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Après les élections législatives - Damana Pickas depuis le Ghana : "Nous n'allons pas rester les bras croisés"

Membre de la commission électorale indépendante ivoirienne lors de la dernière élection présidentielle pour le compte du FPI, Damana Adia Médard alias Pickas a défrayé la chronique après avoir déchiré un document que devait lire le porte-parole de la CEI devant les caméras des télévisions françaises. Aujourd'hui exilé politique à la suite de la crise post-électorale qui a frappé la Côte d'Ivoire, Pickas a bien voulu nous parler au téléphone depuis le Ghana.


Après les élections législatives -  Damana Pickas depuis le Ghana : "Nous n'allons pas rester les bras croisés"
Bonjour Pickas, vous avez eu à publier une déclaration à l'occasion du transfèrement du président Laurent Gbagbo à la CPI. Mais je voudrais savoir, de vive voix, comment est-ce que vous interprétez cela ?

Damana Pickas : Nous avons ressenti le transfèrement du Président Gbagbo avec beaucoup d'amertume et de tristesse. Parce que cela constitue une humiliation flagrante pour notre pays.
Cela veut dire que nous n'avons pas la pleine souveraineté sur toutes les questions. Le fait pour un État de transférer un de ses concitoyens devant la justice internationale démontre clairement son incapacité à pouvoir le juger. Ce qui veut dire que nous n'avons pas encore acquis notre souveraineté judiciaire. Cela est grave et constitue une humiliation pour notre pays.
C'est une façon d'infantiliser nos États africains. Voyez-vous, nous savons que ce qui arrive aujourd'hui est fait sous la dictée des Occidentaux, pour ce qui concerne le président Gbagbo, sous la dictée de Nicolas Sarkozy. Cela est inacceptable. Le président Laurent Gbagbo n'est coupable de rien du tout. Il est victime d'une machinerie, d'une supercherie . C'est pourquoi nous dénonçons cela aussi vigoureusement que nous le pouvons. Il s'agit donc pour nous en réalité d'une déportation, comme cela a été fait pour l'Almamy Samory Touré. Dans l'entendement de ceux qui l'ont fait, Laurent Gbagbo ne doit plus revenir. C'est une façon de le tuer. En ce 21e siècle, c'est avec beaucoup de regrets que nous voyons des Ivoiriens déporter d'autres Ivoiriens, les livrer à la vindicte de la justice internationale.

Comment expliquez-vous le fait que c'est Laurent Gbagbo qui est aujourd'hui devant la CPI, alors que depuis 2002, des actions ont été menées pour que les responsables de la rébellion en Côte d'Ivoire puissent comparaître devant cette cour ?

C'est tout le paradoxe du drame ivoirien. Voici un président de la République qui a été élu démocratiquement depuis 2000. Deux ans plus tard, son pays est attaqué par une rébellion armée qui pille, qui viole et qui crée le désordre sur son passage. Le président Laurent Gbagbo a saisi la cour pénale internationale aux fins d'une enquête, qui ne se fera pas, alors que toutes les organisations de défense des droits de l'Homme sont unanimes à reconnaître qu'il y a eu des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre qui ont été commis par cette rébellion.
En 2010, après une élection calamiteuse à laquelle le président Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur par le conseil constitutionnel, les Occidentaux ont rejeté la volonté du peuple et ont fait un coup d'État pour enlever du pouvoir le président constitutionnellement élu.
Le paradoxe c'est que c'est ce président là qui a à payer pour toutes ces exactions qui ont été commises ! Ce qui est vraiment inacceptable. Cela dénote le partie pris de la justice internationale, cela dénote son manque d'impartialité. C'est une justice à la solde des Occidentaux. La CPI est un instrument de domination des pays occidentaux sur les pays faibles, notamment les pays africains. C'est une justice raciste qui a été mise en place par les Occidentaux non pas pour juger leurs concitoyens mais pour juger les Africains. Et c'est justement pour cela que Laurent Gbagbo se trouve épinglé par cette justice, en lieu et place de Soro Guillaume, Chérif Ousmane, Allasane Ouatara, Wattao, Koné Zakaria, Kouakou Fofié et j'en passe, qui eux, ont commis des crimes contre l'humanité. Nous sommes là dans un cas d'injustice flagrante. C'est pourquoi les peuples dignes d'Afrique doivent s'insurger contre et crier fort leur indignation et leur ras- le-bol.

Mais la CPI dit que les crimes de 2002 sont imprescriptibles…

Nous nous étonnons de ce que Laurent Gbagbo soit transféré à la CPI alors que, au nom de l'antériorité de la commission des crimes, il revient de droit à messieurs Allasane Ouatara, Fofié Kouakou, Soro Guillaume, Chérif Ousmane et consorts d'être à la place de Laurent Gbagbo à La Haye. C'est pourquoi nous ne cesserons pas dénoncer cette justice à deux vitesses, cette justice des forts, cette justice orientée, cette justice manipulée.

Le FPI, votre parti, a boycotté les élections législatives en Côte d'Ivoire. Cela ne vous est-t-il pas préjudiciable ? Vu que vous laissez dès lors le boulevard large au RDR, le parti de monsieur Ouattara, qui a raflé la majorité des sièges au parlement...

Non. Je pense que les résultats de ce scrutin ne sont pas surprenants. Vous savez que les élections législatives ont été organisées pour deux objectifs fondamentaux qui sont : Donner un semblant de parfum démocratique au régime de Ouattara mais surtout faire en sorte que son parti puisse rafler la majorité absolue à ces élections pour conforter l'opinion internationale sur le fait que Ouattara est majoritaire en Côte d'Ivoire. Les dés étaient pipés d'avance. C'est pourquoi le FPI qui est un parti responsable n'a pas voulu s'associer à cette mascarade électorale. Pour aboutir à ces fins, un découpage a été taillé sur mesure pour garantir la victoire de Ouattara. Ce découpage tout aussi scandaleux que méprisant donnait déjà 74 sièges à monsieur Ouattara avant même que la compétion ne débute. Vous avez constaté que le Front Populaire Ivoirien ne s'est pas contenté de ne pas participer à ces élections. Le parti a demandé à la population ivoirienne de s'abstenir d'aller à ces élections, le parti a demandé au peuple de Côte d'Ivoire de manifester sa solidarité au président Gbagbo en n'allant pas voter. Vous avez constaté avec nous que ce mot d'ordre a été suivi largement, la presse internationale, tout comme la presse pro-Ouattara a constaté qu'il y a eu un désert électoral, pour la première fois, les observateurs de tous bords ont pu constater que les électeurs venaient au compte-gouttes. Et toute la communauté internationale a reconnu à l'unanimité que le taux de participation est extrêmement faible. Cela constitue une grande victoire pour les démocrates, cela constitue une grande victoire pour le Front Populaire Ivoirien parce que l'enjeu de ces élections c'était le taux de participation, l'enjeu de ces élections c'était de démontrer par une forte abstention que la population ivoirienne désavoue Ouattara, l'enjeu de ces élections, c'était de démontrer à la face de l'opinion nationale et internationale que Ouattara n'a pas été élu par les Ivoiriens. Voilà pourquoi l'élection législative qu'il a organisée n'a pas intéressé les Ivoiriens, voilà pourquoi les Ivoiriens ne se sont pas déplacés massivement pour aller voter. Donc c'est un cinglant désaveux pour Ouattara, une grosse défaite qui prouve qu'il n'est pas populaire en Côte d'Ivoire, et que les Ivoiriens ne l'ont pas élu. Il doit donc démissionner de la présidence de la République parce qu'il n'est pas le choix des Ivoiriens qui ne se sentent pas concernés par ce qu'il fait. C'est le message envoyé à travers le boycott.

Maintenant que vous n'êtes pas représentés au parlement, qu'est ce qui va se passer ?

Nous sommes en train d'analyser la perspective dans le combat. Mais croyez-moi, nous n'allons pas rester les bras croisés. Le peuple s'est exprimé et il faut que la volonté du peuple soit respectée. Voilà pourquoi nous allons traduire en acte ce boycott. Si Ouattara refuse d'entendre la voix du peuple, s'il refuse d'engager le dialogue républicain afin de parvenir à un consensus pour l'avenir de ce pays, nous aviserons et nous saurons prendre nos responsabilités au moment opportun.

Votre retour en Côte d'Ivoire n'est donc pas à l'ordre du jour ?

Notre retour en Côte d'Ivoire n'est pas une préoccupation fondamentale. Ce qui est important, c'est l'avenir de la Côte d'ivoire. Nous sommes en train de prendre toutes les dispositions ici, pour que le dialogue républicain s'engage.

Certains réfugiés sont rentrés en Côte d'Ivoire, à la suite d'un appel lancé par M. Ouattara…

Ne faites pas attention à ces démarches solitaires d'opportunistes véreux qui spéculent sur la misère des Ivoiriens à des fins personnelles. Voici des gens qui ont voulu utiliser la situations des Ivoiriens pour se faire une place de choix auprès du régime actuel. Ils se sont fait passer pour des représentants légaux et légitimes des réfugiés, mais vous avez vu que personne ne les a suivi. On avait annoncé une vague de personnes, mais finalement ce sont quelques personnes qui ont regagné le pays ! La situation en Côte d'Ivoire est encore très préoccupante, les conditions de sécurité sont exécrables, les FRCI continuent d'être source d'insécurité, les braquages sont récurrents, les échanges de coup de feu dans les rues sont monnaie courante, la situation sécuritaire étant des plus inquiétante, je pense qu'il faut prendre le temps de régler toutes ces questions préjudicielles avant d'envisager un éventuel retour au pays.

Faites-vous part de toutes ces préoccupations aux autorités ghanéennes ?

Nous sommes en contact avec les autorités ghanéennes. Je profite de l'occasion que vous m'offrez pour les remercier pour leur hospitalité et leur sens du panafricanisme. Ces autorités restent attentives à la situation en Côte d'Ivoire et continuent de discuter avec les autorités ivoiriennes afin de trouver un consensus dynamique qui pourra arranger tout le monde.

Alors, quelles sont vos conditions aujourd'hui pour retourner en Côte d'Ivoire ?

Ce serait prétentieux de parler de "conditions". La Côte d'Ivoire, c'est notre pays. Mais nous disons qu'il y a quand même un minimum à observer. Voyez-vous, plus d'une année après le 2ème tour de la présidentielle, nos maisons continuent d'être occupées par les FRCI, sans que cela n'émeuve personne en Côte d'Ivoire. Nos comptes continuent d'être gelés, il parait qu'à ce niveau il y a un frémissement et que l'Union Européenne va lever la sanction du gel, le gouvernement ivoirien s'apprête aussi à lever le gel sur certains avoirs, mais cela est insuffisant , car aujourd'hui il y a des problèmes d'insécurité, la police et la gendarmerie n'inspirent pas confiance, parce qu'elles n'ont pas les moyens d'accomplir leur mission régalienne au service de la Côte d'Ivoire et de tous les citoyens de ce pays. Aujourd'hui, il y a des dozos qui sont déployés sur toutes l'étendue du territoire, nous ne savons pas à quelle autorité elles sont soumises, nous ne savons pas de quel ministère ils dépendent, mais ils sont déployés sur toute l'étendue du pays et sont source d'inquiétude et d'insécurité pour les citoyens. Il y a donc encore beaucoup de questions à résoudre en Côte d'Ivoire et tant que ces questions là ne sont pas résolues, vous comprenez que c'est assez suicidaire pour nous, d'aller nous jeter dans la gueule du loup.

Comment vivent les réfugiés Ivoiriens au Ghana ?

La situation est extrêmement difficile, c'est toujours avec beaucoup d'émotion et de tristesse que nous en parlons, parce que les Ivoiriens vivent reclus dans des camps de réfugiés, ils sont à la merci des intempéries, à la merci des morsures des serpents. Dans le seul camps de Hamping, il y a eu déjà cinq décès par morsure de serpent. Les conditions d'hygiène sont à décrier, il y a des maladies fréquentes et récurrentes, même les approvisionnements en nourriture se font au compte-gouttes. Cela fait maintenant un mois et demi qu'il n'y a pas encore d'approvisionnement dans les camps et donc la question de la nourriture se pose avec beaucoup d'acuité. Ce sont des conditions de vie inhumaine. C'est pourquoi je voudrais interpeller publiquement et solennellement le HCR, afin qu'il puisse assumer ses responsabilités en toute impartialité, et dénué de toute pesanteur politique. Parce que nous avons le sentiment que la question des réfugiés ivoiriens est l'objet de pesanteurs politiques. Ce qui, à notre avis, empêche le HCR d'honorer ses engagements en toute justice, en toute tranquillité. Je voudrais préciser qu'il s'agit de vie humaine. Le HCR n'a pas pour vocation de faire de la politique, le HCR n'a pas le droit de s'immiscer dans la politique intérieure de la Côte d'Ivoire, et donc qu'il se mette au-dessus des partis en Côte d'Ivoire et fasse son travail en toute équité, comme il le fait partout dans le monde.

Des levées de fonds sont organisées ici en Europe en faveur des réfugiés. En profitent-ils ?

Oui, nous apprenons que des fonds sont levés. Nous avons reçu des délégations de la diaspora qui ont fait des dons dans les camps ici. Je tiens pour cela à remercier nos frères de la diaspora qui se mobilisent et qui continuent de soutenir les Ivoiriens en Exil. Mais nous souhaitons que ce soit mieux organisé, pour que ce soit beaucoup plus efficace.


Par Axel Illary
Samedi 17 Décembre 2011
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