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Après la sortie de la ministre de l'Education nationale: David Bli Blé (président de l'Isef ) à Kandia Camara : ''Ne vous moquez pas des enseignants'' Pour sauver l'école ivoirienne, nous sommes prêts à faire des concessions

La grève dans l'enseignement public déclarée par l'Intersyndicale du secteur Education-Formation se poursuit. Mardi dernier, la ministre de l'Education nationale, Kandia Camara a condamné cet autre mouvement d'arrêt de travail des enseignants qui paralyse le secteur public de l'enseignement. Dans cet entretien, David Bli Blé, président en exercice de l'Isef, revient sur les raisons de cette grève de 10 jours renouvelable et indique les attentes de son organisation.


David Bli Blé et ses camarades de l'Isef attentent de l'Etat, la satisfaction de leurs revendications
David Bli Blé et ses camarades de l'Isef attentent de l'Etat, la satisfaction de leurs revendications
Quelle lecture faites-vous de la sortie du ministre de l'Education nationale ?

Quelle lecture voulez-vous que je fasse ? La sortie de Kandia Camara est inopportune et ne se justifie pas. La seule sortie que nous attendons de la ministre de l'Education nationale, c'est d'apaiser les esprits en reconnaissant que les discussions techniques n'ont pas eu lieu, et que nos propositions n'ont pas été prises en compte. Il faut le dire, la grève n'est pas un délit. Et notre mouvement de grève est un mouvement correct et normal. Il faut peut-être vous rappeler que les enseignants réunis dans l'Intersyndicale du secteur Education-Formation ont adressé un préavis de grève qui partait du 04 au 15 février 2013. Pendant cette grève-là, par l'entremise du ministre d'Etat, Mabri Toikeusse qui s'est impliqué personnellement dans la recherche de solutions, nous avons rencontré le Premier ministre le 09 février dernier. Lors de cette rencontre, le Premier ministre a demandé que nous suspendions notre grève afin que nous discutions sereinement. Ce que nous avons fait le 10 février. Nous sommes allés aux discussions avec le Premier ministre le 15 février. A cette occasion, il a dit avoir instruit les ministres techniques de nous rencontrer afin d'analyser nos préoccupations pendant 30 jours. Durant tout ce temps, aucun ministre technique ne nous a rencontré. La seule rencontre que nous avons eue avec le ministre de l'Education nationale, c'était pour passer en revue nos revendications. Et cette rencontre était présidée par le directeur de cabinet, Assoumou Kablan. Pis, il y a eu de reports successifs de la rencontre. Et au moment où nous sommes à la table de discussions, les ministres techniques ont préféré nous porter des coups dans le dos, en suspendant nos précomptes, en confisquant nos cotisations syndicales et en faisant des ponctions aux syndicalistes pour, dit-on, cause de grève.

Vous savez très bien que la ponction sur le salaire est une disposition réglementaire de la Fonction publique. Pourquoi vous plaignez-vous ?



Mais lorsqu'on est à la table de discussions, on ne peut pas subir ce genre de sanctions. Nous avons expliqué tout cela au Premier ministre et relevé les faiblesses de ses ministres techniques qui non seulement refusent de discuter avec nous, mais en retour, nous servent de la répression. Le Premier ministre n'a rien dit. Au contraire, il a donné aval à tout ce que la ministre de l'Education nationale a dit, en tentant de justifier l'injustifiable.

La ministre Kandia Camara a indiqué que lors de votre dernière rencontre avec le premier ministre, ce dernier vous a clairement dit que l'Etat ne peut faire plus que ce qu'il vous propose...



Quand on nous a annoncé que l'Etat devrait nous payer 25 % et que le budget était bouclé, nous avons dit que si ça ne tenait qu'à cela, nous pourrions avoir la totalité de nos 50 % restants avec ce même budget à partir du mois de juillet. Il suffisait seulement de moduler le budget parce qu'aujourd'hui, nous sommes payés en dessous des indices que nous avons. Ce que nous regrettons. Alors, accepter de payer les 25 %, c'est accepter que les arriérés s'augmentent. Or, l'Etat dit ne pas avoir les moyens, dans l'immédiat, pour résoudre le problème des arriérés. C'est pourquoi nous souhaitons avoir la totalité des 50 % restants. Nous souhaitons être payés aux indices positionnés.

Malgré l'appel à la reprise lancé par le ministre de l'Education nationale, les écoles restent toujours paralysées. Pourquoi ?



La ministre appelle qui à la reprise ? C'est nous qui avons demandé aux enseignants de rester chez eux et c'est nous qui devons les appeler à la reprise. En lieu et place d'un discours de réconciliation, elle a préféré des menaces. Ce n'est pas ça qui peut sauver l'école ivoirienne. Il faut plutôt un discours rassembleur pour sauver l'école. Il faut écouter l'autre, prendre en compte ses propositions même si ce n'est pas la totalité. Mais on ne peut pas faire un black-out sur l'ensemble de nos propositions.

Les enseignants grévistes sont présentés comme des perturbateurs de l'école par les autorités. Qu'en dites-vous ?



Nous sommes des éducateurs et non des badauds. Il ne faut pas se moquer des enseignants de Côte d'Ivoire. Dire que les enseignants sont des perturbateurs, c'est jeter le discrédit sur toute la nation ivoirienne. Nous ne sommes pas des perturbateurs. Nous avons lancé un mouvement de grève, nos camarades ayant besoin de documents, nous allons dans les établissements pour les leur remettre. Les camarades arrêtés ne sont pas allés dans ces établissements avec des roquettes, des pierres et des bâtons. Ils n'ont brutalisé personne. C'est une diabolisation de notre structure syndicale. Nous sommes des syndicalistes et nous le resterons pour faire aboutir nos revendications.

Jusqu'à où êtes-vous prêts à aller pour sauver l'école et montrer ainsi votre bonne foi ?

Nous avons déjà montré notre bonne foi aux autorités mais elles ont fait des efforts pour ne pas nous comprendre. Nous disons que les 50 % que nous exigeons soient payés au dernier trimestre 2013. Même si c'est payé sur 2 mois, ça nous satisfait. Concernant les arriérés, nous demandons tout simplement un échéancier. Un tout petit papier signé pour dire « on commence à payer à telle date et on finit de payer à telle date ». On peut même mettre une clause pour dire que si l'Etat ne se porte pas bien financièrement, on appelle les syndicalistes pour discuter. De telles propositions, pourquoi diantre, ne peut-on pas les prendre en compte ?

Qu'est-ce que vous attendez concrètement des autorités ?

Le président de la République doit sauver l'école ivoirienne. D'après le président Ouattara, la Côte d'Ivoire doit être un pays émergent d'ici 2020. L'émergence de toute nation commence par une éducation de qualité. L'éducation de qualité commence par la formation d'éducateurs de qualité, bien motivés. Nous sommes prêts à faire des sacrifices nécessaires pour que notre pays aille au développement. Mais il faut que le président de la République se saisisse de cette situation pour rapidement dénouer la crise. Nous sommes prêts à faire des concessions pour faire avancer l'école ivoirienne.

Un mot sur votre mouvement de grève à cet jour ?

Le lundi 08 avril, premier jour de grève, nous étions à la mi-journée, à un taux de suivi de 80 % parce que certains enseignants avaient exigé d'avoir les mots d'ordre. Mais le mardi et le mercredi, nous étions à un taux de suivi de plus de 95 %. Au primaire, nous sommes à 99 % et à 100 % au secondaire technique et professionnel. Pour le secondaire général, nous sommes à un taux de suivi de 85 %. Même les lycées-phares d'Abidjan que sont le lycée classique et le lycée Sainte-Marie, ont fermé leurs portes. Il y a des enseignants qui ont décidé de faire cours, on respecte leur choix.

Franck SOUHONE in L'Inter


Samedi 13 Avril 2013
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