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Abou Cissé (oncle maternel d’Alassane Ouattara) : “Une révolte populaire n’est pas loin”

Militant des premières heures du Rdr, parti dirigé par Ouattara, Abou Cissé dénonce la gouvernance de son neveu, Alassane Dramane Ouattara, parvenu au pouvoir, en avril dernier, dans des conditions catastrophiques. Il parle également, dans cette première partie de l’interview, du nouveau gouvernement Ouattara, de Guillaume Soro et de l’ex-rébellion armée.


Abou Cissé (oncle maternel d’Alassane Ouattara) : “Une révolte populaire n’est pas loin”
Notre Voie : Même si le gouvernement est maintenu à 99%, Guillaume Soro Kigbafori a été remplacé par un nouveau Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio. Quel regard portez-vous sur tout cela ?

Abou Cissé : Ce nouveau gouvernement sans Soro n’a pas d’âme.

N.V : Pourquoi ?

A.C : Parce que c’est Soro qui est à la tête de la rébellion armée depuis 2002.Une rébellion ayant permis à Alassane Ouattara d’être aujourd’hui au pouvoir. Si Soro doit partir, en principe, Alassane Ouattara devrait le suivre. C’est Soro seul qui a la logistique de cette guerre qu’ils ont livrée à la Côte d’Ivoire. Ce nouveau gouvernement aurait été rassurant s’il s’agissait d’un gouvernement d’union nationale, par exemple. Avec la présence de la société civile mais surtout des grandes forces politiques du pays dont le Fpi. Un gouvernement sans le Fpi alors que le Pdci, le Rdr et la rébellion armée y figurent, c’est comme une entité sans âme. Ce nouveau gouvernement n’a d’autre but que d’instaurer de nouvelles taxes pour appauvrir davantage les populations.

N.V : A quoi faites-vous allusion, quand vous parler de nouvelles taxes ?

A.C : Je fais allusion à tous ces impôts que Ouattara va lever sur le dos des pauvres populations ivoiriennes à travers son nouveau gouvernement. Patientez et vous verrez. Alassane Ouattara a reçu des instructions du Fmi qu’il doit appliquer à la population ivoirienne comme il l’avait fait en 1990. Et ce fut un désastre. Aujourd’hui, ce sera pire pour la pauvre population ivoirienne que nous sommes.

N.V : Pourquoi Ouattara accepterait-il, selon vous, de rééditer les mesures du Fmi qui ont causé un désastre social dans les pays africains ?

A.C : Ce n’est pas seulement en Afrique. Aujourd’hui, la Grèce, l’Italie, etc., qui sont des pays européens subissent aussi le diktat du Fmi. Alassane Ouattara n’est pas là pour le bien-être des Ivoiriens. Il a été installé là pour exécuter des instructions. Comme le précédent gouvernement, ce nouveau gouvernement est une bande de copains qui n’ont d’yeux que pour Alassane. Je pense qu’il est temps d’en finir avec ces petites combinaisons du genre Pdci-Rdr et tuti quanti. Nous devons revenir à la réalité qui est qu’on ne peut avoir un gouvernement fiable tant qu’on n’a pas engagé de discussions avec l’opposition significative incarnée par le Fpi. Tant que le Fpi n’est pas dans la structure de développement du pays, on pourra certes avoir une vie dans le pays mais on ne pourra pas obtenir la vraie vie de paix.

N.V : On sait ce que les gouvernements d’union ont produit comme échec politique dans ce pays. On l’a vu sous le Président Laurent Gbagbo. Cela n’a pas empêché qu’il y ait la rébellion armée et la crise grave. Pensez-vous qu’il s’agit d’une solution à perpétuer ?

A.C : Mais il est important que les forces politiques déterminantes participent, en toute liberté, à la vie de la nation. Contrairement à ceux qui sont au pouvoir actuellement, le Fpi n’est pas un parti de violence ni de coups d’Etat. Ouattara devrait s’en réjouir.

N.V : Est-ce qu’il ne serait pas bien que celui qui a pris le pouvoir, gouverne avec son équipe ?

A.C : C’est ce qu’Alassane Ouattara va faire. Mais pour moi, ce gouvernement et le précédent ne sont pas faits pour le peuple ivoirien, mais pour ses amis et lui. Voyez-vous, depuis l’arrivée d’Alassane au pouvoir, nous constatons que le peuple est totalement indifférent. Tout le monde se plaint de lui. Il est vraiment impopulaire. Le petit peuple qui avait une activité qui lui rapportait 1000 Fcfa par jour a tout perdu avec Alassane Ouattara. Les ménages sont en décrépitude et nous assistons à la dislocation de la cellule familiale. Le chômage a atteint un seuil intolérable, sans oublier les licenciements tous azimuts, le sport favori de Ouattara. Il est revenu avec sa politique désastreuse de 1990. Il y a tout un ensemble de facteurs qui démontrent que certains Ivoiriens s’étaient trompés en plaçant leur espoir en Alassane Ouattara. Ils avaient pensé que c’est lui qui apporterait le bonheur aux commerçants, aux Dioula, qu’il serait le « Messie » de tous les Ivoiriens. A l’usage, on constate que le produit est avarié. Qu’il n’est pas ce que la propagande internationale avait présenté. Et pire encore, les forces nouvelles…

N.V : Justement parlons de l’ex-rébellion armée. Comment voyez-vous la suite des rapports entre Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro Kigbafori, Secrétaire général des Forces nouvelles ?

A.C : Soro est un mouton de sacrifice. Et le couteau qui va l’égorger a été déjà aiguisé en France. Tout n’est plus qu’une question de temps. C’est dommage pour ces jeunes gens qui se sont sacrifiés pour Alassane Ouattara et qui, à la fin, ne seront récompensés que par la prison, la Cpi.

N.V : Vous pensez que Ouattara peut livrer Soro à la Cpi ?

A.C : Je connais très bien Alassane Ouattara. Il ne songe qu’à lui seul. A court ou long terme, qu’on le veuille ou pas, Soro ira à la Cpi. Que ce soit en tant que témoin ou autre. Alassane n’empêchera pas cela, soyez-en sûr. En tant que Premier ministre et ministre de la défense, Soro avait un moyen de pression. Maintenant que Ouattara et ses soutiens extérieurs l’ont débarqué à dessein, Soro ne sera plus que l’ombre de lui-même. Vulnérable à souhait. Nous entamons maintenant une nouvelle phase de la crise. Ce n’est plus Alassane contre le Fpi. Mais Alassane contre sa propre création qui sont les forces nouvelles (ex-rébellion armée, ndlr). Croyez-vous que ces forces nouvelles vont s’asseoir et regarder Alassane bénéficier du produit de leur combat et les écraser ? Non, pas du tout !

N.V : Mais Ouattara a nommé les chefs de guerre des forces nouvelles à des postes de commandement au sein de l’armée ; les membres de l’aile politique de la rébellion armée ont été nommés soit ministres, soit à de hauts postes dans l’administration. Et Soro a hérité de l’Assemblée nationale. Pourquoi devraient-ils se plaindre ?

A.C : Ces nominations correspondent à l’hameçon d’un pêcheur qui veut appâter sa proie. Quand bien même ils ont fait la guerre, ces jeunes gens ont en eux, une certaine âme, par rapport à Alassane qui n’en a pas du tout. Celui qui a fait la guerre et celui à qui ça a profité n’ont pas la même façon de voir les choses.L’installation d’Alassane Ouattara par la force à la tête de la Côte d’Ivoire ne pourra pas apporter la démocratie dans ce pays.

N.V : Mais la France dit que c’est pour défendre la démocratie et respecter la volonté populaire qu’elle est intervenue par la force en Côte d’Ivoire…

A.C : Quelle volonté populaire ? Ce n’est pas la France qui pense ainsi, c’est Nicolas Sarkozy qui a utilisé la violence pour imposer « son ami » aux Ivoiriens. Je pense que l’impopularité dont jouit Ouattara démontre que Sarkozy a eu tort de faire ça. La démocratie ne s’installe pas au bout du canon. Alassane Ouattara n’a aucun passé de combattant pour la démocratie et les libertés. C’est un commis qui applique des règles édictées. Aujourd’hui, le peuple ivoirien souffre au grand dam d’Alassane. Nos frères et sœurs Dioula sont en train de découvrir le vrai visage d’Alassane Ouattara.

N.V : L’insécurité a atteint un seuil inquiétant dans le pays. Sur la question, Ouattara fait des promesses sans effets probants. Pensez-vous qu’il peut mettre fin à cette escalade ?

A.C : Alassane ne peut pas régler le problème de l’insécurité dans notre pays. Il n’a aucun contrôle sur les ex-rebelles, les dozos, etc. Et puis, ce ne sont pas les ex-Fds qu’il a désarmées qui pourront faire quelque chose. Ouattara se préoccupe uniquement de sa sécurité. Il s’est entouré de soldats burkinabés, de casques bleus de l’Onuci et de soldats français. Il ne fait pas confiance aux Forces nouvelles qu’il soupçonne de vouloir le renverser.

N.V : Vous y croyez ?

A.C : Ce ne sont pas des affabulations. Je connais bien Alassane, ne l’oubliez pas. Et puis, je suis informé. Concernant le problème de l’insécurité, celui qui pouvait le régler, c’est Soro Guillaume puisque ce sont ses éléments qui créent l’insécurité dans les villes, villages et hameaux. Mais il n’a pas voulu le faire parce que l’insécurité les arrange, Alassane et lui, pour se maintenir au pouvoir en terrorisant les populations. Ouattara prétend défendre les Dioulas, mais qu’il sache que les Dioulas ont besoin de paix et d’harmonie dans la société ivoirienne. Or, lui ne peut pas nous les apporter. Il oppose plutôt les Dioulas aux autres Ivoiriens et habitants de la Côte d’Ivoire à travers sa politique d’apartheid qu’il a baptisée « rattrapage ».

N.V : A vous entendre, tout semble perdu pour le pays…

A.C : Voyez-vous-même ! Alassane a déjà tout gâté. Le premier acte qu’il devrait poser, c’était la réconciliation nationale à travers la libération de tous les prisonniers politiques et le pardon. Au lieu de cela, il s’est installé dans une bulle de vengeance, de règlement de compte. De catégorisation des ethnies et de division des Ivoiriens. D’installation des ressortissants du nord à tous les postes de responsabilité dans l’administration, dans l’armée, etc. En faisant cela, Ouattara a clairement démontré qu’il n’a jamais aimé ni le nord, ni les Dioulas. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est désunie plus qu’on peut le penser. La misère, la cherté de la vie, l’insécurité et la politique d’apartheid, de division installée par Alassane feront que le peuple tout entier y compris les Dioulas va se soulever contre lui. Soro et ses hommes qui n’ont pas d’emprise sur le nord mais qui ont des armes se mettront du côté du peuple. Et cela conduira à une autre guerre dans le pays, qu’on le veuille ou non.

N.V : Vous prédisez le chaos alors qu’on s’attend à la paix…

A.C : Il serait souhaitable d’avoir la paix. Mais les conditions de la paix demandent beaucoup de paramètres et de considérations pour les uns et les autres. Le peuple de Côte d’Ivoire n’avait pas besoin qu’on humilie et emprisonne des figures emblématiques et importantes de la vie sociopolitique. Aujourd’hui, il suffit d’une petite brindille pour que tout flambe. La population est aux aguets. Elle est apeurée, inquiète et a perdu tout espoir en l’avenir. L’horizon est sombre et nous indique que si les choses se poursuivent comme ça, une révolte populaire n’est pas loin. On aurait pu éviter une telle situation en optant pour le pardon et la réconciliation.

Interview réalisée par Didier Depry, in Notre Voie
didierdepri@yahoo.fr

Lundi 19 Mars 2012
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