’est curieux tout de même. Tout à l’heure vous disiez que c’est Alassane Ouattara qui entretenait la rébellion armée. Il ne peut pas investir beaucoup d’argent à vous entretenir et ne pas bénéficier des retombées de votre action?

Bamba T. : C’est là justement le paradoxe. Alassane Ouattara n’a jamais assumé ses responsabilités. C’est dommage. Il fait ça mais il ne dit jamais que c’est lui. Même pour les attaques de 2010-2011 qui l’ont porté au pouvoir, il ne dira jamais rien.

N.V. : En septembre 2002, aux premières heures du coup d’Etat manqué mué en rébellion armée de l’attaque en septembre l’ancien chef de la junte militaire, le général Robert Guéi est tué. L’ex- ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Emile Boga Doudou, est aussi tué. Que savez-vous sur ces morts ?

Bamba T. : Je connais ceux qui ont tué Robert Guéi. Sachez que les vrais assassins de Guéi sont ailleurs. Ce ne sont pas le commandant Séka Séka ou les autres ex-Fds qu’on accuse.

N.V. : Qui a tué Robert Guéi ?

Bamba T. : (Il reste un moment silencieux). C’est malheureux. Beaucoup de personnes sont injustement jetées aujourd’hui en prison. L’assassin de Guéi, c’est Adam’s (décédé plus tard au sein de la rébellion armée, ndlr). Chérif Ousmane le sait. J’étais dans le bureau à Bouaké avec Guillaume Soro quand il est venu nous annoncer l’assassinat de Robert Guéi.

N.V. : La rébellion armée occupait la partie nord du pays. Comment se faisait l’exploitation des ressources ?

Bamba T. : La rébellion armée était un Etat dans un Etat. La Centrale était notre ministère de l’Economie et des finances. Nous prélevions des taxes sur tout et dans tous les domaines : le carburant, le cacao, le café, le coton, l’anacarde etc.

N.V. : Vous avez fait du Burkina Faso, un grand pays exportateur de coton. Etait-ce une façon pour vous de remercier le tuteur ?

Bamba T. : Je ne sais pas si c’était une sorte de reconnaissance. Mais nous avions besoin de beaucoup d’argent. Et comme nous ne pouvions pas faire descendre les produits aux ports d’Abidjan et de San Pédro, nous étions obligés de passer par le Burkina Faso pour exporter les produits.

N.V. : La rébellion armée qui pourtant massacrait les Ivoiriens à vite fait de coller des escadrons de la mort au pouvoir Gbagbo pour alerter la communauté internationale…

Bamba S. : Les escadrons de la mort, c’était une trouvaille de nos éléments qui agissaient dans le sud du pays. Ce que je peux dire, par contre, est que des charniers et des fosses communes existent partout dans la zone anciennement dite Cno (centre-nord-ouest). A Man, il y a huit (8) charniers. Le plus grand charnier avec 408 corps est situé en pleine ville sur l’espace inexploité du stade Léon Robert qu’on appelle « caca sport ». En plus des charniers, il existe des fosses communes à Man. A Bouaké, il n’y a pas de charniers mais une vingtaine de fosses communes avec 10, 15 ou 25 corps. Comme à Korhogo d’ailleurs.

Interview réalisée
par Koukougnon Zabril in Notre Voie
Vendredi 21 Décembre 2012
Lu 494 fois
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