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Affi N'guessan : “MON AVENIR CE N’EST RIEN PAR RAPPORT À L’AVENIR DU FPI”


Affi N'guessan : “MON AVENIR CE N’EST RIEN PAR RAPPORT À L’AVENIR DU FPI”
Notre Voie : Monsieur le président, comment envisagez- vous votre avenir avec le FPI ?

P.A.N : (rires) mon avenir ce n’est rien par rapport à l’avenir du FPI. Ce qui est important, c’est l’avenir du FPI. Ce n’est pas l’avenir d’Affi en tant qu’individu. C’est la libération du président Gbagbo qui nous préoccupe ainsi que celle de tous nos camarades qui sont en prison, le retour des exilés. Je ne cesserai jamais de le dire, ce sont ces problèmes-là qui nous préoccupent. La restauration de la Côte d’ivoire, de la démocratie et des libertés, la sécurité, la bonne gouvernance, la lutte contre la pauvreté de nos compatriotes etc. Comment le FPI peut participer à ce travail de refondation de la Côte d’ivoire, c’est cela qui me parait essentiel.

Notre Voie : Monsieur le président, le siège provisoire de votre parti a été attaqué et saccagé le lundi 1er septembre dernier, 48 heures seulement après le Comité Central, très houleux du samedi 30 août. Y a-t-il un lien entre ces deux événements ?

Pascal Affi Nguessan : seule l’enquête de police nous situera et situera l’opinion sur les mobiles et les auteurs de cette barbarie. Pour l’heure, je voudrais condamner avec la dernière énergie cette agression contre un parti politique qui a fait de la transition pacifique à la démocratie, de la non- violence, son credo. Je voudrais adresser ma compassion au député Kouakou Krah, mon chef de cabinet adjoint, qui a échappé à un assassinat, et aux secrétaires du siège qui ont subi de graves violences. Je voudrais rassurer les militantes et les militants du FPI que le siège est toujours ouvert, après les constats de police, et que tout sera mis en œuvre pour qu’il devienne davantage fonctionnel.

N.V : Quels enseignements tirez-vous de ce comité central qui n’a d’ailleurs pas tranché la question de la CEI ?

P.A.N : La passion que suscite la question électorale auprès de nos militants, et la nécessité, en conséquence, de l’aborder avec beaucoup d’ouverture d’esprit et de sens des responsabilités nous interpellent. L’avenir immédiat du pays en dépend.

N.V : Le 4 juillet dernier vous avez pris une décision de réaménagement du secrétariat général. Il s’en est suivi, une crise qui a secoué votre parti. Avec du recul, quelle analyse faites-vous par rapport à l’opportunité de cette décision ?

P.A.N : Cette crise ne peut se comprendre que par rapport au contexte. sinon, la décision de réaménager une équipe est une décision qui relève habituellement des prérogatives d’un président. une équipe est au service d’un objectif ; au service d’une mission. Au fil du temps il peut s’avérer nécessaire de procéder à des réaménagements pour tenir compte de l’évolution des choses. C’est ce qui se fait dans toutes les organisations. s’il y a eu cette situation au FPI, c’est parce qu’il y a un contexte particulier que traverse le FPI depuis le 11 avril 2011. du chaos du 11 avril 2011 émergent et tentent de s’imposer d’autres catégories de légitimité au détriment de celle issue des textes, de la légalité et des valeurs fondatrices du parti: celle issue de « l’histoire récente », de l’actualité du 11 avril ; celle issue de l’histoire du parti ; celle liée aux affinités particulières avec Laurent Gbagbo. Cela explique ces réactions que nous avons enregistrées et qui nous ont obligés à engager un processus de médiation pour trouver un compromis pour nous permettre d’avancer et de créer les conditions de la stabilité définitive du parti.

N.V : Êtes-vous satisfaits des résultats de la médiation ?

P.A.N : Globalement satisfait, dans la mesure où le secrétariat général qui sort de la médiation n’est pas totalement différent de ce que j’ai proposé. Les grandes priorités que je m’étais fixées dans la composition de cette nouvelle équipe ont été préservées. Le parti a été ébranlé, mais n’a pas cédé. Cela a été un test positif de solidité. Je pense avoir un appareil qui peut me permettre de préparer les défis futurs avec efficacité.

N.V : Vous avez été quand même obligés de réintégrer ceux qui avaient été sortis de l’équipe.

P.A.N: C’était la concession à faire au nom de la paix et de la cohésion interne. N.V : Et pourtant l’opinion,de façon générale, et quasiment toute la presse ont vu dans les conclusions de la médiation une défaite d’Affi…

P.A.N : Je ne mène pas un combat personnel ; mais le combat pour le renforcement du FPI en vue des grandes batailles qui nous attendent dont celle de la libération du président Laurent Gbagbo. si ma « défaite » peut contribuer à cet objectif et au renforcement du fPi, tant mieux.

N.V : Quelle urgence y avait-il concrètement à procéder à ce réaménagement ?

P.A.N : C’est l’urgence de la restauration du FPI, l’urgence de la libération du président Laurent Gbagbo. il faut savoir qu’il y a beaucoup de nos camarades qui sont encore en prison ; que cela va faire bientôt quatre ans que des camarades sont en exil ; qu’il y a eu la confirmation des charges contre le Président Laurent Gbagbo ; qu’on s’achemine vers un procès. il faut faire vite, ne pas perdre de temps. Ce secrétariat Général nous dote d’une vice-présidence chargée de coordonner les actions pour la libération du président Gbagbo. Aujourd’hui, il est urgent de faire rapidement le bilan de tout ce que nous avons engagé depuis 2011, en terme d’actions pour la libération du président Gbagbo, afin d’identifier et de mettre en place une stratégie pertinente pour la suite du dossier.

N.V. : Vous parlez de libération du président Gbagbo, pourtant vos adversaires vous accusent de vouloir tourner la page Gbagbo !

P.A.N : Ce sont des messages d’intoxication dont le seul motif réside dans la lutte de positionnement que j’ai évoquée plus haut. sinon aucun fait ne peut accréditer cette thèse ni avant la crise ni après ma sortie de prison. Au demeurant, je peux dire que la question de la libération du président Gbagbo a connu une intensité supplémentaire avec toutes les tournées que j’ai effectuées à l’intérieur du pays. Partout, les populations ont eu l’occasion d’exprimer à haute voix leur attachement à Laurent Gbagbo et ont réclamé sa libération. La question Gbagbo n’avait pas l’ampleur actuelle dans l’opinion. Les films de mes meetings et autres sorties sont là. J’ai demandé qu’une compilation de ces films soit à la disposition de tous ceux qui souhaiteraient en savoir davantage.

N.V. : Comment expliquez- vous alors ces accusations ?

P.A.N : stratégie de disqualification, lutte de positionnement, combat de leadership.

N.V. : Le limogeage de personnalités comme Laurent Akoun du poste de secrétaire général et le dépouillement du portefeuille de vice-président de Simone Gbagbo ne constituaient- ils pas un gros risque ?

P.A.N : Le problème est de savoir si le FPI a besoin de réformes ou pas. s’agissant de Simone Gbagbo, c’est moi-même qui l’ai proposée. elle n’était pas dans le secrétariat général d’avant ma sortie de prison. Je l’ai fait pour donner un message politique. Pour dire que Simone Gbagbo n’est pas en prison à odiénné uniquement en tant que simone Gbagbo ou en tant qu’épouse du président Laurent Gbagbo, mais surtout en tant que militante ; en tant que responsable politique du FPI. elle est donc détenue en tant que prisonnier politique. Voilà le message que je voulais faire passer en l’intégrant dans la direction du parti dès ma sortie de prison. mais en même temps, j’ai dû affecter ses attributions à deux autres vice-présidents qui les ont assumées par intérim. Quand il a fallu refaire le secrétariat général, j’ai jugé qu’il était plus simple de confier directement les attributions de simone à d’autres personnes et de la maintenir en tant que vice- présidente, puisqu’elle ne pouvait pas exercer ces responsabilités. dans la situation actuelle, c’est son statut symbolique de personnalité politique qui est important, et non le contenu du porte- feuille. Les camarades ont estimé qu’il fallait mettre un contenu, on l’a fait.

N.V. : Comment avez-vous apprécié la réaction de la Première Dame qui a saisi le comité de contrôle à cet effet ?

P.A.N : Je préfère ne pas m’étendre sur la question puisque la crise est passée.

N.V : Comme illustration des accusations, vos adversaires évoquent la célébration de la Fête de la liberté à Bongouanou où la ville aurait été inondée de vos posters à l’exclusion de ceux du président Gbagbo…

P.A.N : C’est ridicule et affligeant de penser que c’est avec des posters ou des affiches qu’on peut tourner la page Gbagbo. Gbagbo ce n’est même pas une page, c’est un livre. et ce livre d’actions politiques et de contributions à l’histoire de la Côte d’ivoire, c’est dans la conscience des ivoiriens que ces données se trouvent, mais surtout dans le cœur de ceux qui l’ont suivi dans son combat. Ce ne sont pas dix posters disposés, ou même mille, dans un coin perdu de la Côte d’ivoire qui vont permettre de tourner la page Gbagbo. Au demeurant, je n’étais pas le président du comité d’organisation de la fête de la liberté. Ce que j’ai observé pour ma part, c’est que la fête de la liberté à Bongouanou a été une occasion pour le peuple du FPI, à travers les pancartes venues de toutes les contrées du pays, de témoigner son soutien et son affection au président Gbagbo. donc Laurent Gbagbo était bel et bien présent à la fête de la liberté de Bongouanou.

N.V. : Monsieur le président, il y a aussi cette phrase d’un chef de M’Batto qui vous a prédit un destin présidentiel qui alimente les polémiques.

P.A.N: Les ivoiriens sont libres d’apprécier les hommes politiques comme ils l’entendent. Je ne vois pas le drame qu’il y a à ce qu’un chef de village prête un destin à X ou Y. en quoi cette opinion peut-elle constituer une menace pour l’image du président Gbagbo ? il ne faut pas être paranoïaque. Gbagbo n’a pas besoin de ça.

N.V : D’aucuns parlent de règlement de compte à Laurent Gbagbo, parce que vous n’auriez pas digéré votre limogeage de la Primature…

P.A.N : Là encore, il n’y a aucun élément qui puisse accréditer cette thèse. mon départ de la Primature date de 2003. Cela fait plus de dix ans. Au contraire, depuis cette date, je n’ai fait que travailler aux côtés du président Gbagbo. Pour la campagne électorale 2010, il m’a choisi comme son porte-parole. s’il y avait un contentieux, il ne l’aurait pas fait. Avant cela, à tous les moments importants, j’ai été aux côtés du président Gbagbo. Aux négociations d’Accra III. Je l’ai représenté aux négociations d’Accra II. Au plus fort de la crise, c’est moi que le président Gbagbo a choisi pour le représenter à Addis-Abeba pour les conclusions du Panel des chefs d’etat africains sur la crise postélectorale. Après Addis-Abeba, il m’a envoyé en Afrique du sud pour rencontrer le président Zuma pour avoir l’opinion de l’Afrique du sud sur l’issue de la crise ; il m’a envoyé en Guinée-equatoriale auprès du président obiang nguema. Ce sont là des actes qui prouvent que mes rapports avec le président Gbagbo étaient des rapports de confiance. C’est ce que je retiens. tout autre propos n’est que mensonger et diffamatoire.

N.V : Que la plupart de vos décisions soient peu comprises ou suscitent des mécontentements n’est-ce pas la preuve que quelque part vous avez pêché dans la méthode ?

P.A.N: La mise en place du secrétariat Général a suscité des réactions diverses et des mécontentements de la part de ceux qui se sont sentis défavorisés ou dévalorisés. L’évolution du parti l’exigeait. diriger, c’est aussi prendre des risques.

N.V : Les questions de stratégie et de légitimé ont été à l’ordre du jour du comité central du 30 août. N’était-ce pas une façon de faire le Congrès avant le Congrès ?

P.A.N : Il appartient au comité central de savoir jusqu’où il va dans ce débat. il est évident que le débat de fond revient au congrès qui doit trancher sur la question de la ligne et peut-être sur les autres questions. La ligne est connue. elle ne change pas au gré des événements. nous avons fait le choix de la transition pacifique à la démocratie. il est peu probable que même le congrès décide d’une autre ligne. Par contre sur la stratégie, je pense que le comité central peut être informé de ce que fait la direction et apprécier cette stratégie ou faire des recommandations par rapport à cette stratégie.

N.V : Pensez-vous que la crise née depuis le 4 juillet est derrière nous ?

P.A.N : oui, on peut considérer que la crise est derrière nous après la médiation. maintenant il s’agit de gérer les conclusions qui sont ressorties de cette médiation.

N.V : On a quand même senti une sorte de doublon avec le rapport du comité de contrôle qui vous accable. Peut-on savoir les relations que vous avez eues avec cette instance pendant la crise ?

P.A.N : Le comité de contrôle a été associé à toutes les étapes de la médiation. il a donné son accord à ce que la crise soit gérée dans ce cadre de conciliation. donc, nous avions les quatre acteurs : les pétitionnaires, le comité de contrôle, la médiation et le président du parti. nous avons tous accepté qu’étant donné la tournure que les événements avaient prise et les initiatives qui sont venues spontanément d’un certain nombre de personnalités de la société civile ou même du parti, que cette question soit examinée dans ce cadre de recherche de consensus plutôt que sur la base des textes. et c’est ce que nous avons tous admis et que nous avons accompagné.

N.V : Il y a quand même eu un rapport du comité de contrôle…

P.A.N : on aurait pu faire l’économie de ce rapport étant donné que la question avait été réglée par la médiation. Personnellement, je ne me suis pas prononcé là- dessus pour ne pas relancer le débat sur la crise. Au demeurant, j’observe que ce même comité de contrôle avait adressé au président du parti ses vives félicitations lors de la dernière convention du parti.

N.V : Vous dites que la crise est derrière alors que ce n’est pas exactement le sentiment qu’on a eu à l’occasion du Comité central du 14 août où l’un des acquis de la médiation a failli être remis en cause…

P.A.N : C’est aussi cela la vie démocratique à l’intérieur du fpi. Ce n’est pas parce qu’il y a la médiation qui est un organe non statutaire que les militants sont obligés de s’incliner. Avant de l’adopter, ils ont quand même tenu à faire connaitre leur opinion. Y compris sur le contenu de la médiation et c’est leur droit. Ce qui est important c’est qu’en fin de compte, ils ont endossé l’ensemble des conclusions de la médiation.

N.V : Monsieur le président, avez-vous déjà envisagé de démissionner ?

P.A.N : non ! Je ne peux pas envisager cela dans la mesure où une crise est une situation qui arrive dans toutes les organisations ; et qu’on peut même considérer comme une opportunité pour réajuster les structures et le fonctionnement de l’organisation. moi, j’ai une attitude positive vis-à-vis de ce qui se produit pour voir quelles sont les opportunités que ces situations offrent pour améliorer l’existant, pour dynamiser et pour avancer. C’est dans cette logique que je situe la crise.

N.V : Et vous pensez avoir la marge de manœuvre nécessaire pour réaliser ce que vous souhaitez ?

P.A.N : Bien sûr ! étant donné que l’objectif à court terme, c’est la tenue du congrès, je pense qu’il n’y a pas d’obstacle, particulière- ment, en ce qui me concerne pour l’organiser dans les mois à venir. étant donné que, au-delà de la médiation, l’appareil tel que je le concevais a été renforcé. Je tiens toujours à rappeler que mon objectif, c’était un secrétariat général qui me permette d’avancer et je l’ai eu. C’est avec cet appareil que nous allons organiser la vie du parti et préparer le congrès.

N.V : Monsieur le président, comment envisagez- vous votre avenir avec le FPI ?

P.A.N : (rires) mon avenir ce n’est rien par rapport à l’avenir du FPI. Ce qui est important, c’est l’avenir du FPI. Ce n’est pas l’avenir d’Affi en tant qu’individu. C’est la libération du président Gbagbo qui nous préoccupe ainsi que celle de tous nos camarades qui sont en prison, le retour des exilés. Je ne cesserai jamais de le dire, ce sont ces problèmes-là qui nous préoccupent. La restauration de la Côte d’ivoire, de la démocratie et des libertés, la sécurité, la bonne gouvernance, la lutte contre la pauvreté de nos compatriotes etc. Comment le FPI peut participer à ce travail de refondation de la Côte d’ivoire, c’est cela qui me parait essentiel.

N.V : Et pourtant Monsieur le président, vous êtes accusé de vouloir vendre le parti au régime en place.

P.A.N : Je ne sais pas ce que ça veut dire vendre un parti. est-ce que c’est quand je vais sur le terrain à travers les meetings que je vends le parti ? est-ce que c’est le dialogue politique pour que nos camarades soient libérés ? Je ne vois pas par quel acte on peut considérer que je vends le parti. et pour quelle raison quelqu’un achèterait un parti qui lutte contre lui ? est-ce que ouattara achèterait le FPI pour que celui-ci organise un boycott de son recensement général ? il y a des actes qui montrent qu’à la tête du parti, nous sommes dans la dynamique de la lutte pour atteindre tous les objectifs que nous nous sommes fixés. maintenant, des gens peuvent ne pas comprendre la stratégie que j’adopte, mais ça ne veut pas dire que nous sommes dans une autre chose.

N.V : Monsieur le président, au moment où vous dites cela, la presse annonce avec insistance que vous vous apprêtez à entrer au gouvernement. Qu’en dites-vous ?

P.A.N : Je le dis à tous ceux à qui j’ai l’occasion de le dire, depuis que je suis sorti de prison jusqu’à ce jour, personne ne m’a parlé d’entrer au gouvernement. A titre privé ou officiel, personne ne m’a parlé de l’entrée du FPI dans un gouvernement. Personne. Le parti lui-même n’a jamais abordé cette question dans ces instances ; ce n’est pas à l’ordre du jour.

N.V : Il y a un cadre du Fpi, membre du secrétariat général qui a fait une tribune dans un journal pour vous interpeller sur la question.

P.A.N : Comme je n’ai pas l’occasion de lire toutes les tribunes, je le dis et il faut que tous les militants sachent qu’à ce jour, ni au Pdci, ni au rdr, ni à quelque niveau que ce soit, personne ne nous a parlé d’entrer dans un quelconque gouvernement.

N.V : Ce sont donc des rumeurs qui sont relayées ?

P.A.N : Ce sont des rumeurs. mais il faut aussi savoir que ce sont des rumeurs qui peuvent être distillées par le pouvoir pour diviser les militants. elles peuvent être distillées à dessein pour susciter des débats, des polémiques et diviser les militants du FPI. Il faut donc que les militants soient vigilants et ne se laissent pas distraire.

N.V : Toutefois, êtes-vous favorable à un gouvernement d’ouverture ou d’union ?

P.A.N : Ce que nous voulons, c’est que nos camarades qui sont en prison soient libérés, que le président Gbagbo soit libéré, que les comptes de nos militants soient dégelés, que tous ceux qui sont en exil rentrent et qu’il y ait la démocratie. Le FPI est un parti qui s’est toujours battu pour conquérir le pouvoir d’état par les urnes et non pour participer aux gouvernements des autres. nous sommes toujours dans cette dynamique. Je ne vois pas la raison que le FPI aurait aujourd’hui à entrer dans un gouvernement qui a échoué et dont on attend de sanctionner la gestion à l’occasion des pro- chaines élections.

N.V : Quand on regarde les crises en Afrique, on se rend compte que c’est souvent les gouvernements d’union qui sont proposés. Alors que diriez- vous si cela vous était proposé ?

P.A.N : Ce n’est pas un gouvernement d’ouverture qui va régler les problèmes de la Côte d’ivoire. ma conviction est que ce sont les états Généraux de la république qui peuvent permettre à la Côte d’ivoire de solder le passé, de résoudre tous les problèmes liés aux crises à répétition que connait le pays depuis une vingtaine d’années, et de fonder un nouveau consensus national. mieux qu’un gouvernement, il faut organiser les états Généraux de la république. C’est la solution pour que la Côte d’ivoire s’en sorte. C’est un passage obligé. Qu’on le veuille ou pas et quel que soit le nom qui sera donné, les états Généraux de la république s’imposeront. C’est vrai qu’à ce jour, notre discours n’a pas encore reçu l’écho souhaité, mais je persiste à penser que seuls les états Généraux de la république peuvent permettre à la Côte d’ivoire de sortir véritablement de la crise et de se propulser en avant.

N.V : Votre rencontre avec le président Hollande a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans vos rangs. Avec le recul aujourd’hui, pensez-vous que cette rencontre était opportune ?

P.A.N : C’est une rencontre éminemment importante. un message politique clair que le FPI n’est plus ostracisé, qu’il jouit de la considération de la communauté internationale et qu’il est un interlocuteur crédible. Ce repositionnement est capital pour la résolution des problèmes du parti.

N.V : Où en êtes-vous alors avec la réintégration du FPI dans l’Internationale Socialiste ?

P.A.N : La posture du président Hollande vis-à-vis du FPI est un signe d’un retour prochain du fPi à l’internationale socialiste. de son côté, le Comité Afrique de l’is présidé par mon ami Emmanuel Golou du PSB du Bénin, s’active pour accélérer ce retour.

N.V : Dans un récent numéro de Jeune Afrique, Laurent Akoun a déclaré que la tendance que vous représentez au FPI est minoritaire. Quel commentaire ?

P.A.N : Allons au congrès pour que les militants décident. il ne sert à rien de spéculer.

N.V : Monsieur le président, l’un des sujets de discorde, c’est la question de la Commission électorale indépendante (CEI). Vous êtes accusé d’avoir désigné de façon unilatérale un représentant du FPI dans cette commission. Y avait-il urgence ?

P.A.N : La question de la Cei est un sujet délicat. La Cei renvoie à des souvenirs douloureux, aux meurtrissures de la crise postélectorale, à l’arrestation du président Laurent Gbagbo et au drame que vivent à l’heure actuelle les militants, le parti et des millions d’ivoiriens. C’est un sujet sensible et je comprends l’émotion qu’il suscite et les réactions de certains camarades. Parler de Cei, c’est ouvrir des plaies, des blessures. mais nous sommes un parti politique sur lequel comptent des millions d’ivoiriens. La frustration, le ressentiment, la colère ne doivent pas nous aveugler et nous égarer. ensuite, il y a le contexte de crise interne dans lequel se trouvait le parti. Cela n’a pas permis au FPI de s’impliquer fortement dans la question de la Cei. mais cette défaillance a été quelque peu suppléée par l’Alliance. Au niveau de l’Alliance dans laquelle nous assumons la présidence, nous avons eu suffisamment de débats sur la loi, sur la posture que nous devions adopter et nous sommes arrivés à la conclusion qu’à défaut d’une révision de la loi, il fallait exiger un bureau consensuel. et que ce serait la moins mauvaise façon de participer à cette institution sans être marginalisé, sans faire de la figuration ou avoir un rôle d’accompagnement. nous avons donc exigé que le poste de président de la Cei nous soit accordé et que nous ayons un poste de vice-président et un des postes de secrétaire. nous avons hésité pendant longtemps, je dirais même résisté. Puisque, entre le moment où il nous a été demandé de proposer nos représentants et le moment où nous avons dû le faire, il s’est passé près de deux mois. A un moment donné, il fallait se décider. nous l’avons fait à titre conservatoire et en toute responsabilité pour quatre raisons.

N.V : Lesquelles ?

P.A.N : Premièrement, parce que la question de la Cei n’est pas seulement une question électorale. elle est d’abord politique. il s’agit de savoir si le fpi et les diffé- rents partis membres de l’Alliance, acceptaient et se décidaient à entrer dans le jeu politique ou à rester en dehors du jeu politique. depuis la crise, c’est la première fois qu’une place est offerte à l’opposition dans une institution qui n’est pas une institution de l’exécutif, qui n’est donc pas compromettante. rentrer dans la Cei, c’est d’abord affirmer une option. L’option du jeu politique, du dialogue politique, de la par ticipation aux institutions politiques de la démocratie, pour résoudre tous les problèmes auxquels le parti est confronté. C’est une option stratégique : la stratégie de l’action politique, de la négociation politique, du lobbying pour dénouer toutes les inimitiés accumulées contre le FPI depuis plusieurs années, pour nouer des amitiés et tisser des alliances qui vont nous permettre de renverser le rapport des forces et de gagner toutes nos batailles, en particulier la bataille pour la libération du président Laurent Gbagbo. tout le monde s’accorde à dire que la question de la libération du président Gbagbo est politique. Comment résoudre un problème politique si on n’est pas dans le jeu politique ? L’on sait que pour soutenir ses demandes de mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo, me Emmanuel Altit s’est essentiellement appuyé, notamment en février 2014 puis en juin 2014, sur les résultats de notre stratégie de l’action politique, en mettant en exergue « le rôle central du FPI dans le processus politique ivoirien actuel », « la volonté partagée du FPI et du gouvernement ivoirien de surmonter leurs différends », « la légitimation du FPI comme interlocuteur incontournable du dialogue démocratique en Côte d’Ivoire », pour conclure que « (…) la question de la libération provisoire du président Laurent Gbagbo est un élément important du dialogue engagé par les deux camps », qu’elle « s’inscrit pleinement dans le processus de réconciliation nationale » et que « le président Gbagbo, conscient des responsabilités qui lui incombent vis-à-vis de la Cour et vis-à-vis de la Côte d’Ivoire, n’a aucune intention de se soustraire à la justice. Il poursuit le même objectif que les membres de son parti : la réconciliation entre les Ivoiriens ». nous devons continuer à donner des arguments politiques à la défense pour sortir le président Gbagbo de cet enfer. Le président Gbagbo lui-même a dit que la phase de la violence est finie et qu’il faut faire place à la phase civile, c’est-à-dire les négociations. evidemment, le jeu politique n’ex- clut pas des manifestations politiques - bien au contraire - pour appuyer les négociations politiques. toute autre stratégie assise sur des logiques de vengeance, de violence, d’épreuve de force compromet la libération du président Gbagbo. etre à la Cei est un message que nous voulons donner à la fois à l’opinion nationale et internationale. nous sommes dans le jeu politique, quel que soit ce que nous allons faire par la suite au niveau électoral. La deuxième raison qui motive notre présence à la Cei, c’est qu’une place à la Cei peut être un instrument de lutte, un moyen de pression supplémentaire. etant donné que nous sommes dans le jeu politique, il faut que les conditions du jeu soient réunies ; que la question de la libération des prisonniers politiques soit réglée. on ne peut pas être dans le jeu politique et avoir ses comptes gelés, avoir ses camarades de lutte en exil. etre à la Cei, être dans le jeu politique, renforce la crédibilité de nos revendications pour le dégel des comptes. C’est donc un moyen de pression pour la libération des prisonniers, pour la libération des maisons, pour la sécurité, l’encasernement des FRCI, le démantèlement des dozos, etc. si on veut que le jeu politique soit transparent, il faut que la sécurité soit garantie pour tous, que la liberté d’expression, la liberté de meeting soit garantie. si on est dans le jeu politique on doit avoir accès à toutes les localités de Côte d’ivoire pour nous exprimer. si vous êtes dans le jeu politique, ça vous ouvre plus de perspectives. si on est en dehors du jeu, on risque d’être hors-jeu. La troisième raison, c’est que cette Cei n’est pas là seulement pour organiser les élections présidentielles de 2015. elle va organiser les législatives, les municipales et les régionales qui vont suivre. ne pas y être, c’est être en dehors de tout le processus ; c’est être en dehors du processus de recensement électoral, du découpage des circonscriptions électorales. Cela comporte un risque important pour l’avenir du parti. donc au-delà de ce que nous pourrons décider pour les élections, il est bon que nous y soyons. Quatrièmement, si nous sommes en dehors du processus électoral et si nous donnons ce message dès maintenant, quelles peuvent en être les conséquences sur le parti ? si les militants savent dès maintenant que le fpi n’est pas dans le processus électoral, pourquoi les cadres dans les instances et dans les fédérations se mobiliseraient-ils particulièrement ? Pourquoi vont-ils se dépenser pour faire vivre un parti qui a déjà fait l’option de ne pas participer aux élections ? s’il n’y a aucune perspective électorale, les cadres vont relâcher leurs efforts sur le terrain. et certains peuvent même être amenés à penser à des solutions alternatives. Ça peut susciter des réactions pouvant aller jusqu’à des défections au profit d’autres partis qui sont, eux, dans le processus politique et électoral. Ce serait un élément d’affaiblissement du parti ; une stratégie de déclin. Le message que nous allons donner à travers la Cei est un message important qui a de lourdes implications. nous avons fixé des conditions. C’est que le bureau de la Cei soit consensuel. donc nous y sommes pour pouvoir participer à la négociation sur un bureau consensuel. si nous devons en sortir, ce sera parce qu’on n’aura pas eu un bureau consensuel. si on a un bureau consensuel, on y reste et on utilise la Cei comme un instrument pour poursuivre notre lutte. donc notre présence à la Cei est politique et d’ordre tactique.

N.V : Vos adversaires soutiennent que cette entrée est contraire aux recommandations du comité central. Qu’en dites-vous ?

P.A.N : non, au contraire le comité central du 28 juin 2014 a réaffirmé la nécessité d’une Cei consensuelle. il n’y a pas au fpi une opposition de principe à la participation à la Cei. Parce que le fpi est un parti politique ; en tant que tel sa raison d’être est de conquérir le pouvoir démocratiquement, c’est-à-dire par la voie des urnes pour appliquer son programme de gouvernement. A partir de là, il est de la responsabilité du président du parti de veiller à la sauvegarde des intérêts du parti et rendre compte aux instances. C’est ce que j’ai fait en toute responsabilité.

N.V : Il vous est aussi reproché d’avoir utilisé l’Alliance pour contourner le parti.

P.A.N : non pour contourner, mais pour m’assurer de la pertinence du choix que je faisais, une décision partagée par les partis membres de l’Alliance. on peut dire que l’Alliance a suppléé l’impossibilité de réunir les instances du fPi à ce moment là. en définitive, ce qui me parait essentiel, c’est de savoir si le FPI a intérêt ou non à être dans la Cei. ma réponse est oui.

N.V : Quelle garantie avez- vous pour obtenir le consensus dont vous avez parlé au niveau du bureau de la CEI ?

P.A.N : La seule garantie c’est qu’il y aura des négociations et que le principe du consensus doit guider ces négociations. C’est sur cette base que nous allons engager les discussions avec les autres. Le jeu politique est fait de batailles politiques. Ce n’est pas du dehors qu’on les gagne.

N.V : Si les engagements pris par le pouvoir ne sont pas tenus, que ferez- vous?

P.A.N : nous avons été clairs. si c’est consensuel, nous y sommes ; si ce n’est pas consensuel, et que ça ne prend pas en compte nos préoccupations, que ça ne nous donne pas la position que nous estimons nécessaire pour jouer un rôle, nous n’y serons pas.

N.V : Le consensus, c’est obtenir la présidence et les postes que vous avez demandés ?

P.A.N : C’est ce que nous revendiquons. Ce qui signifie aussi que l’Alliance ne siè- gera pas dans une Cei présidée par m. Youssouf Bakayoko.

N.V : Monsieur le président, est-ce que cela ne paraitrait pas incohérent de rentrer à la CEI et d’en ressortir ?

P.A.N : Pas du tout. tous les actes que nous posons doivent servir nos objectifs politiques. C’est d’abord cela le principe premier. Chaque fois qu’on pose un acte, on doit voir quel est le gain poli- tique ; et ne pas poser des actes par ressentiment, par colère, par vengeance alors qu’au bout il n’y a aucun gain politique. il y a certainement une satisfaction morale ou sentimentale, mais aucun gain politique. Les émotions, c’est la première maladie qu’il faut soigner si on veut bâtir une stratégie gagnante. et vis-à-vis des questions de cette nature, c’est la loi du gain politique qui prime.

N.V : Personnellement pensez-vous que le FPI doit aller aux élections en 2015 ?

P.A.N : C’est un problème qui relève du Congrès du FPI et non de moi en tant qu’individu. Le FPI décidera sur cette question à son congrès qui aura lieu du 11 au 14 décembre 2014. en tout état de cause, il faut savoir que la participation aux élections exige de réunir les conditions de sécurité, d’égalité des chances, de transparence, etc. encasernement des FRCI, démantèlement des dozos, réhabilitation de la police et de la gendarmerie, accès équitable aux médias d’etat, dégel des comptes et avoirs des cadres de l’opposition, restitution de leurs biens, liberté d’expression et de réunion sur l’ensemble du territoire, financement des partis politiques, libération des prisonniers politiques, retour des exilés, etc.

N.V : Quelle est votre vision là-dessus ?

P.A.N : Je préfère garder ma vision pour le congrès (rires)

N.V : Certains estiment qu’aller aux élections ce serait légitimer le régime actuel. Qu’en pensez- vous?

P.A.N : Le congrès appréciera et décidera si aller aux élections c’est légitimer ouattara ou pas.

N.V : Vous avez récemment déclaré que le FPI doit faire son autocritique, est-ce à dire que vous reconnaissez que le FPI a une responsabilité dans la crise que le pays a traversée ?

P.A.N : Le FPI est un parti critique et autocritique. Cela fait partie des principes qui guident le parti. toute organisation, à un moment donné, doit faire un bilan pour situer à la fois ses performances et ses insuffisances. Le FPI va le faire et le Congrès sera l’occasion de faire ce bilan, de faire un diagnostic de son fonctionnement, de son action, et d’identifier là où il y a eu des insuffisances et prendre les mesures pour les corriger.

N.V : D’aucuns estiment que vous mettez la ques- tion de l’autocritique sur la table parce qu’ayant été écarté de la gestion de la crise survenue en 2002, vous voulez prendre votre revanche…

P.A.N : nous devons assu- mer collectivement ce qui s’est passé. nous sommes tous comptables quelles que soient nos positions. C’est pour cela d’ailleurs que nous nous sommes retrouvés pour la plupart en prison, que nos comptes sont gelés et que nous sommes pour certains d’entre nous sous sanctions internationales.

N.V : Alors êtes-vous prêt à demander pardon comme le gouvernement l’exigeait à un moment donné ?

P.A.N : tous ceux qui ont une responsabilité établie doivent demander pardon au nom de la réconciliation na- tionale. C’est pourquoi, je propose les etats Généraux de la république pour que ce processus ne soit pas une opération folklorique, mais une opération sérieuse, organisée et structurée pour apaiser tous les cœurs meurtris, dédommager les victimes et promouvoir la réconciliation nationale.

N.V. : Est-ce que l’Alliance vous suit dans votre quête des Etats Généraux de la République ?

P.A.N : Bien sûr. dans le document que nous avons transmis au gouvernement dans le cadre de l’Alliance, toutes ces questions y figurent. L’Alliance est en phase avec nous sur la question des etats Généraux de la république.

N.V : Vous affichez une sérénité qui contraste avec l’ambiance générale qui règne au FPI. Que cachez- vous ?

P.A.N : (rires) Quand on est serein, on ne cache rien. C’est quand on n’est pas serein qu’on cache quelque chose. C’est donc à ceux qui ne sont pas sereins qu’il faut poser la question.

N.V : On vous désigne aujourd’hui comme la tête de file des modérés du FPI, l’assumez-vous ?

P.A.N : moi, je suis à la tête du FPI dans toute sa diversité

In Notre Voie n° 4804 du mercredi 3 septembre 2014

Vendredi 5 Septembre 2014
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La Dépêche d'Abidjan



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1.Posté par mdl le 05/09/2014 13:10 | Alerter
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tu mérites vraiment d'être à la tête du FPI je comprend pourquoi le président Laurent Gbagbo vous avait choisi comme son premier ministre son porte parole et son représentant dans plusieurs mission user de votre sagesse et diplomatie pour convaincre les autres

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